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Jazz à Luz 2014 (3)

 

Les derniers concerts du 24e festival « Jazz à Luz » n’ont pas été les moins bons, loin s’en faut. Remarquablement lancée par le trio Piak, la journée s’est refermée en fanfare avec Kaze (prononcer « kazé »). Vous ne connaissez ni l’un, ni l’autre ? Normal puisqu’il s’agit de deux formations assez jeunes. À ceux qui aiment la musique habitée, investie et haletante : Piak et Kaze sont faits pour vous.

Jazz à Luz 2014 (2)

 

Une journée bien chargée pour le troisième jour du festival Jazz à Luz. On monte d’abord en altitude pour un acte de communion musical avec la nature avant de revenir au verger plus bas pour l’un des moments les plus attendus du festival : l’ONJ d’Olivier Benoit qui, avec sa très grande formation La Pieuvre, avait marqué les esprits ici même deux ans plus tôt.

Jazz à Luz 2014 (1)

À Luz-Saint Sauveur, on est gourmand (c’est-à-dire généreux) et militant. De ce fait, outre faire « le pari de l’étonnement » comme l’indique la quatrième de couverture du programme, à côté du choix de la trompette comme instrument phare autour de la thématique « musique et cinéma », le festival a décidé de mettre à l’honneur une activité en péril : l’apiculture. Par milliards, les abeilles disparaissent en effet depuis plusieurs années maintenant de notre planète. C’est un peu comme le jazz en France : remise en question du régime des intermittents, disparition du Centre d’information du jazz, Bureau du jazz de Radio France menacé, démission presque totale de nos élites vis-à-vis des musiques que ce mot recouvre, etc. Heureusement, à Luz le changement de couleur de sa mairie n’a pas de répercussions nocives sur la pérennité du festival, contrairement à Cugnaux (31) et à bien d’autres encore hélas. Il n’empêche que les institutions qui participent au budget du festival font de moins en moins cas d’actions culturelles atypiques telle que celle-ci, ce qui oblige l’association Jazz Pyr’ à faire des miracles pour le maintien du festival.  Jazz et apiculture : une association thématique logique en fin de compte !

 

Matthieu Donarier Trio à Guidel

Hier, 12 juillet, Matthieu Donarier, Manu Codjia et Joe Quitzke célébrait les 15 ans du Matthieu Donarier Trio lors d’un concert donné à l’Estran de Guidel dans le cadre du festival Jazz Miniatures, à l’issue d’une résidence de quatre jours d’enregistrement.

Têtes de jazz ! (III), Pulcinella, Nautilis joue Guy Le Querrec "Regards de Breizh"

Guy Le Querrec (photographe appartenant à l'agence Magnum) a la réputation d'être un "mitrailleur". Dans les années 70, et jusqu'à la fin du XX° siècle au moins, cela impliquait de se charger - outre l'appareil photo et divers accessoires - d'un grand nombre de petites cassettes contenant la pellicule, qu'il fallait changer toutes les 36 vues, c'est à dire très souvent. D'où une charge de poids considérable, sans parler de la somme d'argent investie, ce qui n'est pas rien quand on sait que les photographes, malgré des aides parfois significatives, devaient produire leur travail eux-mêmes. Mais ce "mitraillage" avait un sens. Il en a pris un nouveau aujourd'hui. 

Têtes de jazz ! (II), "Kind Of Pink", L'Étranger/"Réminiscences", Théo Ceccaldi Trio

 

Avignon, ce jour, place de l'Horloge, café "Lou Mistrau". Wi-Fi et donc possibilité d'écrire et de publier ce post. Charlie Haden est mort, peu de temps après Christian Nogaro, deux hommes qui n'ont pas du se rencontrer souvent, mais qui étaient liés par cet instrument qui fait tant parler de lui dans le jazz et alentours : la contrebasse. L'Horloge...

“Terril en la demeure” : Pédron et Collignon au Pays des Corons

Dans le cadre des “Rutilants”, au 9-9bis/le Métaphone à Oignies, Pierrick Pédron et Médéric Collignon se sont associés en sol mineur (sic), dimanche 6 juillet (date anniversaire de Médéric !) sous une pluie battante, pour une création, “Terril en la demeure”, avec le concours du big band local, le N’Euro Jazz Band.

Têtes de jazz ! (I) Rhizottome, Renaud Garcia-Fons solo, et autres têtes de pont !!!

Selon l'association "Grands Formats", Madame Aurélie Filipetti aurait déclaré avant-hier à Aix-en-Pce, suite à une question : "l'exposition des musiques de création et du jazz est intangible pour le ministère. Ces musiques doivent avoir toute leur place et je ne doute pas qu'elles l'auront, n'est-ce pas Monsieur Rousseau (Jean-Pierre Rousseau, directeur de la musique à Radio France était dans la salle)". Voilà qui, à la fois constitue un joli rappel, sinon à l'ordre, du moins à la responsabilité, et en même temps peut fort bien avoir été placé là pour que cela reste sans suite, car au fond l'idée que ces musiques doivent avoir toute leur place peut s'accomoder de bien des grilles... En tous cas, depuis l'an dernier, "ces musiques" ont toute leur place à l'AJMI au mois du juillet, en plein festival de théâtre.

 

Le jazz en recul à Radio France

Eviction de Xavier Prévost et des diffusions de concerts de la Maison de la Radio, mais aussi d'un réseau de radios parternaires en Europe et aux USA, fermeture du bureau du jazz créé en 1961, suppression du Matin des musiciens où chaque mardi Arnaud Merlin et ses invités nous emmenaient dans les coulisses de l'improvisation et dont nous collectionnions les passionnants podscasts (trop prédagogique pour la direction de la chaîne!). Qu'on se rassure, la chaîne nous promet une ouverture aux musiques actuelles. Ce qui revient à nous ouvrir sur les musiques déjà omniprésentes sur les autres chaînes. Il y a quelques jours, question significative d'Arnaud Laporte à l'un des invités de son émission La Dispute sur France Culture: "Vous écoutez aussi des musiques d'aujourd'hui: de la variété, du r'n'b, du rap, du techno?", musiques d'aujourd'hui toutes nées au siècle dernier. Pas un mot du jazz, ni des compositeurs actuels de la tradition dite savante. On appelle ça l'ouverture… et l'on ferme le bureau du jazz! Signez le pétition!

 

Oloron : le jazz dans son biotope

 

Tel le coup de vent fou jailli de l’œil d’une tempête tropicale, comme la décharge d’un arc électrique. Le saxophoniste cambré à l’extrême se balance d’avant en arrière tandis que son alto n’a de cesse de cracher des phrases répétitives incandescentes. Les coups pleuvent sur les caisses et cymbales de la batterie d’une force, d’une fréquence inouïes tandis que l’expression du batteur passe par des rictus qui lui déforment le visage. Je n’avais plus vu de duo d’une telle violence d’expression depuis le temps des chocs démonstratifs du free militant au siècle dernier ! Oloron ne s’en rend pas forcément compte mais voilà Kenny Garrett et l’invraisemblable drummer McClenty Hunter lancés face à face dans un terrible défi…

Underground pour trois chants

Surprises et anamnèse en sous-sol avec un trio exceptionnel qui conjugue les rites, rythmes, et n’en finit pas de repousser les frontières. 

 

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