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Ystad Jazz Festival, Suède. 4° journée

 

Il n’y avait pas beaucoup de groupes français à Ystad, et guère de duos non plus, d’où l’intérêt de venir écouter, au musée d’art de la ville, Smoking Mouse — que personnellement je ne connaissais pas du tout. Un duo réunissant un accordéoniste (Christophe Girard) et un souffleur pratiquant à la fois la trompette, le bugle et l’euphonium (Anthony Caillet), voilà qui n’est pas courant.

Ystad Jazz Festival, Suède. 3° journée

 

A part les enfants, le festival d’Ystad a à cœur de donner à de jeunes groupes la possibilité de se faire entendre d’un public qui n’est pas nécessairement venu pour eux, mais reste ouvert à la découverte. N’est-ce pas, en fait, ce que tout festival devrait considérer comme une de ses missions au lieu d’adouber — ce qui est souvent le cas chez nous — des formations qui ont déjà le vent en poupe grâce à diverses institutions en quête de chair fraîche ?

Jazz in Marciac. Trois femmes et un orage

Les amateurs de jazz vocal – ils sont nombreux à Maciac, aussi nombreux que les amoureux de musique latine, et ce sont parfois les mêmes – s'apprêtaient à vivre une soirée somptueuse. La première de cette édition, car l’avenir proche leur en réserve d’autres. Trois personnalités, trois voix, trois répertoires résolument différents. La confrontation s’annonçait passionnante. Les éléments en ont décidé autrement. Tant et si bien que la guerre des trois n’a pas eu lieu.

 

Ystad Jazz Festival, Suède. 2° journée

Aller à l’église à l’heure du digestif, voilà qui n’est pas commun ! Mais quand il s’agit d’une magnifique église luthérienne — la plus ancienne du pays — et qu’on y donne une relecture des Concerts Sacrés de Duke Ellington, cela peut se comprendre. Et là, on a droit au vrai (et quand je dis vrai, j’entends « véritable ») sons et lumières. A l’intérieur de la Santa Maria Kirka, on ne sait où donner de la tête tant les décorations murales sont magnifiques, et quand la musique commence on sent dès les premiers instants que l’intensité de l’investissement des protagonistes est à la hauteur de la stricte qualité musicale de leur prestation.

Melissa Aldana Trio / Belmondo Family Sextet à Marciac

Délaissant pour un temps le chapiteau et la grande soirée afro-cubaine, j’ai préféré renouer avec l’intimité feutrée de l’Astrada appréciée la veille à l’écoute de Giovanni Mirabassi. Choix aussi de la découverte, en l’occurrence celle de la jeune saxophoniste chilienne Melissa Aldana qui se présente dans la formule éprouvée du trio. Formule dont il apparaît vite qu’elle maîtrise les codes et les contraintes autant qu’elle domine son sujet sur le plan instrumental.

Ystad Jazz Festival, Suède. 1° journée

En Suède, les enfants sont nettement plus pris en compte que chez nous. Non qu’ils soient « rois », comme c’est de plus en plus le cas en France, mais on les inclut assez spontanément — et en tant qu’acteurs — dans les manifestations culturelles. C’est par eux que débutait cette cinquième édition du festival d’Ystad, pittoresque bourgade de bord de mer, tout au sud de la Suède, où réside le pianiste Jan Lundgren, initiateur et directeur artistique de la manifestation.

Vague de Jazz, contre vents et marées

Chaque été depuis 2003, entre Les Sables-d’Olonne et Longeville-Sur-Mer, Jacques-Henri Béchieau et sa joyeuse bande d’A.A.C.™ (Authentiques Agitateurs Culturels™) font claquer dix jours durant le fier étendard du jazz libre. Morceaux choisis, goûtés entre le 26 et le 29 juillet.

Christian Scott Sextet / Giovanni Mirabassi duo & trio à Jazz in Marciac

Suite de mon immersion à Marciac sous un ciel devenu plus clément… Pour l’avoir découvert assez récemment par le disque, je ne voulais pas manquer la prestation du trompettiste Christian Scott, jeune pousse issue de la scène de la Nouvelle-Orléans. Finie l’époque des young lions incarnant en costume trois-pièces la résurgence tous azimuts de « la tradition » dans les années 1980-90, façon Donald Harrison (l’oncle de Scott) ou Terence Blanchard. Les apparences comme la démarche sont bien d’aujourd’hui, d’un syncrétisme actuel et (donc) visible.

Jazz in Marciac. Archie Shepp, pataphysicien

Les déferlantes sonores semblent désormais le lot quotidien des soirées sous le chapiteau. J’en excepte, évidemment, celle du 29, les duos Wayne Shorter-Herbie Hancock et Chick Corea-Stanley Clarke. Une trêve bienfaisante avant la reprise des hostilités. Je veux dire l’orgie de décibels déclenchée hier soir par Ibrahim Maalouf après une prestation réussie de Christian Scott.

Hancock/Shorter et Corea/Clarke à Marciac

Ce n’est pas très facile à imaginer, mais deux duos de jazz peuvent remplir le grand chapiteau de Marciac (près de 6000 places), et sans chanteuse... Ces deux-là, en tout cas, l’ont fait. Et pas grâce à la Dépêche du Midi, qui s’est tellement dépêché qu’elle a titré en une sur les « deux monstres sacrés du jazz » réunis à Marciac – Chick Corea et Stanley Clarke, le second apparaissant même sur une photo en compagnie d’un partenaire non identifié. Exit Herbie et Wayne pas même mentionnés en première partie : n’est pas monstre sacré qui veut ! La presse régionale préparerait t-elle le jazz à son effacement programmé du service public ?

Lucky Peterson et Joe Satriani ouvrent Jazz in Marciac

Une grande semaine s’ouvre ici pour votre serviteur, qui n’était pas revenu à Marciac depuis l’édition 2010. Rien ne semble avoir changé, depuis la qualité de l’accueil à l’atmosphère si particulière, cette sorte d’affairement généralisé, tranquille et souriant, qui saisit la moindre parcelle de la cité gersoise.

 

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