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Spyro Gyra & Kenny Garrett Quintet à Marciac

Spyro Gyra / Kenny Garrett Quintet, dimanche 3 août, Chapiteau de Marciac (32).

 

 J’ai bien failli bouder ce groupe pourtant emblématique de la fusion des années 1970 pour garder une paire d’oreilles fraîches en vue du concert à suivre de Kenny Garrett. Mal m’en aurait pris et j’ai passé un excellent moment même s’il me faut préciser que je n’ai pas entendu tout le set. La rythmique est superlative, le cubain Julio Fernandez ne se prend pas pour Joe Satriani mais le vaut bien – et pousse joliment la chansonnette à l’occasion. A l’image des claviers impeccables de Tom Schuman, le son est délicieusement anachronique (clavinet et piano électriques alternent avec des riffs synthétiques qui pourraient sortir d’un DX7), mais rien ne fleure pour autant la reconstitution nostalgique.


Jazz em Agosto : James Blood Ulmer Memphis Blood Blues Band feat. Vernon Reid

Jazz em Agosto, ce sont pendant une dizaine de jours dix concerts et six projections de longs-métrages documentaires, sous la tutelle de la Fondation Calouste Gulbenkian, et se déroulant sur le site du musée du même nom. Rui Neves, directeur de la programmation et authentique passionné de free music (selon le terme proposé par le guitariste Joe Morris), a invité plusieurs figures-clé de ce domaine artistique : les Etats-Uniens Hamid Drake, Bill Laswell et Marc Ribot, les Britanniques Fred Frith et Evan Parker, les Français Joëlle Léandre et Marc Ducret, le Japonais Keiji Haino, l’Autrichien Frantz Hautzinger, le Suisse Urs Leimgruber, sans oublier les lumières locales en la matière. Mais c’est avec un jazzman quasi-repenti que s’ouvre cette 31e édition puisqu’il s’agit de James Blood Ulmer, lequel se voue exclusivement au blues le plus orthodoxe depuis une quinzaine années. 

Daniel Humair & Didier Lockwood à Jazz in Marciac

Oubliées les intempéries de la veille, qui m’avaient contraint à renoncer après une demi-heure au triplé féminin Virginie Teychené / Youn Sun Nah / Eliane Elias. Heureusement, Jacques Aboucaya, qui lui n’a pas déclaré forfait après l’évacuation, a assuré la continuité de la chronique sur le blog. Depuis de nombreuses années, on sait que Daniel Humair déniche les pépites les plus créatives du jazz hexagonal. Souvenons-nous entre autres du Baby Boom Quintet dans lequel il réunissait voici une décennie Matthieu Donarier, Christophe Monniot, Manu Codjia et Sébastien Boisseau, pour apprécier avec le recul la justesse de son oreille. Difficile de douter, il est vrai, que la paire Emile Parisien / Vincent Peirani, particulièrement active cette année en duo, allait frapper fort et toucher juste dans ce casting élargi. Ce fut parfaitement le cas.


Ystad Jazz Festival, Suède. 4° journée

 

Il n’y avait pas beaucoup de groupes français à Ystad, et guère de duos non plus, d’où l’intérêt de venir écouter, au musée d’art de la ville, Smoking Mouse — que personnellement je ne connaissais pas du tout. Un duo réunissant un accordéoniste (Christophe Girard) et un souffleur pratiquant à la fois la trompette, le bugle et l’euphonium (Anthony Caillet), voilà qui n’est pas courant.

Ystad Jazz Festival, Suède. 3° journée

 

A part les enfants, le festival d’Ystad a à cœur de donner à de jeunes groupes la possibilité de se faire entendre d’un public qui n’est pas nécessairement venu pour eux, mais reste ouvert à la découverte. N’est-ce pas, en fait, ce que tout festival devrait considérer comme une de ses missions au lieu d’adouber — ce qui est souvent le cas chez nous — des formations qui ont déjà le vent en poupe grâce à diverses institutions en quête de chair fraîche ?

Jazz in Marciac. Trois femmes et un orage

Les amateurs de jazz vocal – ils sont nombreux à Maciac, aussi nombreux que les amoureux de musique latine, et ce sont parfois les mêmes – s'apprêtaient à vivre une soirée somptueuse. La première de cette édition, car l’avenir proche leur en réserve d’autres. Trois personnalités, trois voix, trois répertoires résolument différents. La confrontation s’annonçait passionnante. Les éléments en ont décidé autrement. Tant et si bien que la guerre des trois n’a pas eu lieu.

 

Ystad Jazz Festival, Suède. 2° journée

Aller à l’église à l’heure du digestif, voilà qui n’est pas commun ! Mais quand il s’agit d’une magnifique église luthérienne — la plus ancienne du pays — et qu’on y donne une relecture des Concerts Sacrés de Duke Ellington, cela peut se comprendre. Et là, on a droit au vrai (et quand je dis vrai, j’entends « véritable ») sons et lumières. A l’intérieur de la Santa Maria Kirka, on ne sait où donner de la tête tant les décorations murales sont magnifiques, et quand la musique commence on sent dès les premiers instants que l’intensité de l’investissement des protagonistes est à la hauteur de la stricte qualité musicale de leur prestation.

Melissa Aldana Trio / Belmondo Family Sextet à Marciac

Délaissant pour un temps le chapiteau et la grande soirée afro-cubaine, j’ai préféré renouer avec l’intimité feutrée de l’Astrada appréciée la veille à l’écoute de Giovanni Mirabassi. Choix aussi de la découverte, en l’occurrence celle de la jeune saxophoniste chilienne Melissa Aldana qui se présente dans la formule éprouvée du trio. Formule dont il apparaît vite qu’elle maîtrise les codes et les contraintes autant qu’elle domine son sujet sur le plan instrumental.

Ystad Jazz Festival, Suède. 1° journée

En Suède, les enfants sont nettement plus pris en compte que chez nous. Non qu’ils soient « rois », comme c’est de plus en plus le cas en France, mais on les inclut assez spontanément — et en tant qu’acteurs — dans les manifestations culturelles. C’est par eux que débutait cette cinquième édition du festival d’Ystad, pittoresque bourgade de bord de mer, tout au sud de la Suède, où réside le pianiste Jan Lundgren, initiateur et directeur artistique de la manifestation.

Vague de Jazz, contre vents et marées

Chaque été depuis 2003, entre Les Sables-d’Olonne et Longeville-Sur-Mer, Jacques-Henri Béchieau et sa joyeuse bande d’A.A.C.™ (Authentiques Agitateurs Culturels™) font claquer dix jours durant le fier étendard du jazz libre. Morceaux choisis, goûtés entre le 26 et le 29 juillet.

Christian Scott Sextet / Giovanni Mirabassi duo & trio à Jazz in Marciac

Suite de mon immersion à Marciac sous un ciel devenu plus clément… Pour l’avoir découvert assez récemment par le disque, je ne voulais pas manquer la prestation du trompettiste Christian Scott, jeune pousse issue de la scène de la Nouvelle-Orléans. Finie l’époque des young lions incarnant en costume trois-pièces la résurgence tous azimuts de « la tradition » dans les années 1980-90, façon Donald Harrison (l’oncle de Scott) ou Terence Blanchard. Les apparences comme la démarche sont bien d’aujourd’hui, d’un syncrétisme actuel et (donc) visible.

 

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