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Jazz em Agosto : Franz Hautzinger Big Rain

Une affiche fantasmatique, association étonnante de quatre explorateurs aux origines variées (Vienne, Tokyo, Philadelphie, Chicago), pour un set lorgnant du côté du Miles Davis de 1969-75 et évoquant aussi – logiquement – certains travaux de Bill Laswell avec Material ou Sacred System (avec Toshinori Kondo, Graham Haynes ou Nils Petter Molvaer à la trompette…) dans les années 90. Rien de bien neuf donc, musicalement parlant. Rien de très inspiré non plus...

Jazz in Marciac. Sous le signe de Django

Il fut un temps, point si lointain, où le nom de Biréli Lagrène figurait sur les affiches en gros caractères, précédant, en lettres minuscules, celui de Thomas Dutronc. Les choses ont cange, les données sont désormais inversées. Le premier, incontestable virtuose, est devenu un simple invité du second. Ainsi l’imposent les fluctuations de la mode et les aléas de la célébrité.

 

À Voix Haute, Bagnères-de-Bigorre, Stop II, Marjolaine Reymond Quintet, Fanfare du fond du bus

"À Voix Haute", c'est l'affaire d'un enfant du pays, Yan Beigbeder, qui préside aussi aux destinées de l'association "Einstein on the Beach". Courageusement, non sans vifs succès mais aussi quelques déboires, il dirige le festival vocal de la ville où vivent ses parents (Bagnères de Bigorre), mais réside à l'année à Bordeaux. Programmateur de la "semaine jazz" de Cugnaux (31, voir ce même blog), il vient de subir les foudres d'une de ces "nouvelles municipalités" de droite (mais hélas ce n'est pas un privilège de cette partie de la représentation politique...) issue des dernières élections, et la "semaine jazz" a été purement et simplement supprimée, et la personne en place à la direction des affaires culturelles reléguée dans un autre service... C'est le lot de notre démocratie : le pouvoir appartient à ceux qui sont élus, et une fois passé le cap de l'élection, ils considèrent qu'ils n'ont plus de comptes à rendre à personne avant les six années fatidiques. Et, souvent avec une morgue imbécile, ils dictent leur loi, surtout en matière culturelle où, comme chacun sait, l'avis du plus ignorant est bien supérieur à celui qui en connaît un bout. Avec ça, comment ne pas désespérer d'un système dont on voudrait encore nous faire croire qu'il est le meilleur parmi les pires ?

Jazz em Agosto : Luis Lopes Lisbon Berlin Trio

Dans la capitale, les concerts se suivent et ne se ressemblent pas. La guitare électrique occupe le centre des débats, seuls le duo de Matthew Shipp & Evan Parker et le big band qui fermera le festival ne mettant pas en avant ses six cordes. James Blood UlmerKeiji Haino, Marc Ducret, Marc Ribot, Vernon Reid: c’est au defilé de quelques-uns des meilleurs guitaristes de notre temps qu’il nous est proposé d’assister. Aucune raison de s’en plaindre. Ainsi, le musicien le plus présent cette année n’est autre que Fred Frith, membre de pas moins de trois formations : un trio inédit d’abord (avec Joëlle Léandre et Hamid Drake), le quartette MMM ensuite (projet initié par la contrebassiste), et Massacre (avec Bill Laswell et Charles Hayward), sans oublier la projection de “Step Across the Border” (1990), l’un des meilleurs films jamais réalisés sur un musicien au travail. Mais il est l'heure de se pencher sur le cas de Luis Lopes, guitar-hero local.

Jazz in Marciac. Un Barron impérial

Jusqu’au bout, le suspense. L’orage, qui joue avec nos nerfs depuis l’ouverture du festival, a, une fois encore, entretenu l’inquiétude. Dieux du jazz merci, il a finalement choisi d’éclater à temps, juste avant le concert. Mais il s’en est fallu d’un rien que celui-ci ne soit annulé.

 

 

À Voix Haute, Bagnères-de-Bigorre, "Gacha Empega", Ensemble Dawanggang, "Boutès, celui qui saute"

 

Aujourd'hui, nous fêtons les Amour. Mais oui, c'est un prénom. Difficile à porter, je l'accorde. Mais c'est ainsi. Un pas de côté, et nous allons fêter l'amour qui est, comme chacun sait, "fils d'expédient et de pauvreté". Voici l'histoire...

Jazz em Agosto va au cinéma

Le festival lisboète se poursuit dans la bonne humeur générale, grâce à une organisation aussi compétente que décontractée, un public bigarré (amateurs de musiques aventureuses et néophytes curieux se pressent tous les soirs à l’entrée du parc du Gulbenkian, toutes générations confondues), des musiciens locaux accueillants, et bien sûr les artistes du festival, flamboyants sur scène, disponibles et détendus à la ville.

À Voix Haute, Bagnères-de-Bigorre, collectif "Yes, Igor" et "Baa Box"

 

Perdre un festival de vue (et d'oreilles), puis le retrouver trois ans plus tard, a du bon : on découvre ce qui a changé, et - c'est le cas pour "À Voix Haute" - on réalise ce qui a permis l'éclosion et l'extension de la manifestation. En l'occurence, en lieu et place de divers concerts plus ou moins dispersés en différents lieux de la petite ville, le recentrage sur la Halle aux grains et le parvis de cette dernière. Ce qui produit un effet festivalier manifeste, avec stands pour se restaurer et autres points de fixation du public. Ajoutez la gratuité totale de la première soirée, et vous avez l'explication du très grand nombre de personnes assemblées hier soir. Et, pour la plupart, à l'écoute.

Jazz in Marciac. Cris et chuchotements

Ces dernières nuits, pluie d’étoiles du jazz vocal sous le chapiteau de Marciac. Supernovae, étoiles montantes ou de première grandeur. Etoiles dont on ne saurait dire si elles sont filantes ou solidement installées au firmament d’une spécialité qui conserve toute la faveur du public, comme l’ont montré les soirées des 6 et 7 août.

Jazz em Agosto : Marc Ducret Real Thing # 3

Cette soirée est consacrée au projet « Tower » que Marc Ducret initia en 2009 et dont le matériau interprété par différentes formations a été documenté sur plusieurs albums. Des commentaires élogieux ont accompagné ces enregistrements comme les concerts donnés autour de ces compositions (inspirées, pour rappel, par « Ada » de Vladimir Nabokov). Cette date portugaise a permis, selon qu'on en soit déjà connaisseur ou que l'on vienne la découvrir, d'éprouver la validité de l'entreprise.

Jazz in Marciac. Rencontre avec Franck Amsallem

Depuis quelques années, pendant le festival, l’Atelier est le lieu incontournable des nuits marciacaises. On y mange, on y boit. On y écoute et on y fait de la musique. C’est là que les musiciens se retrouvent after hours pour faire le bœuf jusqu’au petit matin. Occasion de rencontrer en toute liberté des artistes tels que le pianiste et chanteur Franck Amsallem, programmé avec son trio les 3, 4 et 5 août.

 

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