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Engagez-vous! La Voix est Libre, 11e édition

Devant un public nombreux, le directeur du festival Blaise Merlin et celui du théâtre Jacky Ohayon se sont livré à une présentation complémentaire et contrastée, le premier sur le contenu artistique du projet (décrit comme « zone de libre étrange »), le second sur le contexte tendu pour la culture en général et pour la tenue du festival en particulier, puisque ces représentations ont bien failli ne pas avoir lieu. Le théâtre réaffirme son soutien aux intermittents et à leurs revendications et se met en grève tout en assurant l’accueil du public et le bon déroulement des spectacles.

Una Striscia di terra feconda (I), Five 38, Rita Marcotulli/Sophia Domancich

Comment avoir la certitude qu'on se trouve bien en terre italiene ? Romaine même ? À une certaine qualité des crépis, à un certain ton pastel des facades ? Aux pins parasols ? Ou, plus simplement, à la façon dont l'un des directeurs du festival (17 ans d'existence quand même !) s'adresse longuement au public pour lui expliquer (si j'ai bien compris) dans quelles affres il se trouve, précisément cette année, pour mettre sur pied avec son collègue français la très riche programmation de l'édition présente, quand les aides ont fondu comme le cinéphile averti devant la fontaine de Trèves ? Ou comme Marcello devant Anita ? Et d'ajouter (toujours si j'ai bien suivi) que telle ou telle autre manifestation a eu beaucoup plus de soutien, et que c'est profondément injuste. Oui donc, nous sommes bien au Parco Della Musica, Roma, au Teatro Studio, juste avant le concert à deux pianos de Rita Marcotulli et Sophia Domancich. Et Paolo Damiani rejoint en un sens Riccardo Muti, qui avait si bien mis de son côté (le bon) le public de l'opéra de Rome contre les agissements néfastes du Cavaliere Berlusconi, en faisant reprendre par la salle entière le choeur des prisonniers de Nabucco...

 

Le D-Day de Bill Carrothers

Dans le cadre du festival Jazz sous les pommiers, Bill Carrothers et son quintet, épaulés par un impressionnant chœur de 120 enfants, évoquent la guerre et le débarquement. Avec une telle force de frappe, Bill Carrothers allait-il pouvoir préserver le lyrisme secret et pudique qui fait le sel de sa musique?

 

 

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Rectificatif: Jazz & Blue à Chancelade

De façon inexpliquée, c'est le programme de 2012 qui apparait dans le Guide des festivals d'été de notre numéro de juin actuellement en kiosque pour le festival de jazz & blues de Chancelade (24).

Il fallait lire: 

Le jeudi 12 juin: Denis Gauthier 5tet, Nico Wayne Toussaint

Le vendredi 13 juin: Mozaic Jazz Band, Scott Hamilton/Dany Doriz Quintet

Le samedi 14 juin: Altichœur, Liz McComb Brassland

De Pourquery supersonique, super tonique et onirique au New

Il a accroché derrière lui sa veste aux motifs écossais très voyants A peine assis sur son tabouret Edward Perrault saisit ses baguettes pour entamer, Ghepetto plus ou moins articulé/désarticulé,  assis puis debout mais en un mouvement perpétuel de mains, de bras,  d’épaules, de jambes et de pieds. Soit une sarabande de frappes et de ponctuations sonores tonitruantes transmises en autant de notes aussi flamboyantes que les couleurs de son veston de tweed. A l’image de son batteur vraiment unique Supersonic s’affiche d’entrée de jeu super tonique !

Jazz en Comminges. Luigi Grasso / Dianne Reeves

Cette douzième édition, et non dixième comme je l’ai étourdiment écrit l’autre jour, s’est achevée hier soir avec le concert très attendu de Dianne Reeves. Achevée, du moins en ce qui concerne le  festival « In ». Car le « Off », lui, se poursuit aujourd’hui encore et mérite une oreille attentive.

 

Jazz en Comminges. Wycliffe Gordon / Monty Alexander

L’une des particularités de ce festival réside dans la diversité. Un éclectisme revendiqué et qui prend le contrepied d’une pratique courante ailleurs, à savoir  la recherche d’une thématique particulière à chaque soirée, cette thématique relevant souvent du pur artifice. Hier soir 30 mai, le voyage conduisait de New Orleans à Kingston (Jamaïque) en passant par Harlem. Soit un itinéraire contrasté.

 

Jazz sous les Pommiers, 33° édition. Coutances, Manche, 30/05.

Jazz sous les Pommiers, 33° édition. Coutances, Manche, 30/05.

Revenir de Granville à Coutances en fin d’après-midi — avec le soleil revenu, difficile de résister à l’appel de la mer ! — pour écouter la carte blanche confiée à Emile Parisien et intitulée « Emile & Friends » sur le programme (mais j’eusse préféré « Emile à la barre », plus maritime, ou « Emilology », plus ornettien) serait un vrai plaisir sans les touristes qui traînent sur les départementales et les tracteurs qui y sont chez eux. Mais si les uns glandent alors que les autres bossent, le statut imprécis du critique de jazz in partibus ne lui permet guère de la ramener. Il patiente, donc, ronge le frein de sa voiture de location, et arrive… presque à l’heure.

Jazz sous les Pommiers, 33° édition. Coutances, Manche, 29/05.

Jazz sous les Pommiers, 33° édition. Coutances, Manche, 29/05.

Il y a beaucoup de choses séduisantes chez le trio Ceccaldi — que je n’avais encore jamais entendu live — et qui jouait au Magic Mirrors autour de midi : échos de la musique de chambre du début du XX° siècle, bribes minimalistes, traces de folk américain et bouts de rock quand la guitare se sature. On peut aussi se lasser de ce collage perpétuel que la virtuosité rend fascinant mais dont elle fixe également les limites. Dans tous les cas il faut considérer les recherches de ce jeune groupe comme un « work in progress » dont la sincérité évidente suscite une légitime sympathie, et qu’on suivra d’une oreille intéressée dans ses évolutions à venir.

Le quintet du Tourtiers au Caillou du Jardin Botanique, à Bordeaux

Jeudi 29 mai à 20.00: le "Caillou du Jardin Botanique" à Bordeaux est plein comme un oeuf, et je trouve difficilement une place à 50 cm du pavillon de la trompette de Yoann Loustalot. Qui me rassure : "nous ne jouons pas fort". Et c'est vrai. Mais qu'est ce que ce nouveau quintet, dit "du Tourtiers" ?

Jazz en Comminges. Terri Lyne Carrington / Chucho Valdes

Une soirée placée sous le signe du rythme. Ou plutôt des rythmes. Assez attractive pour drainer la grande foule au Parc des Expositions de Saint-Gaudens dont la salle de concerts et ses annexes, buvette, restaurant, salle d’exposition et autres lieux accueillants, sont copieusement garnis bien avant l’heure. Il est vrai que le jour est férié et le beau temps (éphémère…) enfin de retour  sur la région.

 

 

JMNUM

 

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