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Le 15 avril, le festival
Banlieues bleues présentera le nouveau projet des frères Belmondo en hommage à
Grateful Dead. Ce groupe californien légendaire avait jeté, au milieu des
années 60, un pont vers l’improvisation jazz que son guitariste Jerry Garcia
continua à emprunter tout au long de sa carrière. Rappel.
Par Bertrand Bouard
Extrait :
On trouve des traces de l’attrait du Dead pour le jazz au fil de sa
discographie, mais tout particulièrement sur les albums “Wake Of The Flood”, en
1973, et sur la quasi-totalité du très mystique “Blues for Allah” en 1975, dans
des suites instrumentales où les morceaux coulent les uns dans les autres. La
boulimie musicale de Garcia l’a cependant poussé dès le début des années 70
vers des horizons parallèles au Dead. “Hooteroll ?”, en 1971, en compagnie du
clavier Howard Wales, donne à entendre un jazz débridé, funky et psychédélique.
Son premier album solo, “Garcia”, comporte une pièce jazzy très expérimentale,
Eep Hour, et sur le second, “Garcia (Compliments)”, le morceau Back Home In
Indiana (bonus de l’édition CD de 2004) donne l’impression d’une recréation
seventies du Hot Club de France. Jamais rassasié, Garcia joue et enregistre
abondamment avec l’organiste Merle Saunders, au sein de différentes formations.
Parmi des standards rock ou soul, les deux musiciens aiment à interpréter My
Funny Valentine, Summertime, Freedom Jazz Dance d’Eddie Harris ou Little
Sunflower de Freddie Hubbard. Sa longue association avec le joueur de mandoline
David Grisman accouchera, quant à elle, d’un album jazz “So What”, où les deux
musiciens, outre le morceau titre, se frottent à Milestones et Bag’s Groove de
Milt Jackson.
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