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Yolk Festival, finale (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: Yolk Festival, finale
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Yolk Festival, finale 3 Moiss, 3 Semaines ago Karma: 12  
Yolk Festival. Yolk en cuisine + Alain Vankenhove Quartet. Paris, Studio de l’Ermitage, 12/06.
Pour cette soirée finale du 5° festival Yolk, ils ont cinq sur scène — ou plutôt à même le sol et sans micros — et ils constituent la matrice de l’œuf dont le jaune s’appelle « yolk » en anglais. Ce sont Alban Darche (as, bs), Jean-Louis Pommier (tb), Sébastien Boisseau (b) et Matthieu Donarier (ts, cl, bcl), réunis autour de Daniel Casimir (tb alto, si, si) et de ses compositions. Cinq membres fondateurs — tous leaders de leur(s) propre(s) formation(s) par ailleurs — d’un collectif nantais où l’on a choisi d’être à la fois provincial et parisien, français et européen, sideman et leader. Ce qu’ils ont aussi choisi, ce soir, c’est de jouer dans un contexte totalement acoustique une manière de musique de chambre tout en contrepoints sinueux, en pulsation souple et en improvisations décontractées. Comme une « West Coast » qui se réinventerait sur des rivages européens, du côté de l’embouchure de la Loire. Ça sonne magnifiquement grâce à la légèreté des arrangements d’une grande intelligence et à la qualité des solistes, d’une rare sensibilité. Et le choix du tout acoustique donne à ces sonorités qui coulent avec une fraîcheur d’eau vive une qualité charnelle inégalée. Quel autre festival français donnera à ce quintette l’occasion de prêcher la bonne parole de ce jazz de rêve, que l’on entendait ici live pour la première fois? En deuxième partie, autre inédit — puisqu’il fêtait la sortie de son disque sur Yolk — : le quartette d’Alain Vankenhove. « Enfin un trompettiste qui ne revisite pas Miles ! » a-t-on envie de s’exclamer quand on entend le leader. Car la sonorité de cette trompette comme son phrasé ne doivent pas grand chose au "Prince of Darkness", même dans ce contexte électrique et souvent binaire où elle est secondée par Benjamin Moussay (claviers, élec), Jean-Luc Lehr (elb) et Eric Echampard (dm). Virtuosité dans un passage en duo avec la batterie, son original à la fois feutré et acide, bribes de mélodies populaires comme de phrases bop : Alain Vankenhove n’est pas dans l’hommage à. Il s’affirme comme un trompettiste européen cultivé dont les racines plongent autant dans l’histoire du jazz que dans la tradition française classique et contemporaine de l’instrument, et qui regarde l’avenir en face. Fort bien entouré, il propose avec ce quartet une musique forte et pleine de promesses, libre de concessions comme de séductions faciles.
 
 
Dernière édition: 14-05-2010 à 06:44 Par jazzadmin.
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