Jazz in Strasbourg, in Fossé des Treize, in Jazzdor…

Les premières soirées Tricot à Strasbourg ont lieu au Centre Socio Culturel du Fossé des Treize, situé au 6 de la rue Finkmatt dans le centre ville, non loin de la gare centrale et du Palais de Justice. Un lieu où l’on peut s’adresser pour toute action culturelle, questions liées à la vie de quartier, problèmes de vie sociale et familiale, avec accueil des enfants, petite restauration, et j’en passe. On y croise des gamins en train de faire leurs devoirs, de nombreuses personnes qui s’adonnent à des activités variées, plus généralement des humains à la recherche de contacts et autres solutions aux problèmes du quotidien. Si la salle de spectacle nécessite quelques compléments d’équipements, elle permet déjà l’accueil de 200 personnes, et se prête admirablement à des concerts comme ceux que propose « Jazzdor » à longueur d’année. D’où l’idée d’en faire un lieu permanent et récurrent pour la saison 2016/2017.

Entre ping-pong et baby-foot, Philippe Ochem nous confie ce projet pour Jazzdor, qui ferait retrouver à l’association un lieu central, culturellement et socialement bien orienté, propre à redonner au jazz vif et à ses meilleurs acteurs hexagonaux (et autres) un lieu de diffusion efficace et performant. Pour la saison future, quelques noms circulent déjà, le trio de Sylvie Courvoisier, le duo entre Aki Takase et David Murray, des projets avec le clarinettiste brestois Christophe Rocher, le fameux axe Brest-Strasbourg en quelque sorte.

Ces grands fous du Tricollectif séduisent. J’ai déjà dit pourquoi. Ils font parfois un peu peur aussi : trop d’énergie, trop d’affirmation, et parfois des signes trop marqués par la symbolique phallique. En tous cas, ce soir on attend Émile Parisien en duo avec Roberto Negro (Métanuits, encore un signifiant suspect, et en réalité une adaptation du premier quatuor de Ligety, et puis le grand orchestre du Tricot et son Tribute To Lucienne Boyer dont il ne faut pas rater la correspondance. À tout de suite…

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Roberto Negro travaille « Métanuits »

Philippe Méziat

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