Luigi Grasso new Octet

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Voici quelques mois nous avions entendu et apprécié le quintet de Luigi Grasso au Caveau des Légendes. Vendredi 27 mars il se produisait au Sunset avec sa nouvelle formation, un octet constitué exclusivement de cadors…

Luigi Grasso Octet Luigi Grasso (as) David Sauzay (ts), Michael Joussein (tb) Fabien Mary (tp), Emilien Veret (bcl) yves Brouqui (g), Fabien Marcoz (b), stéphane chandelier (dm)

Luigi Grasso n’aime pas seulement Charlie Parker, comme on le lui rappelle à tout bout de champ. Il aime quantité d’autres musiciens, dans les styles les plus variés, et aime par-dessus tout les riches et belles textures sonores. Cela explique qu’il se soit dotés d’une nouvelle formation susceptibles de lui donner une large palette de couleurs. Luigi Grasso s’est entouré de fidèles (Fabien mary, Yves Brouqui, Stéphane Chandelier) et de nouveaux venus comme le tromboniste Michael Joussein. Ce dernier, souvent entendu dans un contexte jazz afro-cubain s’intègre parfaitement à la musique de Luigi Grasso.

 

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C’est lui qui expose, avec délicatesse et sensibilité, le thème de Lonely Paris, une ballade composée par Luigi Grasso, et qui répond à Lonely New-York, une ballade écrite par son frère guitariste Pasquale, qui a choisi de faire carrière aux Etats-Unis. Voilà que les deux frères se manquent, et c’est pourquoi ils s’envoient l’un à l’autre ces touchants messages d’affection.

 

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Celui qui tient la guitare dans le groupe de Luigi Grasso s’appelle Yves Brouqui. Bien que caché par la front line des soufflants, sur la petite scène du Sunset, il joue un rôle essentiel dans la musique de Grasso. Ses interventions donnent de l’espace à une musique explosive et tendue. Il élargit les murs de la pièce, et montre, dès que l’occasion lui est donnée de s’exprimer, qu’il a tout un univers personnel à faire valoir.

Ce groupe de pointures défend une musique be-bop mais sans ornières, avec certes des énormes standards du genre (Hot House, Cherokee) mais aussi des morceaux très rares (une découverte pour ce qui me concerne) comme le Fontainebleau de Tadd Dameron, des compositions de Luigi Grasso (Fears disappear) et même un très bel Ispahan voluptueusement caressé par Grasso.

Quand la musique est à ce niveau, jouée avec tant de flamme, on se moque bien qu’elle soit d’hier ou d’avant-hier, et on se réjouit de pouvoir les écouter régulièrement.

texte: JF Mondot

Dessins: AC Alvoët

 

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