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Le Jazz Live

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Jazzdor, Strasbourg-Berlin (1)

Beaucoup de choses en peu de temps : le déplacement, les affects qui en découlent, l’irruption soudaine dans le nouveau lieu du festival (je n’étais pas venu depuis deux ans), la musique, et jusqu’à l’arrestation du « dépeceur de Bordeaux » à Berlin qui me vaut quelques blagues narquoises et amicales.

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Ne vous privez pas de Grégory Privat

Il peut user de motifs rythmiques marqués, de syncopes appuyées. Le toucher de piano de Grégory Privat n’en demeure pas moins fin, léger, propice à accepter la nuance. « Il est encore jeune, oui mais je trouve son registre pianistique déjà pas mal étoffé. Un sorte de work in progress… » pointe, admiratif, Jacques Schwartz-Bart à son propos.

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JAZZ IN ARLES (4) : Myra Melford, Mark Dresser, Matt Wilson, M Trio

J’avais entendu ce même trio à Tampere en Finlande, fin 2009 (voir article sur ce même site), et j’en avais un excellent souvenir. Confirmé. Myra Melford (p), Mark Dresser (b) et Matt Wilson (dm) ont même encore muri leur complicité joyeuse, la musique est de plus en plus débridée, ouverte, ce qui offre des opportunités étonnantes, comme ce thème dont je n’ai pas le titre mais qui fonctionne un peu comme le Kinda Dukish que Duke Ellington avait l’habitude de jouer dans les années 60/70 en introduction de Rockin’In Rhythm. Soit une façon d’accepter que le « swing » revienne sous cette forme première, sans écarter l’autre, celui qui prédomina en première partie, ce swing océanique caractéristique des années du free, qui repose sur des lames de fond d’inégales valeurs. La musique de Myra et de ses deux complices est très énergique dans son écriture, elle est parfois aussi dansante que celle d’Ornette Coleman, jamais tournée vers la mélancolie, rieuse, drôle (Matt Wilson, impayable).

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JAZZ IN ARLES (3) : Tarkovsky Quartet

L’unanimité régnait hier soir après le concert du « Takovsky Quartet », composé de François Couturier (p, comp), Anja Lechner (cello), Jean-Marc Larché (ss) et Jean-Louis Matinier (acc) : on venait d’assister (très nombreuse assistance, un fait à relever) à un concert de toute beauté, mais néanmoins –  et qu’on n’essaye pas de faire passer des vessies pour des lanternes – on ne venait pas d’écouter un concert de jazz. Certains acceptaient l’idée que sans le jazz cette musique n’aurait pas pu advenir, mais tous avaient bien compris (et admis) qu’on avait à faire là avec une certaine écriture, qui pouvait inclure de (rares) moments de pure improvisation, mais qui renvoyait pour l’essentiel à ce qu’on appelle « musique classique ».

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JAZZ IN ARLES (2) : Paul Lay Trio

Paul Lay (prononcez l’ail, et non pas lait, contrairement à son quasi homonyme également Paul Bley, pas sans rapport d’ailleurs), nous l’avons découvert à Tulle cet hiver, à l’occasion du festival « Du Bleu en hiver », où il accompagnait Géraldine Laurent. Excellemment, comme nous l’avons écrit sur ce même site.

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Roberto Fonseca triomphe à Toulouse

Roberto Fonseca a enthousiasmé le public toulousain venu en nombre écouter sa prestation à la Halle aux grains organisée par l’association « Les Grands interprètes ». Malgré quelques aspects volontairement « grand public », il faut reconnaître que le pianiste cubain a plusieurs atouts dans ses mains.

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JAZZ IN ARLES (1), VincentPeirani, Youn Sun Nah & Stephan Oliva

Les superlatifs vont manquer, pour désigner la hauteur musicale et émotionnelle à laquelle se sont tenus – et nous ont amené –  les protagonistes de la soirée d’hier, en Arles. On va donc essayer de faire autrement. Par exemple on rappellera la chronique, publiée ici même, d’un solo de Vincent Peirani (accordéon) lors du dernier Europa Jazz, et on soulignera simplement que « bis repetita placent ». Qu’il déplie I Mean You (Monk), avec une intelligence de la déconstruction fascinante, qu’il se lance dans une improvisation radicale dans sa source mais pas trop dans son déploiement, qu’il aille même chercher Indifférence pour le rappel, histoire précisément de rappeler qu’il y eût de bons accordéonistes en France en dehors de ceux qui occupent le devant de la scène, bref quoi qu’il fasse ou qu’il touche, c’est parfait, c’est juste, c’est en place, c’est remuant, c’est accessible, c’est raffiné. D’avoir quand même un peu fréquenté les accordéonistes dits « de jazz », de Tony Murena à Gus Viseur en passant par Art Van Damme ou Dom Frontiere (et toc !) permet d’ajouter que des musiciens comme Vincent Peirani, sur l’instrument, il n’y en a pas un. Ce garçon est étonnant. Ce qui ne gâte rien il est élégant, puisqu’il a laissé Shenandoah à Youn Sun Nah, qui a commencé son concert avec cette sublime chanson, qu’il sait fort bien jouer. Mais c’est normal, il la tient d’elle…

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Jazz en Comminges

Dixième édition d’un festival conçu à l’origine comme un hommage rendu à Guy Lafitte par sa ville natale, les « Rencontres du saxophone » initiales, muées en « Jazz en Comminges », ont vu leurs ambitions s’affirmer en même temps que s’élargissait la programmation. Au point que, cette année encore, la grande salle du Parc des Expositions a fait le plein, ou quasiment, pour Eddy Louiss, Randy Brecker, Jimmy Cobb et Michel Legrand, tandis que le Off, où se produisaient, entre autres, Contreband et le Paul Chéron Septette avec Nadia Cambours, a vaillamment résisté à  l’épreuve du (mauvais) temps.

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Thomas de Pourquery 1er, prince de Coutances

Tel un plantigrade velu coquin, généreux Tandis que pulsent les synthétiseurs Couvrant le silence de l’âme-sœur Il fixe l’horizon et son esprit dérailleur Semble tout ignorer des sons qui m’emportent –     Tu t’appelles comment ? –     Thomas –     Thomas comment ? –     Thomas de Pourquery