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Le Jazz Live

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The Westbrook Trio. Paris, 19 rue Paul Fort, 25/11.

The Westbrook Trio. Paris, 19 rue Paul Fort, 25/11. Mike Westbrook (p), Kate Westbrook (voc), Chris Biscoe (as, ss). Pour célébrer leur trois décennies de « ménage à trois » (pour reprendre une expression que les Anglais nous ont emprunté en VF, comme « déjà vu » ou « rendez-vous »), ils viennent de sortir un superbe CD récapitulant 30 ans de carrière en trio. Ils sont à Paris pour un concert unique dans un lieu magnifique dédié aux arts sans frontières, à deux pas de la Porte d’Orléans. Il faut reconnaître qu’ils ne squattent guère les scènes françaises (suivez, comme d’habitude, mon regard) — ce dont vous me voyez fort marri. Et — heureusement — le 19, rue Paul Fort est plein à craquer d’amateurs vétérans de jazz de chambre plus que de jeunots épuisés par deux nuits en boîte, c’est sûr (on est dimanche soir), mais ça fait quand même plaisir !

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Séverac et Mompou à l'honneur

Deux jazzmen du Sud, Jean-Marc Padovani (Occitan d’adoption) et le Catalan Philippe Léogé, reprennent les œuvres de deux compositeurs méridionaux, Déodat de Séverac (né à Saint-Félix-en-Lauragais, près de Toulouse) et le Barcelonais Federico Mompou. A priori, voilà de quoi ensoleiller une après-midi un peu terne. Un coup de vélo, et me voilà sur place.

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Éclatants Éclats d’Émail Jazz (Limoges)

Depuis 7 ans la capitale du Limousin et de la porcelaine (et donc de l’émail…) accueille le festival Éclats d’Émail Jazz. Pour l’édition 2012 (13-25 novembre) : 13 jours, 20 concerts, moult animations, show-cases et expositions. Trois jours là-bas : bonnes surprises et belles soirées, de G. Mulligan à M. Ducret en passant par le Soweto Kinch. De quoi horrifier les rares derniers dinosaures survivants du Hot Club local. Et c’est tant mieux !

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Variations Goldberg (G. Foccroulle) & La Friture Moderne à Cugnaux (31)

Dernière soirée très contrastée à Cugnaux (31), pour la conclusion de la quatrième édition de la « semaine jazz », une manifestation qui prend visiblement sur le public local, et s’annonce plutôt bien pour l’avenir. Grand écart même, entre les « Variations Goldberg » de Jean-Sébastien Bach, revisitées par Geneviève Foccroulle, qui aura auparavant « traficoté » son piano, et le parcours un peu fou de la « Friture Moderne » à travers les airs fameux ou oubliés de l’année 1969.

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JR, le jazz, les arts et lettres au Sporting Casino de Monte Carlo

Lové dans le Sporting Casino, l’Opéra Garnier figure un écrin à bijoux qui aurait été décoré d’une main par Michel Ange, de l’autre par Gaudi. Lorsque Pino Daniele, rock star transalpine de toujours, aujourd’hui crinière blanche et léger embonpoint lâche ses mots en langue napolitaine de sa drôle de de voix de castrat, soudaiń dans l’obscurité de la salle d’étranges petites lucarnes s’allument au fur et à mesures. Dix, vingt, cinquante écrans de téléphones portables fixent sa silhouette bardée d’une guitare électrique affinée par un assistant. Hier à ses vingt ans, à Naples, aux arènes de Nîmes, à Hyde Park ou même Monterey sans doute mille flammes de briquets auraient jailli en simultané Aujourd’hui dans le théâtre à l’italienne cossu de Monte Carlo les feux de l’amore envers le chanteur chéri brûlent  en mode cristaux liquides…

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"Welcome" (Raymond Boni) & "L'Obsessionniste" (Edouard Bineau et Sébastien Texier) à Cugnaux (31)

D’abord j’ai cru que Cugnaux s’écrivait « Cugnot » et qu’on m’avait invité dans la ville natale de l’inventeur de la première voiture auto-mobile, ancêtre à la fois de tous nos véhicules terrestres mais aussi des machines à vapeur qui ont remorqué les trains de notre enfance. Je me sentais du coup, et après Graffenstaden, tout à fait dans le mouvement (voir nos chapitres précédents). Mais non. Cugnaux est situé dans la banlieue de Toulouse, ville qu’on sait plus tournée vers l’aviation que vers la locomotion terrestre. Banlieue sud pour être précis. Entre village de campagne et petite ville en plein développement, on y sent à la fois de la tradition et du mouvement, des espaces qui ne demandent qu’à être occupés, et celui qui a nom « Paul Eluard », qui porte encore la marque de ses années de naissance (entre le chalet bois et les murs en briques rouges), abrite une salle de 150 places fort agréable, et de quoi recevoir des expositions et des ateliers divers. Préfiguration de ce qui sera bientôt un vrai « Centre Culturel » avec une salle plus grande, et des possibilités de pratiquer les arts, dont la musique. Directrice des affaires culturelles de la ville de Cugnaux, Christine Martial (la maman de Leïla) travaille en collaboration depuis trois ans avec Yan Beigbeder pour la mise en place de la semaine jazz dont Ludovic Florin vous a déjà parlé. Et m’y voici.

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El Tren fantasma par le duo Momentos

Découvert à l’occasion d’un concert qu’il donna à Monterey, Ramon Lopez a été envoûté par El Tren fantasma (1927) du cinéaste mexicain Gabriel Garcia Moreno. Il a décidé de souligner les images de ce film muet en duo avec Christine Wodrascka. C’est ce projet de ciné-concert que la « Semaine jazz » de Cugnaux proposait pour sa deuxième journée.  

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Trotignon… compositeur classique

« Grosse actu » (comme disent les chargés de com dans leur impayable jargon) pour Baptiste Trotignon. Après son étonnant album « Song, song, song » (avec Melody Gardot, Miossec, Jeanne Added, Monica Passos…), une création mondiale de son « Different Spaces » (concerto pour piano et orchestre symphonique) vient d’être donnée à Bordeaux et à Marciac. 

Sclavis Rabbia 1 classés dans: Non classé

Ouverture de la semaine jazz à Cugnaux

La ville de Cugnaux continue son travail d’ouverture culturelle en proposant à sa population la 3e édition de sa « Semaine jazz ». Située dans la banlieue toulousaine, son service culturel a su habilement construire un programme capable d’attirer un public curieux en invitant des artistes dont les esthétiques vont de l’improvisation libre jusqu’à la soul. Cette année, la thématique tourne autour de la « dolce vita », histoire d’échapper à la grisaille ambiante. C’est le duo Louis Sclavis – Michele Rabbia qui a ouvert les festivités.On n’a pas souvent la chance d’entendre Michele Rabbia en France. Il est pourtant un artisan reconnu de la très active scène italienne. Belle opportunité donc de l’apprécier dans un concert totalement improvisé.

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Antoine Hervé PMT Quaktet à l'Ermitage

Teinté d’une légère réverbération le saxophone soprano de Jean Charles Richard grimpe inexorablement dans les d’aigus. Compressé dans ce tube de cuivre le souffle découpe les notes, taille des phrases comme autant de haies harmoniques ainsi rafraîchies. L’intensité de l’action, la force brute du discours n’empêche pas pour autant Philippe « Pipon » Garcia d’en rester à une sage utilisation des balais caressant cymbales et caisse claire. Au lieu de forcer le trait, de catapulter les notes le batteur souligne, colorise les rythmes en franges pastels. Drumming résolument subtil jusque dans la tempête, contre vents et marées,  .