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Le Jazz Live

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Tower Bridge de Marc Ducret : pour l'Histoire (suivi de "L'Amérique" par Baux et Courtois)

En accueillant le Tower Bridge de Marc Ducret (la réunion de ses trois groupes nommés « Real Thing »), les organisateurs du festival de D’jazz Nevers Festival n’ont pas seulement offert à leur public la possibilité d’écouter l’une des musiques les plus excitantes de ces dernières années, ils ont également fait acte historique. Par la richesse du projet « Tower », Marc Ducret marque en effet d’une empreinte essentielle l’histoire de la musique créative européenne, comme cette interprétation nivernaise a pu le confirmer.La littérature est encore présente, mais de manière plus explicite, dans le spectacle très émouvant que le comédien Pierre Baux et Vincent Courtois ont donné le lendemain midi.

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Imperial Quartet & Bill Frisell à Strasbourg et Illkirch/Graffenstaden (Jazz D Or)

  Graffenstaden !!! Dans les années 60, quand j’écoutais les résultats sportifs à la radio – une émission de Georges Briquet – ce nom résonnait (depuis Bayonne faut-il le rappeler) comme l’exemple même de l’exotisme le plus radical. Un seul nom de ville française pouvait rivaliser, celui de Longwy, plus au nord et bien plus froid. Graffenstaden faisait partie de l’élite du basket français, aux côtés de Villeurbanne par exemple, dont le nom m’était plus familier car j’y avais des parents très proches. Quelle ne fut pas ma surprise hier soir en me rendant au concert de Bill Frisell, quand je constatais qu’on ne disait plus « Graffenstaden » tour court mais « Illkirch/Graffenstaden », et quand j’appris que l’équipe de basket existait toujours mais sous le nom peu romantique de « SIG », pour Strasbourg/Illkirch/Graffenstaden. J’appris aussi qu’on avait construit à Graffenstaden des machines à vapeur, dont la célèbre 242 (1) dite « La Divine », qui avait remorqué les Paris-Lille pendant près de dix ans, avant d’être mise au repos définitif. Et ainsi, tout doucement, je rentrais dans des méditations sur le cours de l’histoire et les effets de l’écoulement du temps bien adaptées au concert qui allait suivre.

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La bossa neuve de Vinicius cantuaria

Au Duc, du fond du de la salle on entend normalement la musique produite sur scène. Sauf lorsqu’on se trouve placé derrière un couple de geeks en goguette pour une nuit parisienne, échangeant sur tout ou rien à débit continu, babillage incessant plus ou moins intime ponctué de rires saccadés. A ce prix, majoré de consommations aptes à alimenter chez ce type de spectateur cochon payeur le buisson ardent d’un strict désintérêt pour la choses musicale, la bossa comme le tempo souple de la chanson brésilienne peuvent donner lieu à quelques interludes pour un journaliste marri…

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11 pour le 11/11. Jazzdor, Strasbourg : Peter Brötzmann Chicago Tentet + 1 à Pôle Sud.

  11 pour le 11/11. Jazzdor, Strasbourg : Peter Brötzmann Chicago Tentet + 1 à Pôle Sud. Peter Brötzmann (s, cl), Joe McPhee (tp, s, tb), Mats Gustafsson (ts, bs), Ken Vandermark (ts, bs, cl), Johannes Bauer (tb), Jeb Bishop (tb), Per-Äke Holmlander (tb, tu), Fred Lonberg-Holm (cello, élec), Kent Kessler (b), Michael Zerang (d), Paal Nilssen-Love (dm). Ah ça, on peut dire qu’ils auront commémoré le 11 novembre de façon unique à Pôle Sud. D’une part parce que c’était le seul concert en France du Chicago Tentet + 1 — et ten + 1, si mes souvenirs de calcul mental sont exacts, ça fait 11 —, d’autre part parce que Peter Brötzmann, en Tentet, Onztet, ou autre formation, a l’habitude de célébrer les événements (chacun de ses concerts en est un) à sa façon.

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Jazzdor. Strasbourg, Pôle Sud, 10/11.

Jazzdor. Strasbourg, Pôle Sud, 10/11 : Daniel Erdmann (ts), Heinz Sauer (ts), Johannes Fink (b), Christophe Marguet (dm); Michel Portal (cl, bcl, bandonéon, Keyvan & Bijan Chemirani (perc, sas). Quartet inédit, transgénérationnel et transfrontalier, spécialement réuni à l’initiative de Jazzdor pour fêter les 10 ans de son programme « Jazz Passage » — qui réunit des musiciens allemands et français des deux côtés de la frontière — et pour rendre hommage à Albert Mangelsdorff, le combo « ornettien » Erdmann/Sauer/Fink/Marguet réussit à convaincre dès les premières notes.

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Jazzdor, Strasbourg 08 & 09/11.

Jazzdor, Strasbourg 08 & 09/11. 08/11 : Reut Regev R*time Trio, salle du Portique. Commencer la 27° édition de Jazzdor par Reut Regev et son trio, programmés dans une salle située en plein campus universitaire de Strasbourg n’est pas un choix innocent. Il révèle à la fois une fidélité de la part de Philippe Ochem — le directeur du festival — qui avait déjà invité la tromboniste voici deux ans (sans que ses collègues programmateurs se précipitent pour l’imiter par la suite : elle revient pour un concert unique en France). Il manifeste aussi une volonté d ‘innover en se rapprochant d’un public étudiant toujours élusif (trois/quatre petites années de fac, et que je m’en vais chercher du taf ailleurs…) et donc sans cesse à reconquérir.

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Trio [em], Institut Goethe, Paris (dans le cadre du festival Jazzycolors), 07/11.

Trio [em], Institut Goethe, Paris (dans le cadre du festival Jazzycolors), 07/11. Si on a déjà pu voir le pianiste Michael Wollny à Paris en solo ou en duo avec son compatriote et aîné Joachim Kühn, c’est la deuxième fois que le trio [em] — qu’il a formé voici une dizaine d’années avec la bassiste Eva Kruse et la batteur Eric Schaefer — vient se produire dans la capitale. La fois précédente, ils jouaient au Sunside en… janvier 2007. Si l’on peut s’étonner d’une telle rareté, s’agissant d’un des groupes phares du jeune jazz allemand, on ne peut que féliciter Jazzycolor — festival qui investit chaque automne une petite dizaine de centres culturels étrangers à Paris, loin des bastions du jazz « officiel » — d’avoir eu l’initiative d’inviter ces talentueux musiciens, aussi connus de l’autre côté du Rhin que méconnus dans l’Hexagone.

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Trio [em], Institut Goethe, Paris (dans le cadre du festival Jazzycolors), 07/11.

Trio [em], Institut Goethe, Paris (dans le cadre du festival Jazzycolors), 07/11. Si on a déjà pu voir le pianiste Michael Wollny à Paris en solo ou en duo avec son compatriote et aîné Joachim Kühn, c’est la deuxième fois que le trio [em] — qu’il a formé voici une dizaine d’années avec la bassiste Eva Kruse et la batteur Eric Schaefer — vient se produire dans la capitale. La fois précédente, ils jouaient au Sunside en… janvier 2007. Si l’on peut s’étonner d’une telle rareté, s’agissant d’un des groupes phares du jeune jazz allemand, on ne peut que féliciter Jazzycolor — festival qui investit chaque automne une petite dizaine de centres culturels étrangers à Paris, loin des bastions du jazz « officiel » — d’avoir eu l’initiative d’inviter ces talentueux musiciens, aussi connus de l’autre côté du Rhin que méconnus dans l’Hexagone.

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Ambrose Akinmusire concentré sur un jazz singulier

Etait-ce l’effet de l’Election Day en cours à cette heure là outre Atlantique ? Les deux premières personnes croisées à l’entrée du club attaquaient directement hier sur l’économie : « Une affiche comme celle d’Ambrose ça fait du monde oui, heureusement d’ailleurs. Parce que bon, faire tourner un club aujourd’hui à Paris, c’est pas coton. On nous prend tellement de fric… » affirme Stéphane Portet le patron du club de la rue des Lombards une grimace au coin des lèvres.