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Le Jazz Live

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Patrick Fradet: de l'Orkestronika au Robosonik

Vendredi 22 juin, Patrick Fradet présentait à l’Anis Gras d’Arcueil l’étrange orchestre robotisé sur lequel il prépare la création en novembre de son Robosonik. En attendant, dès ce soir 23 juin, ainsi que les 24 juin, 7 et 8 juillet, on peut aller découvrir au même endroit son projet précédent, déjà bien rodé, Résistrancepar le grand ensemble Orkestronika.

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Doodlin' au Sunside

Après quelques semaines loin des clubs, Franck Bergerot s’est autorisé une première et timide sortie au Sunside pour écouter le groupe vocal Doodlin’ parrainé par le trompettiste Michel Barrot. Doodlin’, c’était l’un des plus grands tubes d’Horace Silver, l’un des plus beaux arrangements des Double Six et le nom de l’un des deux chattes de Mimi Perrin. Depuis une douzaine d’année, c’est le nom d’un trio vocal venu de Provence qui rend aujourd’hui un hommage à Duke Ellington arrangé par le contrebassiste Gérard Maurin.

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Guinche d'été au cercle des poètes disparates

Concert secret numéro 9, toujours organisé par Yan Beigbeder (A Voix Haute, Jazz à Luz) et “Einstein on The Beach”, dans la bonne ville de Bordeaux qui a d’autres chats à fouetter (Epicuriales, Fête du Vin, Fête du Fleuve, bientôt Herbie Hancock, Fête de la fête et j’en passe), dans la mesure où sa célébrité repose moins sur son rayonnement artistique que sur le nom même du breuvage alcoolisé qui fait sa gloire, et d’une certaine façon sa fortune…

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Léon, showman soulful

Le décor du théâtre montmartrois recèle quelques effluves de kitsch rétro, témoin ce cliché de Patrick Dewaere en goguette placardé au mur du bar. Le public du soir s’avère truffé de fans, d’aficionados invités, règle d’or désormais pour des concerts promos. Léon entre en scène sous la claque. Aussitôt dans le vif du sujet il chante et danse sans lâcher son micro.

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Jazzdor, Strasbourg-Berlin (4)

Une dernière soirée emplie d’émotions, évidemment : d’abord c’est la dernière, ensuite le nouveau groupe de Marc Ducret (« Real Thing # 1 ») clôture le festival sur une note tellement forte que tous en sont bouleversés, et comme auparavant Daniel Humair et son « New Reunion » quartet ont joué le jeu crânement et en beauté, la coupe est pleine. On n’oubliera pas de dire aussi que les premières notes sont revenues à un sextet(t) réunissant des élèves de Strasbourg (Conservatoire) et de Berlin (Jazz-Institut), qu’ils ont fort bien joué des compositions de chacun, qu’ils avaient travaillé toute la semaine, et qu’ils ont nom : Musina Ekobissé (ts), Markus Ehrlich (ts), Chris Karantzas (g), Tom Georgel (p), Igor Spalatti (b) et Arthur Vonfelt (dm). Il se dit que les strasbourgeois, séduits par les perspectives de la capitale allemande en matière d’enseignement (et autre…) aimeraient s’installer ici dès l’an prochain. Pour ça, il faut rentrer au « Jazz-Institut » dont les professeurs ont nom (entre autres) David Friedman, Jon Hollenbeck, Greg Cohen…

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Jorge Rossi, des baguettes au piano

A l’invitation de Baptiste de Chabaneix, Jorge Rossi est venu passer trois jours à Toulouse. Comme on le sait, depuis qu’il a quitté le trio de Brad Mehldau, Jorge Rossi joue de plus en plus de piano, sans pour autant abandonner la batterie. L’occasion était trop belle pour se faire une idée de son travail sur l’instrument à clavier.

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Jazzdor, Strasbourg-Berlin (3)

Grande soirée hier, sans doute la plus complète, la plus intense, la plus excitante depuis le début du festival. Et je commencerai par un nouvel aveu : je ne connaissais pas très bien Nils Wogram (tb), et je vais tenter très rapidement de combler cette faille. Car ce tromboniste – qui propose aussi un duo avec Simon Nabatov (p) – est manifestement un très grand talent de la scène actuelle. C’est du moins ce qui apparut très vite au détour de son dialogue inédit avec Bojan Z : une seule répétition ensemble, des unissons parfaits, des « chases » au quart de poil, une aisance stupéfiante et un son superbe. Bien partagé entre les deux compositeurs, le répertoire a associé les thèmes voyageurs de « notre » pianiste (dont le très beau Multi Don Kulti dédié à Don Cherry, ressorti des cartons), et les compositions du tromboniste, dont en rappel une petite et délicieuse chose très ellingtonnienne dont je n’ai pas saisi le titre. Les duos trombone/piano ne sont pas légion dans l’histoire du jazz : j’ai trouvé des occurrences de rencontres entre Albert Mangelsdorff et Wolfgand Dauner à deux reprises (1969 et 1982), un duo enregistré entre Roswell Rudd et Giorgio Gaslini en 1979, et pas grand chose d’autre. Beaucoup de monde en ce début de soirée, et un accueil enthousiaste.

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Jazzdor, Strasbourg-Berlin (2)

Ville trouée, de par son histoire et sa conception, ville divisée (pour les mêmes raisons, à quoi s’ajoute le souvenir de cette division dans le réel du mur), Berlin aurait pu servir à Sigmund (Freud, pas le chat) de métaphore pour l’écriture de cette refente dans le sujet. Il préférait Rome, dont la structure à base d’empilements successifs et de réutilisation des matériaux, convenait bien à sa vision de l’Inconscient.

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Jazzdor, Strasbourg-Berlin (1)

Beaucoup de choses en peu de temps : le déplacement, les affects qui en découlent, l’irruption soudaine dans le nouveau lieu du festival (je n’étais pas venu depuis deux ans), la musique, et jusqu’à l’arrestation du « dépeceur de Bordeaux » à Berlin qui me vaut quelques blagues narquoises et amicales.