Actuellement en kiosque

Le Jazz Live

classés dans: Non classé

April in Paris N°4 : le Second Quintette de Miles par Keith Waters

Le lundi 16, à deux jours du bouclage. J’ai renoncé à me rendre à l’inauguration Jaco Van Dormael au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris où est prévu un concert en hommage au regretté guitariste Pierre Van Dormael. Je traîne au bureau, fignoler et anticiper le rush des dernières heures avant départ du prochain numéro pour l’imprimerie. Dans un métro tardif, je me plonge dans l’ouvrage du musicien et musicologue Keith Waters « Miles Davis Quintet, 1965-1968 » (Oxford University Press).

classés dans: Non classé

April in Paris N°5 : Le jazz est-il de gauche ? Quel Jazz ?

Une question à la con dont pourtant, si l’on prenait le temps de l’examiner avec les outils de l’histoire (rappeler par exemple les relations de la gauche d’avant-guerre américaine avec le jazz) et de la sociologie (des chiffres, des chiffres !), ne serait pas sans intérêt. Le 24 au matin, invitée de Marc Voinchet sur France Culture, Elisabeth Levy rapporte que, depuis cinq ans, le pianiste Dominique Fillon vit l’enfer parce que du fait de son lien familial avec François Fillon, son frère Premier Ministre, il n’a plus d’engagement dans les municipalités de gauche.

classés dans: Non classé

April in Paris N°6 : Alexandre Herer Trio, Olivier Laisney “Slugged”

Le 25 avril, à l’heure où la presse concentrait sa présence sur la soirée anniversaire du label allemand ACT au New Morning, il fallait bien que quelqu’un se rende à la soirée du label Onze Heures Onze qui célébrait deux parutions au studio de l’Ermitage, les disques du trio d’Alexandre Herer et  du quintette d’Olivier Laisney.

classés dans: Non classé

April in Paris N° 7 : La Marmite infernale et le cauchemar d’Hector

Peut-être aurait-il fallu – comme on lit le livret d’un opéra avant d’aller l’entendre – connaître quelque peu la musique d’Hector Berlioz qui m’a toujours d’autant plus laissé indifférent que les dernières écoutes que je lui ai consacrées doivent remonter à mes cours de musique de troisième, entre deux exercices à la flûte à bec. Pourtant, si j’avais pris la peine de le lire avant l’exctinction des lumières de la salle, un programme distribué à l’entrée m’aurait confirmé avec force détails que la musique du grand compositeur y est bien revisitée. Réappropriée par l’Arfi en un folklore imaginaire.

classés dans: Non classé

April in Paris N° 8 : Noémie Boutin, Marc Ducret, Tony Tixier

Par quel étrange snobisme, le rédacteur d’un journal comme Jazz Magazine a-t-il pu bouder le lancement de la Journée du jazz à l’Unesco en ce 27 avril ? Préférant aller entendre à l’Atelier du Plateau la violoncelliste Noémie Boutin qui avait prévu d’interpréter la Suite n°2 pour violoncelle seul de Bach et un extrait de Les Âges de l’homme de Giacinto Scelsi (en relation avec une exposition photos du même titre par Hervé Frichet), commandant par ailleurs à Marc Ducret la composition d’une pièce pour violoncelle et guitare électrique et une intervention improvisée en solo. Une question d’écologie peut-être commandée par la qualité d’écoute de l’Atelier du Plateau et de son public.

classés dans: Non classé

Doodlin' au Sunside

Après quelques semaines loin des clubs, Franck Bergerot s’est autorisé une première et timide sortie au Sunside pour écouter le groupe vocal Doodlin’ parrainé par le trompettiste Michel Barrot. Doodlin’, c’était l’un des plus grands tubes d’Horace Silver, l’un des plus beaux arrangements des Double Six et le nom de l’un des deux chattes de Mimi Perrin. Depuis une douzaine d’année, c’est le nom d’un trio vocal venu de Provence qui rend aujourd’hui un hommage à Duke Ellington arrangé par le contrebassiste Gérard Maurin.

classés dans: Non classé

Kenny Barron à Marciac

A chacun de ses concerts en France, Stan Getz avait coutume de le présenter ainsi : « Monsieur le Baron ». Outre l’à-peu-près sur son patronyme, clin d’oeil destiné au seul public français, peut-être s’agissait-il d’une manière d’adoubement. Une façon de signifier que Kenny Barron, l’un des musiciens les plus fins qu’il ait jamais employés, appartenait bien à l’aristocratie des pianistes. En quoi Getz parlait en orfèvre.

classés dans: Non classé

Fly, un jazz d'école

Un orchestre de jazz et une école de journalisme: quel rapport me direz-vous ? Aucun à priori. Sauf qu’à assister à un concert du trio américain on se rend compte qu’il peut exister un point de convergence entre ces deux structures. On y apprend à déceler en temps réel la circulation de l’information à en décrypter les flux entrants ou sortants. Simplement les notes, les sons font office de parole ou d’écrit. Le reste est question de savoir faire, d’acquis, d’intelligence partagée. D’intentions et de créativité également.