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Le Jazz Live

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Jazz à Juan. Valeurs sûres et éternel retour

 En préambule, un mea culpa. Dans le line up de TROC (18 juillet), j’ai placé étourdiment la guitare entre les mains de Claude Engel alors que c’était Amaury Filliard qui officiait. Mes excuses aux deux intéressés et à nos lecteurs. La soirée du 19 a connu un franc succès populaire, grâce à Bobby McFerrin dont les prouesses vocales ont de quoi émerveiller un public excédant largement celui des seuls amateurs de jazz. Mais avant lui, les Jazz Crusaders avaient prouvé que la longévité du groupe et la faveur dont il jouit depuis un demi siècle n’avait rien de fortuit.

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Jazz à Juan, guitare et nostalgie

À en juger par l’assistance plutôt restreinte de la pinède Gould, la soirée du 18 juillet consacrée à la guitare n’a pas vraiment convaincu. Il faut dire que le concept manquait quelque peu de visibilité et que la succession de guitar heroes ne suffisait pas à lui conférer une cohérence. D’autant que la présence du groupe Troc d’André Ceccarelli ne s’imposait pas vraiment en un tel contexte – sauf à illustrer la coloration jazz-rock, dominante d’un concert largement étiré dans le temps.

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Jazz Miniatures à Larmor-Plage

Du 11 au 13 juillet, l’association Hop’n Jazz, sise à Larmor-Plage en pays de Lorient, organisait son cinquième Jazz Miniature. Jazzmag y était pour un final sous la forme de deux duos, celui de la chanteuse Violaine Schwartz et de la contrebassiste Hélène Labarrière autour de la chanson réaliste du début du siècle et celui du pianiste Stéphan Oliva et du vidéaste Philippe Truffault autour du film noir.

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Nice Jazz Festival. Un air de famille

Le jazz manouche est souvent une affaire de parentèle. De fratrie, de cousinage. De dynastie. L’exemple vient de loin, et de haut, avec les Reinhardt, Django, son frère Joseph et leur descendance. A l’heure actuelle, le trio Rosenberg en est l’exemple emblématique.

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Jazz à Luz (4)

Pour la dernière journée de son édition 2012, Luz proposait à ses festivaliers un concert « grand standing » avec le trio historique Evan Parker – Barry Guy – Paul Lytton. Une façon de clôturer en fanfare un cru qui aura très favorablement impressionné.

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Jazz à Luz (3)

Le festival de Luz se singularise par une attitude décomplexée vis-à-vis du jazz au sens étroit du terme, comme l’a signalé David Cristol sur ce même blog. Pour autant, les deux derniers jours de l’édition 2012 furent la vitrine de musiciens au background plus orienté jazz. Ils proposèrent des prestations enthousiasmantes, l’acmé de cette avant-dernière journée étant le Whahay Trio.  

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Oloron, histoires de jazz sans Russe

Deux petites histoires recueillies auprès de commerçants locaux illustrent l’adage “Nul n’est prophète de jazz en son pays”, à l’attention d’un festival pyrénéen qui fêtera tout de même son vingtième anniversaire l’an prochain.Un hôtelier à une cliente : « Le jazz ? Trop compliqué ! Moi ici j’écoute Balavoine, lui c’est clair et net pour tout le monde. » Un pâtissier du centre ville, chez qui une festivalière gourmande venait quérir un Russe, merveilleux gâteau à la crème et spécialité renommée de la ville : « Le festival de jazz ? Il ne m’apporte rien question clientèle. Donc je ferme ma boutique cette semaine là. » Les bonnes notes du festival ne suffisent pas forcément à faire la jonction entre les deux rives du  Gave…    

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Nice Jazz Festival. La tornade louisianaise

Hier, le 10, La Nouvelle-Orléans a investi le Théâtre de Verdure. Dr John, puis Troy Andrews, alias Trombone Shorty, ont fait vibrer une assistance copieuse, toute prête à communier dans l’orgie sonore. A se laisser envoûter par la magie d’une musique festive qui mêle tradition et modernité, jazz des origines et funk mâtiné de soul, de rock, de hip-hop. Le tout dans un déluge effréné de décibels.

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Maurane à Ajaccio

Elle est épatante en répèt’, Maurane ! Sur la scène du Casone d’Ajaccio, surplombant la ville et la mer (lui même chapeauté — comme qui dirait — par devinez qui, bicorne en tête, au sommet d’un monument qui énumère ses victoires gravées dans la pierre), elle transforme son soundcheck en un tour de chauffe à la fois pro et décontracté qu’on prendrait presque pour un sketch un brin surréaliste : « J’ai peur des lumières ce soir… (d’une voix lugubre) … j’ai déjà chaud, là, sur scène » 

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Jazz à Luz (1)

/Vendredi 06 juillet 2012/ « Tout sauf du jazz à Luz » pourrait être le sous-titre de cette édition, dont l’intitulé ne représente pas, loin s’en faut, l’éventail des musiques proposées dans la bourgade des Pyrénées. Le jazz, puisque c’est de lui qu’il ne s’agit pas, brille par son absence ! Faut-il s’en offusquer ? Sans doute pas. Mieux vaut apprécier ce qui nous est donné à entendre, artistes issus de multiples univers, choisis avec soin par des organisateurs dont l’enthousiasme et l’implication de tous les instants font plaisir à voir. « Le pari de l’étonnement » est le credo affiché de ce festival né en 1990. Ouvrons donc les oreilles…