Round About Limoges, au Rocher de Palmer (entre autres) : « Sun Dew »

Une semaine « Limoges » ça ne s’invente pas, ça survient. Et si ça ne casse pas, ça passe. « Eclats d’Email » bat son plein. « Sun Dew » devaient y jouer mercredi 22 novembre. Une aubaine pour la Nouvelle Aquitaine qui, en dehors du festival d’Oloron et de quelques beaux mouvements du côté de Pau, n’est pas la région de France la mieux enjazzée. Avec aussi les concerts du Rocher, particulièrement les sessions « DIVA ». Nous y étions.

Sun Dew : Héloïse Lefebvre (violon, compositions), Paul Audoynaud (guitares, compositions), Paul Santner (basse, contrebasse), Johannes Von Ballestrem (piano-Fender Rhodes), Livon Yariv, violoncelle), Christian Tschuggnall (dm)

Et pourquoi Limoges ? Parce que (Paul Audoynaud y insiste longuement) une partie au moins des musiciens de ce sextet (Laborie Jazz) est d’origine limousine. Même s’ils travaillent surtout à Berlin, où ils se seraient rencontrés. Qu’importe après tout. J’étais à Limoges en début de semaine pour prendre livraison d’une palette de 78 tours d’opéra, neufs ou à peu près. Plus quelques photos (dont une magnifique de Martial Solal, époque « Leloir est cher »), et des quintaux de livres (toujours opéra).

Et la musique ? Elle est écrite avec soin, jouée avec un rien d’application, des compositions de la violoniste et du guitariste, à part deux reprises enchaînées du groupe Queen, plutôt bien venues. La présence du violon et du violoncelle donnerait une sorte de chair chambriste à l’ensemble, mais la ressemblance avec les avancées du Tricollectif s’arrêtent là. Ce groupe est jeune, même s’il a déjà une carrière, on aimerait un peu plus d’engagement collectif, on aimerait même un soupçon de folie. Bien fait, mais trop lisse. Une écriture harmoniquement judicieuse, mais un petit manque d’aspérités.

Les soirées DIVA mobilisent du monde, c’est bien, autour de groupes en devenir, avec dégustation après concert. Car DIVA, ce n’est ni pour le film, ni pour Renata Tebaldi, mais pour le vin. À suivre, évidemment.

Philippe Méziat

(photo Dovile Sermokas)

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