Daniel Humair

Europa Jazz Festival. Claude Tchamitchian sextet / Daniel Humair quartet

C’est dans une atmosphère feutrée et intimiste qu’a débuté hier le « grand final » de l’Europa Jazz Festival, la soirée ayant eu à subir la concurrence conjointe d’une demi-finale de Champion’s League et d’un débat télévisuel censé rien moins que décider des cinq années à venir dans l’hexagone…

Tourcoing fait tourner les Planètes jazz

  Il s’est échappé de la fournaise d’une scène surchauffée dès le dernier coup de médiator donné. Au dehors Sylvain Luc respire l’air curieusement à peine frisquet d’une nuit automnale à la frontière belge.  Toute surprise de le trouver là seul, une jeune femme brune s’approche et, face à face, lui lance « wonderfull, fantastic, so much feeling, creatvity… » Etonné le guitariste bayonnais a juste le temps de répondre un « merci » Elle enchaîne aussitôt saisie d’une terrible urgence, traduction assurée par son ami photographe du cru « Je suis chanteuse. Quel musicien me recommanderais-tu dans ce même registre de qualité pour m’accompagner ? » Sylvain Luc, acculé dans les cordes en restera coi…

Malguénac 2014/1 : Bruno Ruder solo, Nicolas Folmer, Daniel Humair et Michel Portal 5tet

Hier, 21 août, ouverture du festival Arts des villes et Arts des Champs à Malguénac, village de l’Ouest de Pontivy. Après une première partie dévolue au quartette de la chanteuse Marion Thomas, Bruno Ruder y occupait deux fois l’affiche, en solo et au sein du “Sphere Quintet” (appelons le comme ça en empruntant à cette formation le titre de son album) du trompettiste Nicolas Folmer avec pour vedettes Daniel Humair et Michel Portal. Ces derniers ouvrirent les festivités à l’occasion d’une table ronde sur l’improvisation.

Daniel Humair à La Nouvelle Seine

Ce soir 14 avril la péniche La Nouvelle Seine, en face de Notre-Dame de Paris, ouvrait pour la seconde fois ses portes au jazz avec Daniel Humair et ses complices Vincent Lê Quang et Stéphane Kerecki.

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Nevers D'Jazz, troisième journée, Solo pour trois, Shakespeare Songs, An Old Monk, Daniel Humair 4te

Si une journée devait illustrer la tendance de « Nevers D’jazz » à vagabonder sur des territoires un peu extérieurs au jazz, et même à la musique pure, on choisirait celle d’hier, qui a vu Shakespeare à l’honneur d’un projet original et le théâtre mis en avant à travers les dires d’un « vieux moine » qui ressemblait parfois à Monk (Thelonious). C’est que Roger Fontanel, directeur du festival, se bonifie encore avec les ans, et hésite de moins en moins à faire partager au public son goût pour les arts de la scène, et plus généralement ses affinités culturelles. Et tout le monde de s’en trouver bien !

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Rendez-vous de l'Erdre (II), belle plaisance et belle présence du jazz

C’est à bord d’une toue cabanée de la meilleure provenance, conduite d’une main sûre par Yann, que nous remontons samedi vers 16.30 la cohorte des bateaux qui vont se diriger vers le fond de l’Erdre, là où est posée la scène nautique. Cette régate un peu particulière regroupe chaque année les bateaux les plus divers, en provenance de notre hexagone mais aussi parfois au-delà, et donne aux abords de la petite rivière parfaitement navigable un air de fête populaire tout à fait réjouissant. La musique accompagne depuis longtemps cet évènement de la fin du mois d’août, et depuis une huitaine d’années c’est Armand Meignan qui est chargé de lui donner sa partition musicale, sur le thème du jazz, décliné sous toutes ses formes. L’accès aux bords de l’Erdre est totalement gratuit, et les commerces provisoires installés sur les quais sont tenus par des associations, et pratiquent des tarifs très accessibles. 

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Rendez-vous de l'Erdre (I), Michel Portal Unit, Céline Bonacina, Paul Rogers

Les « Rendez-vous de l’Erdre » attirent de plus en plus de monde. D’habitude, le vendredi soir, les rues avoisinant les bords de l’Erdre côté Scène Sully (une des scènes jazz les plus suivies du festival) sont quasiment fluides. Hier soir, impossible d’avancer sans se heurter à un public dense, bon enfant et familial. Quant à trouver une bonne place pour le premier concert (le trio de Paul Rogers), inutile d’essayer après 19.30. Pourquoi ce succès ? La douceur de la programmation d’Armand Meignan ? La qualité du temps qu’il fait ? Allez savoir.  

Jazzdor, Strasbourg-Berlin (4)

Une dernière soirée emplie d’émotions, évidemment : d’abord c’est la dernière, ensuite le nouveau groupe de Marc Ducret (« Real Thing # 1 ») clôture le festival sur une note tellement forte que tous en sont bouleversés, et comme auparavant Daniel Humair et son « New Reunion » quartet ont joué le jeu crânement et en beauté, la coupe est pleine. On n’oubliera pas de dire aussi que les premières notes sont revenues à un sextet(t) réunissant des élèves de Strasbourg (Conservatoire) et de Berlin (Jazz-Institut), qu’ils ont fort bien joué des compositions de chacun, qu’ils avaient travaillé toute la semaine, et qu’ils ont nom : Musina Ekobissé (ts), Markus Ehrlich (ts), Chris Karantzas (g), Tom Georgel (p), Igor Spalatti (b) et Arthur Vonfelt (dm). Il se dit que les strasbourgeois, séduits par les perspectives de la capitale allemande en matière d’enseignement (et autre…) aimeraient s’installer ici dès l’an prochain. Pour ça, il faut rentrer au « Jazz-Institut » dont les professeurs ont nom (entre autres) David Friedman, Jon Hollenbeck, Greg Cohen…