Eymet

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Omar Sosa, prestigieux prestidigitateur

« Pourquoi Omar Sosa attire-t-il tant de monde ? », me demandai-je avant même d’entrer dans l’ex salle des fêtes d’Eymet rebaptisée Espace culturel, relookée et surtout réinsonorisée depuis quelques mois. Examen de concert totalement réussi de ce point de vue : 350 personnes, enchantées par quasi deux heures de concert non-stop, deux rappels, standing ovation, que demander de plus ?   

Parisien met dans le mille avec Codjia

Il se passe de plus en plus de choses au château d’Eymet. Je parle bien sûr des concerts qu’y organise Laurent Pasquon et son équipe de bénévoles de Maquiz’Art. Ce samedi, une rencontre quasi inédite entre Emile Parisien et Manu Codjia (seulement leur deuxième prestation en duo, la première a eu lieu en juin dernier à Grenade). Soit une espèce de pari sur l’aventure et l’invention : tenir le public en haleine. Avec un procédé vieux comme le monde : que va-t-il se passer ? Eh bien, nous ne le savons pas. En un mot, la surprise.  

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BCG, le vaccin anti-morosité

B comme Blanchet-C comme Codjia-G comme Gaubert, voilà un trio tout de même assez fortuit. Un de ces assemblages réalisés à l’enseigne du pourquoi pas ? A l’origine, un batteur bordelais, Philippe Gaubert, dont on dira pour commencer qu’il n’a pas la reconnaissance qu’il mérite. Idem pour son copain Boris Blanchet, hélas oublié par Xavier Daverat dans son impressionnante étude des saxophonistes coltraniens (1). Quant à Manu Codjia, sa réputation n’est plus à faire : lancez-lui n’importe quel défi, il le relèvera, imperturbablement, diffusant cette sorte de sagesse bénéfique, à l’inverse du son tranchant qu’il a choisi de donner à sa guitare.

Coltrane au fond du cœur

Soirée tout à fait originale et parfaitement réussie samedi 9 au ‘Off’ d’Eymet, dans un Hall bien garni : plus de 80 personnes, dont pas mal de jeunes gens attirés sans doute par l’aura de John Coltrane à qui la soirée était consacrée. Laurent Pasquon, président de Maquiz’art, l’association organisatrice de ce festival à la fois intime et ambitieux, avait choisi une formule originale et risquée : évoquer la figure du célébrissime saxophoniste non seulement par la musique, mais aussi par le verbe.

Un autre Zimmermann

Daniel Zimmermann n’a rien à voir avec le prénommé Bob, alias Bob Dylan. En revanche, il a quelque chose de Roswell Rudd. Petit air de ne pas y toucher et humour à la boutonnière (de sa chemise : le gaillard n’a jamais froid). Et je ne vous parle pas de sa virtuosité trombonisitique. Il a mis sur pied un quartet qui est un joyau d’inventivité et de complicité. Avec un répertoire tout à fait original, dans les deux sens du terme.

Où va Séva…

Branle-bas de caméras dans le hall de la salle des fêtes d’Eymet : six, drivées par Hervé Mazaury et AvuTV, pour l’enregistrement du prochain album d’Eric Seva, CD et DVD, conjoints. Et on ne vous parle pas des prises faites, musique au vent, interviews, dans cette bastide médiévale, tour et cour du château, jardin fleuri, etc. Cette déambulation correspond bien au tempérament d’Eric Séva, « nomade sonore » ainsi qu’il se nomme lui-même et ainsi qu’il appellera son futur album, “live” donc.