Gérard Terronès

TERRONÈS Photo François Gaillard

Gérard Terronès : “Au service des artistes”

Tandis que nous venons d’apprendre la disparition du grand producteur Gérard Terronès, retour sur son parcours exemplaire d’amoureux-militant du jazz à travers cet article que Philippe Vincent avait signé pour Jazz Magazine en 2012.   Beaucoup connaissent la silhouette longiligne de Gérard Terronès, surmontée d’un chapeau andalou mais peu de gens, si ce n’est quelques… Lire la suite »

Du Jazz à La Java

Un lundi par mois, l’infatigable résistant-militant de la cause du jazz, Gérard Terrones, le producteur équitable de musiques improvisées, organise avec opiniatreté des concerts toujours très ébouriffants, dans un lieu chargé d’histoire. Ce soir, au menu, c’est grand format

Edward Perraud à la Java: musique tectonique

Les sons jaillissent comme autant de fusées de feux d’artifice. Trois, cinq, dix à la fois sans que l’on puisse en déterminer précisément la source. Voix, frappes, accords, notes de peaux, cordes ou gorges éclatent en grappes électroniques. Le goût pique fort dans l’oreille plutôt acide que sucre. Les trois musiciens, batteur compris, dansent une drôle de gigue de mains et pieds sollicités autour de deux trois dix vingt pédales d’effets éparpillées sur la vénérable scène de la Java.

Ramon Lopez, Sylvain Kassap du libre jazz à la Java

 L’un regarde l’autre et l’autre pas. Juste une question d’instrument, de leur nature physique propre et de leur environnement immédiat. Concentré, réfugié dans sa cosmogonie de la batterie Ramon Lopez paraît intérioriser le flux d’informations pour mieux tout entendre. Sylvain Kassap plus décontracté filtre les sons au fur et à mesure que son regard capte les signes donné par les baguettes mises en mouvement. Se dessine alors un singulier échange intérieur extérieur, lequel traduit  semble-t-il un moment vécu de séduction musicale mutuelle.

Sylvaine Hélary et Noémi Boutin font la Java

Fusion, musiques actuelles. Parlons-en. Avec l’ouverture d’esprit que cela suppose et non pas avec le petit bout de la lorgnette. Car que fait d’autre la flûtiste Sylvaine Hélary lorsqu’elle convoque Henri Michaud entre batterie et orgue Hammond ou lorsqu’elle invite le violoncelle de Noémi Boutin sur des partitions de Giacinto Scelsi et Marc Ducret ?