Gerry Hemingway

Soir de tempête rue des Lombards : Blaser, Toulon, Widemann

Le 6 février dernier, rue des Lombards, Samuel Blaser jouait en quartette la musique Guillaume de Machault au Duc, Rémi Toulon réinventait le trio au Sunside, le quartette de Benoît Wideman groovait au Baiser Salé et Franck Bergerot errait d’un club à l’autre en attendant Qumaira.

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Pascal Contet, Marilyn Crispell & Gerry Hemingway, David Chevallier, Médéric Collignon, Europa Jazz

François Couperin, rappelle Pascal Contet avant de commencer son solo par une pièce de l’auteur de « l’Astrée », appelait de ses voeux un instrument (autre que l’orgue) capable de « gonfler et dégonfler le son ». L’accordéon a été réalisé dans les années qui ont suivi, on dirait presque pour réaliser ce voeu. En tous cas, « Les ombres errantes » débutent ce solo de midi (Collégiale St-Pierre-La-Cour) de la plus belle façon qui soit. Pur classicisme.

Atlantique Jazz Festival : Gerry Hemingway 5tet, Ellery Eskelin, Eténesh Wassié, Hamid Drake

Le « Vauban » fête ses cinquante ans d’existence. Au début des années 60, dans le cadre de la reconstruction de Brest, on a réuni en un seul lieu plusieurs affaires appartenant à la même famille, restaurant, hôtel, boite de jazz. D’où le « Vauban », qui a cinq niveaux de chambres, une vaste salle à manger, et en sous-sol un grand club de jazz (ou d’autres formes musicales). Pratique. Quasiment dans son jus avec tables à pieds en ferraile et formica. Quelques marches conduisent au parterre, comme si le concepteur du lieu, au parfum des pratiques jazzistiques, avait anticipé les trois niveaux d’écoute. Au plus près on fait silence et on écoute, en deuxième rideau on écoute mais on ne se prive pas d’embrasser sa voisine et de lui murmurer des choses indécentes (comme le titre du morceau, par exemple I’m In The Mood For Love), au troisième niveau on fait son commerce, on traite des contrats, on s’autorise à ne rien écouter du tout.

Europa Jazz Festival 2012, le final (4)

Ludovic Florin ayant déjà, sur ce même site, rendu compte avec enthousiasme et précision de la prestation du double trio Delbecq/Hersch, qui se produisait hier au Mans en tout début d’après-midi, je n’ai qu’une chose à ajouter : au Mans, en rappel, ils n’ont pas joué Mood Indigo, mais Lonely Woman. Pour le reste, avis conforme.