RAMON LOPEZ

Cuadernos de Jazz, 25e anniversaire à Madrid

En guise de présentation elle est censée donner l’ordre du  jour de cette soirée spéciale. Pourtant à la simple évocation du prénom de son mari disparu, la Directrice des Cuadernos del Jazz s’affiche émue aux larmes. Plus tard dans la soirée, au départ du second concert Ramon Lopez lui fait un cadeau surprise: un tableau peinture sur photographie traçant le portrait saisissant de Raul Mao époux co-fondateur de la revue espagnole. A Maria Antonia cette fois l’émotion lui traverse le corps. Le premier coup de cymbale intervient une délivrance.

Jazz libre à la Java

 « Aymeric ne sera pas là ce soir…Il a contre lui de se trouver à Ouagadougou. Et vous savez ce qui s’est passé au Burkina Faso avec les militaires  la semaine passée, je  vous fais pas un dessin… D’abord pas d’avion, puis un vol en début de semaine mais il fallait évacuer en priorité les expatriés français. Donc il est resté bloqué là-bas. » Derrière son petit guichet, au fond de la petite galerie mal éclairée, Cathy explique la mésaventure arrivée au trompettiste Aymeric Avice qui sera remplacé ce soir par Médéric Collignon.

Ramon Lopez, Sylvain Kassap du libre jazz à la Java

 L’un regarde l’autre et l’autre pas. Juste une question d’instrument, de leur nature physique propre et de leur environnement immédiat. Concentré, réfugié dans sa cosmogonie de la batterie Ramon Lopez paraît intérioriser le flux d’informations pour mieux tout entendre. Sylvain Kassap plus décontracté filtre les sons au fur et à mesure que son regard capte les signes donné par les baguettes mises en mouvement. Se dessine alors un singulier échange intérieur extérieur, lequel traduit  semble-t-il un moment vécu de séduction musicale mutuelle.

elindio

Europa Jazz Festival 2012, le final (1)

Un sans logis s’était réfugié dans les voitures de première classe, et il y dormait paisiblement. Impossible de le déloger, il connaissait son droit. Il fallut donc faire appel aux forces de police, qui furent d’une certaine lenteur à intervenir. Ajoutez à ce premier retard d’une heure un autre, probablement lié aux « difficultés de circulation » et vous saurez pourquoi je n’ai pas pu assister au solo de Fanny Lasfargues, hier jeudi, en la Collégiale St-Pierre-La-Cour. Déception, puisque j’avais beaucoup aimé sa prestation l’an dernier à Apt (voir sur ce même blog), et aussi, dans un genre un peu différent, ce qu’elle avait fait entendre (toujours en solo) à Cenon, il y a quelques mois.