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Rendez-vous ce 7 décembre au Théâtre 71 de Malakoff à 20h30 pour la première de The Ellipse du violoniste et compositeur Régis Huby. Jazz Magazine assistait hier à la répétition générale. Détaillons d’abord le personnel, sa déclinaison n’est pas anodine : Régis Huby (violon, composition), Guillaume Roy (violon alto), Atsushi Sakaï (violoncelle), Guillaume Séguron (contrebasse à archet), Matthias Mahler (trombone), Joce Mienniel (flûte), Jean-Marc Larché (saxophone soprano), Catherine Delaunay (clarinette soprano), Pierre-François Roussillon (clarinette basse), Marc Ducret (guitare électrique), Pierrick Hardy (guitare accoustique), Bruno Angelini (piano, piano électrique Fender-Rhodes, électronique), Illya Amar (vibraphone), Claude Tchamitchian (contrebasse), Michele Rabbia (percussions, électronique), Sylvain Thévenard (ingénieur du son). 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Ça n’est pas du jazz, mais ça n’est non plus rien d’autre et c’est inouï. Jazz magazine l’a ouï, les yeux bandés comme il se doit. À l’entrée de la salle de concert, on vous distribue un masque et l’on vous demande de vous bander les yeux. Enfin un concert que l’on ne va pas “voir”, mais “entendre” un point c’est tout. Voire ! On vous prend, un par un, tour à tour, par la main pour vous conduire à votre place. À la voix de mon accompagnateur, je comprends que c’est un homme qui me guide. Comme elle paraît douce à un homme la main d’un autre homme lorsqu’elle est le dernier lien qui vous rattache au monde. Dernier lien ? Et vos oreilles, monsieur le critique musical ? Ah, oui, mes oreilles ! Car nous entrons dans un espace invisible, mais sonore où toutes sortes de trilles se déploient venues de loin, comme de coulisses. « Vous allez pouvoir vous asseoir. 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Rendez-vous ce 7 décembre au Théâtre 71 de Malakoff à 20h30 pour la première de The Ellipse du violoniste et compositeur Régis Huby. Jazz Magazine assistait hier à la répétition générale. Détaillons d’abord le personnel, sa déclinaison n’est pas anodine : Régis Huby (violon, composition), Guillaume Roy (violon alto), Atsushi Sakaï (violoncelle), Guillaume Séguron (contrebasse à archet), Matthias Mahler (trombone), Joce Mienniel (flûte), Jean-Marc Larché (saxophone soprano), Catherine Delaunay (clarinette soprano), Pierre-François Roussillon (clarinette basse), Marc Ducret (guitare électrique), Pierrick Hardy (guitare accoustique), Bruno Angelini (piano, piano électrique Fender-Rhodes, électronique), Illya Amar (vibraphone), Claude Tchamitchian (contrebasse), Michele Rabbia (percussions, électronique), Sylvain Thévenard (ingénieur du son). Où l’on devine d’emblée la structure rhizomique qui tient ce grand ensemble en assurant la nourriture réciproque de ses différentes colonisations antérieurement identifiées et plus ou moins excentrées (Quatuor Ixi et Equal Crossing, Bruno Angelini Quartet, Yves Rousseau Quartet…). L’écriture de Régis Huby y fouille un terreau fertile qu’il enrichit par cette fouille même de projet en projet. On est d’emblée saisie par cette sonorité tout à la fois compacte et composite qui s’apparente en premier lieu à une extension orchestrale d’Equal Crossing. On y retrouve cette dimension “répétitive” que l’on se refuse à réduire à cela et à qualifier de minimaliste, tant la brièveté de la boucle se superpose à des gestes d’écriture plus ample. 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Alors ce foisonnement vous a des allures de forêt, des « hautes branches de l’aurore à l’ombre des buisons », connaissant des éveils tendres et des nocturnes sanguinaires, des épanouissements grandioses et des effrois terribles, des rendez-vous lumineux et des égarements étourdissants, où la répétition du même, plié, déplié, replié et redéplié, dans une sorte d’infini qui fait la cohésion de cette grande œuvre, en fait aussi la diversité inextricable et passionnante. • Franck Bergerot" ["post_title"]=> string(29) "Régis Huby crée The Ellipse" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(27) "regis-huby-cree-the-ellipse" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-12-07 01:39:57" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-12-06 23:39:57" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(36) "http://www.jazzmagazine.com/?p=15842" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [1]=> object(WP_Post)#5989 (24) { ["ID"]=> int(18013) ["post_author"]=> string(1) "2" ["post_date"]=> string(19) "2017-12-04 20:40:39" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2017-12-04 18:40:39" ["post_content"]=> string(6082) "Le 30 novembre dernier, le sonneur de cornemuse Erwan Keravec donnait le dernier de douze performances de son programme “Blind” au Théâtre 71 de Malakoff. Ça n’est pas du jazz, mais ça n’est non plus rien d’autre et c’est inouï. Jazz magazine l’a ouï, les yeux bandés comme il se doit. À l’entrée de la salle de concert, on vous distribue un masque et l’on vous demande de vous bander les yeux. Enfin un concert que l’on ne va pas “voir”, mais “entendre” un point c’est tout. Voire ! On vous prend, un par un, tour à tour, par la main pour vous conduire à votre place. À la voix de mon accompagnateur, je comprends que c’est un homme qui me guide. Comme elle paraît douce à un homme la main d’un autre homme lorsqu’elle est le dernier lien qui vous rattache au monde. Dernier lien ? Et vos oreilles, monsieur le critique musical ? Ah, oui, mes oreilles ! Car nous entrons dans un espace invisible, mais sonore où toutes sortes de trilles se déploient venues de loin, comme de coulisses. « Vous allez pouvoir vous asseoir. 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Et lorsque l’on connaît la plume de Régis Huby, on se doute qu’il n’a pas réuni ce all stars pour faire joli sur l’affiche. • Franck Bergerot" ["post_title"]=> string(53) "Blind : la cornemuse à l’aveugle par Erwan Keravec" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(4) "open" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(43) "blind-cornemuse-a-laveuglette-erwan-keravec" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2017-12-04 20:40:39" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2017-12-04 18:40:39" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(36) "http://www.jazzmagazine.com/?p=15816" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } ["comment_count"]=> int(0) ["current_comment"]=> int(-1) ["found_posts"]=> string(1) "2" ["max_num_pages"]=> float(1) ["max_num_comment_pages"]=> int(0) ["is_single"]=> bool(false) ["is_preview"]=> bool(false) ["is_page"]=> bool(false) ["is_archive"]=> bool(true) ["is_date"]=> bool(false) ["is_year"]=> bool(false) ["is_month"]=> bool(false) ["is_day"]=> bool(false) ["is_time"]=> bool(false) ["is_author"]=> bool(false) ["is_category"]=> bool(false) ["is_tag"]=> bool(true) ["is_tax"]=> bool(false) ["is_search"]=> bool(false) ["is_feed"]=> bool(false) ["is_comment_feed"]=> bool(false) ["is_trackback"]=> bool(false) ["is_home"]=> bool(false) ["is_404"]=> bool(false) ["is_embed"]=> bool(false) ["is_paged"]=> bool(false) ["is_admin"]=> bool(false) ["is_attachment"]=> bool(false) ["is_singular"]=> bool(false) ["is_robots"]=> bool(false) ["is_posts_page"]=> bool(false) ["is_post_type_archive"]=> bool(false) ["query_vars_hash":"WP_Query":private]=> string(32) "d510c906236d7a7cb9bb63794de820a0" ["query_vars_changed":"WP_Query":private]=> bool(false) ["thumbnails_cached"]=> bool(false) ["stopwords":"WP_Query":private]=> NULL ["compat_fields":"WP_Query":private]=> array(2) { [0]=> string(15) "query_vars_hash" [1]=> string(18) "query_vars_changed" } ["compat_methods":"WP_Query":private]=> array(2) { [0]=> string(16) "init_query_flags" [1]=> string(15) "parse_tax_query" } }

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20180201 - N° 702 - 84 pages

« Je me suis toujours sentie comme chez moi à Paris » : pour parler de son premier album live...