Sophia Domancich

Una Striscia di terra feconda (I), Five 38, Rita Marcotulli/Sophia Domancich

Comment avoir la certitude qu’on se trouve bien en terre italiene ? Romaine même ? À une certaine qualité des crépis, à un certain ton pastel des facades ? Aux pins parasols ? Ou, plus simplement, à la façon dont l’un des directeurs du festival (17 ans d’existence quand même !) s’adresse longuement au public pour lui expliquer (si j’ai bien compris) dans quelles affres il se trouve, précisément cette année, pour mettre sur pied avec son collègue français la très riche programmation de l’édition présente, quand les aides ont fondu comme le cinéphile averti devant la fontaine de Trèves ? Ou comme Marcello devant Anita ? Et d’ajouter (toujours si j’ai bien suivi) que telle ou telle autre manifestation a eu beaucoup plus de soutien, et que c’est profondément injuste. Oui donc, nous sommes bien au Parco Della Musica, Roma, au Teatro Studio, juste avant le concert à deux pianos de Rita Marcotulli et Sophia Domancich. Et Paolo Damiani rejoint en un sens Riccardo Muti, qui avait si bien mis de son côté (le bon) le public de l’opéra de Rome contre les agissements néfastes du Cavaliere Berlusconi, en faisant reprendre par la salle entière le choeur des prisonniers de Nabucco…  

Roger Turner, Sophia Domancich et Chris Biscoe à domicile

Hier, 5 avril, au “19 rue Paul Fort” (c’est le nom de ce « lieu privé »), la maîtresse de céans, Hélène Aziza, accueillait la rencontre de Roger Turner, Sophia Domancich et Chris Biscoe, dans le cadre de l’exposition Motifs placés-figures libres, qui met en perspective, jusqu’au 12 avril, une collection de carreaux anciens, les œuvres de deux plasticiens, Daniel Bambagioni et Philip Eglin.

Simon Goubert et le Background Quintet au Jazz à Ivry

Ce Background Quintet, comme me le rappelle Simon Goubert à l’entracte, est une vieille histoire qui remonte à son sextette des années 90 et à de vieilles complicités qu’il entretient selon des géométries variables… Le concert du 21 février était l’occasion d’entendre l’une d’entre elles et de prêter attention aux activités de Jazz à Ivry.

Sophia Domancich “Snakes and Ladders” au Saint-Denis Jazz Club.

Sophia Domancich donnait hier la version scénique de “Snakes and Ladders”, l’un des disques les plus singuliers et des plus attachants parus en 2010. Elle nous avait donné rendez-vous au Saint-Denis Jazz Club, l’un des “lieux” les plus accueillants qui se soient ouverts depuis. En première partie, comme à la maison, Emmanuel Bex donnait la réplique à sa fille Rosanne, sur la partition de sa sonate pour violon et piano.