Parfum de Jazz (23éme) : International Jazz Ladies Festival

12 Sep 2022 #Le Jazz Live

Dans le sud de la Drôme, entre le 14 et le 27 août, la 23ème édition de Parfum de Jazz (PDJ) a proposé un programme riche et original. L'offre de PDJ, étalée sur deux semaines, est vaste et variée. PDJ, festival itinérant, se « promène » sous différentes formes en divers lieux de la Drôme Provencale et du Tricastin. Trente sept concerts dont 25 concerts « jazz au village » (plusieurs gratuits) programmés, mais aussi animations, conférences, rencontres, « ciné jazz », exposition photographique, ateliers d'écriture et de pratiques instrumentales ou vocales. Le tout « chapeauté » par une charte écoresponsable de développement durable signée avec le Ministère de la Culture (« mise en place de pratiques vertueuses limitant l'impact du festival sur l'environnement. »).

Le sud de la Drôme offre de magnifiques spots touristiques : parc naturel des « Baronnies Provençales », champ de lavandes, vignobles, oliveraies, truffes, villages perchés, cols aux magnifiques panoramas, marchés provençaux, thermalisme, vias ferratas… Un paradis pour les randonneurs, les cyclotouristes, les grimpeurs et les amateurs de bonne chère (locavores bienvenus !). Le jazzfan « festivalier » a de quoi s’occuper agréablement pendant la journée !

Depuis 2018 PDJ est sous-titré : International Jazz Ladies Festival. Car toutes les têtes d’affiches sont des jazzwomen ! C’est devenu très « tendance » ces dernières années de programmer des jazzwomen dans les festivals mais PDJ fut, incontestablement, un pionnier en la matière…

Dans une chronique publiée l’an dernier j’avais longuement « contée » la genèse assez étonnante de PDJ (à consulter ici : https://www.jazzmagazine.com/jazzlive/parfum-de-jazz-22-international-jazz-ladies-festival-iii/). Le Monde dans son édition du 25 août présente ainsi la « belle » histoire de PDJ qui a débutée il y a un quart de siècle : « L’initiative vient d’un groupe d’amis piqués de jazz et d’éducation populaire. Alain Brunet, haut fonctionnaire et trompettiste de qualité, cornaque toujours une armée de bénévoles dévoué(e)s dans une ambiance de fête au village.»

Pour cette édition 2022, à mon grand regret, je n’ai pu être présent à Buis Les Baronnies, épicentre du festival, que pendant 4 jours…

Concerts du soir à Buis Les Baronnies

Hermanas Caronni et Erik Truffaz (17/08/2022)

Gianna Caronni (cl, fl, voc), Laura Caronni (cello, voc), Erik Truffaz (tp).

Les sœurs jumelles Gianna et Laura Caronni «viennent du classique» comme on dit… Mais de l’Opéra de Buenos Aires aux scènes européennes où elles ont fait chanter leur violoncelle et leur clarinette, Las Hermanas Caronni se sont affranchies peu à peu de l’académisme de leur formation classique.

 

Copyright André Henrot

 

Elles ont parcouru le monde avant de s’installer en France à la fin des années 90 où elles ont formé leur duo.

Au fil de leurs concerts et de leurs enregistrements, elles ont intégré moult nouvelles influences…

Leur musique est originale, plurielle, inclassable. A la fois rigoureuse et libre, bousculant les frontières : de l’Argentine à Paris, de Bach au blues, de Bartok à la cumbia… Et, bonus incontestable, avec humour et  espièglerie.

 

Copyright André Henrot

 

Pour leur album Santa Plastica (diffusé par l’Autre Distribution) elles avaient invité Erik Truffaz sur deux titres. Ici, E. Truffaz a joué quasiment pendant tout le concert.

Leur CD distribué par L’autre distribution

Belle idée. Il a su, tout en subtilité, marier sa trompette aux sonorités des deux instrumentistes et à leurs voix.

Sur Santa Plastica la  trompette bouchée d’Erik Truffaz s’est colorée d’accents latins, en dialoguant avec la clarinette de Gianna impressionnante en souffle continu, Laura au violoncelle assurant, rythme et basse harmonique. Dans Tôles elles nous gratifièrent d’un petit clin d’œil à Astor Piazzolla (Libertango). Argentine oblige ! Les Hermanas Caronni racontent des histoires : leur rencontre avec la musique espagnole, avec la musique amérindienne ou avec les danses du pays Basque. Elles se permettent même de transformer la Première suite pour violoncelle seul de Bach… en blues.

Tour à tour mélancoliques et joyeuses, nostalgiques ou dansantes, les musiques de ces deux artistes conjuguent les contraires : à la fois épurées et complexes.

Erik Truffaz, fut remarquable. Subtil. Facile. Lyrisme tendu. Il sut marier avec élégance sa trompette aux sons des deux instrumentistes et à leurs voix.

Copyright André Henrot

Le parcours d’E. Truffaz montre qu’il affectionne les collaborations avec des créateurs très divers. Comme avec le chanteur Christophe, l’acteur Jacques Weber, le compositeur de musique concrète Pierre Henry ou l’auteur de bandes dessinées Enki Bilal !

Avec les jumelles argentines : bingo…

 

Copyright André Henrot

Lakecia Benjamin Quartet : The Coltranes (18/8/2022)

Lakecia Benjamin (as), Taber Gable (p, Ivan Taylor (b), EJ Strickland (dr)

Dans son album «Pursuance : The Coltranes» (sorti en mars 2020 et salué par la critique internationale) Lakecia Benjamin rend hommage à John et Alice Coltrane (d’où le s accolé au patronyme Coltrane…), en se réappropriant quelques uns de leurs thèmes emblématiques.

Dans sa jeunesse, et encore tout récemment, Lakecia s’est fait connaître dans des registres variés : salsa, soul, funk...

Elle a joué avec Clark Terry, Reggie Workman, Rashied Ali, David Murray, Vanessa Rubin et a collaboré avec Stevie Wonder, Alicia Keys, The Roots et Macy Gray.

Liste non exhaustive !

Sacré CV…

Tout récemment, pour son troisième album, elle s’est emparée « à bras le corps » de la musique audacieuse et novatrice des Coltrane(s).

Et… pari surprenant, au saxophone alto ! Sacré challenge… Pleinement réussi. Un charisme et un sens de la scène incroyables…

Un look superbe et très « travaillé ».

Photo PHA

Dans son interprétation de l’univers coltranien (qu’elle a découvert très tardivement… croyant même, dit-elle, qu’Alice était la sœur de John !) son jeu enflammé montre clairement que les musiques torrides (évoquées supra), qu’elle a longtemps pratiquées sont toujours fort « présentes ».

Son trio, new yorkais et haut de gamme, installe le groove d’entrée, avant qu’elle n’entre en scène de manière très spectaculaire. Séductrice en diable. Sa rythmique la propulse. Solos aériens, dynamiques, généreux, faciles. Puissance et inventivité.

Copyright Patrick Martineau

Très « entertainer » elle se met immédiatement le public « dans la poche » en dialoguant avec lui. Le faisant chanter et taper dans les mains, en indiquant bien l’after beat.

Sur le cultissime My Favorite Things elle termine par un duo/duel avec son batteur… comme le pratiquait John Coltrane face à Elvin Jones !

Copyright André Henrot

Gros succès…

Nathalia M King Quintet (19/8/2022)

Nathalia M King (voc, g), Ludovic Bruni (g), Damien Argenteri (claviers), Francois Bernat (b), Vince Laurent (dr).

Nathalia M King, belle cinquantenaire d’origine dominicaine née à Brooklin, au parcours étonnant : petits métiers, études supérieures (sociologie, histoire), voyages, militantisme LGBT… Elle a chanté dans le métro, enregistré 7 albums et… fait une première partie de Diana Krall à l’Olympia… Etonnant tout çà, répétons le!

Photo PHA

Musicalement elle a, il y a très longtemps, fréquenté la scène alternative dans une optique « punky », confie t-elle au public… Entre les morceaux Natalia a beaucoup « tchatché ».

De manière drôle.

Et émouvante aussi. Comme lorsqu’elle a parlé d’amour : «Do you know what love is ? ». Question au public…

Mais depuis vingt ans le blues est son « vrai » compagnon de route (le blues « les racines de l’arbre » dit-elle)…

A Buis les Baronnies, elle a « mis le feu » avec sa voix puissante et sa présence impressionnante « on stage ».

Copyright André Henrot

Accompagnée superlativement par un quartet composé de musiciens talentueux qui jouent habituellement (et séparément !) dans beaucoup d’autres contextes. Des « pointures », comme on dit, qui se retrouvent de temps en temps pour jouer avec Natalia dans cette configuration. Et qui la « boostent »…

Mention spéciale pour le remarquable Damien Argenteri aussi à l’aise au piano acoustique qu’au synthétiseur (aux riches sonorités, bien choisies, d’orgue Hammond). Info : il est aussi, entre autres, aux claviers dans le superbe projet Joy de Sophie Alour…

Copyright André Henrot Grande complicité entre Natalia et Damien Argenteri

Quelques (rares) « intégristes » du vrai blues ronchonnaient à la fin du concert… Trop d’incursions vers des musiques voisines… C’est pourtant ce qui nous semble avoir donné originalité et puissance à la prestation de Natalia M King.

Louise Jallu Quartet Joue Piazzolla (20/08/2022)

Louise Jallu (bandonéon), Marielle de Rocca-Serra (violon), Arthur Henn (b), Axel Nouveau (claviers).

Après les « soeurs » Caronni (le 17 aôut) retour en Argentine, pour un concert dédié à la musique d’Astor Piazzolla.

« En Argentine tout peut changer sauf le tango. J’ai voulu changer le tango… j’ai eu beaucoup de problèmes ». Avec cette citation d’Astor Piazzola (1921-1992), Louise Jallu introduit son hommage au maître du tango.

Elle considère les œuvres du maître argentin comme des standards dont elle nous propose sa propre vision.

Louise Jallu, «révélation de l’année » en 2021 aux Victoires du Jazz, pratique le bandonéon au plus haut niveau depuis déjà de nombreuses années.

Copyright André Henrot

Piazzola prônait le « Tango Nuevo », Louise Jallu le sanctuarise et le présente comme une forme de musique « classique » aux arrangements complexes.

Prestation courte (moins d’une heure avant le rappel) manquant de chaleur et de solos enlevés.

« Impeccable ».

Trop?

Tous les musiciens « rivés » sur leur partition.

Beaucoup de tempos lents ou médium…Tristesse inhérente à l’univers du tango ?

Le concert a surpris par sa brièveté.

Le public demande clairement un rappel. Mais les musiciens ne reviennent pas… On ressent alors clairement un certain flottement… Louise Jallu, fortement sollicitée, semble t-il, par des « responsables » de PDJ, est finalement revenue pour jouer deux morceaux…

Copyright André Henrot

 

 

Stand up… en bonus !

Alain Brunet est le maître-jacques du festival: Président, programmateur, trompettiste « boeuffeur », lobbyiste auprès des institutions, mécènes et partenaires pour obtenir aides et subventions, coordonnateur des équipes de bénévoles…

Bénévoles qu’il fit monter sur scène pour les remercier et les faire applaudir par le public. Belle initiative.

Avant chaque concert A. Brunet fit un copieux discours où il remercia longuement partenaires et médias. Interventions en partie improvisées et agrémentées de moult blagounettes et clins d’oeil divers… Avant de donner la parole à Daniel Baillon (programmateur et rédacteur des textes du programme). Alain plaisantant et coupant Daniel, toujours sérieux (en apparence…). Le public jouait le jeu, applaudissait et réagissait à leurs échanges complices et drôles…

Photo d’ Alain et Daniel… Stand-uppers de PDJ

Copyright André Henrot

Ciné-Jazz

Quatre séances ciné-jazz (vidéos conférences et projections de films ou documentaires « jazzy ») avaient été programmées par Geneviève Manois en collaboration avec Jean-Paul Boutellier (fondateur de Jazz à Vienne et érudit jazzophile premium) et le signataire de cette chronique. Séances accueillies au confortable cinéma de Buis Les Baronnies : Le Reg’Art. Salle climatisée qui plus est : atout non négligeable par les temps caniculaires de cet été !

Jean-Paul Boutellier et Pierre-Henri Ardonceau Photo P. Derathé Jazz Rhône Alpes

Un public nombreux a assisté cette année à ces séances de ciné-jazz.

Pour ma conférence Jazz et Danse dans le septième Art, deux thématiques principales : du charleston au Lindy Hop et la danse à claquettes dans le jazz. Séquences plébiscitées (comme chaque fois que je donne cette conférence) : deux minutes époustouflantes de lindy hop dans le film Hellzapoppin et l’incroyable numéro de tape dance des Harold Brothers dans le mythique film Stormy Wheater.

Photo Pascal Derathé Jazz Rhônes Alpes

Stormy Wheater (de1943) premier film hollywoodien interprété uniquement par des afro-américains (première brèche historique dans l’univers ségrégationniste des productions de l’industrie cinématographique US), a été projeté ici en intégralité. Pour le bonheur des présents qui, pour la plupart le découvraient. Ses nombreux morceaux de bravoure (Lena Horne, Fats Waller, Cab Calloway, Bill Robinson, Harold Brothers) furent plébiscités.

La projection du film biopic « Waltz pour Monica » (sorti en 2013) de Per Fly a permis de débattre de la question (pour, le dire vite): comment « filmer » le jazz ? Mais ce long métrage a surtout fait découvrir aux présents la remarquable (et trop méconnue) actrice et chanteuse suédoise Edda Magnason. Le film conte l’histoire vraie (triste et complexe) de Monica Zetterlund (1937/2005) chanteuse suédoise qui a joué et enregistré en 1964 avec Bill Evans aux USA ainsi qu’avec Thad Jones/Mel Lewis en 1966.

La présentation de deux documentaires remarquables de Frank Cassenti (Les Elles du Jazz de 2010, et Changer le Monde de 2020) ont engendré de passionnants débats.

Les Elles du jazz tourné en 2010 au festival du Parc Floral de Vincennes (organisé alors par Pierrette Devineau) à la thématique parfaitement adaptée à sa programmation dans le cadre de l’International Jazz Ladies Festival, présente des témoignages passionnants de « french jazzwomen ». Entre autres ceux de Géraldine Laurent, Anne Pacéo, Airelle Besson, Sophia Domancich.

Le documentaire commence par cette belle et prémonitoire déclaration de Géraldine Laurent : « Je sais qu’un jour on ne parlera plus des femmes du jazz mais des musiciennes de jazz tout simplement » .

C’est d’ailleurs ce qui se passe à PDJ depuis 4 ans !

Et ailleurs aussi bien sûr…

Changer le Monde donne longuement la parole à Archie Shepp, et à de très nombreux autres membres de la galaxie jazz (et musiques voisines).

Exposition de photos

PDJ avait donné carte blanche à trois talentueux photographes jazzfans : André Henrot, Patrick Martineau et Franck Benedetto. Fidèles de ce festival ils avaient sélectionné quelques clichés de Ladies du Jazz programmées en 2021. Exposés dans le superbe cadre du Cloître des Bénédictins de Buis les Baronnies.

 

 

Les 3 photographes de l’expo. Franck Benedetto, André Henrot et Patrick Martineau

 

 

Belle façon pour eux de rendre hommage à PDF.

Jazzwomen «saisies» pendant les concerts 2021 par l’un ou l’autre des trois photographes en différents lieux de PDJ.

Trois regards vifs et intenses sur ces musiciennes, leur concentration et les sentiments qui se lisent sur leurs visages, expressions ou attitudes.

A chacun de ces photographes sa « vision » de la photographie. Reflet de son itinéraire artistique. André Henrot est venu à la photo de jazz en écoutant un jour Rhoda Scott dans un festival de jazz belge. Patrick Martineau, qui privilégie le noir et blanc, s’est très vite consacré aux portraits tout particulièrement dans le monde du jazz. Enfin, Franck Benedetto s’est lui aussi attaché à la photographie en même temps qu’il mêlait son saxophone à différents orchestres de jazz.

L’exposition a connu un beau succès public (nombreux visiteurs enchantés).

 

 

Copyright André Henrot

 

Nota : Ces 3 photographes publient régulièrement leurs meilleurs clichés sur leurs pages face book. A découvrir.

Focus sur deux concerts « Jazz au village »

et une restitution de stage, en journée

Chacun son Sud à Buis les Baronnies (19/08/2022)

Olivier Large (tp), Richard Posselt (acc), Anthony Gutierrez (b)

Un projet qui rassemble trois musiciens drômois autour de trois instruments aux sonorités chaudes et complémentaires. La musique de Chacun son Sud est originale. Associant le caractère intimiste d’un trio jazz acoustique avec l’énergie de musiques du monde très rythmées.

Leur répertoire navigue de pays en pays, mêlant parties écrites et improvisations. Basé sur des compositions originales et sur des arrangements de musiques traditionnelles.

Le cd de chacun son Sud…

Olivier Large est par ailleurs administrateur du festival!

Benoît Thévenot Trio à Sainte-Jalle (20/08)

Benoit Thevenot (clavier), Greg Theviniau (guitare basse acoustique), Yasmina Kachouche (voc)

Un concert en plein air : une spécialité de PDF. Dans le domaine viticole du Rieu Frais, hôte fidèle de cette manifestation.

Le trio de Benoît Thévenot est installé sous le préau du bâtiment de l’exploitation, le public bénéficiant d’une superbe vue sur le vieux village « typique ».

Greg Théveniau joue avec une basse acoustique fretless réglée d’une manière telle qu’en fermant les yeux on croit entendre une vraie contrebasse! La chanteuse Yasmina Kachouche séduit le public avec des standards populaires comme Tenderly ou Autum Leaves. Alain Brunet s’invite pour choruser à la trompette bouchée. Anecdote : la veille avec ce même groupe dans un autre village drômois, la chanteuse, n’ayant pas reconnu A. Brunet, l’avait gentiment « éconduit » après une courte intervention… Pas de problème ici… Les protagonistes avaient « calé » l’accueil du Président de PDJ…

Concert de restitution des stages sur la place du marché de Buis les Baronnies (20/08/2022)

Deux stages pendant Parfum de Jazz 2022 : le vocal animé par Lise Bouvier et l’instrumental sous la direction de Rémi Bioules ont «  fusionné » sur la belle place du marché (dite Place des Arcades) de Buis-les-Baronnies pour le concert de restitution avec plus de 25 stagiaires participant…

Scène installée sous un platane, public nombreux. Lise Bouvier, pour diriger sa « troupe » est montée sur un banc public face à la scène. Les chanteurs et chanteuses en bas de l’estrade, les instrumentistes en haut.

Copyright André Henrot

Plus d’une heure de musique et de jazz vocal interprétés avec enthousiasme. Répertoire composé de standards.

Mercy, mercy, mercy ; Poinciana (avec des paroles en Français écrites par Lise Bouvier) ; Splanky ; Days of wine and rose ; What a wonderful world

Gros succès populaire auprès des amis, des familles des stagiaires et bien sûr… des nombreux touristes ravis par cette animation gratuite, chaleureuse et surprenante!

 

Et… 2023 ?

En 2022 le festival a dû faire face à un déficit de recettes inquiétant. Des annulations et de très importantes baisses de dotations sont arrivées tardivement et sans prévenir. Près de 50 000 euros ont manqué par rapport au budget prévisionnel. Obligeant l’équipe dirigeante de l’Association à annuler plusieurs concerts gratuits programmés dans des villages. Décision douloureuse car ces concerts gratuits font partie des charmes et des atouts de PDJ !

Quelques communes avaient augmenté leur participation mais cela n’a pas compensé les baisses de subventions attendues d’organisations publiques (Spedidam, Centre National de la Musique, Région Auvergne-Rhône-Alpes...).

Bonne nouvelle : la billetterie 2022 a légèrement progressé par rapport à l’année dernière.

Plusieurs solutions sont étudiées par le conseil d’administration de l’association pour passer le cap et se mettre à l’abri de ce genre des déconvenues subies en 2022. Mais l’équation n’est pas simple.

Se pose d’ores et déjà le projet d’une réorientation du festival pour sa 24ème édition ?

On peut donc s’attendre à ce que la physionomie de la 24ème édition présente quelques différences avec la 23ème qui vient de s’achever.

Pierre-Henri Ardonceau

Merci à André Henrot et Patrick Martineau de nous avoir accordé le copyright pour leurs photos illustrant cette chronique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brève de jazz

Disparition de Giuseppe Pino.

C’est avec une tristesse infinie que nous avons appris cette nuit la disparition de notre ami et collaborateur historique de Jazz Magazine Giuseppe Pino. Il a immortalisé les plus grands noms du jazz, ses photos ont illustré d'innombrables couverture de Jazz Magazine et de pochettes de disques.

Adieu à Daniel Farhi

Nous venons d'apprendre la disparition de Daniel Farhi. Cofondateur avec son frère Alain du premier New Morning, à Genève en 1976 avant d’être transplanté à Paris, cet infatigable passionné, à qui l’on doit l’une des plus belles aventures du jazz, est décédé vendredi à l’âge de 77 ans.

Chick Corea s’en est allé

C’est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre la disparition du légendaire pianiste Chick Corea, à l'âge de 79 ans. Sideman inoubliable, leader à nul autre pareil, il n'avait jamais cessé de partager les musiques auxquelles il avait dédié sa vie.

EN KIOSQUE

20221001 - N° 753 - 84 pages

Le dessinateur Fred Beltran les a réunis sur notre couverture, mais dans la vraie vie, Miles Davis et Jimi Hendrix...