Jazz live
Publié le 26 Mar 2016

Caillou, Toux (Gauthier) et odor di contrebasse. À Bordeaux évidemment

Deuxième soirée consécutive au Caillou du Jardin Botanique, à Bordeaux, avec le trio de Gauthier Toux, on prononce toutes les lettres évidemment. Et pour m’accueillir, bien en vue au milieu de la petite scène du Caillou, une contrebasse que je connais bien…

… pour en avoir fait l’acquisition en 1971, au moment de la naissance de ma fille Lucille, sa maman et moi-même ayant décidé de lui faire cadeau de ce bel instrument, qui nous narguait depuis quelques jours dans les caves de chez Desclaux à Bayonne. Les amateurs connaissent… Rondement apportée immédiatement dans la chambre de la clinique, elle sonna très vite sous les doigts inexperts de divers amis et de moi-même, cependant que des chants s’élevaient toute la journée, accompagnés de guitares et autres violons, dans une atmosphère de fête totale, ce que les moeurs de l’époque permettaient, sans oublier cigarettes, boissons légèrement alcoolisées et tutti frutti. Nous avons au moins vécu ça. La contrebasse aussi, qui aura connu divers changements de lieux, d’abord Bordeaux et le quartier St Michel, puis Mimizan, maintenant Lormont. Elle est jouée régulièrement par le père de mes petites filles, Flore et Zélie, à qui j’ai offert deux violoncelles dans l’idée folle que de génération en génération on pourrait constituer un jour un ensemble à cordes avec contrebasse, deux cellos, quatre altos et huit violons. Faut bien rêver un peu. Sans entrer dans mes calculs, Zélie a choisi la batterie et Flore la flûte. Elles ont bien raison de suivre leurs voies, et de ne pas entrer dans mes délires.

Gauthier Toux Trio : Gauthier Toux (p), Maxence Sibille (dm), Kenneth Dahl Knudsen (b)

À la ville, Gauthier Toux est un homme organisé, décidé, habile à trouver des lieux et des dates pour son trio, et c’est suite à notre rencontre de l’an dernier à Cully qu’il a contacté le Caillou. Mais le chemin qui le conduit aujourd’hui à préparer une première partie de Wayne Shorter pour le prochain festival de Cully est aussi très bien balisé, par un nouveau CD (Unexpected Things, NomadMusic NMM 031), une belle diffusion sur les radios françaises, et une tournée assez conséquente. Au piano, c’est un musicien et compositeur tout différent, plutôt tourmenté, très sensible aux humeurs du monde et aux siennes, en tous cas très généreux, et capable aussi de s’exprimer en solo dans les répertoires de Monk, ou des reprises très « pop » de Sting. La musique jouée par le trio est la sienne, et ses accompagnateurs (réguliers depuis trois ans je crois) se mettent totalement à son service. Si dans le premier set le trio a montré un certain flou dans la mise en place (faut dire que parfois, de la cuisine très proche, provenaient des solos de percussions pas toujours très bien venus…), dans le second la tension a monté d’un cran, et la musique connu des « climax » tout à fait propres à entraîner l’enthousiasme d’un beau public. Un pianiste à suivre donc, et un lieu bordelais qui continue à défendre une certaine idée du jazz vif, qui reste jazz tout en gardant sa fraîcheur et son sens de l’innovation. On aime ça, et on en voudrait un peu plus encore et surtout plus souvent.

IMG_3712

Philippe Méziat|Deuxième soirée consécutive au Caillou du Jardin Botanique, à Bordeaux, avec le trio de Gauthier Toux, on prononce toutes les lettres évidemment. Et pour m’accueillir, bien en vue au milieu de la petite scène du Caillou, une contrebasse que je connais bien…

… pour en avoir fait l’acquisition en 1971, au moment de la naissance de ma fille Lucille, sa maman et moi-même ayant décidé de lui faire cadeau de ce bel instrument, qui nous narguait depuis quelques jours dans les caves de chez Desclaux à Bayonne. Les amateurs connaissent… Rondement apportée immédiatement dans la chambre de la clinique, elle sonna très vite sous les doigts inexperts de divers amis et de moi-même, cependant que des chants s’élevaient toute la journée, accompagnés de guitares et autres violons, dans une atmosphère de fête totale, ce que les moeurs de l’époque permettaient, sans oublier cigarettes, boissons légèrement alcoolisées et tutti frutti. Nous avons au moins vécu ça. La contrebasse aussi, qui aura connu divers changements de lieux, d’abord Bordeaux et le quartier St Michel, puis Mimizan, maintenant Lormont. Elle est jouée régulièrement par le père de mes petites filles, Flore et Zélie, à qui j’ai offert deux violoncelles dans l’idée folle que de génération en génération on pourrait constituer un jour un ensemble à cordes avec contrebasse, deux cellos, quatre altos et huit violons. Faut bien rêver un peu. Sans entrer dans mes calculs, Zélie a choisi la batterie et Flore la flûte. Elles ont bien raison de suivre leurs voies, et de ne pas entrer dans mes délires.

Gauthier Toux Trio : Gauthier Toux (p), Maxence Sibille (dm), Kenneth Dahl Knudsen (b)

À la ville, Gauthier Toux est un homme organisé, décidé, habile à trouver des lieux et des dates pour son trio, et c’est suite à notre rencontre de l’an dernier à Cully qu’il a contacté le Caillou. Mais le chemin qui le conduit aujourd’hui à préparer une première partie de Wayne Shorter pour le prochain festival de Cully est aussi très bien balisé, par un nouveau CD (Unexpected Things, NomadMusic NMM 031), une belle diffusion sur les radios françaises, et une tournée assez conséquente. Au piano, c’est un musicien et compositeur tout différent, plutôt tourmenté, très sensible aux humeurs du monde et aux siennes, en tous cas très généreux, et capable aussi de s’exprimer en solo dans les répertoires de Monk, ou des reprises très « pop » de Sting. La musique jouée par le trio est la sienne, et ses accompagnateurs (réguliers depuis trois ans je crois) se mettent totalement à son service. Si dans le premier set le trio a montré un certain flou dans la mise en place (faut dire que parfois, de la cuisine très proche, provenaient des solos de percussions pas toujours très bien venus…), dans le second la tension a monté d’un cran, et la musique connu des « climax » tout à fait propres à entraîner l’enthousiasme d’un beau public. Un pianiste à suivre donc, et un lieu bordelais qui continue à défendre une certaine idée du jazz vif, qui reste jazz tout en gardant sa fraîcheur et son sens de l’innovation. On aime ça, et on en voudrait un peu plus encore et surtout plus souvent.

IMG_3712

Philippe Méziat|Deuxième soirée consécutive au Caillou du Jardin Botanique, à Bordeaux, avec le trio de Gauthier Toux, on prononce toutes les lettres évidemment. Et pour m’accueillir, bien en vue au milieu de la petite scène du Caillou, une contrebasse que je connais bien…

… pour en avoir fait l’acquisition en 1971, au moment de la naissance de ma fille Lucille, sa maman et moi-même ayant décidé de lui faire cadeau de ce bel instrument, qui nous narguait depuis quelques jours dans les caves de chez Desclaux à Bayonne. Les amateurs connaissent… Rondement apportée immédiatement dans la chambre de la clinique, elle sonna très vite sous les doigts inexperts de divers amis et de moi-même, cependant que des chants s’élevaient toute la journée, accompagnés de guitares et autres violons, dans une atmosphère de fête totale, ce que les moeurs de l’époque permettaient, sans oublier cigarettes, boissons légèrement alcoolisées et tutti frutti. Nous avons au moins vécu ça. La contrebasse aussi, qui aura connu divers changements de lieux, d’abord Bordeaux et le quartier St Michel, puis Mimizan, maintenant Lormont. Elle est jouée régulièrement par le père de mes petites filles, Flore et Zélie, à qui j’ai offert deux violoncelles dans l’idée folle que de génération en génération on pourrait constituer un jour un ensemble à cordes avec contrebasse, deux cellos, quatre altos et huit violons. Faut bien rêver un peu. Sans entrer dans mes calculs, Zélie a choisi la batterie et Flore la flûte. Elles ont bien raison de suivre leurs voies, et de ne pas entrer dans mes délires.

Gauthier Toux Trio : Gauthier Toux (p), Maxence Sibille (dm), Kenneth Dahl Knudsen (b)

À la ville, Gauthier Toux est un homme organisé, décidé, habile à trouver des lieux et des dates pour son trio, et c’est suite à notre rencontre de l’an dernier à Cully qu’il a contacté le Caillou. Mais le chemin qui le conduit aujourd’hui à préparer une première partie de Wayne Shorter pour le prochain festival de Cully est aussi très bien balisé, par un nouveau CD (Unexpected Things, NomadMusic NMM 031), une belle diffusion sur les radios françaises, et une tournée assez conséquente. Au piano, c’est un musicien et compositeur tout différent, plutôt tourmenté, très sensible aux humeurs du monde et aux siennes, en tous cas très généreux, et capable aussi de s’exprimer en solo dans les répertoires de Monk, ou des reprises très « pop » de Sting. La musique jouée par le trio est la sienne, et ses accompagnateurs (réguliers depuis trois ans je crois) se mettent totalement à son service. Si dans le premier set le trio a montré un certain flou dans la mise en place (faut dire que parfois, de la cuisine très proche, provenaient des solos de percussions pas toujours très bien venus…), dans le second la tension a monté d’un cran, et la musique connu des « climax » tout à fait propres à entraîner l’enthousiasme d’un beau public. Un pianiste à suivre donc, et un lieu bordelais qui continue à défendre une certaine idée du jazz vif, qui reste jazz tout en gardant sa fraîcheur et son sens de l’innovation. On aime ça, et on en voudrait un peu plus encore et surtout plus souvent.

IMG_3712

Philippe Méziat|Deuxième soirée consécutive au Caillou du Jardin Botanique, à Bordeaux, avec le trio de Gauthier Toux, on prononce toutes les lettres évidemment. Et pour m’accueillir, bien en vue au milieu de la petite scène du Caillou, une contrebasse que je connais bien…

… pour en avoir fait l’acquisition en 1971, au moment de la naissance de ma fille Lucille, sa maman et moi-même ayant décidé de lui faire cadeau de ce bel instrument, qui nous narguait depuis quelques jours dans les caves de chez Desclaux à Bayonne. Les amateurs connaissent… Rondement apportée immédiatement dans la chambre de la clinique, elle sonna très vite sous les doigts inexperts de divers amis et de moi-même, cependant que des chants s’élevaient toute la journée, accompagnés de guitares et autres violons, dans une atmosphère de fête totale, ce que les moeurs de l’époque permettaient, sans oublier cigarettes, boissons légèrement alcoolisées et tutti frutti. Nous avons au moins vécu ça. La contrebasse aussi, qui aura connu divers changements de lieux, d’abord Bordeaux et le quartier St Michel, puis Mimizan, maintenant Lormont. Elle est jouée régulièrement par le père de mes petites filles, Flore et Zélie, à qui j’ai offert deux violoncelles dans l’idée folle que de génération en génération on pourrait constituer un jour un ensemble à cordes avec contrebasse, deux cellos, quatre altos et huit violons. Faut bien rêver un peu. Sans entrer dans mes calculs, Zélie a choisi la batterie et Flore la flûte. Elles ont bien raison de suivre leurs voies, et de ne pas entrer dans mes délires.

Gauthier Toux Trio : Gauthier Toux (p), Maxence Sibille (dm), Kenneth Dahl Knudsen (b)

À la ville, Gauthier Toux est un homme organisé, décidé, habile à trouver des lieux et des dates pour son trio, et c’est suite à notre rencontre de l’an dernier à Cully qu’il a contacté le Caillou. Mais le chemin qui le conduit aujourd’hui à préparer une première partie de Wayne Shorter pour le prochain festival de Cully est aussi très bien balisé, par un nouveau CD (Unexpected Things, NomadMusic NMM 031), une belle diffusion sur les radios françaises, et une tournée assez conséquente. Au piano, c’est un musicien et compositeur tout différent, plutôt tourmenté, très sensible aux humeurs du monde et aux siennes, en tous cas très généreux, et capable aussi de s’exprimer en solo dans les répertoires de Monk, ou des reprises très « pop » de Sting. La musique jouée par le trio est la sienne, et ses accompagnateurs (réguliers depuis trois ans je crois) se mettent totalement à son service. Si dans le premier set le trio a montré un certain flou dans la mise en place (faut dire que parfois, de la cuisine très proche, provenaient des solos de percussions pas toujours très bien venus…), dans le second la tension a monté d’un cran, et la musique connu des « climax » tout à fait propres à entraîner l’enthousiasme d’un beau public. Un pianiste à suivre donc, et un lieu bordelais qui continue à défendre une certaine idée du jazz vif, qui reste jazz tout en gardant sa fraîcheur et son sens de l’innovation. On aime ça, et on en voudrait un peu plus encore et surtout plus souvent.

IMG_3712

Philippe Méziat