Jazz live
Publié le 12 Déc 2015

DENIS BADAULT AU TRITON : solo 2 en 1

Un double événement : la présence de Denis Badault en région parisienne, loin de Sète où il s’est établi voici quelques années ; et de surcroît pour jouer les standards en solo, ce qu’il n’avait jamais fait dans la capitale. Soirée mémorable dans son principe, et dans sa réalisation, car les attentes des spectateurs-auditeurs furent comblées.

 Denis Badault, piano solo. Les Lilas, Le Triton, 11 décembre 2015, 20h

À Sète, où mes pérégrinations montpelliéraines m’avaient conduit, Denis Badault m’a raconté l’été dernier son projet en cours : rassembler 2 standards en un seul, ou associer un standard à une chanson française, en les mêlant au gré de la fantaisie et des passerelles mélodiques, rythmiques ou harmoniques qui s’offrent au cours de l’exposé comme des improvisations. Travaillant avec constance la question, au fil de l’inspiration, il l’avait développée en de petits concerts privés (on en trouve un extrait sur Youtube), puis dans d’autres lieux. Cette fois c’est au Triton, près de la Mairie des Lilas, que le pianiste nous a livré le fruit de ces accouplements standardisés. Un programme est disponible sur place, avec une liste de binômes dans laquelle Denis va puiser au cours du concert. L’ambiance est détendue, beaucoup d’amis musiciens dans la salle : Andy Emler, Emmanuel Bex, Jean-Louis Pommier, Régis Huby, Xavier Desandre-Navarre…. Cela commence par une confrontation entre Bye Bye Blackbird et Like Someone In Love : le premier joué à sept temps, pour la beauté du geste. Un sept temps qui groove, sans que l’on songe à s’interroger sur la mesure adoptée : Emmanuel Bex, pour qui le rythme n’a aucun secret, avouera à Denis en fin de concert qu’il avait identifié le standard bien avant de prendre conscience que son rythme avait été modifié ; la beauté du geste et le goût du jeu, pas la quête stérile de la performance….

Tout cela semble naturel, ça respire. Et pourtant la musique est à l’œuvre : collisions de rythmes, réharmonisation périlleuse, Denis s’en donne à cœur joie. Sur le mélange de On Green Dolphin Street et de Solar, le second sera un instant exposé par des accords touffus de la main gauche pendant que la droite improvise : le plaisir du jeu paraît sans limite ; chez Badault, aujourd’hui comme par le passé, l’hédonisme doit prévaloir. Les thèmes se croisent, se tuilent, s’enchâssent, vont et reviennent, se bousculent ou se frôlent, dans une jubilation communicative. Hi-Lili, Hi Lo, très peu joué par les jazzmen, croise Un Américain à Paris ; Le traditionnel Aux Marches du Palais se joue de Someday My Prince Will Come ; Whisper Not, immortalisé par les Jazz Messengers, se télescope avec In Walked Bud, de Thelonious Monk, etc…. Jusqu’au moment où le pianiste demande au public de choisir dans la liste un couple de thèmes qui n’a pas encore été joué : comme les suggestions proposent d’une part le binôme Falling Grace/Stella By Starlight, et d’autre part Takin’ A Chance On Love/Dans l’eau de la Clairefontaine, un petit malin propose un mélange imprévu : Stella et Dans l’eau de la Clairefontaine : Denis Badault relève le défi, et improvise brillamment, en toute musicalité, un étrange objet tout en bifurcations et fantaisies. Il y en eut d’autres, que vous pouvez découvrir en suivant le lien ci-dessous, car Le Triton, après avoir diffusé le concert en ligne et en direct, l’a mis en réécoute. Suivez le lien, le bonheur musical est au bout du chemin.

Xavier Prévost

Le concert en vidéo sur le site du Triton et sur Youtube

http://www.letriton.com/tritonline/live/denis-badault-250

https://www.youtube.com/watch?v=AmZdVt-aA1c

Les infos sur le site de Wanbliprod

http://wanbliprod.com/artistes/denis-badault/projets/solo-deux-en-un/

 |Un double événement : la présence de Denis Badault en région parisienne, loin de Sète où il s’est établi voici quelques années ; et de surcroît pour jouer les standards en solo, ce qu’il n’avait jamais fait dans la capitale. Soirée mémorable dans son principe, et dans sa réalisation, car les attentes des spectateurs-auditeurs furent comblées.

 Denis Badault, piano solo. Les Lilas, Le Triton, 11 décembre 2015, 20h

À Sète, où mes pérégrinations montpelliéraines m’avaient conduit, Denis Badault m’a raconté l’été dernier son projet en cours : rassembler 2 standards en un seul, ou associer un standard à une chanson française, en les mêlant au gré de la fantaisie et des passerelles mélodiques, rythmiques ou harmoniques qui s’offrent au cours de l’exposé comme des improvisations. Travaillant avec constance la question, au fil de l’inspiration, il l’avait développée en de petits concerts privés (on en trouve un extrait sur Youtube), puis dans d’autres lieux. Cette fois c’est au Triton, près de la Mairie des Lilas, que le pianiste nous a livré le fruit de ces accouplements standardisés. Un programme est disponible sur place, avec une liste de binômes dans laquelle Denis va puiser au cours du concert. L’ambiance est détendue, beaucoup d’amis musiciens dans la salle : Andy Emler, Emmanuel Bex, Jean-Louis Pommier, Régis Huby, Xavier Desandre-Navarre…. Cela commence par une confrontation entre Bye Bye Blackbird et Like Someone In Love : le premier joué à sept temps, pour la beauté du geste. Un sept temps qui groove, sans que l’on songe à s’interroger sur la mesure adoptée : Emmanuel Bex, pour qui le rythme n’a aucun secret, avouera à Denis en fin de concert qu’il avait identifié le standard bien avant de prendre conscience que son rythme avait été modifié ; la beauté du geste et le goût du jeu, pas la quête stérile de la performance….

Tout cela semble naturel, ça respire. Et pourtant la musique est à l’œuvre : collisions de rythmes, réharmonisation périlleuse, Denis s’en donne à cœur joie. Sur le mélange de On Green Dolphin Street et de Solar, le second sera un instant exposé par des accords touffus de la main gauche pendant que la droite improvise : le plaisir du jeu paraît sans limite ; chez Badault, aujourd’hui comme par le passé, l’hédonisme doit prévaloir. Les thèmes se croisent, se tuilent, s’enchâssent, vont et reviennent, se bousculent ou se frôlent, dans une jubilation communicative. Hi-Lili, Hi Lo, très peu joué par les jazzmen, croise Un Américain à Paris ; Le traditionnel Aux Marches du Palais se joue de Someday My Prince Will Come ; Whisper Not, immortalisé par les Jazz Messengers, se télescope avec In Walked Bud, de Thelonious Monk, etc…. Jusqu’au moment où le pianiste demande au public de choisir dans la liste un couple de thèmes qui n’a pas encore été joué : comme les suggestions proposent d’une part le binôme Falling Grace/Stella By Starlight, et d’autre part Takin’ A Chance On Love/Dans l’eau de la Clairefontaine, un petit malin propose un mélange imprévu : Stella et Dans l’eau de la Clairefontaine : Denis Badault relève le défi, et improvise brillamment, en toute musicalité, un étrange objet tout en bifurcations et fantaisies. Il y en eut d’autres, que vous pouvez découvrir en suivant le lien ci-dessous, car Le Triton, après avoir diffusé le concert en ligne et en direct, l’a mis en réécoute. Suivez le lien, le bonheur musical est au bout du chemin.

Xavier Prévost

Le concert en vidéo sur le site du Triton et sur Youtube

http://www.letriton.com/tritonline/live/denis-badault-250

https://www.youtube.com/watch?v=AmZdVt-aA1c

Les infos sur le site de Wanbliprod

http://wanbliprod.com/artistes/denis-badault/projets/solo-deux-en-un/

 |Un double événement : la présence de Denis Badault en région parisienne, loin de Sète où il s’est établi voici quelques années ; et de surcroît pour jouer les standards en solo, ce qu’il n’avait jamais fait dans la capitale. Soirée mémorable dans son principe, et dans sa réalisation, car les attentes des spectateurs-auditeurs furent comblées.

 Denis Badault, piano solo. Les Lilas, Le Triton, 11 décembre 2015, 20h

À Sète, où mes pérégrinations montpelliéraines m’avaient conduit, Denis Badault m’a raconté l’été dernier son projet en cours : rassembler 2 standards en un seul, ou associer un standard à une chanson française, en les mêlant au gré de la fantaisie et des passerelles mélodiques, rythmiques ou harmoniques qui s’offrent au cours de l’exposé comme des improvisations. Travaillant avec constance la question, au fil de l’inspiration, il l’avait développée en de petits concerts privés (on en trouve un extrait sur Youtube), puis dans d’autres lieux. Cette fois c’est au Triton, près de la Mairie des Lilas, que le pianiste nous a livré le fruit de ces accouplements standardisés. Un programme est disponible sur place, avec une liste de binômes dans laquelle Denis va puiser au cours du concert. L’ambiance est détendue, beaucoup d’amis musiciens dans la salle : Andy Emler, Emmanuel Bex, Jean-Louis Pommier, Régis Huby, Xavier Desandre-Navarre…. Cela commence par une confrontation entre Bye Bye Blackbird et Like Someone In Love : le premier joué à sept temps, pour la beauté du geste. Un sept temps qui groove, sans que l’on songe à s’interroger sur la mesure adoptée : Emmanuel Bex, pour qui le rythme n’a aucun secret, avouera à Denis en fin de concert qu’il avait identifié le standard bien avant de prendre conscience que son rythme avait été modifié ; la beauté du geste et le goût du jeu, pas la quête stérile de la performance….

Tout cela semble naturel, ça respire. Et pourtant la musique est à l’œuvre : collisions de rythmes, réharmonisation périlleuse, Denis s’en donne à cœur joie. Sur le mélange de On Green Dolphin Street et de Solar, le second sera un instant exposé par des accords touffus de la main gauche pendant que la droite improvise : le plaisir du jeu paraît sans limite ; chez Badault, aujourd’hui comme par le passé, l’hédonisme doit prévaloir. Les thèmes se croisent, se tuilent, s’enchâssent, vont et reviennent, se bousculent ou se frôlent, dans une jubilation communicative. Hi-Lili, Hi Lo, très peu joué par les jazzmen, croise Un Américain à Paris ; Le traditionnel Aux Marches du Palais se joue de Someday My Prince Will Come ; Whisper Not, immortalisé par les Jazz Messengers, se télescope avec In Walked Bud, de Thelonious Monk, etc…. Jusqu’au moment où le pianiste demande au public de choisir dans la liste un couple de thèmes qui n’a pas encore été joué : comme les suggestions proposent d’une part le binôme Falling Grace/Stella By Starlight, et d’autre part Takin’ A Chance On Love/Dans l’eau de la Clairefontaine, un petit malin propose un mélange imprévu : Stella et Dans l’eau de la Clairefontaine : Denis Badault relève le défi, et improvise brillamment, en toute musicalité, un étrange objet tout en bifurcations et fantaisies. Il y en eut d’autres, que vous pouvez découvrir en suivant le lien ci-dessous, car Le Triton, après avoir diffusé le concert en ligne et en direct, l’a mis en réécoute. Suivez le lien, le bonheur musical est au bout du chemin.

Xavier Prévost

Le concert en vidéo sur le site du Triton et sur Youtube

http://www.letriton.com/tritonline/live/denis-badault-250

https://www.youtube.com/watch?v=AmZdVt-aA1c

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http://wanbliprod.com/artistes/denis-badault/projets/solo-deux-en-un/

 |Un double événement : la présence de Denis Badault en région parisienne, loin de Sète où il s’est établi voici quelques années ; et de surcroît pour jouer les standards en solo, ce qu’il n’avait jamais fait dans la capitale. Soirée mémorable dans son principe, et dans sa réalisation, car les attentes des spectateurs-auditeurs furent comblées.

 Denis Badault, piano solo. Les Lilas, Le Triton, 11 décembre 2015, 20h

À Sète, où mes pérégrinations montpelliéraines m’avaient conduit, Denis Badault m’a raconté l’été dernier son projet en cours : rassembler 2 standards en un seul, ou associer un standard à une chanson française, en les mêlant au gré de la fantaisie et des passerelles mélodiques, rythmiques ou harmoniques qui s’offrent au cours de l’exposé comme des improvisations. Travaillant avec constance la question, au fil de l’inspiration, il l’avait développée en de petits concerts privés (on en trouve un extrait sur Youtube), puis dans d’autres lieux. Cette fois c’est au Triton, près de la Mairie des Lilas, que le pianiste nous a livré le fruit de ces accouplements standardisés. Un programme est disponible sur place, avec une liste de binômes dans laquelle Denis va puiser au cours du concert. L’ambiance est détendue, beaucoup d’amis musiciens dans la salle : Andy Emler, Emmanuel Bex, Jean-Louis Pommier, Régis Huby, Xavier Desandre-Navarre…. Cela commence par une confrontation entre Bye Bye Blackbird et Like Someone In Love : le premier joué à sept temps, pour la beauté du geste. Un sept temps qui groove, sans que l’on songe à s’interroger sur la mesure adoptée : Emmanuel Bex, pour qui le rythme n’a aucun secret, avouera à Denis en fin de concert qu’il avait identifié le standard bien avant de prendre conscience que son rythme avait été modifié ; la beauté du geste et le goût du jeu, pas la quête stérile de la performance….

Tout cela semble naturel, ça respire. Et pourtant la musique est à l’œuvre : collisions de rythmes, réharmonisation périlleuse, Denis s’en donne à cœur joie. Sur le mélange de On Green Dolphin Street et de Solar, le second sera un instant exposé par des accords touffus de la main gauche pendant que la droite improvise : le plaisir du jeu paraît sans limite ; chez Badault, aujourd’hui comme par le passé, l’hédonisme doit prévaloir. Les thèmes se croisent, se tuilent, s’enchâssent, vont et reviennent, se bousculent ou se frôlent, dans une jubilation communicative. Hi-Lili, Hi Lo, très peu joué par les jazzmen, croise Un Américain à Paris ; Le traditionnel Aux Marches du Palais se joue de Someday My Prince Will Come ; Whisper Not, immortalisé par les Jazz Messengers, se télescope avec In Walked Bud, de Thelonious Monk, etc…. Jusqu’au moment où le pianiste demande au public de choisir dans la liste un couple de thèmes qui n’a pas encore été joué : comme les suggestions proposent d’une part le binôme Falling Grace/Stella By Starlight, et d’autre part Takin’ A Chance On Love/Dans l’eau de la Clairefontaine, un petit malin propose un mélange imprévu : Stella et Dans l’eau de la Clairefontaine : Denis Badault relève le défi, et improvise brillamment, en toute musicalité, un étrange objet tout en bifurcations et fantaisies. Il y en eut d’autres, que vous pouvez découvrir en suivant le lien ci-dessous, car Le Triton, après avoir diffusé le concert en ligne et en direct, l’a mis en réécoute. Suivez le lien, le bonheur musical est au bout du chemin.

Xavier Prévost

Le concert en vidéo sur le site du Triton et sur Youtube

http://www.letriton.com/tritonline/live/denis-badault-250

https://www.youtube.com/watch?v=AmZdVt-aA1c

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