Jazz live
Publié le 7 Juil 2015

Jazz à Couches : convivialité XXL !

Cela fait quelques lustres que le chroniqueur entend parler, par des confrères et néanmoins amis, de ce festival bourguignon sans pareil. Depuis 30 ans, à ce moment de juillet, votre serviteur préparait fiévreusement les concerts, enregistrements et émissions du Festival de Radio France & Montpellier et, malgré diverses tentatives, il ne parvint jamais à faire l’indispensable escale dans le vignoble de la Côte chalonnaise. Mais en cette première année de retraite légèrement anticipée, il a répondu à la convocation impérative autant qu’amicale de Franck Tortiller, initiateur de l’événement.

 

Big Band de Couches, direction Jean Gobinet.

Roger Bouthenet, Jean-Claude Royet, Fabien Esthor (saxophones altos), Joseph Lapchine, Yves Boyer (saxophones ténors), Jean-Louis Chevrot (saxophone baryton), Alain Dard, Stéphane Desvignes, Philippe Guillemain, Robert Pleinet (trompettes), Philippe Choquet, Christian Demonmerot, Didier Chabridon, Hervé Gonneaud (trombones), Mathieu Choquet (piano), Céline Guillemet (guitare), Serge Blanot (guitare basse), Bernard Foudrot (batterie), Damien Patenet (percussions).

Invités/infiltrés : Jean Gobinet, Joël Chausse (trompettes, bugles), Jean-Louis Pommier (trombone), François Corneloup (saxophones baryton & soprano), Yves Torchinsky (contrebasse), Franck Tortiller (vibraphone), Pierre Marcault (percussions), Jacques Mahieux (chant).

Festival Jazz à Couches, Zone de loisirs, sous chapiteau, 1er juillet 2015.

 

les saxophonistes vignerons
 La partie viti-vinicole de la section de saxophones avec, de droite à gauche : Yves Boyer (Domaine Boyer Martenot, Meursault) au saxophones ténor ; Roger Bouthenet (vigneron retraité de Couches) & Jean-Claude Royet (Domaine Royet, Combereau, à 4 km de Couches) aux saxophones altos.

 

Pour découvrir ce festival, il ne fallait pas manquer sa soirée d’ouverture, avec l’emblématique Big Band de Couches. Ce bourg rural de quinze cents habitants possède un vrai big band de musiciens amateurs où les vignerons, en retraite ou en activité, côtoient les jeunes générations ; et la coordinatrice du festival est aussi la guitariste de l’orchestre…. Quelques-uns sont également des piliers du Big Band de Chalon-Bourgogne. L’orchestre est infiltré-encadré par des musiciens amis de Franck Tortiller, et qui les uns et les autres représentent le gratin du « métier ». L’orchestre joue Mingus (Better git it in your soul, Haitian Fight Song ), Ellington (Concerto for Cootie ), Night in Tunisia …. Tout est là : la conviction, le savoir-faire, le plaisir. L’orchestre s’offre un intermède, avec le rassemblement furtif du groupe de l’album « Janis the Pearl » de Franck Tortiller, et Jacques Mahieux vient chanter Mercedes Benz et Chelsea Hotel. Puis le big band reprend la scène, et son programme, avec des thèmes de Tito Puente ou Maceo Parker. Et pour conclure, avant de céder la place au groupe suivant, Jean Gobinet dit ceci : « On pense très fort à quelqu’un qui nous manque beaucoup » ; il s’agit de Maurice « Mimi » Tortiller, le père de Franck et l’âme du festival, mort en mars dernier. L’orchestre et le festival sont à l’image de cet homme, vigneron mais aussi musicien, qui a fait danser toute la région avec les orchestres de bal dans lesquels il jouait.

 

En second partie de soirée se produisait un autre orchestre du cru (premier cru assurément) : le big band XY, qui existe depuis plus de 10 ans, et dont beaucoup de membres sont issus de l’École de musique de Couches. Qui le croirait ? Ce Chef-lieu de canton compte deux écoles de musique : celle citée à l’instant, et une seconde, plus orientée semble-t-il vers ce que le sabir institutionnel nomme « musiques actuelles ». Le big band XY était ce soir-là en format XXL, avec un renfort qui portait l’effectif à près de 25 musiciennes et musiciens : soul, funk, jazz et autres musiques débridées étaient au répertoire. Je dois à l’honnêteté de dire que, tout aux retrouvailles avec mes amis musiciens, et plongé dans la préparation de la troisième mi-temps œnophile, je n’ai pas prêté à ce second concert l’attention soutenue qu’il méritait. Mais j’ai cependant constaté que, décidément, Couches est un endroit singulier, et singulièrement irremplaçable, comme cette première soirée que j’avais vécue. J’étais déjà reparti le lendemain 2 juillet quand se produisit Lucky Peterson (que j’ai souvent vu sur scène) ; et j’écouterai dans quelques jours au Festival de Radio France et Montpellier (où je suis désormais un touriste) Louis Winsberg, qui jouait le 3 juillet ; et j’aurai aussi manqué le lendemain Tania Maria, souvent entendue sur scène depuis un mémorable concert du Jazz Action Villeneuve d’Ascq (J.A.V.A.) dans les années 70. Bref l’événement de Jazz à Couches, c’était surtout le Big Band de Couches, que l’on n’entend « nulle part ailleurs » !

Xavier Prévost


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Cela fait quelques lustres que le chroniqueur entend parler, par des confrères et néanmoins amis, de ce festival bourguignon sans pareil. Depuis 30 ans, à ce moment de juillet, votre serviteur préparait fiévreusement les concerts, enregistrements et émissions du Festival de Radio France & Montpellier et, malgré diverses tentatives, il ne parvint jamais à faire l’indispensable escale dans le vignoble de la Côte chalonnaise. Mais en cette première année de retraite légèrement anticipée, il a répondu à la convocation impérative autant qu’amicale de Franck Tortiller, initiateur de l’événement.

 

Big Band de Couches, direction Jean Gobinet.

Roger Bouthenet, Jean-Claude Royet, Fabien Esthor (saxophones altos), Joseph Lapchine, Yves Boyer (saxophones ténors), Jean-Louis Chevrot (saxophone baryton), Alain Dard, Stéphane Desvignes, Philippe Guillemain, Robert Pleinet (trompettes), Philippe Choquet, Christian Demonmerot, Didier Chabridon, Hervé Gonneaud (trombones), Mathieu Choquet (piano), Céline Guillemet (guitare), Serge Blanot (guitare basse), Bernard Foudrot (batterie), Damien Patenet (percussions).

Invités/infiltrés : Jean Gobinet, Joël Chausse (trompettes, bugles), Jean-Louis Pommier (trombone), François Corneloup (saxophones baryton & soprano), Yves Torchinsky (contrebasse), Franck Tortiller (vibraphone), Pierre Marcault (percussions), Jacques Mahieux (chant).

Festival Jazz à Couches, Zone de loisirs, sous chapiteau, 1er juillet 2015.

 

les saxophonistes vignerons
 La partie viti-vinicole de la section de saxophones avec, de droite à gauche : Yves Boyer (Domaine Boyer Martenot, Meursault) au saxophones ténor ; Roger Bouthenet (vigneron retraité de Couches) & Jean-Claude Royet (Domaine Royet, Combereau, à 4 km de Couches) aux saxophones altos.

 

Pour découvrir ce festival, il ne fallait pas manquer sa soirée d’ouverture, avec l’emblématique Big Band de Couches. Ce bourg rural de quinze cents habitants possède un vrai big band de musiciens amateurs où les vignerons, en retraite ou en activité, côtoient les jeunes générations ; et la coordinatrice du festival est aussi la guitariste de l’orchestre…. Quelques-uns sont également des piliers du Big Band de Chalon-Bourgogne. L’orchestre est infiltré-encadré par des musiciens amis de Franck Tortiller, et qui les uns et les autres représentent le gratin du « métier ». L’orchestre joue Mingus (Better git it in your soul, Haitian Fight Song ), Ellington (Concerto for Cootie ), Night in Tunisia …. Tout est là : la conviction, le savoir-faire, le plaisir. L’orchestre s’offre un intermède, avec le rassemblement furtif du groupe de l’album « Janis the Pearl » de Franck Tortiller, et Jacques Mahieux vient chanter Mercedes Benz et Chelsea Hotel. Puis le big band reprend la scène, et son programme, avec des thèmes de Tito Puente ou Maceo Parker. Et pour conclure, avant de céder la place au groupe suivant, Jean Gobinet dit ceci : « On pense très fort à quelqu’un qui nous manque beaucoup » ; il s’agit de Maurice « Mimi » Tortiller, le père de Franck et l’âme du festival, mort en mars dernier. L’orchestre et le festival sont à l’image de cet homme, vigneron mais aussi musicien, qui a fait danser toute la région avec les orchestres de bal dans lesquels il jouait.

 

En second partie de soirée se produisait un autre orchestre du cru (premier cru assurément) : le big band XY, qui existe depuis plus de 10 ans, et dont beaucoup de membres sont issus de l’École de musique de Couches. Qui le croirait ? Ce Chef-lieu de canton compte deux écoles de musique : celle citée à l’instant, et une seconde, plus orientée semble-t-il vers ce que le sabir institutionnel nomme « musiques actuelles ». Le big band XY était ce soir-là en format XXL, avec un renfort qui portait l’effectif à près de 25 musiciennes et musiciens : soul, funk, jazz et autres musiques débridées étaient au répertoire. Je dois à l’honnêteté de dire que, tout aux retrouvailles avec mes amis musiciens, et plongé dans la préparation de la troisième mi-temps œnophile, je n’ai pas prêté à ce second concert l’attention soutenue qu’il méritait. Mais j’ai cependant constaté que, décidément, Couches est un endroit singulier, et singulièrement irremplaçable, comme cette première soirée que j’avais vécue. J’étais déjà reparti le lendemain 2 juillet quand se produisit Lucky Peterson (que j’ai souvent vu sur scène) ; et j’écouterai dans quelques jours au Festival de Radio France et Montpellier (où je suis désormais un touriste) Louis Winsberg, qui jouait le 3 juillet ; et j’aurai aussi manqué le lendemain Tania Maria, souvent entendue sur scène depuis un mémorable concert du Jazz Action Villeneuve d’Ascq (J.A.V.A.) dans les années 70. Bref l’événement de Jazz à Couches, c’était surtout le Big Band de Couches, que l’on n’entend « nulle part ailleurs » !

Xavier Prévost


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Cela fait quelques lustres que le chroniqueur entend parler, par des confrères et néanmoins amis, de ce festival bourguignon sans pareil. Depuis 30 ans, à ce moment de juillet, votre serviteur préparait fiévreusement les concerts, enregistrements et émissions du Festival de Radio France & Montpellier et, malgré diverses tentatives, il ne parvint jamais à faire l’indispensable escale dans le vignoble de la Côte chalonnaise. Mais en cette première année de retraite légèrement anticipée, il a répondu à la convocation impérative autant qu’amicale de Franck Tortiller, initiateur de l’événement.

 

Big Band de Couches, direction Jean Gobinet.

Roger Bouthenet, Jean-Claude Royet, Fabien Esthor (saxophones altos), Joseph Lapchine, Yves Boyer (saxophones ténors), Jean-Louis Chevrot (saxophone baryton), Alain Dard, Stéphane Desvignes, Philippe Guillemain, Robert Pleinet (trompettes), Philippe Choquet, Christian Demonmerot, Didier Chabridon, Hervé Gonneaud (trombones), Mathieu Choquet (piano), Céline Guillemet (guitare), Serge Blanot (guitare basse), Bernard Foudrot (batterie), Damien Patenet (percussions).

Invités/infiltrés : Jean Gobinet, Joël Chausse (trompettes, bugles), Jean-Louis Pommier (trombone), François Corneloup (saxophones baryton & soprano), Yves Torchinsky (contrebasse), Franck Tortiller (vibraphone), Pierre Marcault (percussions), Jacques Mahieux (chant).

Festival Jazz à Couches, Zone de loisirs, sous chapiteau, 1er juillet 2015.

 

les saxophonistes vignerons
 La partie viti-vinicole de la section de saxophones avec, de droite à gauche : Yves Boyer (Domaine Boyer Martenot, Meursault) au saxophones ténor ; Roger Bouthenet (vigneron retraité de Couches) & Jean-Claude Royet (Domaine Royet, Combereau, à 4 km de Couches) aux saxophones altos.

 

Pour découvrir ce festival, il ne fallait pas manquer sa soirée d’ouverture, avec l’emblématique Big Band de Couches. Ce bourg rural de quinze cents habitants possède un vrai big band de musiciens amateurs où les vignerons, en retraite ou en activité, côtoient les jeunes générations ; et la coordinatrice du festival est aussi la guitariste de l’orchestre…. Quelques-uns sont également des piliers du Big Band de Chalon-Bourgogne. L’orchestre est infiltré-encadré par des musiciens amis de Franck Tortiller, et qui les uns et les autres représentent le gratin du « métier ». L’orchestre joue Mingus (Better git it in your soul, Haitian Fight Song ), Ellington (Concerto for Cootie ), Night in Tunisia …. Tout est là : la conviction, le savoir-faire, le plaisir. L’orchestre s’offre un intermède, avec le rassemblement furtif du groupe de l’album « Janis the Pearl » de Franck Tortiller, et Jacques Mahieux vient chanter Mercedes Benz et Chelsea Hotel. Puis le big band reprend la scène, et son programme, avec des thèmes de Tito Puente ou Maceo Parker. Et pour conclure, avant de céder la place au groupe suivant, Jean Gobinet dit ceci : « On pense très fort à quelqu’un qui nous manque beaucoup » ; il s’agit de Maurice « Mimi » Tortiller, le père de Franck et l’âme du festival, mort en mars dernier. L’orchestre et le festival sont à l’image de cet homme, vigneron mais aussi musicien, qui a fait danser toute la région avec les orchestres de bal dans lesquels il jouait.

 

En second partie de soirée se produisait un autre orchestre du cru (premier cru assurément) : le big band XY, qui existe depuis plus de 10 ans, et dont beaucoup de membres sont issus de l’École de musique de Couches. Qui le croirait ? Ce Chef-lieu de canton compte deux écoles de musique : celle citée à l’instant, et une seconde, plus orientée semble-t-il vers ce que le sabir institutionnel nomme « musiques actuelles ». Le big band XY était ce soir-là en format XXL, avec un renfort qui portait l’effectif à près de 25 musiciennes et musiciens : soul, funk, jazz et autres musiques débridées étaient au répertoire. Je dois à l’honnêteté de dire que, tout aux retrouvailles avec mes amis musiciens, et plongé dans la préparation de la troisième mi-temps œnophile, je n’ai pas prêté à ce second concert l’attention soutenue qu’il méritait. Mais j’ai cependant constaté que, décidément, Couches est un endroit singulier, et singulièrement irremplaçable, comme cette première soirée que j’avais vécue. J’étais déjà reparti le lendemain 2 juillet quand se produisit Lucky Peterson (que j’ai souvent vu sur scène) ; et j’écouterai dans quelques jours au Festival de Radio France et Montpellier (où je suis désormais un touriste) Louis Winsberg, qui jouait le 3 juillet ; et j’aurai aussi manqué le lendemain Tania Maria, souvent entendue sur scène depuis un mémorable concert du Jazz Action Villeneuve d’Ascq (J.A.V.A.) dans les années 70. Bref l’événement de Jazz à Couches, c’était surtout le Big Band de Couches, que l’on n’entend « nulle part ailleurs » !

Xavier Prévost


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Cela fait quelques lustres que le chroniqueur entend parler, par des confrères et néanmoins amis, de ce festival bourguignon sans pareil. Depuis 30 ans, à ce moment de juillet, votre serviteur préparait fiévreusement les concerts, enregistrements et émissions du Festival de Radio France & Montpellier et, malgré diverses tentatives, il ne parvint jamais à faire l’indispensable escale dans le vignoble de la Côte chalonnaise. Mais en cette première année de retraite légèrement anticipée, il a répondu à la convocation impérative autant qu’amicale de Franck Tortiller, initiateur de l’événement.

 

Big Band de Couches, direction Jean Gobinet.

Roger Bouthenet, Jean-Claude Royet, Fabien Esthor (saxophones altos), Joseph Lapchine, Yves Boyer (saxophones ténors), Jean-Louis Chevrot (saxophone baryton), Alain Dard, Stéphane Desvignes, Philippe Guillemain, Robert Pleinet (trompettes), Philippe Choquet, Christian Demonmerot, Didier Chabridon, Hervé Gonneaud (trombones), Mathieu Choquet (piano), Céline Guillemet (guitare), Serge Blanot (guitare basse), Bernard Foudrot (batterie), Damien Patenet (percussions).

Invités/infiltrés : Jean Gobinet, Joël Chausse (trompettes, bugles), Jean-Louis Pommier (trombone), François Corneloup (saxophones baryton & soprano), Yves Torchinsky (contrebasse), Franck Tortiller (vibraphone), Pierre Marcault (percussions), Jacques Mahieux (chant).

Festival Jazz à Couches, Zone de loisirs, sous chapiteau, 1er juillet 2015.

 

les saxophonistes vignerons
 La partie viti-vinicole de la section de saxophones avec, de droite à gauche : Yves Boyer (Domaine Boyer Martenot, Meursault) au saxophones ténor ; Roger Bouthenet (vigneron retraité de Couches) & Jean-Claude Royet (Domaine Royet, Combereau, à 4 km de Couches) aux saxophones altos.

 

Pour découvrir ce festival, il ne fallait pas manquer sa soirée d’ouverture, avec l’emblématique Big Band de Couches. Ce bourg rural de quinze cents habitants possède un vrai big band de musiciens amateurs où les vignerons, en retraite ou en activité, côtoient les jeunes générations ; et la coordinatrice du festival est aussi la guitariste de l’orchestre…. Quelques-uns sont également des piliers du Big Band de Chalon-Bourgogne. L’orchestre est infiltré-encadré par des musiciens amis de Franck Tortiller, et qui les uns et les autres représentent le gratin du « métier ». L’orchestre joue Mingus (Better git it in your soul, Haitian Fight Song ), Ellington (Concerto for Cootie ), Night in Tunisia …. Tout est là : la conviction, le savoir-faire, le plaisir. L’orchestre s’offre un intermède, avec le rassemblement furtif du groupe de l’album « Janis the Pearl » de Franck Tortiller, et Jacques Mahieux vient chanter Mercedes Benz et Chelsea Hotel. Puis le big band reprend la scène, et son programme, avec des thèmes de Tito Puente ou Maceo Parker. Et pour conclure, avant de céder la place au groupe suivant, Jean Gobinet dit ceci : « On pense très fort à quelqu’un qui nous manque beaucoup » ; il s’agit de Maurice « Mimi » Tortiller, le père de Franck et l’âme du festival, mort en mars dernier. L’orchestre et le festival sont à l’image de cet homme, vigneron mais aussi musicien, qui a fait danser toute la région avec les orchestres de bal dans lesquels il jouait.

 

En second partie de soirée se produisait un autre orchestre du cru (premier cru assurément) : le big band XY, qui existe depuis plus de 10 ans, et dont beaucoup de membres sont issus de l’École de musique de Couches. Qui le croirait ? Ce Chef-lieu de canton compte deux écoles de musique : celle citée à l’instant, et une seconde, plus orientée semble-t-il vers ce que le sabir institutionnel nomme « musiques actuelles ». Le big band XY était ce soir-là en format XXL, avec un renfort qui portait l’effectif à près de 25 musiciennes et musiciens : soul, funk, jazz et autres musiques débridées étaient au répertoire. Je dois à l’honnêteté de dire que, tout aux retrouvailles avec mes amis musiciens, et plongé dans la préparation de la troisième mi-temps œnophile, je n’ai pas prêté à ce second concert l’attention soutenue qu’il méritait. Mais j’ai cependant constaté que, décidément, Couches est un endroit singulier, et singulièrement irremplaçable, comme cette première soirée que j’avais vécue. J’étais déjà reparti le lendemain 2 juillet quand se produisit Lucky Peterson (que j’ai souvent vu sur scène) ; et j’écouterai dans quelques jours au Festival de Radio France et Montpellier (où je suis désormais un touriste) Louis Winsberg, qui jouait le 3 juillet ; et j’aurai aussi manqué le lendemain Tania Maria, souvent entendue sur scène depuis un mémorable concert du Jazz Action Villeneuve d’Ascq (J.A.V.A.) dans les années 70. Bref l’événement de Jazz à Couches, c’était surtout le Big Band de Couches, que l’on n’entend « nulle part ailleurs » !

Xavier Prévost