Jazz live
Publié le 28 Juin 2017

Kansas City au Lac de Lourenties (64)

Enfin un Big Band amateur qui ne « massacre » pas la musique de Basie!

Théâtre de Verdure de Lourenties (17 juin 2017)

Alexander Big Band dirigé par Arnaud Labastie. 

Le grand orchestre de Count Basie tournait comme une horloge suisse. Mais… avec le feeling de Kansas City ! Kansas City, la capitale du jazz « hot » des années 40. Le « big band » de Basie swinguait intensément, mais toujours de manière détendue. Relax… Des naïfs en ont souvent conclu que la musique de Count est facile à interpréter!

Impression trompeuse. Car rien de plus difficile que d’interpréter les grands succès du maître en respectant tant que faire se peut les recettes fascinantes de l’alchimie « basienne »…

D’abord cette efficacité incroyable de la rythmique qui déroule un tapis moelleux pour accueillir les solistes et qui, après quelques mesures introductives, les propulse pour de courts et incisifs solos. Comme on lâche les formules 1 après un tour de chauffe… Puis ces incroyables enfilades de riffs explosifs qui inspirent et stimulent ces mêmes solistes.

Dans ma longue vie de jazzfan j’ai trop souvent entendu des orchestres amateurs « éxécuter » (aïe, aïe, aïe…) avec des arrangements lourdingues et trop scolaires la musique de Basie… Une musique qui ne supporte pas les à peu près…

Alors, quelle bonne surprise en une belle soirée estivale, en un superbe lieu (un amphithéâtre naturel au bord d’un lac) d’entendre l’Alexander Big Band. Orchestre fondé en 1998 et qu’Arnaud Labastie dirige depuis 2004.

lourenties 1amphi2

Composé en majorité d’amateurs et de semi-professionnels, épaulés par quelques excellents jazzmen professionnels aquitains, ce grand orchestre sait parfaitement jouer Basie dans l’esprit du maître.

big bandr

Sur un excellent choix, concocté par le leader, de thèmes emblématiques (comme, entre autres, Lil’ Darlin, La panthère rose, Perdido, Shinny Stockings, Jump Start, Splanky…) les sections de souffleurs, bien homogènes comme il se doit, « envoient » les riffs soutenus par une rythmique précise, à l’unisson élastique. Les solistes se régalent visiblement. Le public aussi et l’a fait savoir tout au long de la soirée. Une mention particulière pour Stéphane Barbier au sax alto pour un superbe solo à la Charlie Parker, vif et inspiré… De quoi déclencher un évanouissement chez un intégriste du vrai jazz ! Réunir Parker et Basie… Sacrilège ? Bien sûr que non… La vie du jazz tout simplement…

stephane barbierStéphane Barbier

Il ne faut pas oublier que Basie après 1945 a recruté moult jeunes boppers talentueux… Comme Duke (qui a même enregistré avec Coltrane !) Basie n’avait strictement rien à cirer de cette fausse querelle du vrai et du faux jazz !

A la batterie Jean Duverdier (qui est par ailleurs un excellent dessinateur de presse, qui régale souvent les lecteurs du quotidien Sud Ouest) est parfait. Le drumming chez Basie exige rigueur et précision. Duverdier possède ces qualités. Voxane chanteuse bordelaise est très à l’aise sur le répertoire des chanteurs/shouters basiens. Qui n’est pourtant pas des plus faciles à re-visiter !
Un seul regret : Arnaud Labastie qui est un superbe pianiste ne s’assoit au clavier que pour quelques rares morceaux… Il est vrai qu’il ne peut pas être « au four et au moulin » puisqu’il dirige, pour la très grande majorité des thèmes, le grand orchestre d’une main à la fois ferme et souple…

A. Labastie avait beaucoup fait répéter l’Alexander Big Band car il tenait à la réussite de ce concert.

Et pour cause : il l’a révélé à la fin du concert… il a de fortes attaches familiales à Lourenties, la commune qui avait fait le pari (réussi) de le programmer en ce beau soir du 17 juin.

Nico Wayne Toussaint Big Band

En deuxième partie Nico Wayne Toussaint et son nouveau groupe (huit musiciens dont 3 souffleurs) a mis le feu comme d’habitude. Ce concert constituait pour Nico une super-répétition grandeur nature avant son passage sous le grand chapiteau au Festival de Marciac le 30 juillet en première partie de Dee Dee Bridgewater.

Pierre-Henri Ardonceau

.|Enfin un Big Band amateur qui ne « massacre » pas la musique de Basie!

Théâtre de Verdure de Lourenties (17 juin 2017)

Alexander Big Band dirigé par Arnaud Labastie. 

Le grand orchestre de Count Basie tournait comme une horloge suisse. Mais… avec le feeling de Kansas City ! Kansas City, la capitale du jazz « hot » des années 40. Le « big band » de Basie swinguait intensément, mais toujours de manière détendue. Relax… Des naïfs en ont souvent conclu que la musique de Count est facile à interpréter!

Impression trompeuse. Car rien de plus difficile que d’interpréter les grands succès du maître en respectant tant que faire se peut les recettes fascinantes de l’alchimie « basienne »…

D’abord cette efficacité incroyable de la rythmique qui déroule un tapis moelleux pour accueillir les solistes et qui, après quelques mesures introductives, les propulse pour de courts et incisifs solos. Comme on lâche les formules 1 après un tour de chauffe… Puis ces incroyables enfilades de riffs explosifs qui inspirent et stimulent ces mêmes solistes.

Dans ma longue vie de jazzfan j’ai trop souvent entendu des orchestres amateurs « éxécuter » (aïe, aïe, aïe…) avec des arrangements lourdingues et trop scolaires la musique de Basie… Une musique qui ne supporte pas les à peu près…

Alors, quelle bonne surprise en une belle soirée estivale, en un superbe lieu (un amphithéâtre naturel au bord d’un lac) d’entendre l’Alexander Big Band. Orchestre fondé en 1998 et qu’Arnaud Labastie dirige depuis 2004.

lourenties 1amphi2

Composé en majorité d’amateurs et de semi-professionnels, épaulés par quelques excellents jazzmen professionnels aquitains, ce grand orchestre sait parfaitement jouer Basie dans l’esprit du maître.

big bandr

Sur un excellent choix, concocté par le leader, de thèmes emblématiques (comme, entre autres, Lil’ Darlin, La panthère rose, Perdido, Shinny Stockings, Jump Start, Splanky…) les sections de souffleurs, bien homogènes comme il se doit, « envoient » les riffs soutenus par une rythmique précise, à l’unisson élastique. Les solistes se régalent visiblement. Le public aussi et l’a fait savoir tout au long de la soirée. Une mention particulière pour Stéphane Barbier au sax alto pour un superbe solo à la Charlie Parker, vif et inspiré… De quoi déclencher un évanouissement chez un intégriste du vrai jazz ! Réunir Parker et Basie… Sacrilège ? Bien sûr que non… La vie du jazz tout simplement…

stephane barbierStéphane Barbier

Il ne faut pas oublier que Basie après 1945 a recruté moult jeunes boppers talentueux… Comme Duke (qui a même enregistré avec Coltrane !) Basie n’avait strictement rien à cirer de cette fausse querelle du vrai et du faux jazz !

A la batterie Jean Duverdier (qui est par ailleurs un excellent dessinateur de presse, qui régale souvent les lecteurs du quotidien Sud Ouest) est parfait. Le drumming chez Basie exige rigueur et précision. Duverdier possède ces qualités. Voxane chanteuse bordelaise est très à l’aise sur le répertoire des chanteurs/shouters basiens. Qui n’est pourtant pas des plus faciles à re-visiter !
Un seul regret : Arnaud Labastie qui est un superbe pianiste ne s’assoit au clavier que pour quelques rares morceaux… Il est vrai qu’il ne peut pas être « au four et au moulin » puisqu’il dirige, pour la très grande majorité des thèmes, le grand orchestre d’une main à la fois ferme et souple…

A. Labastie avait beaucoup fait répéter l’Alexander Big Band car il tenait à la réussite de ce concert.

Et pour cause : il l’a révélé à la fin du concert… il a de fortes attaches familiales à Lourenties, la commune qui avait fait le pari (réussi) de le programmer en ce beau soir du 17 juin.

Nico Wayne Toussaint Big Band

En deuxième partie Nico Wayne Toussaint et son nouveau groupe (huit musiciens dont 3 souffleurs) a mis le feu comme d’habitude. Ce concert constituait pour Nico une super-répétition grandeur nature avant son passage sous le grand chapiteau au Festival de Marciac le 30 juillet en première partie de Dee Dee Bridgewater.

Pierre-Henri Ardonceau

.|Enfin un Big Band amateur qui ne « massacre » pas la musique de Basie!

Théâtre de Verdure de Lourenties (17 juin 2017)

Alexander Big Band dirigé par Arnaud Labastie. 

Le grand orchestre de Count Basie tournait comme une horloge suisse. Mais… avec le feeling de Kansas City ! Kansas City, la capitale du jazz « hot » des années 40. Le « big band » de Basie swinguait intensément, mais toujours de manière détendue. Relax… Des naïfs en ont souvent conclu que la musique de Count est facile à interpréter!

Impression trompeuse. Car rien de plus difficile que d’interpréter les grands succès du maître en respectant tant que faire se peut les recettes fascinantes de l’alchimie « basienne »…

D’abord cette efficacité incroyable de la rythmique qui déroule un tapis moelleux pour accueillir les solistes et qui, après quelques mesures introductives, les propulse pour de courts et incisifs solos. Comme on lâche les formules 1 après un tour de chauffe… Puis ces incroyables enfilades de riffs explosifs qui inspirent et stimulent ces mêmes solistes.

Dans ma longue vie de jazzfan j’ai trop souvent entendu des orchestres amateurs « éxécuter » (aïe, aïe, aïe…) avec des arrangements lourdingues et trop scolaires la musique de Basie… Une musique qui ne supporte pas les à peu près…

Alors, quelle bonne surprise en une belle soirée estivale, en un superbe lieu (un amphithéâtre naturel au bord d’un lac) d’entendre l’Alexander Big Band. Orchestre fondé en 1998 et qu’Arnaud Labastie dirige depuis 2004.

lourenties 1amphi2

Composé en majorité d’amateurs et de semi-professionnels, épaulés par quelques excellents jazzmen professionnels aquitains, ce grand orchestre sait parfaitement jouer Basie dans l’esprit du maître.

big bandr

Sur un excellent choix, concocté par le leader, de thèmes emblématiques (comme, entre autres, Lil’ Darlin, La panthère rose, Perdido, Shinny Stockings, Jump Start, Splanky…) les sections de souffleurs, bien homogènes comme il se doit, « envoient » les riffs soutenus par une rythmique précise, à l’unisson élastique. Les solistes se régalent visiblement. Le public aussi et l’a fait savoir tout au long de la soirée. Une mention particulière pour Stéphane Barbier au sax alto pour un superbe solo à la Charlie Parker, vif et inspiré… De quoi déclencher un évanouissement chez un intégriste du vrai jazz ! Réunir Parker et Basie… Sacrilège ? Bien sûr que non… La vie du jazz tout simplement…

stephane barbierStéphane Barbier

Il ne faut pas oublier que Basie après 1945 a recruté moult jeunes boppers talentueux… Comme Duke (qui a même enregistré avec Coltrane !) Basie n’avait strictement rien à cirer de cette fausse querelle du vrai et du faux jazz !

A la batterie Jean Duverdier (qui est par ailleurs un excellent dessinateur de presse, qui régale souvent les lecteurs du quotidien Sud Ouest) est parfait. Le drumming chez Basie exige rigueur et précision. Duverdier possède ces qualités. Voxane chanteuse bordelaise est très à l’aise sur le répertoire des chanteurs/shouters basiens. Qui n’est pourtant pas des plus faciles à re-visiter !
Un seul regret : Arnaud Labastie qui est un superbe pianiste ne s’assoit au clavier que pour quelques rares morceaux… Il est vrai qu’il ne peut pas être « au four et au moulin » puisqu’il dirige, pour la très grande majorité des thèmes, le grand orchestre d’une main à la fois ferme et souple…

A. Labastie avait beaucoup fait répéter l’Alexander Big Band car il tenait à la réussite de ce concert.

Et pour cause : il l’a révélé à la fin du concert… il a de fortes attaches familiales à Lourenties, la commune qui avait fait le pari (réussi) de le programmer en ce beau soir du 17 juin.

Nico Wayne Toussaint Big Band

En deuxième partie Nico Wayne Toussaint et son nouveau groupe (huit musiciens dont 3 souffleurs) a mis le feu comme d’habitude. Ce concert constituait pour Nico une super-répétition grandeur nature avant son passage sous le grand chapiteau au Festival de Marciac le 30 juillet en première partie de Dee Dee Bridgewater.

Pierre-Henri Ardonceau

.|Enfin un Big Band amateur qui ne « massacre » pas la musique de Basie!

Théâtre de Verdure de Lourenties (17 juin 2017)

Alexander Big Band dirigé par Arnaud Labastie. 

Le grand orchestre de Count Basie tournait comme une horloge suisse. Mais… avec le feeling de Kansas City ! Kansas City, la capitale du jazz « hot » des années 40. Le « big band » de Basie swinguait intensément, mais toujours de manière détendue. Relax… Des naïfs en ont souvent conclu que la musique de Count est facile à interpréter!

Impression trompeuse. Car rien de plus difficile que d’interpréter les grands succès du maître en respectant tant que faire se peut les recettes fascinantes de l’alchimie « basienne »…

D’abord cette efficacité incroyable de la rythmique qui déroule un tapis moelleux pour accueillir les solistes et qui, après quelques mesures introductives, les propulse pour de courts et incisifs solos. Comme on lâche les formules 1 après un tour de chauffe… Puis ces incroyables enfilades de riffs explosifs qui inspirent et stimulent ces mêmes solistes.

Dans ma longue vie de jazzfan j’ai trop souvent entendu des orchestres amateurs « éxécuter » (aïe, aïe, aïe…) avec des arrangements lourdingues et trop scolaires la musique de Basie… Une musique qui ne supporte pas les à peu près…

Alors, quelle bonne surprise en une belle soirée estivale, en un superbe lieu (un amphithéâtre naturel au bord d’un lac) d’entendre l’Alexander Big Band. Orchestre fondé en 1998 et qu’Arnaud Labastie dirige depuis 2004.

lourenties 1amphi2

Composé en majorité d’amateurs et de semi-professionnels, épaulés par quelques excellents jazzmen professionnels aquitains, ce grand orchestre sait parfaitement jouer Basie dans l’esprit du maître.

big bandr

Sur un excellent choix, concocté par le leader, de thèmes emblématiques (comme, entre autres, Lil’ Darlin, La panthère rose, Perdido, Shinny Stockings, Jump Start, Splanky…) les sections de souffleurs, bien homogènes comme il se doit, « envoient » les riffs soutenus par une rythmique précise, à l’unisson élastique. Les solistes se régalent visiblement. Le public aussi et l’a fait savoir tout au long de la soirée. Une mention particulière pour Stéphane Barbier au sax alto pour un superbe solo à la Charlie Parker, vif et inspiré… De quoi déclencher un évanouissement chez un intégriste du vrai jazz ! Réunir Parker et Basie… Sacrilège ? Bien sûr que non… La vie du jazz tout simplement…

stephane barbierStéphane Barbier

Il ne faut pas oublier que Basie après 1945 a recruté moult jeunes boppers talentueux… Comme Duke (qui a même enregistré avec Coltrane !) Basie n’avait strictement rien à cirer de cette fausse querelle du vrai et du faux jazz !

A la batterie Jean Duverdier (qui est par ailleurs un excellent dessinateur de presse, qui régale souvent les lecteurs du quotidien Sud Ouest) est parfait. Le drumming chez Basie exige rigueur et précision. Duverdier possède ces qualités. Voxane chanteuse bordelaise est très à l’aise sur le répertoire des chanteurs/shouters basiens. Qui n’est pourtant pas des plus faciles à re-visiter !
Un seul regret : Arnaud Labastie qui est un superbe pianiste ne s’assoit au clavier que pour quelques rares morceaux… Il est vrai qu’il ne peut pas être « au four et au moulin » puisqu’il dirige, pour la très grande majorité des thèmes, le grand orchestre d’une main à la fois ferme et souple…

A. Labastie avait beaucoup fait répéter l’Alexander Big Band car il tenait à la réussite de ce concert.

Et pour cause : il l’a révélé à la fin du concert… il a de fortes attaches familiales à Lourenties, la commune qui avait fait le pari (réussi) de le programmer en ce beau soir du 17 juin.

Nico Wayne Toussaint Big Band

En deuxième partie Nico Wayne Toussaint et son nouveau groupe (huit musiciens dont 3 souffleurs) a mis le feu comme d’habitude. Ce concert constituait pour Nico une super-répétition grandeur nature avant son passage sous le grand chapiteau au Festival de Marciac le 30 juillet en première partie de Dee Dee Bridgewater.

Pierre-Henri Ardonceau

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