Jazz live
Publié le 17 Mai 2013

"Jazz In Arles" : Guillaume de Chassy Trio, "Silences"

Visiblement très ému de se retrouver exactement à la même place et quasiment à la même date qu’il y a deux ans avec Brigitte Engerer, disparue depuis, Guillaume de Chassy lui dédie son concert, dans la chapelle du Méjean en Arles, qui convient parfaitement à la musique proposée hier soir, dans la lignée de ce qui fut enregistré dans l’abbaye cistercienne de Noirlac, sous le titre « Silences » (Bee Jazz).

 

Guillaume de Chassy Trio : Guillaume de Chassy (p), Thomas Savy (cl, b-cl), Arnault Cuisinier (b)

 

Superbement inclassable, cette musique pourrait trouver un écho anticipatif dans le jazz américain des années 50, quand le Baron Mingus travaillait aux côtés d’un John La Porta (cl), dans le droit fil de ce qui s’appelait alors « abstract music », et qui allait devenir « third stream » (troisième courant) sous l’impulsion de John Lewis et Gunther Schuller. Mais qu’importent les étiquettes ! Il y a une profonde originalité dans la musique de ce trio à l’instrumentation rare, qui tient à ce qu’on y entend toujours, avec des plus et des moins, une référence au jazz, fut-il  » de chambre », et que parallèlement l’inspiration des grands compositeurs de musique classique  du XX° siècle n’en est jamais absente. Pour preuve : l’adaptation de deux préludes pour piano de Shostakovitch, l’évocation en deux temps de la magnifique mélodie de Poulenc Les Chemins de l’Amour, deux pièces dédiées à et inspirées de Prokofiev, sans oublier l’adaptation d’une partie de la sonate d’Henri Dutilleux. Le tout avec un naturel superbe, un brio sans inutile brillance, une manière de phraser ou d’énoncer les thèmes par des unissons de deux mains qui renvoient au jazz et par exemple à Lennie Tristano, autre grand ancien passionné de croisements musicaux. 

 

IMG 3761

Thomas Savy et Arnault Cuisinier entourent Guillaume

                de Chassy, après le concert.

 

La semaine de « Jazz In Arles » est centrée sur l’idée de « jazz de chambre », elle se poursuit ce soir avec le duo très attendu de Fred Hersch (p) et Ralph Alessi (tp), et se termine samedi avec le quartet (si rare aussi) de Susanne Abbuehl. Si vous êtes dans le secteur, ne manquez pas ces concerts.

 

Philippe Méziat

|

Visiblement très ému de se retrouver exactement à la même place et quasiment à la même date qu’il y a deux ans avec Brigitte Engerer, disparue depuis, Guillaume de Chassy lui dédie son concert, dans la chapelle du Méjean en Arles, qui convient parfaitement à la musique proposée hier soir, dans la lignée de ce qui fut enregistré dans l’abbaye cistercienne de Noirlac, sous le titre « Silences » (Bee Jazz).

 

Guillaume de Chassy Trio : Guillaume de Chassy (p), Thomas Savy (cl, b-cl), Arnault Cuisinier (b)

 

Superbement inclassable, cette musique pourrait trouver un écho anticipatif dans le jazz américain des années 50, quand le Baron Mingus travaillait aux côtés d’un John La Porta (cl), dans le droit fil de ce qui s’appelait alors « abstract music », et qui allait devenir « third stream » (troisième courant) sous l’impulsion de John Lewis et Gunther Schuller. Mais qu’importent les étiquettes ! Il y a une profonde originalité dans la musique de ce trio à l’instrumentation rare, qui tient à ce qu’on y entend toujours, avec des plus et des moins, une référence au jazz, fut-il  » de chambre », et que parallèlement l’inspiration des grands compositeurs de musique classique  du XX° siècle n’en est jamais absente. Pour preuve : l’adaptation de deux préludes pour piano de Shostakovitch, l’évocation en deux temps de la magnifique mélodie de Poulenc Les Chemins de l’Amour, deux pièces dédiées à et inspirées de Prokofiev, sans oublier l’adaptation d’une partie de la sonate d’Henri Dutilleux. Le tout avec un naturel superbe, un brio sans inutile brillance, une manière de phraser ou d’énoncer les thèmes par des unissons de deux mains qui renvoient au jazz et par exemple à Lennie Tristano, autre grand ancien passionné de croisements musicaux. 

 

IMG 3761

Thomas Savy et Arnault Cuisinier entourent Guillaume

                de Chassy, après le concert.

 

La semaine de « Jazz In Arles » est centrée sur l’idée de « jazz de chambre », elle se poursuit ce soir avec le duo très attendu de Fred Hersch (p) et Ralph Alessi (tp), et se termine samedi avec le quartet (si rare aussi) de Susanne Abbuehl. Si vous êtes dans le secteur, ne manquez pas ces concerts.

 

Philippe Méziat

|

Visiblement très ému de se retrouver exactement à la même place et quasiment à la même date qu’il y a deux ans avec Brigitte Engerer, disparue depuis, Guillaume de Chassy lui dédie son concert, dans la chapelle du Méjean en Arles, qui convient parfaitement à la musique proposée hier soir, dans la lignée de ce qui fut enregistré dans l’abbaye cistercienne de Noirlac, sous le titre « Silences » (Bee Jazz).

 

Guillaume de Chassy Trio : Guillaume de Chassy (p), Thomas Savy (cl, b-cl), Arnault Cuisinier (b)

 

Superbement inclassable, cette musique pourrait trouver un écho anticipatif dans le jazz américain des années 50, quand le Baron Mingus travaillait aux côtés d’un John La Porta (cl), dans le droit fil de ce qui s’appelait alors « abstract music », et qui allait devenir « third stream » (troisième courant) sous l’impulsion de John Lewis et Gunther Schuller. Mais qu’importent les étiquettes ! Il y a une profonde originalité dans la musique de ce trio à l’instrumentation rare, qui tient à ce qu’on y entend toujours, avec des plus et des moins, une référence au jazz, fut-il  » de chambre », et que parallèlement l’inspiration des grands compositeurs de musique classique  du XX° siècle n’en est jamais absente. Pour preuve : l’adaptation de deux préludes pour piano de Shostakovitch, l’évocation en deux temps de la magnifique mélodie de Poulenc Les Chemins de l’Amour, deux pièces dédiées à et inspirées de Prokofiev, sans oublier l’adaptation d’une partie de la sonate d’Henri Dutilleux. Le tout avec un naturel superbe, un brio sans inutile brillance, une manière de phraser ou d’énoncer les thèmes par des unissons de deux mains qui renvoient au jazz et par exemple à Lennie Tristano, autre grand ancien passionné de croisements musicaux. 

 

IMG 3761

Thomas Savy et Arnault Cuisinier entourent Guillaume

                de Chassy, après le concert.

 

La semaine de « Jazz In Arles » est centrée sur l’idée de « jazz de chambre », elle se poursuit ce soir avec le duo très attendu de Fred Hersch (p) et Ralph Alessi (tp), et se termine samedi avec le quartet (si rare aussi) de Susanne Abbuehl. Si vous êtes dans le secteur, ne manquez pas ces concerts.

 

Philippe Méziat

|

Visiblement très ému de se retrouver exactement à la même place et quasiment à la même date qu’il y a deux ans avec Brigitte Engerer, disparue depuis, Guillaume de Chassy lui dédie son concert, dans la chapelle du Méjean en Arles, qui convient parfaitement à la musique proposée hier soir, dans la lignée de ce qui fut enregistré dans l’abbaye cistercienne de Noirlac, sous le titre « Silences » (Bee Jazz).

 

Guillaume de Chassy Trio : Guillaume de Chassy (p), Thomas Savy (cl, b-cl), Arnault Cuisinier (b)

 

Superbement inclassable, cette musique pourrait trouver un écho anticipatif dans le jazz américain des années 50, quand le Baron Mingus travaillait aux côtés d’un John La Porta (cl), dans le droit fil de ce qui s’appelait alors « abstract music », et qui allait devenir « third stream » (troisième courant) sous l’impulsion de John Lewis et Gunther Schuller. Mais qu’importent les étiquettes ! Il y a une profonde originalité dans la musique de ce trio à l’instrumentation rare, qui tient à ce qu’on y entend toujours, avec des plus et des moins, une référence au jazz, fut-il  » de chambre », et que parallèlement l’inspiration des grands compositeurs de musique classique  du XX° siècle n’en est jamais absente. Pour preuve : l’adaptation de deux préludes pour piano de Shostakovitch, l’évocation en deux temps de la magnifique mélodie de Poulenc Les Chemins de l’Amour, deux pièces dédiées à et inspirées de Prokofiev, sans oublier l’adaptation d’une partie de la sonate d’Henri Dutilleux. Le tout avec un naturel superbe, un brio sans inutile brillance, une manière de phraser ou d’énoncer les thèmes par des unissons de deux mains qui renvoient au jazz et par exemple à Lennie Tristano, autre grand ancien passionné de croisements musicaux. 

 

IMG 3761

Thomas Savy et Arnault Cuisinier entourent Guillaume

                de Chassy, après le concert.

 

La semaine de « Jazz In Arles » est centrée sur l’idée de « jazz de chambre », elle se poursuit ce soir avec le duo très attendu de Fred Hersch (p) et Ralph Alessi (tp), et se termine samedi avec le quartet (si rare aussi) de Susanne Abbuehl. Si vous êtes dans le secteur, ne manquez pas ces concerts.

 

Philippe Méziat