Jazz live
Publié le 17 Fév 2013

Sun Ra à Sons d'hiver ?!

Est-ce en toute logique que le Musée du quai Branly accueillait l’autre soir un projet rendant hommage à Sun Ra, le prophète de l’afro-futurisme ? N’aurait-il pas plutôt dû avoir lieu au Palais de la découverte ou à la Cité de l’espace à Toulouse ? Quoi qu’il en soit, les musiciens emmenés par Mike Reed ont fait honneur au grand homme.

 

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss, Musée Quai Branly, Paris (75), Samedi 16 février 2013, 18h.
Taylor Ho Bynum (ct), Greg Ward (as), Matt Bauder (ts), Mary Halvorson (g), Tomeka Reid (vlle), Jason Adasiewicz (vib), Joshua Abrams (cb), Tomas Fujiwara, Mike Reed (dm).

 

L’idée centrale sur laquelle reposait la prestation donnée par le Living by the Lanterns a consisté en la réalisation d’une suite musicale conséquente à partir de fragments de musiques inédites de Sun Ra. Dans l’esprit des créateurs présents sur scène, il n’y eut pas la moindre tentation d’une plate restitution. Il s’agissait bien de prolonger certains aspects de la démarche musicale de Sun Ra, comme par exemple celui d’un certain brassage de styles. Au cours des six longues séquences développées par l’ensemble, on a pu entendre du bop « futuriste », du swing, du free jazz, des caisses claires néo-orléanaises, du shuffle rock, des plages modales… Et cela en des teintes allant de l’évocation lointaine à la référence explicite, selon les exigences du passage concerné. Les arrangements ayant tous leur propre logique interne, les arrangeurs surent éviter avec talent le patchwork se tenant plus ou moins bien. Au contraire, chaque pièce possédant une profonde cohérence de conception, l’écrit et l’oralité s’équilibraient admirablement. Six scénarios se succédèrent ainsi : la première fut emphatique, à l’exemple des ouvertures d’opéras, avec ses fortissimos éclatants, un solo de guitare en saturation de Mary Halvorson façon « Jim Hall modernisé » (c’est-à-dire faussement non-technique), une partie improvisée par le vibraphoniste Jason Adasiewicz à l’énergie éclatante, un troisième solo de Taylor Ho Bynum au cornet avec sourdine (écho aux premiers temps du jazz ?), et au signal, avant un thème final, l’émergence d’une gamme ascendante étrange qui contamina le reste de l’orchestre (beaux effets de rebonds entre les instrumentistes).
Il n’est pas nécessaire de décrire par le détail l’ensemble de la suite puisque, le concert ayant été filmé, il est probable qu’on puisse le visionner sur Internet prochainement. A la place, et pour tenter de cerner quelque peu la saveur du concert, signalons-en deux moments marquants.

Une transition exécutée par les trois instruments à vent entre les deuxième et troisième parties est de ceux-là. Outre la somptueuse sonorité obtenue (parfois à cinq voix, puisque les trois musiciens étaient très à l’aise dans la production de multiphoniques), il s’agissait dans ce passage d’indiquer une visée évidente alors que le geste musical sur lequel cette partie reposait s’avéra mouvant et insaisissable, sa nature relevant d’une volubilité instable, sans polarité autour de notes précises ni centre tonal déclaré. Cette partie déboucha sur le cœur de la pièce, un ostinato modal à sept temps au-dessus duquel se déroula une superbe ligne mélodique aux dissonances acidulées du meilleur effet.
Par les éléments musicaux convoqués, la sixième et dernière pièce fut, dans sa globalité, le second très bon moment : orchestration originale changeante (formation d’un trio guitare électrique/violoncelle amplifié/vibraphone au sein de l’ensemble par exemple), ostinato à six temps avec solo de contrebasse « free-blues », alternance de passages totalement libres avec d’autres écrits mais se superposant à l’ostinato, confrontation des tempos (libre par la front line, pulsé avec le reste du groupe), solo d’alto exubérant sur une rythmique shuffle (m’évoquant, par l’ambiance, tel passage d’un film de Tarantino…), tutti avec boucles répétitives proche des minimalistes américains, etc. Et cette liste à la Prévert ne rend compte qu’imparfaitement de la richesse du concert entier !

Pour autant, si sur le plan de la technique musicale les artistes ont été professionnels jusqu’à la plus petite des inflexions, votre rapporteur n’a pas totalement adhéré à la musique entendue. Est-ce parce que, mal placé, je percevais un son totalement déséquilibré, où la guitare et même parfois les vents n’étaient pas vraiment audibles ? Sans doute. Et en dépit d’une puissante et belle énergie, l’émotion ne m’a pas étreint. Cela m’apprendra à privilégier une place proche de la scène [pour voir] plutôt que par rapport à l’emplacement des enceintes de diffusion de la salle [pour écouter] ! Une erreur de débutant…

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Est-ce en toute logique que le Musée du quai Branly accueillait l’autre soir un projet rendant hommage à Sun Ra, le prophète de l’afro-futurisme ? N’aurait-il pas plutôt dû avoir lieu au Palais de la découverte ou à la Cité de l’espace à Toulouse ? Quoi qu’il en soit, les musiciens emmenés par Mike Reed ont fait honneur au grand homme.

 

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss, Musée Quai Branly, Paris (75), Samedi 16 février 2013, 18h.
Taylor Ho Bynum (ct), Greg Ward (as), Matt Bauder (ts), Mary Halvorson (g), Tomeka Reid (vlle), Jason Adasiewicz (vib), Joshua Abrams (cb), Tomas Fujiwara, Mike Reed (dm).

 

L’idée centrale sur laquelle reposait la prestation donnée par le Living by the Lanterns a consisté en la réalisation d’une suite musicale conséquente à partir de fragments de musiques inédites de Sun Ra. Dans l’esprit des créateurs présents sur scène, il n’y eut pas la moindre tentation d’une plate restitution. Il s’agissait bien de prolonger certains aspects de la démarche musicale de Sun Ra, comme par exemple celui d’un certain brassage de styles. Au cours des six longues séquences développées par l’ensemble, on a pu entendre du bop « futuriste », du swing, du free jazz, des caisses claires néo-orléanaises, du shuffle rock, des plages modales… Et cela en des teintes allant de l’évocation lointaine à la référence explicite, selon les exigences du passage concerné. Les arrangements ayant tous leur propre logique interne, les arrangeurs surent éviter avec talent le patchwork se tenant plus ou moins bien. Au contraire, chaque pièce possédant une profonde cohérence de conception, l’écrit et l’oralité s’équilibraient admirablement. Six scénarios se succédèrent ainsi : la première fut emphatique, à l’exemple des ouvertures d’opéras, avec ses fortissimos éclatants, un solo de guitare en saturation de Mary Halvorson façon « Jim Hall modernisé » (c’est-à-dire faussement non-technique), une partie improvisée par le vibraphoniste Jason Adasiewicz à l’énergie éclatante, un troisième solo de Taylor Ho Bynum au cornet avec sourdine (écho aux premiers temps du jazz ?), et au signal, avant un thème final, l’émergence d’une gamme ascendante étrange qui contamina le reste de l’orchestre (beaux effets de rebonds entre les instrumentistes).
Il n’est pas nécessaire de décrire par le détail l’ensemble de la suite puisque, le concert ayant été filmé, il est probable qu’on puisse le visionner sur Internet prochainement. A la place, et pour tenter de cerner quelque peu la saveur du concert, signalons-en deux moments marquants.

Une transition exécutée par les trois instruments à vent entre les deuxième et troisième parties est de ceux-là. Outre la somptueuse sonorité obtenue (parfois à cinq voix, puisque les trois musiciens étaient très à l’aise dans la production de multiphoniques), il s’agissait dans ce passage d’indiquer une visée évidente alors que le geste musical sur lequel cette partie reposait s’avéra mouvant et insaisissable, sa nature relevant d’une volubilité instable, sans polarité autour de notes précises ni centre tonal déclaré. Cette partie déboucha sur le cœur de la pièce, un ostinato modal à sept temps au-dessus duquel se déroula une superbe ligne mélodique aux dissonances acidulées du meilleur effet.
Par les éléments musicaux convoqués, la sixième et dernière pièce fut, dans sa globalité, le second très bon moment : orchestration originale changeante (formation d’un trio guitare électrique/violoncelle amplifié/vibraphone au sein de l’ensemble par exemple), ostinato à six temps avec solo de contrebasse « free-blues », alternance de passages totalement libres avec d’autres écrits mais se superposant à l’ostinato, confrontation des tempos (libre par la front line, pulsé avec le reste du groupe), solo d’alto exubérant sur une rythmique shuffle (m’évoquant, par l’ambiance, tel passage d’un film de Tarantino…), tutti avec boucles répétitives proche des minimalistes américains, etc. Et cette liste à la Prévert ne rend compte qu’imparfaitement de la richesse du concert entier !

Pour autant, si sur le plan de la technique musicale les artistes ont été professionnels jusqu’à la plus petite des inflexions, votre rapporteur n’a pas totalement adhéré à la musique entendue. Est-ce parce que, mal placé, je percevais un son totalement déséquilibré, où la guitare et même parfois les vents n’étaient pas vraiment audibles ? Sans doute. Et en dépit d’une puissante et belle énergie, l’émotion ne m’a pas étreint. Cela m’apprendra à privilégier une place proche de la scène [pour voir] plutôt que par rapport à l’emplacement des enceintes de diffusion de la salle [pour écouter] ! Une erreur de débutant…

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Est-ce en toute logique que le Musée du quai Branly accueillait l’autre soir un projet rendant hommage à Sun Ra, le prophète de l’afro-futurisme ? N’aurait-il pas plutôt dû avoir lieu au Palais de la découverte ou à la Cité de l’espace à Toulouse ? Quoi qu’il en soit, les musiciens emmenés par Mike Reed ont fait honneur au grand homme.

 

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss, Musée Quai Branly, Paris (75), Samedi 16 février 2013, 18h.
Taylor Ho Bynum (ct), Greg Ward (as), Matt Bauder (ts), Mary Halvorson (g), Tomeka Reid (vlle), Jason Adasiewicz (vib), Joshua Abrams (cb), Tomas Fujiwara, Mike Reed (dm).

 

L’idée centrale sur laquelle reposait la prestation donnée par le Living by the Lanterns a consisté en la réalisation d’une suite musicale conséquente à partir de fragments de musiques inédites de Sun Ra. Dans l’esprit des créateurs présents sur scène, il n’y eut pas la moindre tentation d’une plate restitution. Il s’agissait bien de prolonger certains aspects de la démarche musicale de Sun Ra, comme par exemple celui d’un certain brassage de styles. Au cours des six longues séquences développées par l’ensemble, on a pu entendre du bop « futuriste », du swing, du free jazz, des caisses claires néo-orléanaises, du shuffle rock, des plages modales… Et cela en des teintes allant de l’évocation lointaine à la référence explicite, selon les exigences du passage concerné. Les arrangements ayant tous leur propre logique interne, les arrangeurs surent éviter avec talent le patchwork se tenant plus ou moins bien. Au contraire, chaque pièce possédant une profonde cohérence de conception, l’écrit et l’oralité s’équilibraient admirablement. Six scénarios se succédèrent ainsi : la première fut emphatique, à l’exemple des ouvertures d’opéras, avec ses fortissimos éclatants, un solo de guitare en saturation de Mary Halvorson façon « Jim Hall modernisé » (c’est-à-dire faussement non-technique), une partie improvisée par le vibraphoniste Jason Adasiewicz à l’énergie éclatante, un troisième solo de Taylor Ho Bynum au cornet avec sourdine (écho aux premiers temps du jazz ?), et au signal, avant un thème final, l’émergence d’une gamme ascendante étrange qui contamina le reste de l’orchestre (beaux effets de rebonds entre les instrumentistes).
Il n’est pas nécessaire de décrire par le détail l’ensemble de la suite puisque, le concert ayant été filmé, il est probable qu’on puisse le visionner sur Internet prochainement. A la place, et pour tenter de cerner quelque peu la saveur du concert, signalons-en deux moments marquants.

Une transition exécutée par les trois instruments à vent entre les deuxième et troisième parties est de ceux-là. Outre la somptueuse sonorité obtenue (parfois à cinq voix, puisque les trois musiciens étaient très à l’aise dans la production de multiphoniques), il s’agissait dans ce passage d’indiquer une visée évidente alors que le geste musical sur lequel cette partie reposait s’avéra mouvant et insaisissable, sa nature relevant d’une volubilité instable, sans polarité autour de notes précises ni centre tonal déclaré. Cette partie déboucha sur le cœur de la pièce, un ostinato modal à sept temps au-dessus duquel se déroula une superbe ligne mélodique aux dissonances acidulées du meilleur effet.
Par les éléments musicaux convoqués, la sixième et dernière pièce fut, dans sa globalité, le second très bon moment : orchestration originale changeante (formation d’un trio guitare électrique/violoncelle amplifié/vibraphone au sein de l’ensemble par exemple), ostinato à six temps avec solo de contrebasse « free-blues », alternance de passages totalement libres avec d’autres écrits mais se superposant à l’ostinato, confrontation des tempos (libre par la front line, pulsé avec le reste du groupe), solo d’alto exubérant sur une rythmique shuffle (m’évoquant, par l’ambiance, tel passage d’un film de Tarantino…), tutti avec boucles répétitives proche des minimalistes américains, etc. Et cette liste à la Prévert ne rend compte qu’imparfaitement de la richesse du concert entier !

Pour autant, si sur le plan de la technique musicale les artistes ont été professionnels jusqu’à la plus petite des inflexions, votre rapporteur n’a pas totalement adhéré à la musique entendue. Est-ce parce que, mal placé, je percevais un son totalement déséquilibré, où la guitare et même parfois les vents n’étaient pas vraiment audibles ? Sans doute. Et en dépit d’une puissante et belle énergie, l’émotion ne m’a pas étreint. Cela m’apprendra à privilégier une place proche de la scène [pour voir] plutôt que par rapport à l’emplacement des enceintes de diffusion de la salle [pour écouter] ! Une erreur de débutant…

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Est-ce en toute logique que le Musée du quai Branly accueillait l’autre soir un projet rendant hommage à Sun Ra, le prophète de l’afro-futurisme ? N’aurait-il pas plutôt dû avoir lieu au Palais de la découverte ou à la Cité de l’espace à Toulouse ? Quoi qu’il en soit, les musiciens emmenés par Mike Reed ont fait honneur au grand homme.

 

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss, Musée Quai Branly, Paris (75), Samedi 16 février 2013, 18h.
Taylor Ho Bynum (ct), Greg Ward (as), Matt Bauder (ts), Mary Halvorson (g), Tomeka Reid (vlle), Jason Adasiewicz (vib), Joshua Abrams (cb), Tomas Fujiwara, Mike Reed (dm).

 

L’idée centrale sur laquelle reposait la prestation donnée par le Living by the Lanterns a consisté en la réalisation d’une suite musicale conséquente à partir de fragments de musiques inédites de Sun Ra. Dans l’esprit des créateurs présents sur scène, il n’y eut pas la moindre tentation d’une plate restitution. Il s’agissait bien de prolonger certains aspects de la démarche musicale de Sun Ra, comme par exemple celui d’un certain brassage de styles. Au cours des six longues séquences développées par l’ensemble, on a pu entendre du bop « futuriste », du swing, du free jazz, des caisses claires néo-orléanaises, du shuffle rock, des plages modales… Et cela en des teintes allant de l’évocation lointaine à la référence explicite, selon les exigences du passage concerné. Les arrangements ayant tous leur propre logique interne, les arrangeurs surent éviter avec talent le patchwork se tenant plus ou moins bien. Au contraire, chaque pièce possédant une profonde cohérence de conception, l’écrit et l’oralité s’équilibraient admirablement. Six scénarios se succédèrent ainsi : la première fut emphatique, à l’exemple des ouvertures d’opéras, avec ses fortissimos éclatants, un solo de guitare en saturation de Mary Halvorson façon « Jim Hall modernisé » (c’est-à-dire faussement non-technique), une partie improvisée par le vibraphoniste Jason Adasiewicz à l’énergie éclatante, un troisième solo de Taylor Ho Bynum au cornet avec sourdine (écho aux premiers temps du jazz ?), et au signal, avant un thème final, l’émergence d’une gamme ascendante étrange qui contamina le reste de l’orchestre (beaux effets de rebonds entre les instrumentistes).
Il n’est pas nécessaire de décrire par le détail l’ensemble de la suite puisque, le concert ayant été filmé, il est probable qu’on puisse le visionner sur Internet prochainement. A la place, et pour tenter de cerner quelque peu la saveur du concert, signalons-en deux moments marquants.

Une transition exécutée par les trois instruments à vent entre les deuxième et troisième parties est de ceux-là. Outre la somptueuse sonorité obtenue (parfois à cinq voix, puisque les trois musiciens étaient très à l’aise dans la production de multiphoniques), il s’agissait dans ce passage d’indiquer une visée évidente alors que le geste musical sur lequel cette partie reposait s’avéra mouvant et insaisissable, sa nature relevant d’une volubilité instable, sans polarité autour de notes précises ni centre tonal déclaré. Cette partie déboucha sur le cœur de la pièce, un ostinato modal à sept temps au-dessus duquel se déroula une superbe ligne mélodique aux dissonances acidulées du meilleur effet.
Par les éléments musicaux convoqués, la sixième et dernière pièce fut, dans sa globalité, le second très bon moment : orchestration originale changeante (formation d’un trio guitare électrique/violoncelle amplifié/vibraphone au sein de l’ensemble par exemple), ostinato à six temps avec solo de contrebasse « free-blues », alternance de passages totalement libres avec d’autres écrits mais se superposant à l’ostinato, confrontation des tempos (libre par la front line, pulsé avec le reste du groupe), solo d’alto exubérant sur une rythmique shuffle (m’évoquant, par l’ambiance, tel passage d’un film de Tarantino…), tutti avec boucles répétitives proche des minimalistes américains, etc. Et cette liste à la Prévert ne rend compte qu’imparfaitement de la richesse du concert entier !

Pour autant, si sur le plan de la technique musicale les artistes ont été professionnels jusqu’à la plus petite des inflexions, votre rapporteur n’a pas totalement adhéré à la musique entendue. Est-ce parce que, mal placé, je percevais un son totalement déséquilibré, où la guitare et même parfois les vents n’étaient pas vraiment audibles ? Sans doute. Et en dépit d’une puissante et belle énergie, l’émotion ne m’a pas étreint. Cela m’apprendra à privilégier une place proche de la scène [pour voir] plutôt que par rapport à l’emplacement des enceintes de diffusion de la salle [pour écouter] ! Une erreur de débutant…