Jazz live
Publié le 10 Fév 2013

Un autre Zimmermann

Daniel Zimmermann n’a rien à voir avec le prénommé Bob, alias Bob Dylan. En revanche, il a quelque chose de Roswell Rudd. Petit air de ne pas y toucher et humour à la boutonnière (de sa chemise : le gaillard n’a jamais froid). Et je ne vous parle pas de sa virtuosité trombonisitique. Il a mis sur pied un quartet qui est un joyau d’inventivité et de complicité. Avec un répertoire tout à fait original, dans les deux sens du terme.

 

Le Hall, Eymet (24), le 9 février 2013.

 

Daniel Zimmmermann (tb), Maxime Fougères (g), Jérôme Regard (b), Julien Charlet (dm).

 

On n’a pas retenu le nom de tous les morceaux, quatre par set à peu près. Ils évoquaient des aventures plus ou moins lointaines, des péripéties de voyages, des allusions vaguement ironiques à notre triste condition d’êtres vivants, c’est-à-dire mourants… Plus que sur le soliste, la formation semble basée sur le drumming incessant de Julien Charlet le bien nommé. Beaucoup de figures assez complexes, mêlant le ternaire et le binaire et assurant une espèce de fond rythmique plus près du soutien que de la pulsation. Ce rôle était peut-être dévolu à la contrebasse ultra précise de Jérôme Regard dont un mélange de grippe et de gastro bien dans la couleur locale du moment n’a pas altéré la puissance ni la justesse ni la rondeur. On aurait aimé que l’excellent Maxime Fougères se lâche davantage, notamment du côté du funk, voire du rock, pour ajouter une couleur supplémentaire à l’ensemble. Mais pour ses délicates harmonies et ses improvisation mélodieusement exploratrices, on comprend que Fougères (« avec un s », dixit le leader) soit un des guitaristes les plus recherchés du moment. Exploration, le mot convient aussi aux envolées de Daniel Zimmermann, voguant entre aventures camerounaises et bifurcations au cordeau dans ses phrases qui restent volontairement en deçà de la limite mais laissent entendre que leur franchissement reste toujours possible. C’est ce que personnellement j’aurais souhaité, même si l’utilisation de diverses sourdines a enrichi de plusieurs couleurs de la palette sonore de l’instrument, jusqu’à défier parfois un certain Miles. Mais foin des références. Le quartet de Zimmermann a sa propre personnalité et inutile de battre le rappel de noms glorieux. La créativité dont il a témoigné a suffi au plaisir d’une audience attentive, même si un magnifique ‘Round About Midnight – désormais rituel “after hours” en ce lieu – en duo trombone-guitare a pu raviver quelque superfétatoire nostalgie.

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Daniel Zimmermann n’a rien à voir avec le prénommé Bob, alias Bob Dylan. En revanche, il a quelque chose de Roswell Rudd. Petit air de ne pas y toucher et humour à la boutonnière (de sa chemise : le gaillard n’a jamais froid). Et je ne vous parle pas de sa virtuosité trombonisitique. Il a mis sur pied un quartet qui est un joyau d’inventivité et de complicité. Avec un répertoire tout à fait original, dans les deux sens du terme.

 

Le Hall, Eymet (24), le 9 février 2013.

 

Daniel Zimmmermann (tb), Maxime Fougères (g), Jérôme Regard (b), Julien Charlet (dm).

 

On n’a pas retenu le nom de tous les morceaux, quatre par set à peu près. Ils évoquaient des aventures plus ou moins lointaines, des péripéties de voyages, des allusions vaguement ironiques à notre triste condition d’êtres vivants, c’est-à-dire mourants… Plus que sur le soliste, la formation semble basée sur le drumming incessant de Julien Charlet le bien nommé. Beaucoup de figures assez complexes, mêlant le ternaire et le binaire et assurant une espèce de fond rythmique plus près du soutien que de la pulsation. Ce rôle était peut-être dévolu à la contrebasse ultra précise de Jérôme Regard dont un mélange de grippe et de gastro bien dans la couleur locale du moment n’a pas altéré la puissance ni la justesse ni la rondeur. On aurait aimé que l’excellent Maxime Fougères se lâche davantage, notamment du côté du funk, voire du rock, pour ajouter une couleur supplémentaire à l’ensemble. Mais pour ses délicates harmonies et ses improvisation mélodieusement exploratrices, on comprend que Fougères (« avec un s », dixit le leader) soit un des guitaristes les plus recherchés du moment. Exploration, le mot convient aussi aux envolées de Daniel Zimmermann, voguant entre aventures camerounaises et bifurcations au cordeau dans ses phrases qui restent volontairement en deçà de la limite mais laissent entendre que leur franchissement reste toujours possible. C’est ce que personnellement j’aurais souhaité, même si l’utilisation de diverses sourdines a enrichi de plusieurs couleurs de la palette sonore de l’instrument, jusqu’à défier parfois un certain Miles. Mais foin des références. Le quartet de Zimmermann a sa propre personnalité et inutile de battre le rappel de noms glorieux. La créativité dont il a témoigné a suffi au plaisir d’une audience attentive, même si un magnifique ‘Round About Midnight – désormais rituel “after hours” en ce lieu – en duo trombone-guitare a pu raviver quelque superfétatoire nostalgie.

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Daniel Zimmermann n’a rien à voir avec le prénommé Bob, alias Bob Dylan. En revanche, il a quelque chose de Roswell Rudd. Petit air de ne pas y toucher et humour à la boutonnière (de sa chemise : le gaillard n’a jamais froid). Et je ne vous parle pas de sa virtuosité trombonisitique. Il a mis sur pied un quartet qui est un joyau d’inventivité et de complicité. Avec un répertoire tout à fait original, dans les deux sens du terme.

 

Le Hall, Eymet (24), le 9 février 2013.

 

Daniel Zimmmermann (tb), Maxime Fougères (g), Jérôme Regard (b), Julien Charlet (dm).

 

On n’a pas retenu le nom de tous les morceaux, quatre par set à peu près. Ils évoquaient des aventures plus ou moins lointaines, des péripéties de voyages, des allusions vaguement ironiques à notre triste condition d’êtres vivants, c’est-à-dire mourants… Plus que sur le soliste, la formation semble basée sur le drumming incessant de Julien Charlet le bien nommé. Beaucoup de figures assez complexes, mêlant le ternaire et le binaire et assurant une espèce de fond rythmique plus près du soutien que de la pulsation. Ce rôle était peut-être dévolu à la contrebasse ultra précise de Jérôme Regard dont un mélange de grippe et de gastro bien dans la couleur locale du moment n’a pas altéré la puissance ni la justesse ni la rondeur. On aurait aimé que l’excellent Maxime Fougères se lâche davantage, notamment du côté du funk, voire du rock, pour ajouter une couleur supplémentaire à l’ensemble. Mais pour ses délicates harmonies et ses improvisation mélodieusement exploratrices, on comprend que Fougères (« avec un s », dixit le leader) soit un des guitaristes les plus recherchés du moment. Exploration, le mot convient aussi aux envolées de Daniel Zimmermann, voguant entre aventures camerounaises et bifurcations au cordeau dans ses phrases qui restent volontairement en deçà de la limite mais laissent entendre que leur franchissement reste toujours possible. C’est ce que personnellement j’aurais souhaité, même si l’utilisation de diverses sourdines a enrichi de plusieurs couleurs de la palette sonore de l’instrument, jusqu’à défier parfois un certain Miles. Mais foin des références. Le quartet de Zimmermann a sa propre personnalité et inutile de battre le rappel de noms glorieux. La créativité dont il a témoigné a suffi au plaisir d’une audience attentive, même si un magnifique ‘Round About Midnight – désormais rituel “after hours” en ce lieu – en duo trombone-guitare a pu raviver quelque superfétatoire nostalgie.

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Daniel Zimmermann n’a rien à voir avec le prénommé Bob, alias Bob Dylan. En revanche, il a quelque chose de Roswell Rudd. Petit air de ne pas y toucher et humour à la boutonnière (de sa chemise : le gaillard n’a jamais froid). Et je ne vous parle pas de sa virtuosité trombonisitique. Il a mis sur pied un quartet qui est un joyau d’inventivité et de complicité. Avec un répertoire tout à fait original, dans les deux sens du terme.

 

Le Hall, Eymet (24), le 9 février 2013.

 

Daniel Zimmmermann (tb), Maxime Fougères (g), Jérôme Regard (b), Julien Charlet (dm).

 

On n’a pas retenu le nom de tous les morceaux, quatre par set à peu près. Ils évoquaient des aventures plus ou moins lointaines, des péripéties de voyages, des allusions vaguement ironiques à notre triste condition d’êtres vivants, c’est-à-dire mourants… Plus que sur le soliste, la formation semble basée sur le drumming incessant de Julien Charlet le bien nommé. Beaucoup de figures assez complexes, mêlant le ternaire et le binaire et assurant une espèce de fond rythmique plus près du soutien que de la pulsation. Ce rôle était peut-être dévolu à la contrebasse ultra précise de Jérôme Regard dont un mélange de grippe et de gastro bien dans la couleur locale du moment n’a pas altéré la puissance ni la justesse ni la rondeur. On aurait aimé que l’excellent Maxime Fougères se lâche davantage, notamment du côté du funk, voire du rock, pour ajouter une couleur supplémentaire à l’ensemble. Mais pour ses délicates harmonies et ses improvisation mélodieusement exploratrices, on comprend que Fougères (« avec un s », dixit le leader) soit un des guitaristes les plus recherchés du moment. Exploration, le mot convient aussi aux envolées de Daniel Zimmermann, voguant entre aventures camerounaises et bifurcations au cordeau dans ses phrases qui restent volontairement en deçà de la limite mais laissent entendre que leur franchissement reste toujours possible. C’est ce que personnellement j’aurais souhaité, même si l’utilisation de diverses sourdines a enrichi de plusieurs couleurs de la palette sonore de l’instrument, jusqu’à défier parfois un certain Miles. Mais foin des références. Le quartet de Zimmermann a sa propre personnalité et inutile de battre le rappel de noms glorieux. La créativité dont il a témoigné a suffi au plaisir d’une audience attentive, même si un magnifique ‘Round About Midnight – désormais rituel “after hours” en ce lieu – en duo trombone-guitare a pu raviver quelque superfétatoire nostalgie.