Jazz live
Publié le 22 Sep 2015

Uzeste 2015 : Nuit Multicolore en Hommage à Eddy Louiss

Pour sa 38ème édition Uzeste Musical (Hestjada de las arts) a rendu, fin août, un magnifique et émouvant hommage à Eddy Louiss.

Eddy Louiss (1941/2015) était un génie: pianiste, trompettiste, percussionniste, chanteur, chef d’orchestre, compositeur, organiste et fondateur de la légendaire et époustouflante fanfare Multicolor Feeling. Il avait souvent joué à Uzeste et ce, dès les premiers pas de ce festival mythique et totalement atypique dans le PFF (Paysage Festivalier Français!).

Bernard Lubat (son « cadet », comme on disait… avant, de 4 ans) avait connu Eddy dès son arrivée à Paris au début des années 60. Eddy était déjà un prince des nuits parisiennes jazzy. Ils vécurent ensuite ensemble moult aventures flamboyantes.

Lubat avait concocté un programme étonnant et éclectique pour lui rendre hommage. Beaucoup de fidèles (anciens et/ou plus récents) des nuits uzestoises étaient à l’affiche.

La gorge nouée par l’émotion Lubat dit d’abord, au bord des larmes, quelques mots dédiés à son « frère » Eddy. Sans pathos, ni langue de bois.

Benat Achiary (vocal) le rejoint pour un duo poignant sur « Comme une prière » (laïque bien sûr!).

Sylvain Luc (g) en solo et en duo (toujours avec Lubat) montra une fois encore qu’au delà de son incroyable virtuosité, ses inventions mélodiques, son lyrisme et sa maîtrise rythmique sont toujours époustouflantes. Mais sans ostentation, sans gimmicks tape à l’oeil. La (très) grande classe.

André Minvielle avec ses brillantes et pétulantes vocaleses  (« art de composer des paroles et des les chanter à la manière des solos enregistrés ») sur Madame Mimi évoqua deux choses (que les jeunes générations présentes ne connaissaient peut-être pas): qu’Eddy Louiss chanta avec les premières moutures des Double Six et que ce groupe vocal incroyable (dont Quincy Jones et Dizzy Gillespie, entre autres, furent de fervents admirateurs) avait été fondé par Mimi Perrin. Les lyrics d’André Minvielle sur Bloomdido rendent hommage à cette grande dame. Au fait, qui succéda à Eddy dans les Double Six ? Bernard Lubat lui-même (à l’époque costard/cravate, bien coiffé avec une raie impeccable!)! Encore un petit rappel concernant les carrières « entre croisées » d’Eddy et de Bernard: ils jouèrent un bon moment avec René Thomas à la guitare  aux côtés du grand Stan Getz. Quartet mythique qui enregistra à Londres en 1971 l’indispensable album : Dynasty.

Souvenirs/souvenirs toujours : Richard Bohringer, compagnon de « folles » nuits parisiennes des 70′ aux côtés d’Eddy, avec son incroyable grain de voix et sa scansion très spoken word nous conta de bien belles choses.

Trois vieux (par l’état  civil uniquement… leur vivacité musicale étant toujours intacte et pétillante) et fidèles souffleurs uzestois (Michel Portal, Jacques Di Donato et Louis Sclavis) plus au « gros saxo » (i.e. le sax baryton) un « petit » jeune (tout est relatif), François Corneloup. Un quatuor renversant. Fougue et joie de jouer ensemble une fois de plus.

Eddy Louiss avait découvert Paco Séry en 1979 à Abidjan. Et il l’invita dans la foulée à jouer avec lui en France. En découvrant Paco, le petit monde des batteurs de jazz tombe de l’armoire. Son style et sa technique sont totalement hors normes mais, ceux qu’il a accompagné évoquent une puissance et un drive hors du commun. Jaco Pastorius et Joe Zawinul n’ont pas joué avec lui par hasard… Paco, bientôt 60 ans (on dirait un jeune homme…), évoqua, backstage, avec émotion, sa première venue à Uzeste avec… Eddy : « C’était il y a bien 30 ans… Grand souvenir, on avait joué dans un champ! ». 

Pour cette soirée hommage à Eddy Paco a peu joué de batterie (et, étonnamment, fort discrètement) mais il fut époustouflant à la senza (ou sanza les deux orthographes fonctionnent). Sur ce petit instrument africain (le piano à pouces) il joua avec une stupéfiante virtuosité trois pièces qui évoquaient (et sonnaient comme) de grands moments de musique classique. Sidérant.

Pour la dernière séquence de la soirée, tous les musiciens présents (une vingtaine, si mon dénombrement n’est pas erroné!), jouèrent de manière jubilatoire quelques thèmes fétiches d’Eddy (Tout Petit -tout piti-, Célestin ainsi qu’un morceau d’Eddy dédié à Michel Portal). Les saxes s’en donnèrent à  cœur joie sur des riffs décoiffants. Le parfum des îles envahit alors le chapiteau plein à craquer… Ça chaloupait grave. Euphorie palpable… Un grand et bel hommage rendu par La Compagnie Lubat à « frère » Eddy.

Pierre-Henri Ardonceau

 

 

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Pour sa 38ème édition Uzeste Musical (Hestjada de las arts) a rendu, fin août, un magnifique et émouvant hommage à Eddy Louiss.

Eddy Louiss (1941/2015) était un génie: pianiste, trompettiste, percussionniste, chanteur, chef d’orchestre, compositeur, organiste et fondateur de la légendaire et époustouflante fanfare Multicolor Feeling. Il avait souvent joué à Uzeste et ce, dès les premiers pas de ce festival mythique et totalement atypique dans le PFF (Paysage Festivalier Français!).

Bernard Lubat (son « cadet », comme on disait… avant, de 4 ans) avait connu Eddy dès son arrivée à Paris au début des années 60. Eddy était déjà un prince des nuits parisiennes jazzy. Ils vécurent ensuite ensemble moult aventures flamboyantes.

Lubat avait concocté un programme étonnant et éclectique pour lui rendre hommage. Beaucoup de fidèles (anciens et/ou plus récents) des nuits uzestoises étaient à l’affiche.

La gorge nouée par l’émotion Lubat dit d’abord, au bord des larmes, quelques mots dédiés à son « frère » Eddy. Sans pathos, ni langue de bois.

Benat Achiary (vocal) le rejoint pour un duo poignant sur « Comme une prière » (laïque bien sûr!).

Sylvain Luc (g) en solo et en duo (toujours avec Lubat) montra une fois encore qu’au delà de son incroyable virtuosité, ses inventions mélodiques, son lyrisme et sa maîtrise rythmique sont toujours époustouflantes. Mais sans ostentation, sans gimmicks tape à l’oeil. La (très) grande classe.

André Minvielle avec ses brillantes et pétulantes vocaleses  (« art de composer des paroles et des les chanter à la manière des solos enregistrés ») sur Madame Mimi évoqua deux choses (que les jeunes générations présentes ne connaissaient peut-être pas): qu’Eddy Louiss chanta avec les premières moutures des Double Six et que ce groupe vocal incroyable (dont Quincy Jones et Dizzy Gillespie, entre autres, furent de fervents admirateurs) avait été fondé par Mimi Perrin. Les lyrics d’André Minvielle sur Bloomdido rendent hommage à cette grande dame. Au fait, qui succéda à Eddy dans les Double Six ? Bernard Lubat lui-même (à l’époque costard/cravate, bien coiffé avec une raie impeccable!)! Encore un petit rappel concernant les carrières « entre croisées » d’Eddy et de Bernard: ils jouèrent un bon moment avec René Thomas à la guitare  aux côtés du grand Stan Getz. Quartet mythique qui enregistra à Londres en 1971 l’indispensable album : Dynasty.

Souvenirs/souvenirs toujours : Richard Bohringer, compagnon de « folles » nuits parisiennes des 70′ aux côtés d’Eddy, avec son incroyable grain de voix et sa scansion très spoken word nous conta de bien belles choses.

Trois vieux (par l’état  civil uniquement… leur vivacité musicale étant toujours intacte et pétillante) et fidèles souffleurs uzestois (Michel Portal, Jacques Di Donato et Louis Sclavis) plus au « gros saxo » (i.e. le sax baryton) un « petit » jeune (tout est relatif), François Corneloup. Un quatuor renversant. Fougue et joie de jouer ensemble une fois de plus.

Eddy Louiss avait découvert Paco Séry en 1979 à Abidjan. Et il l’invita dans la foulée à jouer avec lui en France. En découvrant Paco, le petit monde des batteurs de jazz tombe de l’armoire. Son style et sa technique sont totalement hors normes mais, ceux qu’il a accompagné évoquent une puissance et un drive hors du commun. Jaco Pastorius et Joe Zawinul n’ont pas joué avec lui par hasard… Paco, bientôt 60 ans (on dirait un jeune homme…), évoqua, backstage, avec émotion, sa première venue à Uzeste avec… Eddy : « C’était il y a bien 30 ans… Grand souvenir, on avait joué dans un champ! ». 

Pour cette soirée hommage à Eddy Paco a peu joué de batterie (et, étonnamment, fort discrètement) mais il fut époustouflant à la senza (ou sanza les deux orthographes fonctionnent). Sur ce petit instrument africain (le piano à pouces) il joua avec une stupéfiante virtuosité trois pièces qui évoquaient (et sonnaient comme) de grands moments de musique classique. Sidérant.

Pour la dernière séquence de la soirée, tous les musiciens présents (une vingtaine, si mon dénombrement n’est pas erroné!), jouèrent de manière jubilatoire quelques thèmes fétiches d’Eddy (Tout Petit -tout piti-, Célestin ainsi qu’un morceau d’Eddy dédié à Michel Portal). Les saxes s’en donnèrent à  cœur joie sur des riffs décoiffants. Le parfum des îles envahit alors le chapiteau plein à craquer… Ça chaloupait grave. Euphorie palpable… Un grand et bel hommage rendu par La Compagnie Lubat à « frère » Eddy.

Pierre-Henri Ardonceau

 

 

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Pour sa 38ème édition Uzeste Musical (Hestjada de las arts) a rendu, fin août, un magnifique et émouvant hommage à Eddy Louiss.

Eddy Louiss (1941/2015) était un génie: pianiste, trompettiste, percussionniste, chanteur, chef d’orchestre, compositeur, organiste et fondateur de la légendaire et époustouflante fanfare Multicolor Feeling. Il avait souvent joué à Uzeste et ce, dès les premiers pas de ce festival mythique et totalement atypique dans le PFF (Paysage Festivalier Français!).

Bernard Lubat (son « cadet », comme on disait… avant, de 4 ans) avait connu Eddy dès son arrivée à Paris au début des années 60. Eddy était déjà un prince des nuits parisiennes jazzy. Ils vécurent ensuite ensemble moult aventures flamboyantes.

Lubat avait concocté un programme étonnant et éclectique pour lui rendre hommage. Beaucoup de fidèles (anciens et/ou plus récents) des nuits uzestoises étaient à l’affiche.

La gorge nouée par l’émotion Lubat dit d’abord, au bord des larmes, quelques mots dédiés à son « frère » Eddy. Sans pathos, ni langue de bois.

Benat Achiary (vocal) le rejoint pour un duo poignant sur « Comme une prière » (laïque bien sûr!).

Sylvain Luc (g) en solo et en duo (toujours avec Lubat) montra une fois encore qu’au delà de son incroyable virtuosité, ses inventions mélodiques, son lyrisme et sa maîtrise rythmique sont toujours époustouflantes. Mais sans ostentation, sans gimmicks tape à l’oeil. La (très) grande classe.

André Minvielle avec ses brillantes et pétulantes vocaleses  (« art de composer des paroles et des les chanter à la manière des solos enregistrés ») sur Madame Mimi évoqua deux choses (que les jeunes générations présentes ne connaissaient peut-être pas): qu’Eddy Louiss chanta avec les premières moutures des Double Six et que ce groupe vocal incroyable (dont Quincy Jones et Dizzy Gillespie, entre autres, furent de fervents admirateurs) avait été fondé par Mimi Perrin. Les lyrics d’André Minvielle sur Bloomdido rendent hommage à cette grande dame. Au fait, qui succéda à Eddy dans les Double Six ? Bernard Lubat lui-même (à l’époque costard/cravate, bien coiffé avec une raie impeccable!)! Encore un petit rappel concernant les carrières « entre croisées » d’Eddy et de Bernard: ils jouèrent un bon moment avec René Thomas à la guitare  aux côtés du grand Stan Getz. Quartet mythique qui enregistra à Londres en 1971 l’indispensable album : Dynasty.

Souvenirs/souvenirs toujours : Richard Bohringer, compagnon de « folles » nuits parisiennes des 70′ aux côtés d’Eddy, avec son incroyable grain de voix et sa scansion très spoken word nous conta de bien belles choses.

Trois vieux (par l’état  civil uniquement… leur vivacité musicale étant toujours intacte et pétillante) et fidèles souffleurs uzestois (Michel Portal, Jacques Di Donato et Louis Sclavis) plus au « gros saxo » (i.e. le sax baryton) un « petit » jeune (tout est relatif), François Corneloup. Un quatuor renversant. Fougue et joie de jouer ensemble une fois de plus.

Eddy Louiss avait découvert Paco Séry en 1979 à Abidjan. Et il l’invita dans la foulée à jouer avec lui en France. En découvrant Paco, le petit monde des batteurs de jazz tombe de l’armoire. Son style et sa technique sont totalement hors normes mais, ceux qu’il a accompagné évoquent une puissance et un drive hors du commun. Jaco Pastorius et Joe Zawinul n’ont pas joué avec lui par hasard… Paco, bientôt 60 ans (on dirait un jeune homme…), évoqua, backstage, avec émotion, sa première venue à Uzeste avec… Eddy : « C’était il y a bien 30 ans… Grand souvenir, on avait joué dans un champ! ». 

Pour cette soirée hommage à Eddy Paco a peu joué de batterie (et, étonnamment, fort discrètement) mais il fut époustouflant à la senza (ou sanza les deux orthographes fonctionnent). Sur ce petit instrument africain (le piano à pouces) il joua avec une stupéfiante virtuosité trois pièces qui évoquaient (et sonnaient comme) de grands moments de musique classique. Sidérant.

Pour la dernière séquence de la soirée, tous les musiciens présents (une vingtaine, si mon dénombrement n’est pas erroné!), jouèrent de manière jubilatoire quelques thèmes fétiches d’Eddy (Tout Petit -tout piti-, Célestin ainsi qu’un morceau d’Eddy dédié à Michel Portal). Les saxes s’en donnèrent à  cœur joie sur des riffs décoiffants. Le parfum des îles envahit alors le chapiteau plein à craquer… Ça chaloupait grave. Euphorie palpable… Un grand et bel hommage rendu par La Compagnie Lubat à « frère » Eddy.

Pierre-Henri Ardonceau

 

 

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Pour sa 38ème édition Uzeste Musical (Hestjada de las arts) a rendu, fin août, un magnifique et émouvant hommage à Eddy Louiss.

Eddy Louiss (1941/2015) était un génie: pianiste, trompettiste, percussionniste, chanteur, chef d’orchestre, compositeur, organiste et fondateur de la légendaire et époustouflante fanfare Multicolor Feeling. Il avait souvent joué à Uzeste et ce, dès les premiers pas de ce festival mythique et totalement atypique dans le PFF (Paysage Festivalier Français!).

Bernard Lubat (son « cadet », comme on disait… avant, de 4 ans) avait connu Eddy dès son arrivée à Paris au début des années 60. Eddy était déjà un prince des nuits parisiennes jazzy. Ils vécurent ensuite ensemble moult aventures flamboyantes.

Lubat avait concocté un programme étonnant et éclectique pour lui rendre hommage. Beaucoup de fidèles (anciens et/ou plus récents) des nuits uzestoises étaient à l’affiche.

La gorge nouée par l’émotion Lubat dit d’abord, au bord des larmes, quelques mots dédiés à son « frère » Eddy. Sans pathos, ni langue de bois.

Benat Achiary (vocal) le rejoint pour un duo poignant sur « Comme une prière » (laïque bien sûr!).

Sylvain Luc (g) en solo et en duo (toujours avec Lubat) montra une fois encore qu’au delà de son incroyable virtuosité, ses inventions mélodiques, son lyrisme et sa maîtrise rythmique sont toujours époustouflantes. Mais sans ostentation, sans gimmicks tape à l’oeil. La (très) grande classe.

André Minvielle avec ses brillantes et pétulantes vocaleses  (« art de composer des paroles et des les chanter à la manière des solos enregistrés ») sur Madame Mimi évoqua deux choses (que les jeunes générations présentes ne connaissaient peut-être pas): qu’Eddy Louiss chanta avec les premières moutures des Double Six et que ce groupe vocal incroyable (dont Quincy Jones et Dizzy Gillespie, entre autres, furent de fervents admirateurs) avait été fondé par Mimi Perrin. Les lyrics d’André Minvielle sur Bloomdido rendent hommage à cette grande dame. Au fait, qui succéda à Eddy dans les Double Six ? Bernard Lubat lui-même (à l’époque costard/cravate, bien coiffé avec une raie impeccable!)! Encore un petit rappel concernant les carrières « entre croisées » d’Eddy et de Bernard: ils jouèrent un bon moment avec René Thomas à la guitare  aux côtés du grand Stan Getz. Quartet mythique qui enregistra à Londres en 1971 l’indispensable album : Dynasty.

Souvenirs/souvenirs toujours : Richard Bohringer, compagnon de « folles » nuits parisiennes des 70′ aux côtés d’Eddy, avec son incroyable grain de voix et sa scansion très spoken word nous conta de bien belles choses.

Trois vieux (par l’état  civil uniquement… leur vivacité musicale étant toujours intacte et pétillante) et fidèles souffleurs uzestois (Michel Portal, Jacques Di Donato et Louis Sclavis) plus au « gros saxo » (i.e. le sax baryton) un « petit » jeune (tout est relatif), François Corneloup. Un quatuor renversant. Fougue et joie de jouer ensemble une fois de plus.

Eddy Louiss avait découvert Paco Séry en 1979 à Abidjan. Et il l’invita dans la foulée à jouer avec lui en France. En découvrant Paco, le petit monde des batteurs de jazz tombe de l’armoire. Son style et sa technique sont totalement hors normes mais, ceux qu’il a accompagné évoquent une puissance et un drive hors du commun. Jaco Pastorius et Joe Zawinul n’ont pas joué avec lui par hasard… Paco, bientôt 60 ans (on dirait un jeune homme…), évoqua, backstage, avec émotion, sa première venue à Uzeste avec… Eddy : « C’était il y a bien 30 ans… Grand souvenir, on avait joué dans un champ! ». 

Pour cette soirée hommage à Eddy Paco a peu joué de batterie (et, étonnamment, fort discrètement) mais il fut époustouflant à la senza (ou sanza les deux orthographes fonctionnent). Sur ce petit instrument africain (le piano à pouces) il joua avec une stupéfiante virtuosité trois pièces qui évoquaient (et sonnaient comme) de grands moments de musique classique. Sidérant.

Pour la dernière séquence de la soirée, tous les musiciens présents (une vingtaine, si mon dénombrement n’est pas erroné!), jouèrent de manière jubilatoire quelques thèmes fétiches d’Eddy (Tout Petit -tout piti-, Célestin ainsi qu’un morceau d’Eddy dédié à Michel Portal). Les saxes s’en donnèrent à  cœur joie sur des riffs décoiffants. Le parfum des îles envahit alors le chapiteau plein à craquer… Ça chaloupait grave. Euphorie palpable… Un grand et bel hommage rendu par La Compagnie Lubat à « frère » Eddy.

Pierre-Henri Ardonceau