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Le Jazz Live

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Roberto Fonseca triomphe à Toulouse

Roberto Fonseca a enthousiasmé le public toulousain venu en nombre écouter sa prestation à la Halle aux grains organisée par l’association « Les Grands interprètes ». Malgré quelques aspects volontairement « grand public », il faut reconnaître que le pianiste cubain a plusieurs atouts dans ses mains.

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JAZZ IN ARLES (1), VincentPeirani, Youn Sun Nah & Stephan Oliva

Les superlatifs vont manquer, pour désigner la hauteur musicale et émotionnelle à laquelle se sont tenus – et nous ont amené –  les protagonistes de la soirée d’hier, en Arles. On va donc essayer de faire autrement. Par exemple on rappellera la chronique, publiée ici même, d’un solo de Vincent Peirani (accordéon) lors du dernier Europa Jazz, et on soulignera simplement que « bis repetita placent ». Qu’il déplie I Mean You (Monk), avec une intelligence de la déconstruction fascinante, qu’il se lance dans une improvisation radicale dans sa source mais pas trop dans son déploiement, qu’il aille même chercher Indifférence pour le rappel, histoire précisément de rappeler qu’il y eût de bons accordéonistes en France en dehors de ceux qui occupent le devant de la scène, bref quoi qu’il fasse ou qu’il touche, c’est parfait, c’est juste, c’est en place, c’est remuant, c’est accessible, c’est raffiné. D’avoir quand même un peu fréquenté les accordéonistes dits « de jazz », de Tony Murena à Gus Viseur en passant par Art Van Damme ou Dom Frontiere (et toc !) permet d’ajouter que des musiciens comme Vincent Peirani, sur l’instrument, il n’y en a pas un. Ce garçon est étonnant. Ce qui ne gâte rien il est élégant, puisqu’il a laissé Shenandoah à Youn Sun Nah, qui a commencé son concert avec cette sublime chanson, qu’il sait fort bien jouer. Mais c’est normal, il la tient d’elle…

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Jazz en Comminges

Dixième édition d’un festival conçu à l’origine comme un hommage rendu à Guy Lafitte par sa ville natale, les « Rencontres du saxophone » initiales, muées en « Jazz en Comminges », ont vu leurs ambitions s’affirmer en même temps que s’élargissait la programmation. Au point que, cette année encore, la grande salle du Parc des Expositions a fait le plein, ou quasiment, pour Eddy Louiss, Randy Brecker, Jimmy Cobb et Michel Legrand, tandis que le Off, où se produisaient, entre autres, Contreband et le Paul Chéron Septette avec Nadia Cambours, a vaillamment résisté à  l’épreuve du (mauvais) temps.

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Thomas de Pourquery 1er, prince de Coutances

Tel un plantigrade velu coquin, généreux Tandis que pulsent les synthétiseurs Couvrant le silence de l’âme-sœur Il fixe l’horizon et son esprit dérailleur Semble tout ignorer des sons qui m’emportent –     Tu t’appelles comment ? –     Thomas –     Thomas comment ? –     Thomas de Pourquery

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Coutances, entre chocs et chic

On a toujours le droit d’être surpris à Coutances. Mais tout de même, pourquoi, de la part du public, un accueil si distancié, à la limite froid, vis-à-vis d’HermetoPascoal ? « Il n’y avait pas l’habituelle colonie brésilienne dans la salle » glosait un fan de toujours…

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Les lumières d’Allan Holdsworth au Sunset

Je crois que c’est Maître Folace qui disait : « C’est quand même curieux chez les batteurs ce besoin de faire des phrases. » Ou peut-être parlait-il des marins, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, le batteur d’Allan Holdsworth, Vigil Donati, ex-accompagnateur du chanteur sarkozyste Michel Polnareff, est un ultra-technicien hyper-bavard qui semble ignorer l’existence du swing et du groove. Nous a-t-il dès lors gâché la soirée ? Impossible, car Lord Holdsworth n’était pas venu, lui, « avec une moitié de boîte de doigts » (dixit un spectateur enthousiaste). 

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Emmanuel Bex, Glenn Ferris, Simon Goubert à Mimizan (Landes)

Réunir 200 personnes – dont certaines venues de Bordeaux ou de Bayonne – dans la salle du « Parnasse » à Mimizan (Landes), par une belle après-midi d’un dimanche ensoleillé, le tout à 17.00, constitue déjà en soi une belle performance, à mettre au crédit de toute l’équipe (salariés et bénévoles) qui anime ce lieu toute l’année. Comme le concert a été précédé la veille d’une master-class dirigée par Glenn Ferris, à l’adresse de l’atelier « jazz » de l’école de musique de Mimizan, dirigée par Dominique Lauga, on peut supposer que cette réussite tient aussi à un partenariat efficace, noué entre les diverses instances musicales du canton. En point d’orgue de ce beau concert, un superbe coucher de soleil, qu’il nous a été loisible de contempler avec tous les musiciens et organisateurs de la manifestation en toute fin de journée.

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Oz Noy ose à L'Atelier du Moulin

Ce n’est pas la légendaire Route 66 qui mène à L’Atelier du Moulin mais la RN 19. Mais c’est tout comme, car en arrivant sur place on a comme l’impression d’être subitement en plein cœur des Etats-Unis, dans un middle of nowhere encastré entre un hôtel (ou un motel si vous préférez) pour VRP en goguette et un magasin de bricolage – ou était-ce un marchand d’articles pour chiens et chats ? Quoi qu’il en soit, L’Atelier du Moulin est un restaurant de bord de route qui, de prime abord, ne se distingue pas spécialement des autres. Pourtant, dès que l’on s’approche de l’entrée, plusieurs affiches annoncent les concerts passés et à venir. M’est avis que le patron aime le blues, la soul et le jazz… Ce soir, donc, un authentique power trio est au menu des réjouissances sonores.

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Boni, Golino, Lasserre, Concerts Secrets # 8, Bordeaux

Secrets et nomades, les concerts initiés par Yan Beigbeder et « Einstein On The Beach » avaient trouvé leur point de chute hier soir le long des murs très bétonnés du Palais des Sports de Bordeaux. Restait à chercher l’arbre et l’oiseau, qui devaient se trouver non loin de là sur le cours Victor Hugo, face au Lycée Montaigne, ou, mieux encore, dans la musique proposée à l’écoute des cinquante personnes qui avaient accepté le rendez-vous, au soir d’une chaude journée d’été.