Yazid Kouloughli, Author at Jazz Magazine - Page 14 sur 27

Chaque jour jusqu’au 23 août, Fred Goaty & fredgoatylapepitedujour (le compte Instagram qui aime les mêmes musiques que vous) vous présentent un “Disquindispensable” à (re)découvrir d’urgence.


“Belief”
Leon Parker
Columbia

1996

Une cymbale, un shaker, une conga, une cloche, des woodblocks, une grosse caisse, ensemble parfois, mais le plus souvent séparément, sollicités avec parcimonie, sensualité, amour, comme pour tirer le meilleur de chaque instrument, en extraire la sève vitale : Leon Parker incarne à merveille l’art du « less is more ».
Ce batteur pas comme les autres était dès 1994 entré dans notre univers via les premiers disques de Jacky Terrasson sur Blue Note, et plus encore, car il s’y révélait en vrai leader, dans “Above & Below”, son opus inaugural, supervisé par le grand producteur Joel Dorn, alias “The Masked Announcer” (visez son c.v. sur le net : il vous inspirera le respect), enregistré avec quelques jeunes qui montaient – Mark Turner, David Sanchez, Joshua Redman…
Mais son disque magique, inusable, intemporel, c’est bien “Belief”, toujours resté à portée de main depuis 1996, habité par les rythmes ancestraux de la Terre des femmes et des hommes, qui de l’Afrique aux Amériques n’ont jamais cessé de voyager, prenant possessions des corps et des esprits prompts à les magnifier.
Aux cotés (cœur) de Parker, le saxophoniste Steve Wilson, le trompettiste Tom Harrell (ah comme on l’aime lui) et les percussionnistes Natalie Cushman (qui chante aussi) et Adam Cruz, le tromboniste Steve Davis, la flûtiste Lisa Parker et le contrebassiste Ugonna Okegwo déploient moult trésors d’invention, font du bien nommé “Belief” une communauté, un village : tout un monde.

L’édition 2024 du festival, qui court du 10 au 22 septembre, concentre une rare diversité de styles, de formats et d’approche pour donner à l’actualité et de l’histoire du jazz les plus vives couleurs. Jazz Magazine est partenaire de l’événement.

Entre concerts, masterclasses, et événements immersifs, le festival s’ouvre avec un duo vibrant entre la trompettiste Airelle Besson et l’accordéoniste Lionel Suarez, suivi d’une soirée éclectique avec Musina Ebobissé et la flûtiste Naïssam Jalal, qui incarnera l’esprit du Jazz Off Colmar.

Le festival met à l’honneur la place des femmes dans le jazz avec une table ronde sur les inégalités de genre, suivie par la performance du Garance 4tet, puis un hommage au répertoire historique des Big Bands avec le Umlaut Big Band.

Le week-end est marqué par des événements originaux : une “murder party” (grand jeu d’énigme) en musique dédiée à Mary Lou Williams, et des performances de Marcel Loeffler, Julien Pinancier, Ballaké Sissoko et Vincent Segal qui naviguent entre swing, tango et musiques du monde.

La dernière semaine offre un panel de découvertes, du cinéma avec le formidable film Blue Giant (dont nous vous parlions il y a peu ici) à un hommage à Michel Hausser. Le festival se clôture sur une note inventive avec l’Orchestra Nazionale della Luna et des performances dansées et musicales dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Les femmes sont au cœur du festival avec plusieurs moments dédiés, dont une performance improvisée par la danseuse Catherine Conreaux Feldmann et la contrebassiste Hélène Eschbach, ainsi qu’une soirée Jazz Migration mettant en lumière la créativité féminine avec Mamie Jotax.

Cette édition célèbre la diversité du jazz à travers des expériences artistiques variées, offrant un dialogue unique entre tradition et modernité, entre le passé et l’avenir du jazz.


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“A Love Supreme”
John Coltrane
Impulse

1965

Que dire qui n’ait pas été dit depuis 1965, l’année où parut ce chef-d’œuvre absolu ? Rappeler, peut-être, que derrière la console d’enregistrement officiait Rudy Van Gelder, l’un des plus grands ingénieurs du son de l’histoire du jazz. Qu’il fut produit par Bob Thiele, futur coauteur de What A Wonderful World de Louis Armstrong et fondateur du label Flying Dutchman, sur lequel un certain Gil Scott-Heron fit ses débuts en 1970.
On se souvient toujours de la première fois où l’on a écouté un chef-d’œuvre. On se revoit poser le saphir dans le sillon de la face 1 du 33-tours Impulse (racheté depuis plusieurs fois en CD, avec en point d’orgue la “Super Deluxe Edition” de 2015, “A Love Supreme : The Complete Masters”, avec les sessions en sextette du 10 décembre 1964 featuring Archie Shepp et le légendaire live du festival de jazz d’Antibes). On se souvient du choc, des premières notes qui s’échappent du saxophone ténor ; on avait deviné instantanément qu’elles resteraient en nous pour toujours. D’autres intros sublimes nous avaient fait le même effet : celles du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, de So What de Miles Davis, de Nuages de Claude Debussy ou encore de What’s Going On de Marvin Gaye.
Puis les cymbales d’Elvin Jones, la contrebasse de Jimmy Garrison, le piano de McCoy Tyner : la musique nous entoura, prit possession de nous.
On a beau réécouter pour la centième fois “A Love Supreme : c’est toujours la première. Suprême l’amour, oui, et plus encore : infini.

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“Night And Day”
Joe Jackson
A&M Records

1982

Trois ans seulement s’étaient écoulés depuis la sortie de son premier album, “Look Sharp !”, en 1979, et Joe Jackson semblait déjà avoir vécu plusieurs vies d’artistes à la suite – et à la fois. On savait qu’on avait affaire à un musicien capable de se renouveler à chaque nouveau disque (quatre au compteur, déjà, en 1982), mais rien, ou presque, ne laissait présager une œuvre aussi ambitieuse et polystyle que “Night And Day”, premier album new-yorkais du natif de Burton upon Trent, 27 ans.
D’abord, la pochette : d’une rare élégance, rétro et moderne à la fois. Bleue et blanche. Nuit et jour. Irrésistible. Sur la première face, la “Night Side”, tout s’enchaînait-déchaînait comme par enchantement : Another World, Chinatown, T.V. Age, Target… Des percussions en veux-tu en voilà (Sue Hadjopoulos, maîtresse ès-salsa), pas de guitare, des claviers comme en technicolor, la voix swinguante, vive et habitée de Joe Jackson… Jusqu’à Steppin’ Out, l’un des plus belles chansons des années 1980, ces accords magiques, lumineux, teintés d’une certaine mélancolie. La perfection pop. La seconde face, la “Day Side”, mettait à jour, pour commencer, l’autre merveille du disque, Breaking Us In Two, trésor d’invention mélodique, pour finir par le subtilement mélodramatique A Slow Song, qu’avaient précédé Cancer (la salsa, encore la salsa) et l’épique Real Men, qu’on aurait juré extrait d’une comédie musicale on Broadway.
Deux ans plus tard vint “Body And Soul” et sa pochette inspirée par Sonny Rollins. Mais comme vous vous en doutez, ce fut une autre histoire…

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“Endtroducing”
DJ Shadow
MoWax

1996

Votre Disquindispensable d’hier, “Clube Da Esquina” de Milton Nascimento et Lô Borges, fait partie de ces œuvres en tous sens hors normes, au-delà des styles et, bien sûr, intemporelles. Il me semble qu’“Endtroducing” de DJ Shadow aussi. 
Je reviens régulièrement à cet album depuis sa parution, et je ressens à chaque fois la même impression : celle d’écouter une musique qui, malgré tout ce qu’elle doit à l’art du mix et à la culture hip-hop, m’emporte dans une sorte dimension parallèle où serait abolie toute forme de catégorisation, pour laisser libre cours à l’invention et surtout, place à l’émotion.
Car il émane d’“Endtroducing” une force d’attraction émotionnelle à nulle autre pareille. En mixant des disques pour la plupart introuvables et/ou inconnus, en architecturant des beats tous aussi sensuels qu’efficaces, DJ Shadow avait réussi à créer une musique inouïe, troublante, urbaine, crépusculaire, volontiers mélancolique, et pour tout dire géniale. 
Pour un coup d’essai, c’était un coup de maître, et même si j’aime beaucoup “The PrivatePress”, publié six ans plus tard, je dois avouer que la magie d’“Endtroducing” est insurpassable. ET à propos de catégories, je me suis toujours demandé pourquoi on ne trouvait jamais ce chef-d’œuvre des années dans les bacs hip-hop mais dans ceux dévoués aux musiques électroniques…

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John Martyn
“Solid Air”
Island Records
1973
“Grace & Danger”
Island Records
1973



Exceptionnellement, deux Disquindispensables ce matin, du même grand chanteur, guitariste, auteur et compositeur anglais, John Martyn, qui me semble en passe, hélas, d’être un peu oublié par les nouvelles générations – si je me trompe, j’en serais le premier ravi.
“Solid Air” est incontestablement son chef-d’œuvre, son disque le plus aimé et apprécié. Du jazz, du folk, du blues et même de la soul et du funk en fusion – écoutez Dreams By The Sea–, cet homme à la voix douce et plaintive à nulle autre pareille – son falsetto évoquait celui d’un de mes bluesmen préférés, Skip James, dont il transfigure I’d Rather Be The Devil – semblait tout connaître, tout vivre intensément, à fleur de peau et de cordes – celles de sa voix mais aussi de sa guitare. Ne pas être profondément ému par “Solid Air” me semble tout à fait impossible. Et si d’aventure vous ne l’étiez pas en l’écoutant, ce pourrait je l’avoue être un sujet – certes passager – de fâcherie.
Six ans plus tard, John Martyn travaillait cette fois avec son nouveau pote Phil Collins – en plein divorce lui aussi, et en passe de devenir une superstar planétaire –, qui non content de jouer magnifiquement de la batterie (ou de faire les chœurs dans Sweet Little Mystery), assurait la production et avait convié le claviériste Tommy Eyre et le bassiste John Giblin(Collins et lui s’étaient croisés au sein de Brand X). 
“Grace & Danger” n’est peut-être pas aussi aimé que “Solid Air”, mais c’est pourtant un disque passionnant et profondément original, pas moins hanté par le jazz et le spleen – voire la déprime – et qui révèle les talents de ses accompagnateurs : on goûtera au passage le jeu de Fender Rhodes de Tommy Eyre et la basse “pastoriussienne” de John Giblin – ah, ces contrechants dans Hurt In Your Heart


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“Working Nights”
Working Week
Virgin

1985

J’avais acheté ce disque en 33-tours en 1985, puis, vingt-sept ans plus tard, la magnifique réédition double CD de Cherry Red Records m’a fait replonger dedans plus en profondeur que jamais grâce à ses vingt-trois bonus tracks aussi indispensables que les huit titres de l’album original.
Working Week, c’était une voix – et quelle voix –, celle de Julie Roberts ; une guitare, celle de Simon Booth, hélas disparu en 2023 ; et un saxophone, celui de Larry Stabbins. Je ne sais point trop ce que ce dernier et Julie Roberts ont fait ces derniers temps, mais bon sang, qu’est-ce que j’aimais ce groupe, et je dois avouver que je connais “Working Nights” par cœur. Cette fusion naturelle de jazz, de soul et de pop était parfaitement équilibrée, et le songwriting était à la hauteurs des ambitions musicales : mélodies finement ciselées, émotion prégnante sur certaines chansons (Autumn Boy  et ses volupteux arrangements de cordes). Mais comme à l’époque je n’avais pas acheté les maxi 45-tours liés au disque, j’étais passé à côté de diverses versions, live et/ou extended. Comme celles de Venceremos, Inner City Blues (de Marvin Gaye, of course) ou de Stella Marina par exemple, encore plus passionnantes que les versions album.
Les invités étaient nombreux dans “Working Nights”, qui reflétaient les nombreuses connexions de Simon Booth et Larry Stabbins avec la scène jazz grande-bretonne, qui n’allait pas tarder à être labélisées “acid”. Ainsi croisait-on au gré des chansons, le merveilleux Robert Wyatt (dans la protest song caritative Venceremos), la grande Julie Tippets (Stabbins avait accompagné son mari dans les années 1970), l’élégante Tracey Horn d’Everything But The Girl, les souffleurs Harry Beckett, Guy Barker, Chris Biscoe…

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“Enigmatic Ocean”
Jean-Luc Ponty
Atlantic
1977

Avais-je bien conscience que j’étais en train d’écouter un disque de jazz – appelez-ça jazz-rock ou fusion si vous préférez – quand sur ma platine ce chef-d’œuvre de Jean-Luc Ponty tournait en boucle ? J’avoue que je ne me souviens plus. Quand vous avez 16 ans, les étiquettes vous intéressent moins que l’émotion qu’est susceptible de vous procurer un disque, surtout si vous venez de dépenser 50 francs pour pouvoir l’écouter tranquillement chez vous.
Ce dont je me souviens bien, en revanche, c’est de ce sentiment fort et intense, celui de découvrir une musique inouïe qui me faisait rêver autant que celle de Yes ou de U.K. – dnt je venais de découvrir le premier disque, celui avec Allan Holdsworth – mais dont les solistes m’embarquaient dans une dimension parallèle encore plus folle.
Il y avait le violon lyrique et envoûtant du maître bien sûr, que j’ai depuis eu le bonheur d’interview deux fois, chez lui – si on m’avait dit ça à l’époque, j’aurais éclaté de rire : « Rencontrer Ponty en vrai ?! Tu parles… » –, la basse électrique de Ralphe Armstrong, la batterie de Steve Smith (futur membre de Journey et de Steps Ahead). Et, donc, Allan Holdsworth, qui distille un solo d’alchimiste ailé dans la Pt. III de la suite qui donne son titre au disque (celui de Ponty est somptueux aussi).
Voilà, la messe était dite, grâce “Enigmatic Ocean” j’avais définitivement placé ce génie de la six-cordes au rang de mes héros. Dès lors, il me fallait trouver tous les disques sur lesquels il jouait. Ce qui fut fait, après de longues années de quêtes, et à quelques exceptions près.
“Enigmatic Ocean” est à Jean-Luc Ponty ce “Close To The Edge” est à Yes, “IV” à Led Zeppelin, “Heavy Weather” à Weather Report, “Offramp” au Pat Metheny Group, “Discipline” à King Crimson, etc., etc. Un Disquindispensable quoi !

Du 23 au au 25 août, le festival girondin propose une série d’affiches exigeantes pour sa deuxième édition. Jazz Magazine est partenaire de l’événement.

En trois jours intenses où se croiseront les styles, les générations mais aussi tous les publics, le festival de Soulac sur mer concentre le meilleur de l’improvisation et du swing conjugués au présent et au futur.

Le bugliste Sylvain Gontard et l’accordéoniste Laurent Derache ouvrent le bal avec un concert dédié à l’éveil au jazz du jeune public, mais il se produiront également le lendemain à l’Ehpad de Saint-Jacques de Compostelle sur un répertoire qui célèbre, à leur façon unique, la magie de la créativité dans l’instant.

Le soir, le trio que forment Alès Demil, guitare, Lucas Ferrari, batterie, Damien Thebaud, orgue et claviers, rendra hommage à deux figures incontournables de la guitare électrique moderne : l’Américain Pat Metheny et le français Biréli Lagrène, avant que le tromboniste Daniel Zimmermann ne défende son superbe hommage à Serge Gainsbourg en compagnie de Daniel Zimmermann, trombone, Antonin Fresson, guitare, Stéphane Decolly, basse et Julien Charlet, batterie.

Samedi 24 août, 19h30, l’Asura Quartet (Martin Arnoux, guitare, Octave Potier, contrebasse, Simon Jodlowski, batterie, Pierre Thiot, saxophone), Lauréats de la 11ème édition du tremplin Action Jazz, ouvriront le bal et présenteront leur univers au carrefour du jazz, du blues, de la pop. Ils seront suivi d’un des plus fameux trios du jazz francophone : Benoît Sourisse, orgue Hammond, André Charlier, batterie, Louis Winsberg, guitare, avec le renfort de la chanteuse Malou Oheix.

Le festival se clôt comme il l’avait commencé, avec un duo grand style : cette fois ce sont la saxophoniste Géraldine Laurent et le pianiste Laurent de Wilde qui se retrouveront pour un rare mais précieux concert en tête à tête.



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“IV”
Toto
Columbia
1982

C’est en regardant Le Magicien d’Oz après avoir aligné plus de margaritas que de raison et fumé quelques cigarettes bizarres que Jeff Porcaro et David Paich ont trouvé le nom de leur groupe : Toto – le nom du chien de Dorothy…
Quand ils ont annoncé la nouvelle à Steve Lukather, celui-ci, toujours cash, leur a répondu : « Les gars, vous allez le regretter toute votre vie… » Cette étrange idée ne les a pas empêchés de vendre des millions de disques et de collectionner les Grammy Awards, mais si Toto avait adopté un nom, disons, plus sérieux, auraient-ils été moins souvent massacrés par leurs ennemis jurés, les rock critics ? Rien n’est moins sûr.
Ce qui est sûr, en revanche, c’est que notre premier Disquindispensable du week-end est un chef-d’œuvre. Un an après après “Turn Back”, dont l’insuccès commercial avait poussé Columbia à leur mettre une certaine pression, genre « si le prochain ne se vend pas mieux, c’est la porte, ok ? », Paich, Porcaro, Lukather & Co ont sorti le grand jeu – après tout, ces messieurs figurent parmi les meilleurs musiciens de la planète, non ? – et trempé leur plume de songwriter dans l’encre d’or pour aligner plus de tubes et de classiques qu’il n’en fallait pour clouer le bec des “décideurs” de leur chère maison de disques.
Pensez : “IV” commence par Rosanna et se termine par Africa. Ça calme, non ? Plus de quarante après, ces deux chansons phénoménales n’ont pas pris une ride, et depuis que Weezer a repris Africa, c’est même devenu un mélange improbable d’hymne universel et de chanson branchée. Quant aux sept autres chansons, on doit avouer qu’on les connaît aussi par cœur, faisant de “IV” l’égal des grands disques de Steely Dan, plus romantiques et/ou rock and roll, avec des paroles certes moins étranges et poétiques – quoique celle d’Africa justement… –, mais avec un degré de musicalité pas moins respectable. C’est-à-dire extrêmement élevé.