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“Total Eclipse”
Billy Cobham
Atlantic
1974
Après les flamboyants “Spectrum” (1973) et “Crosswinds” (1974), le grand Billy Cobham, qui soufflera très bientôt ses 80 bougies, restait dans les mêmes hauteurs créatives avec ce “Total Eclipse”, notre premier Disquindispensable du week-end, que j’ai eu envie d’extraire de ma compactothèque suite à l’avalanche de posts Instagram consacrés à l’éclipse totale du soleil – visiblement digne de celle observée dans Le Temple du Soleil de Tintin – à laquelle nos amis nord-américains ont eu la chance d’assister.
Enregistré à New York, produit par Ken Scott, connu pour son travail avec David Bowie, Elton John, The Mahavishnu Orchestra ou Supertramp, “Total Eclipse” est une réussite totale qui n’éclipse en rien – ok, je sors… – les deux albums précédents du maestro aux baguettes de feu, tant son contenu s’en distingue, via l’excellence des compositions et des arrangements, marqués du sceau de ce jazz-rock sérieusement funky dont c’était alors l’âge d’or.
Qui louer dans ce disque ? Hormis le patron, dont chaque groove, chaque break et chaque roulement nous fait lâcher un « Et la lumière fûts ! », saluons le claviériste Milcho Leviev, le bassiste Alex Blake, le tromboniste Glenn Ferris, et, last but not least, le merveilleux John Abercrombie à la guitare et les fantastiques frères Brecker (l’aîné Randy à la trompette, lecadet Michael au saxophone).
“Total Eclipse” est très homogène, mais pourtant chaque morceau est différent ; les suites à tiroirs toutes en reliefs sonores (Solarization, Sea Of Tranquility) contrastent avec les titres plus courts (Lunarputians, Bandits et sa géniale boîte à rythmes mâtinée de tympanis en intro), sans oublier le grand classique Moon Germs (avec Cornell Dupree à la six-cordes en invité spécial), le lumineux duo Randy Brecker-Milcho Leviev sur The Moon Ain’t Made Of Green Cheese et Last Frontier, où Bilham Cobly (le nom de sa boîte de prod’…) s’offre un long solo que Simon Phillips dû apprendre par cœur dans sa jeunesse.
#lapepitedujour #lesdisquindispensablesduweekend #billycobham
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“Exodus”
NPG
NPG Records
1995
Bon, on se sentait un peu seul en 1995 et, souvent, les mêmes questions fusaient : « Dis Fred, il fait encore des disques Prince ? Il ne s’appelle plus Prince, c’est ça ? C’est comment son nom déjà ? »
En 1995, Prince n’était pas encore mort, loin de là, mais c’était tout comme, ou presque. “1958-1993” sur la tranche de “Come” puis, dans le livret de notre second Disquindispensable du week-end, un message aussi clair : « This album is dedicated to the memory of His Royal Badness ».
Déterminé à se réinventer de la tête aux pied (et au nez et à la barbe de sa maison de disques), Prince / O(+> avait cette fois choisi de n’être qu’un des membres de son groupe, The New Power Generation. Pseudo du jour : Tora, Tora.
Mais ces jeux de masque ne trompaient personne : tout, dans “Exodus”, sonnait comme du Prince, certes passé à la moulinette P-Funk.
Sa voix se mêlait subtilement à celle de son bassiste, Sonny Thompson (le méchamment funky Return Of The Bump Squad), parfois “cachée” dans les chœurs (mais si facile à reconnaître) ou bien très en avant, comme dans Big Fun ou Cherry, Cherry. Ou, encore,altérée/descendue dans le fantastique The Exodus Has Begun, sorte de funk-gospel préfigurant ce qu’on entendra six ans plus tard dans “The Rainbow Children”.
Ok, il y avait peut-être un peu trop de segues, ces saynètes coquines entre les morceaux, mais pas de problème : on pouvait les zapper sur le Discman. Et comme d’habitude on se ruait sur le moindre CD-single ; ceux de Get Wild et de The Good Life nous réservèrent de belles surprises.
Non, pas d’extrait de 90 secondes pour illustrer notre freestyle matinal : “Exodus” est toujours absent des plateformes de streaming. Il mériterait pourtant d’y être, et même d’être réédité en version Super Deluxe. On peut toujours rêver.
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“Vibes From The Tribe”
Phil Ranelin
Tribe
1976
Mairie de Détroit, Michigan, janvier 1972 : le saxophoniste Wendell Harrison et le tromboniste Phil Ranelin déposent le nom de Tribe et lancent leur label indépendant et communautaire dédié à un jazz post-bop / post-free typique des années 1970, proche de celui dont nous parlions à propos de Black Jazz, le label de notre Disquindispensable d’hier, “The Skipper” d’Henry Franklin.
Tribe est à la fois le nom d’un label, d’un groupe et d’un magazine dédié à la culture afro-américaine qui ont existé entre 1972 et 1976.
Notre Disquindispensable d’aujourd’hui, “Vibes From The Tribe”, est peut-être le meilleur paru sur Tribe, même si les autres – ceux de Wendell Harrison, Doug Hammond, Marcus Belgrave… – valent plus que le détour. Il me semble que c’est même un disque culte très, très recherché – il y a deux exemplaires du 33-tours original actuellement en vente sur Discogs : l’un à 1462,39 €, l’autre à… 3220 € !
“Vibes From The Tribe” est un vrai disque à deux faces. Sur la première, cinq morceaux tous aussi réussis les uns que les autres, portés par des grooves singuliers, des mélodies finement ciselées et la voix de Phil Ranelin, excellent chanteur s’il en est, et bien sûr très bon tromboniste, au son et au phrasé très expressif.
On notera la présence, sur Wife notamment (un morceau chanté qui m’a toujours fait l’effet d’être un mélange savamment dosé de Gil Scott-Heron et de Frank Zappa !) du bassiste Ralphe Armstrong, connu pour ses contributions majeures à des disques de Jean-Luc Ponty et du Mahavishnu Orchestra.
PS : Pour avoir une très bonne vue d’ensemble de Tribe, procurez-vous la compilation “Message From The Tribe” publiée par Universal Sound en 1996 (puis en 2010).
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“Minneapolis”
Michel Portal
Universal Music Jazz France
2000
30 août 2000, aéroport Paris-Charles de Gaulle, 10h30 : ça y est, notre avion décolle, direction Minneapolis.
Michel Portal avec Tony Hymas (le claviériste de Jack Bruce, Duncan Browne, Jeff Beck, Ph.D, Ursus Minor…) et la phénoménale section rythmique du NPG de Prince : Sonny Thompson, basse, Michael Bland, batterie. Special guest : le guitariste de Living Colour, Vernon Reid.
C’est tout ce beau monde que l’on retrouve quelques heures plus tard au studio Creation Audio de Steve Wiese, en train d’enregistrer sous la direction du producteur Jean Rochard et avec la bénédiction de Daniel Richard.
Si j’étais comme dans un rêve ? À votre avis ?
Je me souviens comme si c’était hier de ce séjour-reportage d’une semaine. Et à chaque fois que j’écoute ce disque dont j’avais soufflé le titre lors d’une conversation entre amis en forme de brainstorming – « Pourquoi pas, tout simplement, “Minneapolis” ? – Mais oui ! » –, un kaléidoscope de sons et d’images se met à tourner : Sonny Thompson en train de rapper sur M.P. On The Run (Portal inquiet, pléonasme : « Mais Jean, tu crois que les journalistes vont aimer ça ? – Ils sont là les journalistes ! – Pas tous… »), le solo “tommybolinien” (façon Quadrant 4) de Vernon Reid dans Goodbye Pork Pie Hat, ces thèmes si “portaliens” (On Nicollet Avenue, Judy Garland)… La liste des inoubliables est trop longue.
Que Michel Portal parte faire son nouveau disque aux États-Unis, c’était une sacrée affaire, et quand quelques mois plus tard, le 10 février précisément, il créa ce nouveau répertoire sur scène à Sons d’Hiver entouré de la même équipe (Vernon Reid fut ensuite remplacé par Jef Lee Johnson), on se dit qu’il avait vraiment fait quelque chose de fort, “là-bas”, de l’autre côté de l’océan.
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“The Many Facets Of Roger”
Roger
Warner Bros. Records
1981
Quel formidable disque que voici. Le premier en “solo” de Roger Troutman – guillemets d’usage parce qu’en réalité la famille Zapp, son groupe de toujours, est dans la place : Lester à la batterie, et Larry Troutman, qui coécrit tout avec son frère Roger, Carl Cowen, Greg Jackson…
Reste que la tonalité, si elle reste outrageusement funk – notamment dans Do It Roger et la reprise de I Heard It Through The Grapevine dont nous allons parler dans quelques secondes –, s’échappe avec une classe folle aux confins du jazz et du blues.
Car si la marque de fabrique de Roger est évidemment la fameuse talk box popularisée à l’échelle planétaire par Peter Frampton via son légendaire “Frampton Comes Alive”, il fait ici subtil étalage de ses talents de guitariste : écoutez l’irrésistible et georgebensonien A Chunk Of Guitar et le bbkingesque Blue (A Tribute To The Blues) pour vous en convaincre.
Et, donc, il y a cette reprise absolument géniale du tube Motown de Marvin Gaye et de Gladys Knight & The Pips coécrit par Norman Whitfield et Barrett Strong. Comme souvent, Roger y insuffle un côté jubilatoire et ce je-ne-sais-quoi de spleen urbain. Et sa maestria à la talk box reste inégalée à ce jour – et pour toujours. Au gré de ses albums suivants, il se fera une spécialité que de “rogéïfier” des classiques soul-funk, de Papa’s Got A Band New Bag de James Brown à Midnight Hour de Wilson Pickett en passant par Living For The City de Stevie Wonder.
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“Robbie Robertson”
Robbie Robertson
Geffen
1987
En 1987, je n’étais pas encore familier de la musique de The Band. (Je vous rassure, je suis devenu depuis un immense admirateur de ce groupe.) Ce n’était donc pas parce que feu Robbie Roberton en était le principal songwriter que j’avais acheté le premier opus de sa carrière solo, dans laquelle il avait pris le temps de se lancer – il avait déjà 44 ans (!), et quitté The Band dix ans plus tôt.
C’est donc pour d’autres raisons : sa réputation (ben oui, ça compte aussi), le même producteur que “So” de Peter Gabriel (Daniel Lanois), mais aussi la présence de musiciens qui depuis des lustres font partie de mon Panthéon Décousu : Tony Levin, Peter Gabriel, Manu Katché (en état de grâce, notamment sur le sublime Somewhere Down The Crazy River et Sonny Got Caught In The Moonlight, où il fait la paire avec Tony Levin, comme chez Pete Gab’) et même Gil Evans, qui signe les arrangements de la chanson qui donnera son titre à l’autobiographie de Robbie Robertson, Testimony.
Bref, un casting de rêve pour un Disquindispensable de rock pas comme les autres (il se permet même le luxe d’avoir U2 comme backing band sur Sweet Fire Of Love et la chanson titre !), toujours à portée de main depuis plus de trente-cinq ans.
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“La Planète Sauvage”
Alain Goraguer
Cam Sugar / Decca Records
2023
C’est en trois jours et cinq séances, du 8 au 10 mars 1973, que la bande originale du film d’animation culte de René Laloux, La Planète Sauvage, a été enregistrée au légendaire Studio Davout, Paris XXe. Si le 33-tours original publié par Pathé dépasse aujourd’hui les 300 €, nul doute que la nouvelle réédition qui vient tout juste de paraître deviendra collector aussi, et vite, notamment dans sa version double album deluxe avec vinyles bleus (comme les Draags dessinés par Roland Topor).
Dans le nouveau livret, Stéphane Lerouge (créateur de la célèbre collection Écouter le Cinéma dont nous avons tous les meilleures références chez nous) détaille l’aventure du film, puis la conception de sa musique par le compositeur et arrangeur Alain Goraguer, disparu le 12 février dernier et connu pour son travail avec Boris Vian, France Gall, Jean Ferrat, Adamo, Georges Moustaki, Michel Delpech et, bien sûr, feu le résident du 5bis, rue de Verneuil.
Les vingt-cinq titres de la BO originale ont été remixés d’après les bandes multi-pistes originales par Sugarmusic et sous la supervision de Patrick Goraguer, le fils d’Alain. Sans trahir une seule seconde l’esprit de la musique telle qu’elle avait été enregistrée il y a cinquante ans, elle n’a jamais aussi bien sonné, révélant son côté à la fois intemporel et typique de son époque, ses cousinages sonores avec certaines BO blaxpoitation (Shaft d’Isaac Hayes, Trouble Man de Marvin Gaye), avec une touche atmosphérique et mystérieuse renforcées par de magnifiques arrangements de cordes, qui contrastent subtilement avec les clavinet, pianos électriques et autres guitares wah-wah (sans oublier les chœurs et les voix féminines). Le thème principal est décliné avec maestria, “variationné” au gré des ving-cinq morceaux et des dix inédits – l’alternate mix de Terr et Medor est assez fascinant, qui sonne presque comme un remix de Madlib (né l’année de la sortie du disque !).
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“The Third Power”
Material
Axiom
1991
C’était le début des années 1990, et tout semblait encore possible. Bill Laswell, grand producteur, grand bassiste, brassait les musiques qu’on aime sous le fier étendard de Material, groupe protéiforme à personnel variable et invention constante.
Pour “The Third Power”, c’était plus qu’un casting qu’il avait réuni, c’était le choc des mondes, une fête des sens, jazz, reggae, funk et hip-hop parés pour le grand déplacement.
Héros P-Funk et/ou ex de la James Brown Galaxy, de Bootsy Collins à Bernie Worrell en passant par Gary Shider, Gary Mudbone, Pee Wee Ellis, Maceo Parker et Fred Wesley, il étaient venus, ils étaient presque tous là ; géants du jazz, Herbie Hancock, Henry Threadgill et Olu Dara ; pionniers du rap (Jalaluddin Mansur Nuriddin) et jeunes figures de sa nouvelle garde (The Jungle Brothers) ; sans oublier LA section rythmique de Jamaïque, la plus grand peut-être, Robbie Shakespeare et Sly Dunbar…
“The Third Power”, huit morceaux, quelques reprises – Cosmic Slop de Funkadelic, Mellow Mood de Bob Marley –, un feeling polychrome qui traverse tout le disque. Qu’il est temps de (re)découvrir, là, toute affaire cessante.
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“Bye Bye Blackbird”
Keith Jarrett Trio
ECM
1993
Backstage, ou à son hôtel – que sais-je… –, Keith Jarrett feuillette Jazz Magazine et tombe sur une photo de Miles Davis prise par Catherine Pichonnier au Newport Jazz Festival en 1967. Le trompettiste est de dos, et l’on voit aussi Tony Williams à la batterie. Jarrett se dit : « C’est cette photo qu’il me faut pour illustrer mon album en hommage à Miles. » PolyGram nous appelle à Jazzmag : « Vous pourriez nous prêter le tirage ? Jarrett veut l’utiliser pour son prochain CD… – Bien sûr ! Vous envoyez un coursier ? Manfred Eicher est pressé ? Ok… » Enregistré en studio une quinzaine de jours après la mort de Miles Davis, notre premier Disquindispensable du week-end, qui prolonge notre Semaine spéciale ECM, est cependant sorti en 1993.
Dans “Tribute”, double album également enregistré en trio, mais live cette fois, à Cologne, le 15 octobre 1989, le pianiste et son Trio avaient dédié au trompettiste l’un de douze morceaux, le standard de Cole Porter, All Of You.
Mais cette fois, au célèbre Power Station de New York, avec Jay Newland derrière la console, Keith Jarrett, Gary Peacock et Jack DeJohnette gravent en quelques heures sept standards pour honorer la mémoire de Miles, mais aussi un somptueux original, sobrement-mais-élégamment intitulé For Miles et, j’imagine, improvisé sur le vif. Tout aussi magnifique et émouvant, le bref texte imprimé à l’intérieur du livret. Extrait : « Miles never forgot the music ; we will never forget Miles. » Nous aussi.
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“Tom Cat”
Tom Scott & The L.A. Express
Ode
1975
Ils étaient félins pour l’autre ces cats à la patte et à la griffe sans égal, jazzmen fous de pop, de folk, de soul, de funk et de blues. Comme les Crusaders, le L.A. Express était un groupe avec lequel beaucoup d’artistes, et pas des moindres (Joan Baez, Barbra Streisand, George Harrison, Joni Mitchell…), voulaient faire de la musique. Dans sa première incarnation, le L.A. Express était composé de Tom Scott au saxophone, Larry Carlton à la guitare, Joe Sample aux claviers – yep, appelez ça la “Crusaders connection” si vous voulez –, Max Bennett à la basse et John Guerin à la batterie. Dans notre premier Disquindispensable du week-end (votre nouvelle rubrique hebdomadaire), Sample et Carlton furent respectivement remplacés par Larry Nash et Robben Ford, et ce dernier signe quelques solis mémorables, sur les grooves à la fois funky et sophistiqués prodigués par Bennett et Guerin. Cerise sur le gâteau, Joni Mitchell chante le refrain de Love Poem.
PS : Un peu à la manière des Headhunters sans Herbie Hancock, le L.A. Express a continué d’exister (et enregistré deux albums) sans Tom Scott au saxophone, mais c’est une autre histoire…
PS II : J’adore la pochette de ce Disquindispensable, illustrée par David McMacken – mais si, vous ne connaissez que lui : les pochettes de “200 Motels” de Frank Zappa, de “Black Market” de Weather Report”, de “Leftoverture” de Kansas ou encore de “Raised On Radio” de Journey, ça vous dit quelque chose, non ?