Motörhead, Lemmy et Lucas Fox, qui est in, qui est out
Lemmy Kilmister et Lucas Fox, amis pour la vie.
Motörhead In And Out, entre autres histoires d’une vie exubérante, signé par le batteur francophile Lucas Fox, fait traverser le Channel au lecteur et remonte le temps pour retrouver diverses scènes musicales londoniennes qui ressemblent aujourd’hui à des mondes perdus.
Par Julien Ferté
On ne va pa se mentir : le classic line up de Motörhead, autour de l’inamovible Lemmy Kilmister, comprenait le guitariste “Fast” Eddie Clarke et le batteur Phil “Philty Animal” Taylor, power trio sans équivalent dans l’histoire du hard-rock. Mais avant The Ace Of Spade et l’intro légendaire d’Overkill, il avait eu, aux côtés de l’ex-bassiste et chanteur d’Hawkwind, fan des Beatles et de Grant Green (si, si…), le guitariste Larry Wallis et le batteur Lucas Fox, qui incarnèrent la première mouture de Motörhead, dont la durée de vie fit aussi brève qu’un classique du groupe joué à 100 à l’heure, un soir l’Hammersmith Odeon.
Lucas Fox est donc l’auteur de Motörhead In And Out, entre autres histoires d’une vie exubérante, et comme son titre et plus encore son sous-titre l’indiquent, ce n’est pas une énième biographie des pionniers de la New Wave Of British Heavy Metal mais l’autobiographie, écrite dans la langue de Molière, d’un jeune passionné de musique vite happé par la lumière surgie des fûts d’une batterie, et qui se retrouva, à peine sorti de l’adolescence, aux côtés d’un des plus grands rebelles de l’Histoire du rock grand-breton, punk dans l’esprit, hard-rocker forever ; Lucas Fox se brûla vite les ailes, n’enregistra qu’un seul album avec Motörhead, “On Parole”, gravé en pleine furia punk mais seulement publié en 1979 – entre temps, on avait prié Phil “Philty Animal” Taylor de réenregistrer toutes ses partie de batterie…
Ainsi suit-on ses pérégrinations, du Swinging London des sixties à celui des premiers séismes punk, aux milieux desquels Lucas Fox trouvera finalement son équilibre musical en se joignant au groupe Warsaw Pakt, dont le premier album, “Needle Time” (yout un programme…), fut enregistré, masterisé et lis en vente en vingt-quatre heures – les tempos rapides, toujours les tempos rapides ! Si l’on se perd un peu, parfois, dans les méandres de ses souvenirs d’une étonnante précision – quelle émoire ! –, toutes les pages où l’on croise Lemmy retiennent l’attention.
LIVRE Motörhead In And Out, entre autres histoires d’une vie exubérante, par Lucas Fox (éd. Hors Collection, 386 pages, 21,90 €).