Jazz live
Publié le 22 Juin 2014

Ascona, 1. The Ella Louis Tribute Band

JazzAscona fête son trentième anniversaire. L’âge de la maturité. Intitulée « Hello Dolly !», cette nouvelle édition annonce d’emblée la couleur. Parlante, l’allusion à Louis Armstrong. Et justifiée par la présence au programme d’une pléiade de trompettistes. Nombre d’entre eux viennent de La Nouvelle Orléans et comptent parmi les lointains descendants de Satchmo dont ils s’entendent à faire fructifier l’héritage.

 

The Ella Louis Tribute Band.

Leon « Kid Chocolate » Brown trp, voc), Eleina Dennis (voc), Leslie Martin (p), Todd Duke (g), Kenny Lewis (b), Gerald French (dm).

Ascona, Stage Elvezia, 21 juin.

 

Mais avant de séduire par une programmation d’autant plus alléchante qu’elle permet d’entendre et de découvrir des musiciens ignorés par nos patrons de festivals (et qu’on n’a, par conséquent, aucune chance de voir un jour sur une scène hexagonale), Ascona, c’est d’abord un cadre. Celui du Lac Majeur, bordé de lauriers roses et de magnolias, ourlé de criques et de petites plages, surplombé de demeures somptueuses. On le retrouve toujours avec un émerveillement intact. Comme la fraîcheur  des ruelles pavées d’une bourgade élégante, au charme un brin suranné, vivant chaque début d’été au rythme d’un festival qui ne contribue pas peu à sa réputation. Les parcourir une fois encore donne l’impression de renouer avec des lieux et des êtres familiers que l’on aurait quittés la veille.

 

Et puis Ascona, c’est aussi une atmosphère. Chaleureuse. Attachante. Ici, pas de décorum, sinon celui, grandiose, qu’offre la nature. Pas de stars, de divas, de vedettes exigeantes – et, partant, pas de caprices. Un festival à taille humaine. Bon enfant. Le plus convivial que je connaisse. Peu de changements dans une formule qui a fait ses preuves depuis des lustres : cinq scènes réparties sur le front du lac, utilisées simultanément de vingt heures à une heure du matin, et, en journée, des concerts épars à travers la ville, sur les placettes, aux terrasses des cafés et des restaurants. Un bain de musique.

 

Déambuler au hasard, histoire de reprendre contact, permet de mesurer que tout se trouve à sa place, l’exposition proposée chaque année par la radio Swissjazz au Collegio Papio, centre névralgique du festival, la fanfare chargée de l’animation (cette année, The Original Pinettes Brass Band, de New Orleans) ou encore les divers stands jouxtant chaque podium. De noter des changements infimes par rapport aux éditions précédentes, comme la rotation du stage Elvezia qui tourne désormais le dos au lac, ce qui élargit la place réservée à l’auditoire.


C’est là que se produit le sextet à l’enseigne Ella Louis Tribute Band, venu tout droit de la Cité du Croissant et au sein duquel officie Gerald French, habitué de longue date du festival où il s’est déjà  produit dans divers contextes.


La bonne surprise, c’est qu’il est possible de reprendre le répertoire rendu célèbre par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, ensemble, dans la fameuse série « Ella & Louis », ou séparément, sans tomber dans l’insipide plagiat ou la copie conforme. Ainsi, de Don’t Be That Way à I Cover The Waterfront, de Christopher Colombus à All Of Me en passant par Moonlight In Vermont et Gee Baby, Ain’t Good To You, sans oublier Blue Sky et La Vie En Rose, les grands standards du répertoire retrouvent-ils une nouvelle jeunesse, servis par la puissante voix de contralto de Eleina Dennis dont les duos avec Leon « Kid Chocolate » Brown ne manquant pas de sel. D’autant que la chanteuse, qui pratique à l’occasion un scat de bonne tenue et sait ce quue swinguer veut dire, se garde de poser ses pas dans ceux d’Ella et se livre à des paraphrases savoureuses.

 

Kid Chocolate s’abstient, de même, de parodier son modèle, et bien lui en prend. Vocaliste honnête, il possède, à la trompette, un son clair, éclatant, qui doit à l’évidence à celui d’Armstrong, comme son attaque sur le temps et ses développements en solo où il se risque parfois dans le suraigu. Leurs partenaires, le pianiste Leslie Martin, le bassiste Kenny Lewis, le guitariste Todd Duke, auteur de quelques belles improvisations en single notes (All Of Me), Gerald French, enfin, qui ne force guère son talent au point de laisser le tempo ralentir fâcheusement (April in Paris), leur donnent une réplique le plus souvent pertinente. Si bien que ce premier concert, suivi par une nombreuse assistance, laisse bien augurer de la suite.

 

Jacques Aboucaya

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JazzAscona fête son trentième anniversaire. L’âge de la maturité. Intitulée « Hello Dolly !», cette nouvelle édition annonce d’emblée la couleur. Parlante, l’allusion à Louis Armstrong. Et justifiée par la présence au programme d’une pléiade de trompettistes. Nombre d’entre eux viennent de La Nouvelle Orléans et comptent parmi les lointains descendants de Satchmo dont ils s’entendent à faire fructifier l’héritage.

 

The Ella Louis Tribute Band.

Leon « Kid Chocolate » Brown trp, voc), Eleina Dennis (voc), Leslie Martin (p), Todd Duke (g), Kenny Lewis (b), Gerald French (dm).

Ascona, Stage Elvezia, 21 juin.

 

Mais avant de séduire par une programmation d’autant plus alléchante qu’elle permet d’entendre et de découvrir des musiciens ignorés par nos patrons de festivals (et qu’on n’a, par conséquent, aucune chance de voir un jour sur une scène hexagonale), Ascona, c’est d’abord un cadre. Celui du Lac Majeur, bordé de lauriers roses et de magnolias, ourlé de criques et de petites plages, surplombé de demeures somptueuses. On le retrouve toujours avec un émerveillement intact. Comme la fraîcheur  des ruelles pavées d’une bourgade élégante, au charme un brin suranné, vivant chaque début d’été au rythme d’un festival qui ne contribue pas peu à sa réputation. Les parcourir une fois encore donne l’impression de renouer avec des lieux et des êtres familiers que l’on aurait quittés la veille.

 

Et puis Ascona, c’est aussi une atmosphère. Chaleureuse. Attachante. Ici, pas de décorum, sinon celui, grandiose, qu’offre la nature. Pas de stars, de divas, de vedettes exigeantes – et, partant, pas de caprices. Un festival à taille humaine. Bon enfant. Le plus convivial que je connaisse. Peu de changements dans une formule qui a fait ses preuves depuis des lustres : cinq scènes réparties sur le front du lac, utilisées simultanément de vingt heures à une heure du matin, et, en journée, des concerts épars à travers la ville, sur les placettes, aux terrasses des cafés et des restaurants. Un bain de musique.

 

Déambuler au hasard, histoire de reprendre contact, permet de mesurer que tout se trouve à sa place, l’exposition proposée chaque année par la radio Swissjazz au Collegio Papio, centre névralgique du festival, la fanfare chargée de l’animation (cette année, The Original Pinettes Brass Band, de New Orleans) ou encore les divers stands jouxtant chaque podium. De noter des changements infimes par rapport aux éditions précédentes, comme la rotation du stage Elvezia qui tourne désormais le dos au lac, ce qui élargit la place réservée à l’auditoire.


C’est là que se produit le sextet à l’enseigne Ella Louis Tribute Band, venu tout droit de la Cité du Croissant et au sein duquel officie Gerald French, habitué de longue date du festival où il s’est déjà  produit dans divers contextes.


La bonne surprise, c’est qu’il est possible de reprendre le répertoire rendu célèbre par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, ensemble, dans la fameuse série « Ella & Louis », ou séparément, sans tomber dans l’insipide plagiat ou la copie conforme. Ainsi, de Don’t Be That Way à I Cover The Waterfront, de Christopher Colombus à All Of Me en passant par Moonlight In Vermont et Gee Baby, Ain’t Good To You, sans oublier Blue Sky et La Vie En Rose, les grands standards du répertoire retrouvent-ils une nouvelle jeunesse, servis par la puissante voix de contralto de Eleina Dennis dont les duos avec Leon « Kid Chocolate » Brown ne manquant pas de sel. D’autant que la chanteuse, qui pratique à l’occasion un scat de bonne tenue et sait ce quue swinguer veut dire, se garde de poser ses pas dans ceux d’Ella et se livre à des paraphrases savoureuses.

 

Kid Chocolate s’abstient, de même, de parodier son modèle, et bien lui en prend. Vocaliste honnête, il possède, à la trompette, un son clair, éclatant, qui doit à l’évidence à celui d’Armstrong, comme son attaque sur le temps et ses développements en solo où il se risque parfois dans le suraigu. Leurs partenaires, le pianiste Leslie Martin, le bassiste Kenny Lewis, le guitariste Todd Duke, auteur de quelques belles improvisations en single notes (All Of Me), Gerald French, enfin, qui ne force guère son talent au point de laisser le tempo ralentir fâcheusement (April in Paris), leur donnent une réplique le plus souvent pertinente. Si bien que ce premier concert, suivi par une nombreuse assistance, laisse bien augurer de la suite.

 

Jacques Aboucaya

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JazzAscona fête son trentième anniversaire. L’âge de la maturité. Intitulée « Hello Dolly !», cette nouvelle édition annonce d’emblée la couleur. Parlante, l’allusion à Louis Armstrong. Et justifiée par la présence au programme d’une pléiade de trompettistes. Nombre d’entre eux viennent de La Nouvelle Orléans et comptent parmi les lointains descendants de Satchmo dont ils s’entendent à faire fructifier l’héritage.

 

The Ella Louis Tribute Band.

Leon « Kid Chocolate » Brown trp, voc), Eleina Dennis (voc), Leslie Martin (p), Todd Duke (g), Kenny Lewis (b), Gerald French (dm).

Ascona, Stage Elvezia, 21 juin.

 

Mais avant de séduire par une programmation d’autant plus alléchante qu’elle permet d’entendre et de découvrir des musiciens ignorés par nos patrons de festivals (et qu’on n’a, par conséquent, aucune chance de voir un jour sur une scène hexagonale), Ascona, c’est d’abord un cadre. Celui du Lac Majeur, bordé de lauriers roses et de magnolias, ourlé de criques et de petites plages, surplombé de demeures somptueuses. On le retrouve toujours avec un émerveillement intact. Comme la fraîcheur  des ruelles pavées d’une bourgade élégante, au charme un brin suranné, vivant chaque début d’été au rythme d’un festival qui ne contribue pas peu à sa réputation. Les parcourir une fois encore donne l’impression de renouer avec des lieux et des êtres familiers que l’on aurait quittés la veille.

 

Et puis Ascona, c’est aussi une atmosphère. Chaleureuse. Attachante. Ici, pas de décorum, sinon celui, grandiose, qu’offre la nature. Pas de stars, de divas, de vedettes exigeantes – et, partant, pas de caprices. Un festival à taille humaine. Bon enfant. Le plus convivial que je connaisse. Peu de changements dans une formule qui a fait ses preuves depuis des lustres : cinq scènes réparties sur le front du lac, utilisées simultanément de vingt heures à une heure du matin, et, en journée, des concerts épars à travers la ville, sur les placettes, aux terrasses des cafés et des restaurants. Un bain de musique.

 

Déambuler au hasard, histoire de reprendre contact, permet de mesurer que tout se trouve à sa place, l’exposition proposée chaque année par la radio Swissjazz au Collegio Papio, centre névralgique du festival, la fanfare chargée de l’animation (cette année, The Original Pinettes Brass Band, de New Orleans) ou encore les divers stands jouxtant chaque podium. De noter des changements infimes par rapport aux éditions précédentes, comme la rotation du stage Elvezia qui tourne désormais le dos au lac, ce qui élargit la place réservée à l’auditoire.


C’est là que se produit le sextet à l’enseigne Ella Louis Tribute Band, venu tout droit de la Cité du Croissant et au sein duquel officie Gerald French, habitué de longue date du festival où il s’est déjà  produit dans divers contextes.


La bonne surprise, c’est qu’il est possible de reprendre le répertoire rendu célèbre par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, ensemble, dans la fameuse série « Ella & Louis », ou séparément, sans tomber dans l’insipide plagiat ou la copie conforme. Ainsi, de Don’t Be That Way à I Cover The Waterfront, de Christopher Colombus à All Of Me en passant par Moonlight In Vermont et Gee Baby, Ain’t Good To You, sans oublier Blue Sky et La Vie En Rose, les grands standards du répertoire retrouvent-ils une nouvelle jeunesse, servis par la puissante voix de contralto de Eleina Dennis dont les duos avec Leon « Kid Chocolate » Brown ne manquant pas de sel. D’autant que la chanteuse, qui pratique à l’occasion un scat de bonne tenue et sait ce quue swinguer veut dire, se garde de poser ses pas dans ceux d’Ella et se livre à des paraphrases savoureuses.

 

Kid Chocolate s’abstient, de même, de parodier son modèle, et bien lui en prend. Vocaliste honnête, il possède, à la trompette, un son clair, éclatant, qui doit à l’évidence à celui d’Armstrong, comme son attaque sur le temps et ses développements en solo où il se risque parfois dans le suraigu. Leurs partenaires, le pianiste Leslie Martin, le bassiste Kenny Lewis, le guitariste Todd Duke, auteur de quelques belles improvisations en single notes (All Of Me), Gerald French, enfin, qui ne force guère son talent au point de laisser le tempo ralentir fâcheusement (April in Paris), leur donnent une réplique le plus souvent pertinente. Si bien que ce premier concert, suivi par une nombreuse assistance, laisse bien augurer de la suite.

 

Jacques Aboucaya

|

JazzAscona fête son trentième anniversaire. L’âge de la maturité. Intitulée « Hello Dolly !», cette nouvelle édition annonce d’emblée la couleur. Parlante, l’allusion à Louis Armstrong. Et justifiée par la présence au programme d’une pléiade de trompettistes. Nombre d’entre eux viennent de La Nouvelle Orléans et comptent parmi les lointains descendants de Satchmo dont ils s’entendent à faire fructifier l’héritage.

 

The Ella Louis Tribute Band.

Leon « Kid Chocolate » Brown trp, voc), Eleina Dennis (voc), Leslie Martin (p), Todd Duke (g), Kenny Lewis (b), Gerald French (dm).

Ascona, Stage Elvezia, 21 juin.

 

Mais avant de séduire par une programmation d’autant plus alléchante qu’elle permet d’entendre et de découvrir des musiciens ignorés par nos patrons de festivals (et qu’on n’a, par conséquent, aucune chance de voir un jour sur une scène hexagonale), Ascona, c’est d’abord un cadre. Celui du Lac Majeur, bordé de lauriers roses et de magnolias, ourlé de criques et de petites plages, surplombé de demeures somptueuses. On le retrouve toujours avec un émerveillement intact. Comme la fraîcheur  des ruelles pavées d’une bourgade élégante, au charme un brin suranné, vivant chaque début d’été au rythme d’un festival qui ne contribue pas peu à sa réputation. Les parcourir une fois encore donne l’impression de renouer avec des lieux et des êtres familiers que l’on aurait quittés la veille.

 

Et puis Ascona, c’est aussi une atmosphère. Chaleureuse. Attachante. Ici, pas de décorum, sinon celui, grandiose, qu’offre la nature. Pas de stars, de divas, de vedettes exigeantes – et, partant, pas de caprices. Un festival à taille humaine. Bon enfant. Le plus convivial que je connaisse. Peu de changements dans une formule qui a fait ses preuves depuis des lustres : cinq scènes réparties sur le front du lac, utilisées simultanément de vingt heures à une heure du matin, et, en journée, des concerts épars à travers la ville, sur les placettes, aux terrasses des cafés et des restaurants. Un bain de musique.

 

Déambuler au hasard, histoire de reprendre contact, permet de mesurer que tout se trouve à sa place, l’exposition proposée chaque année par la radio Swissjazz au Collegio Papio, centre névralgique du festival, la fanfare chargée de l’animation (cette année, The Original Pinettes Brass Band, de New Orleans) ou encore les divers stands jouxtant chaque podium. De noter des changements infimes par rapport aux éditions précédentes, comme la rotation du stage Elvezia qui tourne désormais le dos au lac, ce qui élargit la place réservée à l’auditoire.


C’est là que se produit le sextet à l’enseigne Ella Louis Tribute Band, venu tout droit de la Cité du Croissant et au sein duquel officie Gerald French, habitué de longue date du festival où il s’est déjà  produit dans divers contextes.


La bonne surprise, c’est qu’il est possible de reprendre le répertoire rendu célèbre par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, ensemble, dans la fameuse série « Ella & Louis », ou séparément, sans tomber dans l’insipide plagiat ou la copie conforme. Ainsi, de Don’t Be That Way à I Cover The Waterfront, de Christopher Colombus à All Of Me en passant par Moonlight In Vermont et Gee Baby, Ain’t Good To You, sans oublier Blue Sky et La Vie En Rose, les grands standards du répertoire retrouvent-ils une nouvelle jeunesse, servis par la puissante voix de contralto de Eleina Dennis dont les duos avec Leon « Kid Chocolate » Brown ne manquant pas de sel. D’autant que la chanteuse, qui pratique à l’occasion un scat de bonne tenue et sait ce quue swinguer veut dire, se garde de poser ses pas dans ceux d’Ella et se livre à des paraphrases savoureuses.

 

Kid Chocolate s’abstient, de même, de parodier son modèle, et bien lui en prend. Vocaliste honnête, il possède, à la trompette, un son clair, éclatant, qui doit à l’évidence à celui d’Armstrong, comme son attaque sur le temps et ses développements en solo où il se risque parfois dans le suraigu. Leurs partenaires, le pianiste Leslie Martin, le bassiste Kenny Lewis, le guitariste Todd Duke, auteur de quelques belles improvisations en single notes (All Of Me), Gerald French, enfin, qui ne force guère son talent au point de laisser le tempo ralentir fâcheusement (April in Paris), leur donnent une réplique le plus souvent pertinente. Si bien que ce premier concert, suivi par une nombreuse assistance, laisse bien augurer de la suite.

 

Jacques Aboucaya