Camille Bertault au 38 Riv’ : nouveau répertoire - Jazz Magazine
Jazz live
Publié le 19 Sep 2026 • Par Xavier Prévost

Camille Bertault au 38 Riv’ : nouveau répertoire

Une carte blanche comme il est de mise en ce lieu, où la musicienne choisit de mettre de nouvelles chansons au banc d’essai du concert. Au programme quelques titres anciens, mais surtout de nouvelles compositions, dont certaines conçues une ou deux semaines plus tôt. Un galop d’essai pour le prochain disque peut-être, et avant une tournée automnale qui passera par la Corée, le Japon, la Grande Bretagne et la Belgique…. et retour au 38 Riv’

Carte Blanche à CAMILLE BERTAULT

Camille Bertault (voix, compositions, textes), Julien Alour (trompette), Fady Farah (piano), Sylvain Romano (contrebasse), Jesús Vega (batterie)

Paris, 38 Riv’, 17 septembre 2026, 21h30

Elle commence seule en scène : sur ses genoux un dispositif d’effets, et entre ses mains deux micros : l’un qui lui sert à produire des notes et des sons pour construire des boucles qui vont se combiner, et l’autre pour chanter sa version français de My Favorite Things , un solo qu’elle renouvelle à chaque fois 

Puis le groupe la rejoint. Et les nouvelles compositions vont surgir : un titre sans paroles, musicalement sinueux, illustrant bien les ressources de la compositrice comme de la vocaliste. Retour au répertoire antérieur avec l’évocation d’un oiseau mythique : le dodo de l’île Maurice, avant une autre nouveauté : Biais Doux (si j’ai bien saisi le titre), savoureux labyrinthe musical et verbal sur les mots qui se jouent : toujours la qualité des textes de Camille Bertault

Puis c’est une composition de Julien Alour, Impulsion . Pendant les solos instrumentaux, la chanteuse danse comme une liane survitaminée, un adjectif qui conviendrait aussi à merveille aux solos de Fady Farah. Quelques unes des chansons déjà révélées au disque ou au concert (Has Been , Voir la mer , Je suis un arbre….) avec la belle expressivité de l’interprète, et aussi un autre titre tout neuf, Mantra . Sans oublier le presque rituel duo avec le pianiste sur la première des Variations Goldberg de Bach, sur un tempo d’enfer : vertigineux et jouissif. Bref une fois encore un beau concert de la chanteuse-compositrice-autrice & improvisatrice, qui augure bien d’un prochain disque.

Xavier Prévost