Jazz live
Publié le 14 Nov 2012

Imperial Quartet & Bill Frisell à Strasbourg et Illkirch/Graffenstaden (Jazz D Or)

 

Graffenstaden !!! Dans les années 60, quand j’écoutais les résultats sportifs à la radio – une émission de Georges Briquet – ce nom résonnait (depuis Bayonne faut-il le rappeler) comme l’exemple même de l’exotisme le plus radical. Un seul nom de ville française pouvait rivaliser, celui de Longwy, plus au nord et bien plus froid. Graffenstaden faisait partie de l’élite du basket français, aux côtés de Villeurbanne par exemple, dont le nom m’était plus familier car j’y avais des parents très proches. Quelle ne fut pas ma surprise hier soir en me rendant au concert de Bill Frisell, quand je constatais qu’on ne disait plus « Graffenstaden » tour court mais « Illkirch/Graffenstaden », et quand j’appris que l’équipe de basket existait toujours mais sous le nom peu romantique de « SIG », pour Strasbourg/Illkirch/Graffenstaden. J’appris aussi qu’on avait construit à Graffenstaden des machines à vapeur, dont la célèbre 242 (1) dite « La Divine », qui avait remorqué les Paris-Lille pendant près de dix ans, avant d’être mise au repos définitif. Et ainsi, tout doucement, je rentrais dans des méditations sur le cours de l’histoire et les effets de l’écoulement du temps bien adaptées au concert qui allait suivre.

 

Bill Frisell a en effet choisi pour son nouveau « projet » musical d’illustrer un film d’archives qui porte sur la grande inondation de l’année 1927, en Louisiane. En fait, ce débordement du Mississippi et de ses affluents avait touché plus de cinq états, et surtout l’Arkansas. Mais il a eu des conséquences humaines très importantes, moins par le nombre de morts (à peine 200) que par celui des « déplacés » (entre 300.000 et 1 million), pour la plupart des noirs, qui avaient été manifestement et encore une fois moins vite et moins bien secourus que les blancs. Comme nous n’oublions pas que cela se passe en 1927, et que c’est de cette année que datent quelques chefs-d’oeuvre du jazz naissant, on fera le rapprochement, et on pensera que ce n’est pas uniquement à cause de la fermeture du « quartier réservé » de NOLA que nombre de musiciens et chanteurs de blues ont pris la direction de Chicago dans ces années-là.

 

C’est d’ailleurs la matière même du « ciné concert » magnifique qu’offre donc actuellement Bill Frisell, accompagné par Kenny Wollensen (dm), Ron Miles (tp) et Tony Scherr (b, banjo), sous le titre « The Great Flood », le film d’archives étant attribué à Bill Morrison. Partageant avec un autre Bill (Carrothers) depuis longtemps une certaine passion du passé, de l’histoire, mais à sa manière plus centrée sur le souvenir comme affect que sur la reconstruction, Bill Frisell nous fait parcourir ces étendues liquides, mais aussi ces retrouvailles avec le coton, avec la vie, d’une manière qui n’oublie rien de ce qui en fut le produit, déjà, blues de Bessie Smith ou, plus récemment, chansons de Randy Newman (Louisiana 1927). Exemplaire. A se demander pourquoi ce concert n’a pas été diffusé davantage en France, d’autant qu’il se connecte facilement à des master-class et à des rencontres avec des étudiants en anglais, en culture américaine, en histoire. Bill Frisell et Ron Miles on parfaitement assuré ce travail.

 

Dans l’après-midi, nous avions apprécié la musique énergique et bien en place de l’Impérial Quartet (Gérald Chevillon, Damien Sabatier, saxophones, Joachim Florent, basse, Antonin Leymarie, batterie). Les compositions de Joachim et d’Antonin portent bien leurs signatures, les « chases » entre les souffleurs sont inventives, surtout quand ils rivalisent dans le registre grave. Un bon moment, qui serait plus enthousiasmant encore si certains contrastes étaient mieux appuyés. 

 

Je n’ai pas pu me rendre au dernier concert de la soirée. Mais j’ai appris que le « Maigre Feu de la Nonne en Hiver » était encore plus maigre que jamais, pour cause de naissance dans la famille Lété (L’hiver). Du coup, Groleau (Maigre Feu) s’est retrouvé en duo avec Lemoine (La Nonne), et l’on me dit qu’ils ont parfaitement assuré l’affaire. Mais qui en douterait ? Jazz D Or (qui a perdu sa particul)e continue ce soir avec Actuum, Lucian Ban’s Enesco Re-Imagined, et Misja Fitzgerald Michel.

 

Philippe Méziat

 

(1) Les chiffres qui servent à désigner les machines à vapeur correspondent à trois colonnes, celle de l’essieu avant (qui peut comporter de zéro à deux petites roues), celle des grandes roues motrices (de deux à… beaucoup plus !), et celle de l’essieu arrière (lui aussi composé de zéro à deux petites roues). D’où des machines appelées 030 (trois grandes roues motrices), ou 242 (deux petites, quatre grands, deux petites) et ainsi de suite…

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Graffenstaden !!! Dans les années 60, quand j’écoutais les résultats sportifs à la radio – une émission de Georges Briquet – ce nom résonnait (depuis Bayonne faut-il le rappeler) comme l’exemple même de l’exotisme le plus radical. Un seul nom de ville française pouvait rivaliser, celui de Longwy, plus au nord et bien plus froid. Graffenstaden faisait partie de l’élite du basket français, aux côtés de Villeurbanne par exemple, dont le nom m’était plus familier car j’y avais des parents très proches. Quelle ne fut pas ma surprise hier soir en me rendant au concert de Bill Frisell, quand je constatais qu’on ne disait plus « Graffenstaden » tour court mais « Illkirch/Graffenstaden », et quand j’appris que l’équipe de basket existait toujours mais sous le nom peu romantique de « SIG », pour Strasbourg/Illkirch/Graffenstaden. J’appris aussi qu’on avait construit à Graffenstaden des machines à vapeur, dont la célèbre 242 (1) dite « La Divine », qui avait remorqué les Paris-Lille pendant près de dix ans, avant d’être mise au repos définitif. Et ainsi, tout doucement, je rentrais dans des méditations sur le cours de l’histoire et les effets de l’écoulement du temps bien adaptées au concert qui allait suivre.

 

Bill Frisell a en effet choisi pour son nouveau « projet » musical d’illustrer un film d’archives qui porte sur la grande inondation de l’année 1927, en Louisiane. En fait, ce débordement du Mississippi et de ses affluents avait touché plus de cinq états, et surtout l’Arkansas. Mais il a eu des conséquences humaines très importantes, moins par le nombre de morts (à peine 200) que par celui des « déplacés » (entre 300.000 et 1 million), pour la plupart des noirs, qui avaient été manifestement et encore une fois moins vite et moins bien secourus que les blancs. Comme nous n’oublions pas que cela se passe en 1927, et que c’est de cette année que datent quelques chefs-d’oeuvre du jazz naissant, on fera le rapprochement, et on pensera que ce n’est pas uniquement à cause de la fermeture du « quartier réservé » de NOLA que nombre de musiciens et chanteurs de blues ont pris la direction de Chicago dans ces années-là.

 

C’est d’ailleurs la matière même du « ciné concert » magnifique qu’offre donc actuellement Bill Frisell, accompagné par Kenny Wollensen (dm), Ron Miles (tp) et Tony Scherr (b, banjo), sous le titre « The Great Flood », le film d’archives étant attribué à Bill Morrison. Partageant avec un autre Bill (Carrothers) depuis longtemps une certaine passion du passé, de l’histoire, mais à sa manière plus centrée sur le souvenir comme affect que sur la reconstruction, Bill Frisell nous fait parcourir ces étendues liquides, mais aussi ces retrouvailles avec le coton, avec la vie, d’une manière qui n’oublie rien de ce qui en fut le produit, déjà, blues de Bessie Smith ou, plus récemment, chansons de Randy Newman (Louisiana 1927). Exemplaire. A se demander pourquoi ce concert n’a pas été diffusé davantage en France, d’autant qu’il se connecte facilement à des master-class et à des rencontres avec des étudiants en anglais, en culture américaine, en histoire. Bill Frisell et Ron Miles on parfaitement assuré ce travail.

 

Dans l’après-midi, nous avions apprécié la musique énergique et bien en place de l’Impérial Quartet (Gérald Chevillon, Damien Sabatier, saxophones, Joachim Florent, basse, Antonin Leymarie, batterie). Les compositions de Joachim et d’Antonin portent bien leurs signatures, les « chases » entre les souffleurs sont inventives, surtout quand ils rivalisent dans le registre grave. Un bon moment, qui serait plus enthousiasmant encore si certains contrastes étaient mieux appuyés. 

 

Je n’ai pas pu me rendre au dernier concert de la soirée. Mais j’ai appris que le « Maigre Feu de la Nonne en Hiver » était encore plus maigre que jamais, pour cause de naissance dans la famille Lété (L’hiver). Du coup, Groleau (Maigre Feu) s’est retrouvé en duo avec Lemoine (La Nonne), et l’on me dit qu’ils ont parfaitement assuré l’affaire. Mais qui en douterait ? Jazz D Or (qui a perdu sa particul)e continue ce soir avec Actuum, Lucian Ban’s Enesco Re-Imagined, et Misja Fitzgerald Michel.

 

Philippe Méziat

 

(1) Les chiffres qui servent à désigner les machines à vapeur correspondent à trois colonnes, celle de l’essieu avant (qui peut comporter de zéro à deux petites roues), celle des grandes roues motrices (de deux à… beaucoup plus !), et celle de l’essieu arrière (lui aussi composé de zéro à deux petites roues). D’où des machines appelées 030 (trois grandes roues motrices), ou 242 (deux petites, quatre grands, deux petites) et ainsi de suite…

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Graffenstaden !!! Dans les années 60, quand j’écoutais les résultats sportifs à la radio – une émission de Georges Briquet – ce nom résonnait (depuis Bayonne faut-il le rappeler) comme l’exemple même de l’exotisme le plus radical. Un seul nom de ville française pouvait rivaliser, celui de Longwy, plus au nord et bien plus froid. Graffenstaden faisait partie de l’élite du basket français, aux côtés de Villeurbanne par exemple, dont le nom m’était plus familier car j’y avais des parents très proches. Quelle ne fut pas ma surprise hier soir en me rendant au concert de Bill Frisell, quand je constatais qu’on ne disait plus « Graffenstaden » tour court mais « Illkirch/Graffenstaden », et quand j’appris que l’équipe de basket existait toujours mais sous le nom peu romantique de « SIG », pour Strasbourg/Illkirch/Graffenstaden. J’appris aussi qu’on avait construit à Graffenstaden des machines à vapeur, dont la célèbre 242 (1) dite « La Divine », qui avait remorqué les Paris-Lille pendant près de dix ans, avant d’être mise au repos définitif. Et ainsi, tout doucement, je rentrais dans des méditations sur le cours de l’histoire et les effets de l’écoulement du temps bien adaptées au concert qui allait suivre.

 

Bill Frisell a en effet choisi pour son nouveau « projet » musical d’illustrer un film d’archives qui porte sur la grande inondation de l’année 1927, en Louisiane. En fait, ce débordement du Mississippi et de ses affluents avait touché plus de cinq états, et surtout l’Arkansas. Mais il a eu des conséquences humaines très importantes, moins par le nombre de morts (à peine 200) que par celui des « déplacés » (entre 300.000 et 1 million), pour la plupart des noirs, qui avaient été manifestement et encore une fois moins vite et moins bien secourus que les blancs. Comme nous n’oublions pas que cela se passe en 1927, et que c’est de cette année que datent quelques chefs-d’oeuvre du jazz naissant, on fera le rapprochement, et on pensera que ce n’est pas uniquement à cause de la fermeture du « quartier réservé » de NOLA que nombre de musiciens et chanteurs de blues ont pris la direction de Chicago dans ces années-là.

 

C’est d’ailleurs la matière même du « ciné concert » magnifique qu’offre donc actuellement Bill Frisell, accompagné par Kenny Wollensen (dm), Ron Miles (tp) et Tony Scherr (b, banjo), sous le titre « The Great Flood », le film d’archives étant attribué à Bill Morrison. Partageant avec un autre Bill (Carrothers) depuis longtemps une certaine passion du passé, de l’histoire, mais à sa manière plus centrée sur le souvenir comme affect que sur la reconstruction, Bill Frisell nous fait parcourir ces étendues liquides, mais aussi ces retrouvailles avec le coton, avec la vie, d’une manière qui n’oublie rien de ce qui en fut le produit, déjà, blues de Bessie Smith ou, plus récemment, chansons de Randy Newman (Louisiana 1927). Exemplaire. A se demander pourquoi ce concert n’a pas été diffusé davantage en France, d’autant qu’il se connecte facilement à des master-class et à des rencontres avec des étudiants en anglais, en culture américaine, en histoire. Bill Frisell et Ron Miles on parfaitement assuré ce travail.

 

Dans l’après-midi, nous avions apprécié la musique énergique et bien en place de l’Impérial Quartet (Gérald Chevillon, Damien Sabatier, saxophones, Joachim Florent, basse, Antonin Leymarie, batterie). Les compositions de Joachim et d’Antonin portent bien leurs signatures, les « chases » entre les souffleurs sont inventives, surtout quand ils rivalisent dans le registre grave. Un bon moment, qui serait plus enthousiasmant encore si certains contrastes étaient mieux appuyés. 

 

Je n’ai pas pu me rendre au dernier concert de la soirée. Mais j’ai appris que le « Maigre Feu de la Nonne en Hiver » était encore plus maigre que jamais, pour cause de naissance dans la famille Lété (L’hiver). Du coup, Groleau (Maigre Feu) s’est retrouvé en duo avec Lemoine (La Nonne), et l’on me dit qu’ils ont parfaitement assuré l’affaire. Mais qui en douterait ? Jazz D Or (qui a perdu sa particul)e continue ce soir avec Actuum, Lucian Ban’s Enesco Re-Imagined, et Misja Fitzgerald Michel.

 

Philippe Méziat

 

(1) Les chiffres qui servent à désigner les machines à vapeur correspondent à trois colonnes, celle de l’essieu avant (qui peut comporter de zéro à deux petites roues), celle des grandes roues motrices (de deux à… beaucoup plus !), et celle de l’essieu arrière (lui aussi composé de zéro à deux petites roues). D’où des machines appelées 030 (trois grandes roues motrices), ou 242 (deux petites, quatre grands, deux petites) et ainsi de suite…

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Graffenstaden !!! Dans les années 60, quand j’écoutais les résultats sportifs à la radio – une émission de Georges Briquet – ce nom résonnait (depuis Bayonne faut-il le rappeler) comme l’exemple même de l’exotisme le plus radical. Un seul nom de ville française pouvait rivaliser, celui de Longwy, plus au nord et bien plus froid. Graffenstaden faisait partie de l’élite du basket français, aux côtés de Villeurbanne par exemple, dont le nom m’était plus familier car j’y avais des parents très proches. Quelle ne fut pas ma surprise hier soir en me rendant au concert de Bill Frisell, quand je constatais qu’on ne disait plus « Graffenstaden » tour court mais « Illkirch/Graffenstaden », et quand j’appris que l’équipe de basket existait toujours mais sous le nom peu romantique de « SIG », pour Strasbourg/Illkirch/Graffenstaden. J’appris aussi qu’on avait construit à Graffenstaden des machines à vapeur, dont la célèbre 242 (1) dite « La Divine », qui avait remorqué les Paris-Lille pendant près de dix ans, avant d’être mise au repos définitif. Et ainsi, tout doucement, je rentrais dans des méditations sur le cours de l’histoire et les effets de l’écoulement du temps bien adaptées au concert qui allait suivre.

 

Bill Frisell a en effet choisi pour son nouveau « projet » musical d’illustrer un film d’archives qui porte sur la grande inondation de l’année 1927, en Louisiane. En fait, ce débordement du Mississippi et de ses affluents avait touché plus de cinq états, et surtout l’Arkansas. Mais il a eu des conséquences humaines très importantes, moins par le nombre de morts (à peine 200) que par celui des « déplacés » (entre 300.000 et 1 million), pour la plupart des noirs, qui avaient été manifestement et encore une fois moins vite et moins bien secourus que les blancs. Comme nous n’oublions pas que cela se passe en 1927, et que c’est de cette année que datent quelques chefs-d’oeuvre du jazz naissant, on fera le rapprochement, et on pensera que ce n’est pas uniquement à cause de la fermeture du « quartier réservé » de NOLA que nombre de musiciens et chanteurs de blues ont pris la direction de Chicago dans ces années-là.

 

C’est d’ailleurs la matière même du « ciné concert » magnifique qu’offre donc actuellement Bill Frisell, accompagné par Kenny Wollensen (dm), Ron Miles (tp) et Tony Scherr (b, banjo), sous le titre « The Great Flood », le film d’archives étant attribué à Bill Morrison. Partageant avec un autre Bill (Carrothers) depuis longtemps une certaine passion du passé, de l’histoire, mais à sa manière plus centrée sur le souvenir comme affect que sur la reconstruction, Bill Frisell nous fait parcourir ces étendues liquides, mais aussi ces retrouvailles avec le coton, avec la vie, d’une manière qui n’oublie rien de ce qui en fut le produit, déjà, blues de Bessie Smith ou, plus récemment, chansons de Randy Newman (Louisiana 1927). Exemplaire. A se demander pourquoi ce concert n’a pas été diffusé davantage en France, d’autant qu’il se connecte facilement à des master-class et à des rencontres avec des étudiants en anglais, en culture américaine, en histoire. Bill Frisell et Ron Miles on parfaitement assuré ce travail.

 

Dans l’après-midi, nous avions apprécié la musique énergique et bien en place de l’Impérial Quartet (Gérald Chevillon, Damien Sabatier, saxophones, Joachim Florent, basse, Antonin Leymarie, batterie). Les compositions de Joachim et d’Antonin portent bien leurs signatures, les « chases » entre les souffleurs sont inventives, surtout quand ils rivalisent dans le registre grave. Un bon moment, qui serait plus enthousiasmant encore si certains contrastes étaient mieux appuyés. 

 

Je n’ai pas pu me rendre au dernier concert de la soirée. Mais j’ai appris que le « Maigre Feu de la Nonne en Hiver » était encore plus maigre que jamais, pour cause de naissance dans la famille Lété (L’hiver). Du coup, Groleau (Maigre Feu) s’est retrouvé en duo avec Lemoine (La Nonne), et l’on me dit qu’ils ont parfaitement assuré l’affaire. Mais qui en douterait ? Jazz D Or (qui a perdu sa particul)e continue ce soir avec Actuum, Lucian Ban’s Enesco Re-Imagined, et Misja Fitzgerald Michel.

 

Philippe Méziat

 

(1) Les chiffres qui servent à désigner les machines à vapeur correspondent à trois colonnes, celle de l’essieu avant (qui peut comporter de zéro à deux petites roues), celle des grandes roues motrices (de deux à… beaucoup plus !), et celle de l’essieu arrière (lui aussi composé de zéro à deux petites roues). D’où des machines appelées 030 (trois grandes roues motrices), ou 242 (deux petites, quatre grands, deux petites) et ainsi de suite…