JAZZ A SETE – 16 JUILLET 2026
JAZZ A SETE – 31 ème EDITION
15 AU 21 JUILLET 2026
Jeudi 16 juillet 2026
THE GETDOWN
Une bonne dose de groove et d’énergie pour la deuxième soirée de Jazz à Sète avec le trio « The Getdown », qui nous a clairement démontré qu’il s’agissait surtout d’un duo (Laurent Coulondre à l’orgue et Arnaud Dolmen à la batterie) avec l’adjonction de l’excellent pianiste cubain Rolando Luna – qui remplace définitivement le pianiste initial du groupe : Grégory Privat.



La musique est explosive et festive, idéale pour un festival d’été, d’autant que Laurent et Arnaud sont de véritables showmen qui savent enthousiasmer le public.

SAMARA JOY
En l’espace de sept ans, la jeune chanteuse américaine – âgé de 27 ans – n’en finit pas de progresser et de nous éblouir. La gagnante du prestigieux « Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition » en 2019, est devenue au fil des ans l’une des plus grandes chanteuses de jazz avec une technique époustouflante hors du commun.

Une technique qu’elle maîtrise à la perfection et qui nous émeut au plus haut point. Samara Joy sait tout faire et elle est à l’aise dans tous les styles et sur tous les tempos, au point qu’elle ne nous étonnerait pas si elle se lançait dans l’air de « La Reine de la Nuit » de Mozart, tant l’on perçoit son bagage dans la musique classique. Au même titre que Cécile McLorin Salvant, elle est l’une des rares chanteuses à mixer dans son chant, la technique de l’art lyrique avec le swing et l’improvisation du jazz.

Pour sa première venue à Jazz à Sète, elle était entourée d’un mini big band de sept musiciens de sa génération avec qui elle collabore depuis plusieurs années.
Il faut souligner la qualité des arrangements (écrits par les membres du septet) et le talent des solistes avec une mention spéciale aux deux saxophonistes : : David Mason et Kendrick McCallister.

Précisons également la singularité du répertoire avec seulement un standard très connu (Yesterdays) et pas mal de prise de risques : comme les deux extraits de la « Queen Suite » de Duke Ellington ou Three Little Words de Gigi Gryce.
Texte : Lionel Eskenazi, Photos : Frédéric Volpato