Jazz live
Publié le 9 Sep 2013

John Zorn Marathon à la Villette (3)

 John Zorn Marathon à Jazz à la Villette, 3ème et dernière!


3ème partie, 19 h (Grande halle, débout)

 

The Song Project : Mike Patton, Jesse Harris, Sofia Rei (voc), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Moonchild – Templars In Sacred Blood : Mike Patton (voc), John Medeski (org), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Electric Masada : John Zorn (as), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron, Kenny Wollesen (dm), Cyro Baptista (perc), Ikue Mori (électronique).


 

Ambiance plus rock pour ce dernier concert debout, où nombre de spectateurs semblaient être venus pour le chanteur Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas…). Avouons-le : le Song Project annoncé en ouverture ne me disait rien qui vaille (à dire vrai, la seule présence du mot project dans un intitulé suffit généralement à me faire fuir) : rejouer d’anciennes compositions en y ajoutant des paroles, franchement… Si Zorn veut se mettre à la chanson (ce qui est en soi parfaitement légitime), on attendrait de lui qu’il en compose de nouvelles plutôt que de se livrer à ce vain tour de passe-passe. Certes, on ne va pas nier le plaisir qu’on a eu d’entendre live quelques morceaux de bravoure du défunt groupe Naked City, à commencer par Batman, qui ouvrait le premier album qui me fit découvrir Zorn. Pour le reste, l’ensemble gardait un caractère mou et décousu (changement de chanteur à chaque titre) qui me rappela désagréablement le déplorable hommage à Gainsbourg à Pleyel en 2009 (ma seule expérience négative de concert zornien à ce jour).


 

Œuvre gothique consacrée à la chute des Templiers (avec des textes de la plume de Zorn), Templars In Sacred Blood se déroula tout à fait comme prévu, à savoir que le trio hardcore Moonchild (augmenté de John Medeski à l’orgue) joua l’intégralité de l’album du début à la fin (vous trouverez quelques extraits en ligne si vous voulez vous faire une idée). Si je fus moins impressionné que lors de la première apparition du groupe en 2006 à la Cité de la Musique (encore et toujours…), on ne peut néanmoins qu’être admiratif du total investissement physique et émotionnel de Mike Patton, qu’il se livre à ses fameux hurlement sur-inhumain (mais toujours parfaitement maîtrisés) ou qu’il psalmodie d’une voix d’outre-tombe des « sanctus sanctissimus… » en latin (encore !).


 

Bouquet final, enfin, avec le gargantuesque groupe Electric Masada. Et puisqu’il se fait tard, je laisse pour changer la parole à mes honorables collègues de Jazz Magazine-Jazzman, également présents ce soir-là : tout en reconnaissant que ce concert « était parmi les meilleurs de l’ensemble du marathon », Ludovic Florin, l’œil toujours aux aguets, a repéré un « Marc Ribot un peu en lutte fraternelle avec la direction de Zorn » et souligne que ce dernier « a un peu poussé à la roue Ikue Mori pour ses solos », tout en regrettant à juste titre l’absence d’un deuxième rappel, en dépit de la forte demande du public. Expert reconnu du zornisme à toutes les sauces, David Cristol insiste pour sa part sur « la puissance de feu des deux batteurs côte à côte, taraudés par un Zorn en verve, dirigeant d’une main tout en jouant terrible de l’autre », concourant ainsi à une « fin intense, digne du personnage ». Je n’aurais pas mieux dit !


 

Pascal Rozat


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 John Zorn Marathon à Jazz à la Villette, 3ème et dernière!


3ème partie, 19 h (Grande halle, débout)

 

The Song Project : Mike Patton, Jesse Harris, Sofia Rei (voc), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Moonchild – Templars In Sacred Blood : Mike Patton (voc), John Medeski (org), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Electric Masada : John Zorn (as), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron, Kenny Wollesen (dm), Cyro Baptista (perc), Ikue Mori (électronique).


 

Ambiance plus rock pour ce dernier concert debout, où nombre de spectateurs semblaient être venus pour le chanteur Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas…). Avouons-le : le Song Project annoncé en ouverture ne me disait rien qui vaille (à dire vrai, la seule présence du mot project dans un intitulé suffit généralement à me faire fuir) : rejouer d’anciennes compositions en y ajoutant des paroles, franchement… Si Zorn veut se mettre à la chanson (ce qui est en soi parfaitement légitime), on attendrait de lui qu’il en compose de nouvelles plutôt que de se livrer à ce vain tour de passe-passe. Certes, on ne va pas nier le plaisir qu’on a eu d’entendre live quelques morceaux de bravoure du défunt groupe Naked City, à commencer par Batman, qui ouvrait le premier album qui me fit découvrir Zorn. Pour le reste, l’ensemble gardait un caractère mou et décousu (changement de chanteur à chaque titre) qui me rappela désagréablement le déplorable hommage à Gainsbourg à Pleyel en 2009 (ma seule expérience négative de concert zornien à ce jour).


 

Œuvre gothique consacrée à la chute des Templiers (avec des textes de la plume de Zorn), Templars In Sacred Blood se déroula tout à fait comme prévu, à savoir que le trio hardcore Moonchild (augmenté de John Medeski à l’orgue) joua l’intégralité de l’album du début à la fin (vous trouverez quelques extraits en ligne si vous voulez vous faire une idée). Si je fus moins impressionné que lors de la première apparition du groupe en 2006 à la Cité de la Musique (encore et toujours…), on ne peut néanmoins qu’être admiratif du total investissement physique et émotionnel de Mike Patton, qu’il se livre à ses fameux hurlement sur-inhumain (mais toujours parfaitement maîtrisés) ou qu’il psalmodie d’une voix d’outre-tombe des « sanctus sanctissimus… » en latin (encore !).


 

Bouquet final, enfin, avec le gargantuesque groupe Electric Masada. Et puisqu’il se fait tard, je laisse pour changer la parole à mes honorables collègues de Jazz Magazine-Jazzman, également présents ce soir-là : tout en reconnaissant que ce concert « était parmi les meilleurs de l’ensemble du marathon », Ludovic Florin, l’œil toujours aux aguets, a repéré un « Marc Ribot un peu en lutte fraternelle avec la direction de Zorn » et souligne que ce dernier « a un peu poussé à la roue Ikue Mori pour ses solos », tout en regrettant à juste titre l’absence d’un deuxième rappel, en dépit de la forte demande du public. Expert reconnu du zornisme à toutes les sauces, David Cristol insiste pour sa part sur « la puissance de feu des deux batteurs côte à côte, taraudés par un Zorn en verve, dirigeant d’une main tout en jouant terrible de l’autre », concourant ainsi à une « fin intense, digne du personnage ». Je n’aurais pas mieux dit !


 

Pascal Rozat


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 John Zorn Marathon à Jazz à la Villette, 3ème et dernière!


3ème partie, 19 h (Grande halle, débout)

 

The Song Project : Mike Patton, Jesse Harris, Sofia Rei (voc), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Moonchild – Templars In Sacred Blood : Mike Patton (voc), John Medeski (org), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Electric Masada : John Zorn (as), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron, Kenny Wollesen (dm), Cyro Baptista (perc), Ikue Mori (électronique).


 

Ambiance plus rock pour ce dernier concert debout, où nombre de spectateurs semblaient être venus pour le chanteur Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas…). Avouons-le : le Song Project annoncé en ouverture ne me disait rien qui vaille (à dire vrai, la seule présence du mot project dans un intitulé suffit généralement à me faire fuir) : rejouer d’anciennes compositions en y ajoutant des paroles, franchement… Si Zorn veut se mettre à la chanson (ce qui est en soi parfaitement légitime), on attendrait de lui qu’il en compose de nouvelles plutôt que de se livrer à ce vain tour de passe-passe. Certes, on ne va pas nier le plaisir qu’on a eu d’entendre live quelques morceaux de bravoure du défunt groupe Naked City, à commencer par Batman, qui ouvrait le premier album qui me fit découvrir Zorn. Pour le reste, l’ensemble gardait un caractère mou et décousu (changement de chanteur à chaque titre) qui me rappela désagréablement le déplorable hommage à Gainsbourg à Pleyel en 2009 (ma seule expérience négative de concert zornien à ce jour).


 

Œuvre gothique consacrée à la chute des Templiers (avec des textes de la plume de Zorn), Templars In Sacred Blood se déroula tout à fait comme prévu, à savoir que le trio hardcore Moonchild (augmenté de John Medeski à l’orgue) joua l’intégralité de l’album du début à la fin (vous trouverez quelques extraits en ligne si vous voulez vous faire une idée). Si je fus moins impressionné que lors de la première apparition du groupe en 2006 à la Cité de la Musique (encore et toujours…), on ne peut néanmoins qu’être admiratif du total investissement physique et émotionnel de Mike Patton, qu’il se livre à ses fameux hurlement sur-inhumain (mais toujours parfaitement maîtrisés) ou qu’il psalmodie d’une voix d’outre-tombe des « sanctus sanctissimus… » en latin (encore !).


 

Bouquet final, enfin, avec le gargantuesque groupe Electric Masada. Et puisqu’il se fait tard, je laisse pour changer la parole à mes honorables collègues de Jazz Magazine-Jazzman, également présents ce soir-là : tout en reconnaissant que ce concert « était parmi les meilleurs de l’ensemble du marathon », Ludovic Florin, l’œil toujours aux aguets, a repéré un « Marc Ribot un peu en lutte fraternelle avec la direction de Zorn » et souligne que ce dernier « a un peu poussé à la roue Ikue Mori pour ses solos », tout en regrettant à juste titre l’absence d’un deuxième rappel, en dépit de la forte demande du public. Expert reconnu du zornisme à toutes les sauces, David Cristol insiste pour sa part sur « la puissance de feu des deux batteurs côte à côte, taraudés par un Zorn en verve, dirigeant d’une main tout en jouant terrible de l’autre », concourant ainsi à une « fin intense, digne du personnage ». Je n’aurais pas mieux dit !


 

Pascal Rozat


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 John Zorn Marathon à Jazz à la Villette, 3ème et dernière!


3ème partie, 19 h (Grande halle, débout)

 

The Song Project : Mike Patton, Jesse Harris, Sofia Rei (voc), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Moonchild – Templars In Sacred Blood : Mike Patton (voc), John Medeski (org), Trevor Dunn (b), Joey Baron (dm).


Electric Masada : John Zorn (as), Marc Ribot (g), Kenny Wollesen (vib), John Medeski (p), Trevor Dunn (b), Joey Baron, Kenny Wollesen (dm), Cyro Baptista (perc), Ikue Mori (électronique).


 

Ambiance plus rock pour ce dernier concert debout, où nombre de spectateurs semblaient être venus pour le chanteur Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas…). Avouons-le : le Song Project annoncé en ouverture ne me disait rien qui vaille (à dire vrai, la seule présence du mot project dans un intitulé suffit généralement à me faire fuir) : rejouer d’anciennes compositions en y ajoutant des paroles, franchement… Si Zorn veut se mettre à la chanson (ce qui est en soi parfaitement légitime), on attendrait de lui qu’il en compose de nouvelles plutôt que de se livrer à ce vain tour de passe-passe. Certes, on ne va pas nier le plaisir qu’on a eu d’entendre live quelques morceaux de bravoure du défunt groupe Naked City, à commencer par Batman, qui ouvrait le premier album qui me fit découvrir Zorn. Pour le reste, l’ensemble gardait un caractère mou et décousu (changement de chanteur à chaque titre) qui me rappela désagréablement le déplorable hommage à Gainsbourg à Pleyel en 2009 (ma seule expérience négative de concert zornien à ce jour).


 

Œuvre gothique consacrée à la chute des Templiers (avec des textes de la plume de Zorn), Templars In Sacred Blood se déroula tout à fait comme prévu, à savoir que le trio hardcore Moonchild (augmenté de John Medeski à l’orgue) joua l’intégralité de l’album du début à la fin (vous trouverez quelques extraits en ligne si vous voulez vous faire une idée). Si je fus moins impressionné que lors de la première apparition du groupe en 2006 à la Cité de la Musique (encore et toujours…), on ne peut néanmoins qu’être admiratif du total investissement physique et émotionnel de Mike Patton, qu’il se livre à ses fameux hurlement sur-inhumain (mais toujours parfaitement maîtrisés) ou qu’il psalmodie d’une voix d’outre-tombe des « sanctus sanctissimus… » en latin (encore !).


 

Bouquet final, enfin, avec le gargantuesque groupe Electric Masada. Et puisqu’il se fait tard, je laisse pour changer la parole à mes honorables collègues de Jazz Magazine-Jazzman, également présents ce soir-là : tout en reconnaissant que ce concert « était parmi les meilleurs de l’ensemble du marathon », Ludovic Florin, l’œil toujours aux aguets, a repéré un « Marc Ribot un peu en lutte fraternelle avec la direction de Zorn » et souligne que ce dernier « a un peu poussé à la roue Ikue Mori pour ses solos », tout en regrettant à juste titre l’absence d’un deuxième rappel, en dépit de la forte demande du public. Expert reconnu du zornisme à toutes les sauces, David Cristol insiste pour sa part sur « la puissance de feu des deux batteurs côte à côte, taraudés par un Zorn en verve, dirigeant d’une main tout en jouant terrible de l’autre », concourant ainsi à une « fin intense, digne du personnage ». Je n’aurais pas mieux dit !


 

Pascal Rozat