Jazz live
Publié le 31 Août 2014

Le piéton aux Rendez-vous de l'Erdre 2014

 

Personnage emblématique et récurrent de la presse quotidienne régionale, « le piéton » est supposé être un marcheur impénitent, toujours l’oeil aux aguets et le nez à l’affut, sa fonction essentielle étant de repérer – et de signaler aux lecteurs – toutes les petites choses de la vie quotidienne qui lui semblent aller bien, ou mal. On le suppose ici aux « Rendez-vous de l’Erdre » pendant une journée, l’oreille tendue vers la musique, mais aussi les sens éveillés à toutes ces petits détails qui rendent le vie supportable, ou détestable, selon le cas. Hier donc, le piéton…

 

– a constaté avec dépit que les quais de l’Erdre rive gauche étaient à la fois pavés et en pente, ce qui a rendu sa marche difficile, et même parfois à ce point compliquée qu’il a du emprunter la rue qui longe ces mêmes quais. Sans compter que le nombre affolant des visiteurs au plus fort de la soirée a rendu sa progression parfois presque impossible.

 

– s’est rendu avec enthousiasme à la bourse aux disques, enthousiasme vite retombé quand il a constaté que la plupart des marchands affichaient des prix sans rapport avec la réalité du marché. Est revenu quasiment bredouille, avec quand même un Esquire des années 50 (from U.K.) en état moyen, mais à dix euros ça ne se refuse pas.

 

– a assisté à l’intégralité du concert du trio Grande (Laurent Dehors, ts, b-cl contrabass-cl, cl, cornemuse); Michel Massot (tu, tb), Michel Debrulle (dm) augmenté du pianiste U.K. Matthew Bourne et s’est réjoui que la musique fantasque mais réfléchie de ce quartet flambant neuf ait si bien été reçue par le public de la scène Sully. Du coup, notre piéton a apprécié que l’extravagance instrumentale du saxophoniste et compositeur français, trop souvent associée à l’idée du divertissement musical, ait été reconnue dans sa dimension créative, voire dans son hallucinante précision d’écriture et d’interprétation. Et, dans la foulée, le piéton a une fois de plus identifié le public de la scène Sully comme l’un des plus attentifs de ces rendez-vous.

 

– s’est réjoui béatement devant la fraîcheur, les sourires, et pour tout dire la beauté des jeunes femmes du quintet « Voix Croisées » de Didier Levallet (b). C’était au moins la sixième fois que notre piéton écoutait leur musique, mais il n’a pas résisté plus longtemps que les autres fois devant l’écriture, les arrangements, les solos. Et c’est dans un même élan qu’il a embrassé (en pensée) Céline Bonacina (bs, as), Airelle Besson (tp, bugle) et Sylvaine Hélary (fl, b-fl), toutes trois toujours vêtue avec goût et sachant adapter leurs couleurs à celle des autres. Avec Didier, François Laizeau est le batteur qui convient à ces trois fées. A moins que, sorcières peut-être…

 

– a bien apprécié les jeunes musiciens nantais du Circle Quartet, issus de la classe de Jean-Marie Bellec (encore lui, bravo !), et leur musique engagée, parfois plus rock que jazz mais jamais jazz-rock (dieu merci), et s’est réjoui que la scène de la Loire-Atlantique continue à vivre et à prospérer.

 

– a pensé que l’ensemble de Pierre de Bethmann (p), qui comprend une pléiade d’artistes majeurs de la scène française, avait encore besoin de répétitions, et surtout de scène, pour que la musique légitimement ambitieuse du pianiste soit portée à son niveau d’excellence. 

 

– s’est demandé pour finir en regagnant ses pénates pourquoi l’on disait « belle plaisance » pour désigner la part nautique des RV. Y en aurait-il une qui ne soit pas belle ? 

 

Philippe Méziat

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Personnage emblématique et récurrent de la presse quotidienne régionale, « le piéton » est supposé être un marcheur impénitent, toujours l’oeil aux aguets et le nez à l’affut, sa fonction essentielle étant de repérer – et de signaler aux lecteurs – toutes les petites choses de la vie quotidienne qui lui semblent aller bien, ou mal. On le suppose ici aux « Rendez-vous de l’Erdre » pendant une journée, l’oreille tendue vers la musique, mais aussi les sens éveillés à toutes ces petits détails qui rendent le vie supportable, ou détestable, selon le cas. Hier donc, le piéton…

 

– a constaté avec dépit que les quais de l’Erdre rive gauche étaient à la fois pavés et en pente, ce qui a rendu sa marche difficile, et même parfois à ce point compliquée qu’il a du emprunter la rue qui longe ces mêmes quais. Sans compter que le nombre affolant des visiteurs au plus fort de la soirée a rendu sa progression parfois presque impossible.

 

– s’est rendu avec enthousiasme à la bourse aux disques, enthousiasme vite retombé quand il a constaté que la plupart des marchands affichaient des prix sans rapport avec la réalité du marché. Est revenu quasiment bredouille, avec quand même un Esquire des années 50 (from U.K.) en état moyen, mais à dix euros ça ne se refuse pas.

 

– a assisté à l’intégralité du concert du trio Grande (Laurent Dehors, ts, b-cl contrabass-cl, cl, cornemuse); Michel Massot (tu, tb), Michel Debrulle (dm) augmenté du pianiste U.K. Matthew Bourne et s’est réjoui que la musique fantasque mais réfléchie de ce quartet flambant neuf ait si bien été reçue par le public de la scène Sully. Du coup, notre piéton a apprécié que l’extravagance instrumentale du saxophoniste et compositeur français, trop souvent associée à l’idée du divertissement musical, ait été reconnue dans sa dimension créative, voire dans son hallucinante précision d’écriture et d’interprétation. Et, dans la foulée, le piéton a une fois de plus identifié le public de la scène Sully comme l’un des plus attentifs de ces rendez-vous.

 

– s’est réjoui béatement devant la fraîcheur, les sourires, et pour tout dire la beauté des jeunes femmes du quintet « Voix Croisées » de Didier Levallet (b). C’était au moins la sixième fois que notre piéton écoutait leur musique, mais il n’a pas résisté plus longtemps que les autres fois devant l’écriture, les arrangements, les solos. Et c’est dans un même élan qu’il a embrassé (en pensée) Céline Bonacina (bs, as), Airelle Besson (tp, bugle) et Sylvaine Hélary (fl, b-fl), toutes trois toujours vêtue avec goût et sachant adapter leurs couleurs à celle des autres. Avec Didier, François Laizeau est le batteur qui convient à ces trois fées. A moins que, sorcières peut-être…

 

– a bien apprécié les jeunes musiciens nantais du Circle Quartet, issus de la classe de Jean-Marie Bellec (encore lui, bravo !), et leur musique engagée, parfois plus rock que jazz mais jamais jazz-rock (dieu merci), et s’est réjoui que la scène de la Loire-Atlantique continue à vivre et à prospérer.

 

– a pensé que l’ensemble de Pierre de Bethmann (p), qui comprend une pléiade d’artistes majeurs de la scène française, avait encore besoin de répétitions, et surtout de scène, pour que la musique légitimement ambitieuse du pianiste soit portée à son niveau d’excellence. 

 

– s’est demandé pour finir en regagnant ses pénates pourquoi l’on disait « belle plaisance » pour désigner la part nautique des RV. Y en aurait-il une qui ne soit pas belle ? 

 

Philippe Méziat

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Personnage emblématique et récurrent de la presse quotidienne régionale, « le piéton » est supposé être un marcheur impénitent, toujours l’oeil aux aguets et le nez à l’affut, sa fonction essentielle étant de repérer – et de signaler aux lecteurs – toutes les petites choses de la vie quotidienne qui lui semblent aller bien, ou mal. On le suppose ici aux « Rendez-vous de l’Erdre » pendant une journée, l’oreille tendue vers la musique, mais aussi les sens éveillés à toutes ces petits détails qui rendent le vie supportable, ou détestable, selon le cas. Hier donc, le piéton…

 

– a constaté avec dépit que les quais de l’Erdre rive gauche étaient à la fois pavés et en pente, ce qui a rendu sa marche difficile, et même parfois à ce point compliquée qu’il a du emprunter la rue qui longe ces mêmes quais. Sans compter que le nombre affolant des visiteurs au plus fort de la soirée a rendu sa progression parfois presque impossible.

 

– s’est rendu avec enthousiasme à la bourse aux disques, enthousiasme vite retombé quand il a constaté que la plupart des marchands affichaient des prix sans rapport avec la réalité du marché. Est revenu quasiment bredouille, avec quand même un Esquire des années 50 (from U.K.) en état moyen, mais à dix euros ça ne se refuse pas.

 

– a assisté à l’intégralité du concert du trio Grande (Laurent Dehors, ts, b-cl contrabass-cl, cl, cornemuse); Michel Massot (tu, tb), Michel Debrulle (dm) augmenté du pianiste U.K. Matthew Bourne et s’est réjoui que la musique fantasque mais réfléchie de ce quartet flambant neuf ait si bien été reçue par le public de la scène Sully. Du coup, notre piéton a apprécié que l’extravagance instrumentale du saxophoniste et compositeur français, trop souvent associée à l’idée du divertissement musical, ait été reconnue dans sa dimension créative, voire dans son hallucinante précision d’écriture et d’interprétation. Et, dans la foulée, le piéton a une fois de plus identifié le public de la scène Sully comme l’un des plus attentifs de ces rendez-vous.

 

– s’est réjoui béatement devant la fraîcheur, les sourires, et pour tout dire la beauté des jeunes femmes du quintet « Voix Croisées » de Didier Levallet (b). C’était au moins la sixième fois que notre piéton écoutait leur musique, mais il n’a pas résisté plus longtemps que les autres fois devant l’écriture, les arrangements, les solos. Et c’est dans un même élan qu’il a embrassé (en pensée) Céline Bonacina (bs, as), Airelle Besson (tp, bugle) et Sylvaine Hélary (fl, b-fl), toutes trois toujours vêtue avec goût et sachant adapter leurs couleurs à celle des autres. Avec Didier, François Laizeau est le batteur qui convient à ces trois fées. A moins que, sorcières peut-être…

 

– a bien apprécié les jeunes musiciens nantais du Circle Quartet, issus de la classe de Jean-Marie Bellec (encore lui, bravo !), et leur musique engagée, parfois plus rock que jazz mais jamais jazz-rock (dieu merci), et s’est réjoui que la scène de la Loire-Atlantique continue à vivre et à prospérer.

 

– a pensé que l’ensemble de Pierre de Bethmann (p), qui comprend une pléiade d’artistes majeurs de la scène française, avait encore besoin de répétitions, et surtout de scène, pour que la musique légitimement ambitieuse du pianiste soit portée à son niveau d’excellence. 

 

– s’est demandé pour finir en regagnant ses pénates pourquoi l’on disait « belle plaisance » pour désigner la part nautique des RV. Y en aurait-il une qui ne soit pas belle ? 

 

Philippe Méziat

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Personnage emblématique et récurrent de la presse quotidienne régionale, « le piéton » est supposé être un marcheur impénitent, toujours l’oeil aux aguets et le nez à l’affut, sa fonction essentielle étant de repérer – et de signaler aux lecteurs – toutes les petites choses de la vie quotidienne qui lui semblent aller bien, ou mal. On le suppose ici aux « Rendez-vous de l’Erdre » pendant une journée, l’oreille tendue vers la musique, mais aussi les sens éveillés à toutes ces petits détails qui rendent le vie supportable, ou détestable, selon le cas. Hier donc, le piéton…

 

– a constaté avec dépit que les quais de l’Erdre rive gauche étaient à la fois pavés et en pente, ce qui a rendu sa marche difficile, et même parfois à ce point compliquée qu’il a du emprunter la rue qui longe ces mêmes quais. Sans compter que le nombre affolant des visiteurs au plus fort de la soirée a rendu sa progression parfois presque impossible.

 

– s’est rendu avec enthousiasme à la bourse aux disques, enthousiasme vite retombé quand il a constaté que la plupart des marchands affichaient des prix sans rapport avec la réalité du marché. Est revenu quasiment bredouille, avec quand même un Esquire des années 50 (from U.K.) en état moyen, mais à dix euros ça ne se refuse pas.

 

– a assisté à l’intégralité du concert du trio Grande (Laurent Dehors, ts, b-cl contrabass-cl, cl, cornemuse); Michel Massot (tu, tb), Michel Debrulle (dm) augmenté du pianiste U.K. Matthew Bourne et s’est réjoui que la musique fantasque mais réfléchie de ce quartet flambant neuf ait si bien été reçue par le public de la scène Sully. Du coup, notre piéton a apprécié que l’extravagance instrumentale du saxophoniste et compositeur français, trop souvent associée à l’idée du divertissement musical, ait été reconnue dans sa dimension créative, voire dans son hallucinante précision d’écriture et d’interprétation. Et, dans la foulée, le piéton a une fois de plus identifié le public de la scène Sully comme l’un des plus attentifs de ces rendez-vous.

 

– s’est réjoui béatement devant la fraîcheur, les sourires, et pour tout dire la beauté des jeunes femmes du quintet « Voix Croisées » de Didier Levallet (b). C’était au moins la sixième fois que notre piéton écoutait leur musique, mais il n’a pas résisté plus longtemps que les autres fois devant l’écriture, les arrangements, les solos. Et c’est dans un même élan qu’il a embrassé (en pensée) Céline Bonacina (bs, as), Airelle Besson (tp, bugle) et Sylvaine Hélary (fl, b-fl), toutes trois toujours vêtue avec goût et sachant adapter leurs couleurs à celle des autres. Avec Didier, François Laizeau est le batteur qui convient à ces trois fées. A moins que, sorcières peut-être…

 

– a bien apprécié les jeunes musiciens nantais du Circle Quartet, issus de la classe de Jean-Marie Bellec (encore lui, bravo !), et leur musique engagée, parfois plus rock que jazz mais jamais jazz-rock (dieu merci), et s’est réjoui que la scène de la Loire-Atlantique continue à vivre et à prospérer.

 

– a pensé que l’ensemble de Pierre de Bethmann (p), qui comprend une pléiade d’artistes majeurs de la scène française, avait encore besoin de répétitions, et surtout de scène, pour que la musique légitimement ambitieuse du pianiste soit portée à son niveau d’excellence. 

 

– s’est demandé pour finir en regagnant ses pénates pourquoi l’on disait « belle plaisance » pour désigner la part nautique des RV. Y en aurait-il une qui ne soit pas belle ? 

 

Philippe Méziat