Leïla Olivesi & Olga Amelchenko : mentorat au Sunside
Dans le cadre du festival ‘Jazz sur Seine’, la restitution finale d’un mentorat assuré par la pianiste et la saxophoniste auprès de jeunes musiciennes en début de carrière, issues du Centre des Musiques Didier Lockwood. D’abord des réunions de travail avec le concours du Sunside, du CMDL et de l’association ‘Attention fragile’ autour du métier (organisation, communication, et bien sûr les aspects artistiques), le tout avec l’aide de l’association ‘Grands Formats’, de la Fneijma et de l’AJC. Puis, bien évidemment, la pratique de la musique in vivo . Au programme de la soirée, un groupe rassemblant autour de Leïla Olivesi & Olga Amelchenko les jeunes musiciennes en devenir, puis une succession de showcases de leurs groupes respectifs

LEÏLA OLIVESI & OLGA AMELCHENKO ‘Passages’
Olga Amelchenko (saxophone alto), Leïla Olivesi (piano), Anastasia Konstantinidou (voix), Margaux Monnois (violoncelle), Rozann Bézier (trombone), Alix Merckx (contrebasse), Véra Campos (batterie)
Paris, Sunside, 20 octobre 2026, 20h
Pour cette partie qui rassemble les mentores (j’adopte le féminin prôné par les Québécois) et les mentorées, le groupe joue trois compositions de la pianiste et deux signées par la saxophoniste. D’emblée la sensation d’un septette rôdé : la musique est là, les jeunes solistes sont au diapason de l’exigence musicale et de la liberté que procure le jazz. Public nombreux, enthousiaste, et le chroniqueur ne cache pas son plaisir d’être à l’écoute de ce groupe inédit (et éphémère). Belle conclusion d’un projet qui met en valeur le versant féminin d’une nouvelle génération

Venaient ensuite les showcases (les québecois préfèrent, à juste raison, l’expression ‘prestations-vitrines’) de quatre des musiciennes du groupe écouté précédemment : la chanteuse, la batteuse (le fils de paysan que je suis, pour qui le terme est fortement connoté, préférerait, sur le modèle de l’italien, ‘batterista’, et ce en dépit du choix de l’Académie Française pour batteuse), puis la violoncelliste et la tromboniste (détail des membres des groupes dans l’image ci-dessus). Je n’ai pu écouter que les deux premiers groupes, d’une belle qualité musicale. Mais comme, en raison des turbulences sociales du moment, les stations de métro et de RER Châtelet et Les Halles fermaient à 22h, j’ai dû, à regret, m’éclipser, pour ne pas manque mon dernier RER à 22h51 à Magenta-Gare du Nord. En fait, contrairement à ce qui était annoncé en fin d’après-midi sur le site https://www.transilien.com/, il y avait un ou deux RER après 23h. Comme toujours le pauvre chroniqueur est en galère avec les transports publics…. mais heureux d’avoir pu assister à un bonne partie de la soirée.
Xavier Prévost