Jazz live
Publié le 30 Jan 2013

L'ONJ et le Docteur Mabuse (1ère partie)

Tandis l’AJON (Association pour le jazz en orchestre national) recrute un(e) futur(e) directeur(rice) artistique pour l’ONJ, l’équipe actuelle dirigée par Daniel Yvinec poursuit notamment son programme de ciné-concerts, avec pour résidence principale le merveilleux cinéma Le Balzac, près de la place de l’Étoile à Paris.

Le Balzac, Paris (75), le 29 janvier 2013.

 

Docteur Mabuse, le joueur (1ère partie, le Joueur, une image de notre temps), film de Fritz Lang (1922).

Electric Mabuse, musique improvisée en direct devant les images du film par les membres de l’Orchestre national de jazz : Joce Mienniel (flûte, électronique), Matthieu Metzger (sax, électronique), Vincent Lafont (piano, claviers, électronique), Sylvain Daniel (guitare basse électrique), Pierre Perchaud (guitare électrique).


C’est monument du cinéma muet dont était projeté hier la première partie au cinéma le Balzac qui, outre une programmation de la plus grande qualité, multiplie les actions particulières, notamment dans le domaine du ciné-concert. L’ONJ y a trouvé sa place et y envoie périodiquement une délégation, la principale consigne de son chef, Daniel Yvinec, étant l’initiative, consigne qui voit venir les uns sans préparation aucune, les autres visionner longuement le film en préparant ou nom du matériel musical à l’avance, ces derniers assurant généralement un minimum de cohésion et de logique dramatique. On est en tout cas dans une situation d’improvisation souvent extrême. On y imagine les danger, les écueils, les facilités… Hier, pour la première partie de ce monument du cinéma muet qu’est Docteur Mabuse, c’est une délégation “électrique” qui jouait devant l’écran (soit tout ce dont l’actuel ONJ dispose de musiciens reliés à un ampli ou combinant la pratique de leur instrument principal à l’art de la bidouille électronique), la projection de la deuxième partie étant prévue pour le mardi 5 février à 20h30 avec une délégation acoustique (Rémi Dumoulin qui, par sa curiosité cinéphile, “emmena” avec succès de précédents projets, Sylvain Bardiau, Antonin-Ti Hoan, Eve Risser et Yoann Serra).


Hier, nous étions bien dans le domaine de l’électro, avec une musique au rythme très mécanique aux variations infimes, se déroulant comme une espèce de programme indépendant des images, et de ponctuations sonores (électriques ou non, puisqu’on y reconnaissait flûte et guimbarde) relevant d’une sorte de bestiaire robotique. Pour autant, le parti pris d’improvisation totale plaçait l’orchestre dans la situation d’un pianiste de cinéma, mais de ceux qui, plutôt que de coller à l’action, déroule un flux sonore destiné à meubler le silence du cinéma muet. Une forme d’électro-bar passe-partout, comme il y a du piano-bar, avec ce que cela suppose de bavardage, d’automatisme, de démission ? Le refus de coller à l’image au profit d’un contrepoint musical souvent très indépendant servirait-il d’alibi à une certaine paresse ou garantirait-il au contraire contre les lourdeurs académiques de la redondance dramatique ? La musique de cet Electric Mabuse fut en tout cas saisissante en ce qu’elle donnait du poids aux images, au profil dramatique de l’action, au suspense, comme si elle révélait un certain rythme de l’œuvre, replaçant l’ascension du Dr. Mabuse dans une sorte de course contre la montre avec le personnage du procureur qui tente de l’enrayer. Le destin de cette Allemagne de années vingt chahuté entre modernisme et réaction (Une image de notre temps est le sous-titre de cette première partie) s’y trouve mis en perspective par le caractère haletant de la musique, par cette trépidation rythmique inexorable échappant aux clichés du techno par sa dimension polyrythmique qui déroute et oppresse le spectateur en permanence par le repositionnement continu de ses appuis, de ses accents et de ses couleurs. Avec aussi des climats suspendus et des pauses dramatisant certaines scènes comme en négatif de l’action, qui laissent à penser qu’il y avait là quelques idées préconçues par certains des membres du dispositif et qui renforce l’impression générale de cohésion qui caractérise l’équipe réunie autour de Daniel Yvinec. J’ai pu apercevoir Sylvain Bardiau et Antonin-Tri Hoang dans la salle pour voir cette première partie. Il nous tarde de les retrouver avec leurs comparses mardi prochain pour la seconde .

Franck Bergerot

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Tandis l’AJON (Association pour le jazz en orchestre national) recrute un(e) futur(e) directeur(rice) artistique pour l’ONJ, l’équipe actuelle dirigée par Daniel Yvinec poursuit notamment son programme de ciné-concerts, avec pour résidence principale le merveilleux cinéma Le Balzac, près de la place de l’Étoile à Paris.

Le Balzac, Paris (75), le 29 janvier 2013.

 

Docteur Mabuse, le joueur (1ère partie, le Joueur, une image de notre temps), film de Fritz Lang (1922).

Electric Mabuse, musique improvisée en direct devant les images du film par les membres de l’Orchestre national de jazz : Joce Mienniel (flûte, électronique), Matthieu Metzger (sax, électronique), Vincent Lafont (piano, claviers, électronique), Sylvain Daniel (guitare basse électrique), Pierre Perchaud (guitare électrique).


C’est monument du cinéma muet dont était projeté hier la première partie au cinéma le Balzac qui, outre une programmation de la plus grande qualité, multiplie les actions particulières, notamment dans le domaine du ciné-concert. L’ONJ y a trouvé sa place et y envoie périodiquement une délégation, la principale consigne de son chef, Daniel Yvinec, étant l’initiative, consigne qui voit venir les uns sans préparation aucune, les autres visionner longuement le film en préparant ou nom du matériel musical à l’avance, ces derniers assurant généralement un minimum de cohésion et de logique dramatique. On est en tout cas dans une situation d’improvisation souvent extrême. On y imagine les danger, les écueils, les facilités… Hier, pour la première partie de ce monument du cinéma muet qu’est Docteur Mabuse, c’est une délégation “électrique” qui jouait devant l’écran (soit tout ce dont l’actuel ONJ dispose de musiciens reliés à un ampli ou combinant la pratique de leur instrument principal à l’art de la bidouille électronique), la projection de la deuxième partie étant prévue pour le mardi 5 février à 20h30 avec une délégation acoustique (Rémi Dumoulin qui, par sa curiosité cinéphile, “emmena” avec succès de précédents projets, Sylvain Bardiau, Antonin-Ti Hoan, Eve Risser et Yoann Serra).


Hier, nous étions bien dans le domaine de l’électro, avec une musique au rythme très mécanique aux variations infimes, se déroulant comme une espèce de programme indépendant des images, et de ponctuations sonores (électriques ou non, puisqu’on y reconnaissait flûte et guimbarde) relevant d’une sorte de bestiaire robotique. Pour autant, le parti pris d’improvisation totale plaçait l’orchestre dans la situation d’un pianiste de cinéma, mais de ceux qui, plutôt que de coller à l’action, déroule un flux sonore destiné à meubler le silence du cinéma muet. Une forme d’électro-bar passe-partout, comme il y a du piano-bar, avec ce que cela suppose de bavardage, d’automatisme, de démission ? Le refus de coller à l’image au profit d’un contrepoint musical souvent très indépendant servirait-il d’alibi à une certaine paresse ou garantirait-il au contraire contre les lourdeurs académiques de la redondance dramatique ? La musique de cet Electric Mabuse fut en tout cas saisissante en ce qu’elle donnait du poids aux images, au profil dramatique de l’action, au suspense, comme si elle révélait un certain rythme de l’œuvre, replaçant l’ascension du Dr. Mabuse dans une sorte de course contre la montre avec le personnage du procureur qui tente de l’enrayer. Le destin de cette Allemagne de années vingt chahuté entre modernisme et réaction (Une image de notre temps est le sous-titre de cette première partie) s’y trouve mis en perspective par le caractère haletant de la musique, par cette trépidation rythmique inexorable échappant aux clichés du techno par sa dimension polyrythmique qui déroute et oppresse le spectateur en permanence par le repositionnement continu de ses appuis, de ses accents et de ses couleurs. Avec aussi des climats suspendus et des pauses dramatisant certaines scènes comme en négatif de l’action, qui laissent à penser qu’il y avait là quelques idées préconçues par certains des membres du dispositif et qui renforce l’impression générale de cohésion qui caractérise l’équipe réunie autour de Daniel Yvinec. J’ai pu apercevoir Sylvain Bardiau et Antonin-Tri Hoang dans la salle pour voir cette première partie. Il nous tarde de les retrouver avec leurs comparses mardi prochain pour la seconde .

Franck Bergerot

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Tandis l’AJON (Association pour le jazz en orchestre national) recrute un(e) futur(e) directeur(rice) artistique pour l’ONJ, l’équipe actuelle dirigée par Daniel Yvinec poursuit notamment son programme de ciné-concerts, avec pour résidence principale le merveilleux cinéma Le Balzac, près de la place de l’Étoile à Paris.

Le Balzac, Paris (75), le 29 janvier 2013.

 

Docteur Mabuse, le joueur (1ère partie, le Joueur, une image de notre temps), film de Fritz Lang (1922).

Electric Mabuse, musique improvisée en direct devant les images du film par les membres de l’Orchestre national de jazz : Joce Mienniel (flûte, électronique), Matthieu Metzger (sax, électronique), Vincent Lafont (piano, claviers, électronique), Sylvain Daniel (guitare basse électrique), Pierre Perchaud (guitare électrique).


C’est monument du cinéma muet dont était projeté hier la première partie au cinéma le Balzac qui, outre une programmation de la plus grande qualité, multiplie les actions particulières, notamment dans le domaine du ciné-concert. L’ONJ y a trouvé sa place et y envoie périodiquement une délégation, la principale consigne de son chef, Daniel Yvinec, étant l’initiative, consigne qui voit venir les uns sans préparation aucune, les autres visionner longuement le film en préparant ou nom du matériel musical à l’avance, ces derniers assurant généralement un minimum de cohésion et de logique dramatique. On est en tout cas dans une situation d’improvisation souvent extrême. On y imagine les danger, les écueils, les facilités… Hier, pour la première partie de ce monument du cinéma muet qu’est Docteur Mabuse, c’est une délégation “électrique” qui jouait devant l’écran (soit tout ce dont l’actuel ONJ dispose de musiciens reliés à un ampli ou combinant la pratique de leur instrument principal à l’art de la bidouille électronique), la projection de la deuxième partie étant prévue pour le mardi 5 février à 20h30 avec une délégation acoustique (Rémi Dumoulin qui, par sa curiosité cinéphile, “emmena” avec succès de précédents projets, Sylvain Bardiau, Antonin-Ti Hoan, Eve Risser et Yoann Serra).


Hier, nous étions bien dans le domaine de l’électro, avec une musique au rythme très mécanique aux variations infimes, se déroulant comme une espèce de programme indépendant des images, et de ponctuations sonores (électriques ou non, puisqu’on y reconnaissait flûte et guimbarde) relevant d’une sorte de bestiaire robotique. Pour autant, le parti pris d’improvisation totale plaçait l’orchestre dans la situation d’un pianiste de cinéma, mais de ceux qui, plutôt que de coller à l’action, déroule un flux sonore destiné à meubler le silence du cinéma muet. Une forme d’électro-bar passe-partout, comme il y a du piano-bar, avec ce que cela suppose de bavardage, d’automatisme, de démission ? Le refus de coller à l’image au profit d’un contrepoint musical souvent très indépendant servirait-il d’alibi à une certaine paresse ou garantirait-il au contraire contre les lourdeurs académiques de la redondance dramatique ? La musique de cet Electric Mabuse fut en tout cas saisissante en ce qu’elle donnait du poids aux images, au profil dramatique de l’action, au suspense, comme si elle révélait un certain rythme de l’œuvre, replaçant l’ascension du Dr. Mabuse dans une sorte de course contre la montre avec le personnage du procureur qui tente de l’enrayer. Le destin de cette Allemagne de années vingt chahuté entre modernisme et réaction (Une image de notre temps est le sous-titre de cette première partie) s’y trouve mis en perspective par le caractère haletant de la musique, par cette trépidation rythmique inexorable échappant aux clichés du techno par sa dimension polyrythmique qui déroute et oppresse le spectateur en permanence par le repositionnement continu de ses appuis, de ses accents et de ses couleurs. Avec aussi des climats suspendus et des pauses dramatisant certaines scènes comme en négatif de l’action, qui laissent à penser qu’il y avait là quelques idées préconçues par certains des membres du dispositif et qui renforce l’impression générale de cohésion qui caractérise l’équipe réunie autour de Daniel Yvinec. J’ai pu apercevoir Sylvain Bardiau et Antonin-Tri Hoang dans la salle pour voir cette première partie. Il nous tarde de les retrouver avec leurs comparses mardi prochain pour la seconde .

Franck Bergerot

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Tandis l’AJON (Association pour le jazz en orchestre national) recrute un(e) futur(e) directeur(rice) artistique pour l’ONJ, l’équipe actuelle dirigée par Daniel Yvinec poursuit notamment son programme de ciné-concerts, avec pour résidence principale le merveilleux cinéma Le Balzac, près de la place de l’Étoile à Paris.

Le Balzac, Paris (75), le 29 janvier 2013.

 

Docteur Mabuse, le joueur (1ère partie, le Joueur, une image de notre temps), film de Fritz Lang (1922).

Electric Mabuse, musique improvisée en direct devant les images du film par les membres de l’Orchestre national de jazz : Joce Mienniel (flûte, électronique), Matthieu Metzger (sax, électronique), Vincent Lafont (piano, claviers, électronique), Sylvain Daniel (guitare basse électrique), Pierre Perchaud (guitare électrique).


C’est monument du cinéma muet dont était projeté hier la première partie au cinéma le Balzac qui, outre une programmation de la plus grande qualité, multiplie les actions particulières, notamment dans le domaine du ciné-concert. L’ONJ y a trouvé sa place et y envoie périodiquement une délégation, la principale consigne de son chef, Daniel Yvinec, étant l’initiative, consigne qui voit venir les uns sans préparation aucune, les autres visionner longuement le film en préparant ou nom du matériel musical à l’avance, ces derniers assurant généralement un minimum de cohésion et de logique dramatique. On est en tout cas dans une situation d’improvisation souvent extrême. On y imagine les danger, les écueils, les facilités… Hier, pour la première partie de ce monument du cinéma muet qu’est Docteur Mabuse, c’est une délégation “électrique” qui jouait devant l’écran (soit tout ce dont l’actuel ONJ dispose de musiciens reliés à un ampli ou combinant la pratique de leur instrument principal à l’art de la bidouille électronique), la projection de la deuxième partie étant prévue pour le mardi 5 février à 20h30 avec une délégation acoustique (Rémi Dumoulin qui, par sa curiosité cinéphile, “emmena” avec succès de précédents projets, Sylvain Bardiau, Antonin-Ti Hoan, Eve Risser et Yoann Serra).


Hier, nous étions bien dans le domaine de l’électro, avec une musique au rythme très mécanique aux variations infimes, se déroulant comme une espèce de programme indépendant des images, et de ponctuations sonores (électriques ou non, puisqu’on y reconnaissait flûte et guimbarde) relevant d’une sorte de bestiaire robotique. Pour autant, le parti pris d’improvisation totale plaçait l’orchestre dans la situation d’un pianiste de cinéma, mais de ceux qui, plutôt que de coller à l’action, déroule un flux sonore destiné à meubler le silence du cinéma muet. Une forme d’électro-bar passe-partout, comme il y a du piano-bar, avec ce que cela suppose de bavardage, d’automatisme, de démission ? Le refus de coller à l’image au profit d’un contrepoint musical souvent très indépendant servirait-il d’alibi à une certaine paresse ou garantirait-il au contraire contre les lourdeurs académiques de la redondance dramatique ? La musique de cet Electric Mabuse fut en tout cas saisissante en ce qu’elle donnait du poids aux images, au profil dramatique de l’action, au suspense, comme si elle révélait un certain rythme de l’œuvre, replaçant l’ascension du Dr. Mabuse dans une sorte de course contre la montre avec le personnage du procureur qui tente de l’enrayer. Le destin de cette Allemagne de années vingt chahuté entre modernisme et réaction (Une image de notre temps est le sous-titre de cette première partie) s’y trouve mis en perspective par le caractère haletant de la musique, par cette trépidation rythmique inexorable échappant aux clichés du techno par sa dimension polyrythmique qui déroute et oppresse le spectateur en permanence par le repositionnement continu de ses appuis, de ses accents et de ses couleurs. Avec aussi des climats suspendus et des pauses dramatisant certaines scènes comme en négatif de l’action, qui laissent à penser qu’il y avait là quelques idées préconçues par certains des membres du dispositif et qui renforce l’impression générale de cohésion qui caractérise l’équipe réunie autour de Daniel Yvinec. J’ai pu apercevoir Sylvain Bardiau et Antonin-Tri Hoang dans la salle pour voir cette première partie. Il nous tarde de les retrouver avec leurs comparses mardi prochain pour la seconde .

Franck Bergerot