Jazz live
Publié le 23 Juil 2015

Marseille Jazz Cinq Continents : Perrine Mansuy (Rainbow Shell) /Charlie Winston ( Curio City)

Le village jazz au cœur du Palais Longchamp continue à vivre au rythme de toutes les musiques, en attendant le final de vendredi qui est la rencontre de deux stars de la musique brésilienne Gilberto Gil et Caetano Veloso.

L’édition 2015 qui dure dix jours et présente pas moins de 19 concerts est marquée de temps forts, de surprises, de créations, de moments moins intenses quand on réunit des propositions artistiques aussi diverses. C’était déjà le cas aux débuts de ce festival qui s’appelait alors Festival des Cinq Continents et qui ne mentionnait pas le nom de la ville, alors que la municipalité constitue l’un de ses soutiens les plus fervents.

 

Charlie Winston

 

L’un des atouts est le caractère tout à fait exceptionnel et grandiose du site : château d’eau de la ville au XIXème siècle quand Marseille, à son apogée, était connue comme « la porte de l’orient ». C’est une construction surdimensionnée qui marquait l’arrivée des eaux du canal de Marseille. La scénographie est restée impressionnante : grille aux lions sculptés, parterres de rocaille à la française, statuaire de fontaines, portique à colonnes … Une fois dans les jardins de cet ex(traordinaire) jardin-zoo, le public qui n’est pas contenu dans des gradins (Vienne), un chapiteau (Marciac) ou un parterre de sièges (Antibes) pour comparer avec des grosses machines festivalières, est libre de déambuler, de dîner ou de prendre un verre aux terrasses des cafés, en fond. Ceux qui veulent écouter se pressent devant, assis où ils peuvent.

Charlie Winston est cet auteur-compositeur-interprète, ce dandy anglais néo-folk qui fit un tabac, il y a six ans, avec son premier album Hobo et son single éponyme. Coiffé de ce curieux petit chapeau incliné, guitare en bandoulière, il renouvelait la mythologie de « Sur la route » version années trente, avec cette image du vagabond de la grande dépression, sur les traces de Woody Guthry, en route pour la gloire. Il revient avec un troisième album Curio City, mitonné dans son home studio londonien avec quelques titres beaucoup plus electro, inspiré de B.O comme celle de « Drive », il reste attaché aux ballades « Evening comes ». Synthèse de courants divers, il peut avoir sa place dans un festival de jazz? Un peu perplexe d’être là tout de même, il avoue évidemment qu’il aime cette musique.

 

Perrine Mansuy (piano, voix), Rémy Decrouy (guitare, samples), Eric Longsworth ( violoncelle), Matthis Haug ( guitare électrique, voix), Jean Luc Di Fraya (percussions)

 

C’est en première partie que l’on a un plateau jazz, avec une instrumentation un peu différente du quartet classiquement jazz, avec la pianiste Perrine Mansuy régionale de l’étape. Car certains amateurs de jazz peuvent satisfaire leur passion en ignorant tout ou presque des musiciens de la scène locale qu’ils soient marseillais (Cyril Benhamou) ou néo-arrivants, installés dans la ville sans en être originaires comme Raphael Imbert, Christophe Leloil, Eric Surmenian, Christian Brazier, sans oublier les plus jeunes, Cedric Bec, Simon Tailleu.

S’il y a toujours eu, dans la programmation de Bernard Souroque, des temps consacrés aux formations régionales, c’est une première pour la pianiste aixoise qui a su, depuis une quinzaine d’années, créer un univers intime, surprenant, dans des concerts délicats et intenses. Je me souviens de l’avoir entendue à l’Ajmi, à Arles pour Jazz au Méjan, à Jazz à la Tour d’Aigues où elle présentait son Vertigo Songs sorti sur le label Laborie. Elle nous revient avec Rainbow Shell,  toujours sur le label de JM Leygonie. 

Voilà bien un titre splendide inspiré cette fois, non plus d’Emily Dickinson, mais d’un poème de la néozélandaise Katherine Mansfield, grande voyageuse venue s’installer sur la côte à Bandol, pour soigner sa tuberculose, dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.

La pianiste, toujours soutenue par la guitare et les samples de Rémy Decrouy et les percussions de son autre compagnon de route, Jean Luc di Fraya, s’engage résolument sur une voie pop, zébrée des guitares blues et de la voix rauque duconteur Matthis Haug. L’arrivée du violoncelliste Eric Longsworth confirme cette tendance. Sensibilité romanesque, engagement romantique? Perrine, pianiste autant lyrique que percussive est  tentée par le chant, part importante de son monde intérieur. Elle accompagne souvent de la voix ses chansons, oniriques ou inspirées par sa fille «Fly on», recréant le monde des contes. Un écho surnaturel, murmuré avec la fraîcheur de sources claires et désirantes, un piano sensible et affirmé, une rêverie assumée faite de douces violences, qu’elle frappe ou caresse son clavier. L’aventure continue avec cette création de près d’une heure. Attendons donc la sortie de cet album conceptuel, roman musical d’esquisses  poétiques.



Sophie Chambon|

Le village jazz au cœur du Palais Longchamp continue à vivre au rythme de toutes les musiques, en attendant le final de vendredi qui est la rencontre de deux stars de la musique brésilienne Gilberto Gil et Caetano Veloso.

L’édition 2015 qui dure dix jours et présente pas moins de 19 concerts est marquée de temps forts, de surprises, de créations, de moments moins intenses quand on réunit des propositions artistiques aussi diverses. C’était déjà le cas aux débuts de ce festival qui s’appelait alors Festival des Cinq Continents et qui ne mentionnait pas le nom de la ville, alors que la municipalité constitue l’un de ses soutiens les plus fervents.

 

Charlie Winston

 

L’un des atouts est le caractère tout à fait exceptionnel et grandiose du site : château d’eau de la ville au XIXème siècle quand Marseille, à son apogée, était connue comme « la porte de l’orient ». C’est une construction surdimensionnée qui marquait l’arrivée des eaux du canal de Marseille. La scénographie est restée impressionnante : grille aux lions sculptés, parterres de rocaille à la française, statuaire de fontaines, portique à colonnes … Une fois dans les jardins de cet ex(traordinaire) jardin-zoo, le public qui n’est pas contenu dans des gradins (Vienne), un chapiteau (Marciac) ou un parterre de sièges (Antibes) pour comparer avec des grosses machines festivalières, est libre de déambuler, de dîner ou de prendre un verre aux terrasses des cafés, en fond. Ceux qui veulent écouter se pressent devant, assis où ils peuvent.

Charlie Winston est cet auteur-compositeur-interprète, ce dandy anglais néo-folk qui fit un tabac, il y a six ans, avec son premier album Hobo et son single éponyme. Coiffé de ce curieux petit chapeau incliné, guitare en bandoulière, il renouvelait la mythologie de « Sur la route » version années trente, avec cette image du vagabond de la grande dépression, sur les traces de Woody Guthry, en route pour la gloire. Il revient avec un troisième album Curio City, mitonné dans son home studio londonien avec quelques titres beaucoup plus electro, inspiré de B.O comme celle de « Drive », il reste attaché aux ballades « Evening comes ». Synthèse de courants divers, il peut avoir sa place dans un festival de jazz? Un peu perplexe d’être là tout de même, il avoue évidemment qu’il aime cette musique.

 

Perrine Mansuy (piano, voix), Rémy Decrouy (guitare, samples), Eric Longsworth ( violoncelle), Matthis Haug ( guitare électrique, voix), Jean Luc Di Fraya (percussions)

 

C’est en première partie que l’on a un plateau jazz, avec une instrumentation un peu différente du quartet classiquement jazz, avec la pianiste Perrine Mansuy régionale de l’étape. Car certains amateurs de jazz peuvent satisfaire leur passion en ignorant tout ou presque des musiciens de la scène locale qu’ils soient marseillais (Cyril Benhamou) ou néo-arrivants, installés dans la ville sans en être originaires comme Raphael Imbert, Christophe Leloil, Eric Surmenian, Christian Brazier, sans oublier les plus jeunes, Cedric Bec, Simon Tailleu.

S’il y a toujours eu, dans la programmation de Bernard Souroque, des temps consacrés aux formations régionales, c’est une première pour la pianiste aixoise qui a su, depuis une quinzaine d’années, créer un univers intime, surprenant, dans des concerts délicats et intenses. Je me souviens de l’avoir entendue à l’Ajmi, à Arles pour Jazz au Méjan, à Jazz à la Tour d’Aigues où elle présentait son Vertigo Songs sorti sur le label Laborie. Elle nous revient avec Rainbow Shell,  toujours sur le label de JM Leygonie. 

Voilà bien un titre splendide inspiré cette fois, non plus d’Emily Dickinson, mais d’un poème de la néozélandaise Katherine Mansfield, grande voyageuse venue s’installer sur la côte à Bandol, pour soigner sa tuberculose, dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.

La pianiste, toujours soutenue par la guitare et les samples de Rémy Decrouy et les percussions de son autre compagnon de route, Jean Luc di Fraya, s’engage résolument sur une voie pop, zébrée des guitares blues et de la voix rauque duconteur Matthis Haug. L’arrivée du violoncelliste Eric Longsworth confirme cette tendance. Sensibilité romanesque, engagement romantique? Perrine, pianiste autant lyrique que percussive est  tentée par le chant, part importante de son monde intérieur. Elle accompagne souvent de la voix ses chansons, oniriques ou inspirées par sa fille «Fly on», recréant le monde des contes. Un écho surnaturel, murmuré avec la fraîcheur de sources claires et désirantes, un piano sensible et affirmé, une rêverie assumée faite de douces violences, qu’elle frappe ou caresse son clavier. L’aventure continue avec cette création de près d’une heure. Attendons donc la sortie de cet album conceptuel, roman musical d’esquisses  poétiques.



Sophie Chambon|

Le village jazz au cœur du Palais Longchamp continue à vivre au rythme de toutes les musiques, en attendant le final de vendredi qui est la rencontre de deux stars de la musique brésilienne Gilberto Gil et Caetano Veloso.

L’édition 2015 qui dure dix jours et présente pas moins de 19 concerts est marquée de temps forts, de surprises, de créations, de moments moins intenses quand on réunit des propositions artistiques aussi diverses. C’était déjà le cas aux débuts de ce festival qui s’appelait alors Festival des Cinq Continents et qui ne mentionnait pas le nom de la ville, alors que la municipalité constitue l’un de ses soutiens les plus fervents.

 

Charlie Winston

 

L’un des atouts est le caractère tout à fait exceptionnel et grandiose du site : château d’eau de la ville au XIXème siècle quand Marseille, à son apogée, était connue comme « la porte de l’orient ». C’est une construction surdimensionnée qui marquait l’arrivée des eaux du canal de Marseille. La scénographie est restée impressionnante : grille aux lions sculptés, parterres de rocaille à la française, statuaire de fontaines, portique à colonnes … Une fois dans les jardins de cet ex(traordinaire) jardin-zoo, le public qui n’est pas contenu dans des gradins (Vienne), un chapiteau (Marciac) ou un parterre de sièges (Antibes) pour comparer avec des grosses machines festivalières, est libre de déambuler, de dîner ou de prendre un verre aux terrasses des cafés, en fond. Ceux qui veulent écouter se pressent devant, assis où ils peuvent.

Charlie Winston est cet auteur-compositeur-interprète, ce dandy anglais néo-folk qui fit un tabac, il y a six ans, avec son premier album Hobo et son single éponyme. Coiffé de ce curieux petit chapeau incliné, guitare en bandoulière, il renouvelait la mythologie de « Sur la route » version années trente, avec cette image du vagabond de la grande dépression, sur les traces de Woody Guthry, en route pour la gloire. Il revient avec un troisième album Curio City, mitonné dans son home studio londonien avec quelques titres beaucoup plus electro, inspiré de B.O comme celle de « Drive », il reste attaché aux ballades « Evening comes ». Synthèse de courants divers, il peut avoir sa place dans un festival de jazz? Un peu perplexe d’être là tout de même, il avoue évidemment qu’il aime cette musique.

 

Perrine Mansuy (piano, voix), Rémy Decrouy (guitare, samples), Eric Longsworth ( violoncelle), Matthis Haug ( guitare électrique, voix), Jean Luc Di Fraya (percussions)

 

C’est en première partie que l’on a un plateau jazz, avec une instrumentation un peu différente du quartet classiquement jazz, avec la pianiste Perrine Mansuy régionale de l’étape. Car certains amateurs de jazz peuvent satisfaire leur passion en ignorant tout ou presque des musiciens de la scène locale qu’ils soient marseillais (Cyril Benhamou) ou néo-arrivants, installés dans la ville sans en être originaires comme Raphael Imbert, Christophe Leloil, Eric Surmenian, Christian Brazier, sans oublier les plus jeunes, Cedric Bec, Simon Tailleu.

S’il y a toujours eu, dans la programmation de Bernard Souroque, des temps consacrés aux formations régionales, c’est une première pour la pianiste aixoise qui a su, depuis une quinzaine d’années, créer un univers intime, surprenant, dans des concerts délicats et intenses. Je me souviens de l’avoir entendue à l’Ajmi, à Arles pour Jazz au Méjan, à Jazz à la Tour d’Aigues où elle présentait son Vertigo Songs sorti sur le label Laborie. Elle nous revient avec Rainbow Shell,  toujours sur le label de JM Leygonie. 

Voilà bien un titre splendide inspiré cette fois, non plus d’Emily Dickinson, mais d’un poème de la néozélandaise Katherine Mansfield, grande voyageuse venue s’installer sur la côte à Bandol, pour soigner sa tuberculose, dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.

La pianiste, toujours soutenue par la guitare et les samples de Rémy Decrouy et les percussions de son autre compagnon de route, Jean Luc di Fraya, s’engage résolument sur une voie pop, zébrée des guitares blues et de la voix rauque duconteur Matthis Haug. L’arrivée du violoncelliste Eric Longsworth confirme cette tendance. Sensibilité romanesque, engagement romantique? Perrine, pianiste autant lyrique que percussive est  tentée par le chant, part importante de son monde intérieur. Elle accompagne souvent de la voix ses chansons, oniriques ou inspirées par sa fille «Fly on», recréant le monde des contes. Un écho surnaturel, murmuré avec la fraîcheur de sources claires et désirantes, un piano sensible et affirmé, une rêverie assumée faite de douces violences, qu’elle frappe ou caresse son clavier. L’aventure continue avec cette création de près d’une heure. Attendons donc la sortie de cet album conceptuel, roman musical d’esquisses  poétiques.



Sophie Chambon|

Le village jazz au cœur du Palais Longchamp continue à vivre au rythme de toutes les musiques, en attendant le final de vendredi qui est la rencontre de deux stars de la musique brésilienne Gilberto Gil et Caetano Veloso.

L’édition 2015 qui dure dix jours et présente pas moins de 19 concerts est marquée de temps forts, de surprises, de créations, de moments moins intenses quand on réunit des propositions artistiques aussi diverses. C’était déjà le cas aux débuts de ce festival qui s’appelait alors Festival des Cinq Continents et qui ne mentionnait pas le nom de la ville, alors que la municipalité constitue l’un de ses soutiens les plus fervents.

 

Charlie Winston

 

L’un des atouts est le caractère tout à fait exceptionnel et grandiose du site : château d’eau de la ville au XIXème siècle quand Marseille, à son apogée, était connue comme « la porte de l’orient ». C’est une construction surdimensionnée qui marquait l’arrivée des eaux du canal de Marseille. La scénographie est restée impressionnante : grille aux lions sculptés, parterres de rocaille à la française, statuaire de fontaines, portique à colonnes … Une fois dans les jardins de cet ex(traordinaire) jardin-zoo, le public qui n’est pas contenu dans des gradins (Vienne), un chapiteau (Marciac) ou un parterre de sièges (Antibes) pour comparer avec des grosses machines festivalières, est libre de déambuler, de dîner ou de prendre un verre aux terrasses des cafés, en fond. Ceux qui veulent écouter se pressent devant, assis où ils peuvent.

Charlie Winston est cet auteur-compositeur-interprète, ce dandy anglais néo-folk qui fit un tabac, il y a six ans, avec son premier album Hobo et son single éponyme. Coiffé de ce curieux petit chapeau incliné, guitare en bandoulière, il renouvelait la mythologie de « Sur la route » version années trente, avec cette image du vagabond de la grande dépression, sur les traces de Woody Guthry, en route pour la gloire. Il revient avec un troisième album Curio City, mitonné dans son home studio londonien avec quelques titres beaucoup plus electro, inspiré de B.O comme celle de « Drive », il reste attaché aux ballades « Evening comes ». Synthèse de courants divers, il peut avoir sa place dans un festival de jazz? Un peu perplexe d’être là tout de même, il avoue évidemment qu’il aime cette musique.

 

Perrine Mansuy (piano, voix), Rémy Decrouy (guitare, samples), Eric Longsworth ( violoncelle), Matthis Haug ( guitare électrique, voix), Jean Luc Di Fraya (percussions)

 

C’est en première partie que l’on a un plateau jazz, avec une instrumentation un peu différente du quartet classiquement jazz, avec la pianiste Perrine Mansuy régionale de l’étape. Car certains amateurs de jazz peuvent satisfaire leur passion en ignorant tout ou presque des musiciens de la scène locale qu’ils soient marseillais (Cyril Benhamou) ou néo-arrivants, installés dans la ville sans en être originaires comme Raphael Imbert, Christophe Leloil, Eric Surmenian, Christian Brazier, sans oublier les plus jeunes, Cedric Bec, Simon Tailleu.

S’il y a toujours eu, dans la programmation de Bernard Souroque, des temps consacrés aux formations régionales, c’est une première pour la pianiste aixoise qui a su, depuis une quinzaine d’années, créer un univers intime, surprenant, dans des concerts délicats et intenses. Je me souviens de l’avoir entendue à l’Ajmi, à Arles pour Jazz au Méjan, à Jazz à la Tour d’Aigues où elle présentait son Vertigo Songs sorti sur le label Laborie. Elle nous revient avec Rainbow Shell,  toujours sur le label de JM Leygonie. 

Voilà bien un titre splendide inspiré cette fois, non plus d’Emily Dickinson, mais d’un poème de la néozélandaise Katherine Mansfield, grande voyageuse venue s’installer sur la côte à Bandol, pour soigner sa tuberculose, dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.

La pianiste, toujours soutenue par la guitare et les samples de Rémy Decrouy et les percussions de son autre compagnon de route, Jean Luc di Fraya, s’engage résolument sur une voie pop, zébrée des guitares blues et de la voix rauque duconteur Matthis Haug. L’arrivée du violoncelliste Eric Longsworth confirme cette tendance. Sensibilité romanesque, engagement romantique? Perrine, pianiste autant lyrique que percussive est  tentée par le chant, part importante de son monde intérieur. Elle accompagne souvent de la voix ses chansons, oniriques ou inspirées par sa fille «Fly on», recréant le monde des contes. Un écho surnaturel, murmuré avec la fraîcheur de sources claires et désirantes, un piano sensible et affirmé, une rêverie assumée faite de douces violences, qu’elle frappe ou caresse son clavier. L’aventure continue avec cette création de près d’une heure. Attendons donc la sortie de cet album conceptuel, roman musical d’esquisses  poétiques.



Sophie Chambon