Jazz live
Publié le 4 Déc 2013

Phil Minton à l'Abrenat (Bordeaux), mardi 3 décembre

Prélude à une semaine riche en cartes (presque) blanches, à Bordeaux. Ça durera jusqu’à dimanche, où Bruce Milpied affichera « 10 fois Joëlle Léandre » au 79 rue Bourbon, lieu de l’association qu’il manage « C dans la boîte ». Avec deux fois dans la journée des concerts de Christian Pruvost (tp) et Didier Lasserre (dm), à 15.00 et 17.00. Réservation conseillée auprès d’Einstein on the beach. Et le reste… à découvrir plus bas.

 

Phil Minton solo : Phil Minton (voix)

 

J’arrive à « l’Abrenat », estaminet situé entre St Michel et les Capuçins, alors que déjà les soupes fument dans les assiettes et que les verres se vident, et s’en plaignent. Mais j’ai la tête ailleurs. Dans ce livre étonnant, unique, incroyable, qui s’appelle « La Peur », écrit dans les années 30 du siècle bien nommé dernier (dernier de la classe oui !) par un certain Gabriel Chevallier, et qui vous rend sensible comme jamais la grande guerre, avec ses horreurs au premier plan, ses bruits affreux, ses chairs en lambeaux, ses corps mutilés, défoncés, ses chefs stupides. Pendant une bonne dizaine de minutes, les sons émis par Phil Minton s’inscrivent dans mon imaginaire sonore de la chose : sifflements de bombes et grenades, éclatements d’obus, bruits de la chair qu’on enfonce, qu’on triture, échos des godillots dans la boue et autres amusements promis aux combattants. Pas de quoi rire. Mais c’est ainsi : le travail vocal de Phil Minton se prête admirablement à la projection. 

 

Autour de moi, on est attentif, ici on rit de le voir produire tant de sons divers avec la bouche, les lèvres, la glotte, la langue, l’enclos des dents, ailleurs on en reste coi, parfois on s’en détourne car ç’est ce tout qu’on veut ce solo, mais pas indifférent. Trente minutes, on appaludit l’artiste qui animera à partir de ce soir son « Feral Choir » bordelais (j’y serai, voix de baryton me dit-il). Et voici le programme : vendredi 6 décembre au « Bootleg », 6 rue Lacornée à 21.00, le « Feral Choir » en question suivi de « Drum Noise Poetry » invite Lê Quan Ninh. Samedi 7 décembre, même lieu, même heure, Mathias Pontevia solo « Métaux Lourds », suivi du trio Joëlle Léandre, Phil Minton, André Minvielle

 

Phil Minton

             Phil Minton, hier soir à l’Abrenat

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Prélude à une semaine riche en cartes (presque) blanches, à Bordeaux. Ça durera jusqu’à dimanche, où Bruce Milpied affichera « 10 fois Joëlle Léandre » au 79 rue Bourbon, lieu de l’association qu’il manage « C dans la boîte ». Avec deux fois dans la journée des concerts de Christian Pruvost (tp) et Didier Lasserre (dm), à 15.00 et 17.00. Réservation conseillée auprès d’Einstein on the beach. Et le reste… à découvrir plus bas.

 

Phil Minton solo : Phil Minton (voix)

 

J’arrive à « l’Abrenat », estaminet situé entre St Michel et les Capuçins, alors que déjà les soupes fument dans les assiettes et que les verres se vident, et s’en plaignent. Mais j’ai la tête ailleurs. Dans ce livre étonnant, unique, incroyable, qui s’appelle « La Peur », écrit dans les années 30 du siècle bien nommé dernier (dernier de la classe oui !) par un certain Gabriel Chevallier, et qui vous rend sensible comme jamais la grande guerre, avec ses horreurs au premier plan, ses bruits affreux, ses chairs en lambeaux, ses corps mutilés, défoncés, ses chefs stupides. Pendant une bonne dizaine de minutes, les sons émis par Phil Minton s’inscrivent dans mon imaginaire sonore de la chose : sifflements de bombes et grenades, éclatements d’obus, bruits de la chair qu’on enfonce, qu’on triture, échos des godillots dans la boue et autres amusements promis aux combattants. Pas de quoi rire. Mais c’est ainsi : le travail vocal de Phil Minton se prête admirablement à la projection. 

 

Autour de moi, on est attentif, ici on rit de le voir produire tant de sons divers avec la bouche, les lèvres, la glotte, la langue, l’enclos des dents, ailleurs on en reste coi, parfois on s’en détourne car ç’est ce tout qu’on veut ce solo, mais pas indifférent. Trente minutes, on appaludit l’artiste qui animera à partir de ce soir son « Feral Choir » bordelais (j’y serai, voix de baryton me dit-il). Et voici le programme : vendredi 6 décembre au « Bootleg », 6 rue Lacornée à 21.00, le « Feral Choir » en question suivi de « Drum Noise Poetry » invite Lê Quan Ninh. Samedi 7 décembre, même lieu, même heure, Mathias Pontevia solo « Métaux Lourds », suivi du trio Joëlle Léandre, Phil Minton, André Minvielle

 

Phil Minton

             Phil Minton, hier soir à l’Abrenat

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Prélude à une semaine riche en cartes (presque) blanches, à Bordeaux. Ça durera jusqu’à dimanche, où Bruce Milpied affichera « 10 fois Joëlle Léandre » au 79 rue Bourbon, lieu de l’association qu’il manage « C dans la boîte ». Avec deux fois dans la journée des concerts de Christian Pruvost (tp) et Didier Lasserre (dm), à 15.00 et 17.00. Réservation conseillée auprès d’Einstein on the beach. Et le reste… à découvrir plus bas.

 

Phil Minton solo : Phil Minton (voix)

 

J’arrive à « l’Abrenat », estaminet situé entre St Michel et les Capuçins, alors que déjà les soupes fument dans les assiettes et que les verres se vident, et s’en plaignent. Mais j’ai la tête ailleurs. Dans ce livre étonnant, unique, incroyable, qui s’appelle « La Peur », écrit dans les années 30 du siècle bien nommé dernier (dernier de la classe oui !) par un certain Gabriel Chevallier, et qui vous rend sensible comme jamais la grande guerre, avec ses horreurs au premier plan, ses bruits affreux, ses chairs en lambeaux, ses corps mutilés, défoncés, ses chefs stupides. Pendant une bonne dizaine de minutes, les sons émis par Phil Minton s’inscrivent dans mon imaginaire sonore de la chose : sifflements de bombes et grenades, éclatements d’obus, bruits de la chair qu’on enfonce, qu’on triture, échos des godillots dans la boue et autres amusements promis aux combattants. Pas de quoi rire. Mais c’est ainsi : le travail vocal de Phil Minton se prête admirablement à la projection. 

 

Autour de moi, on est attentif, ici on rit de le voir produire tant de sons divers avec la bouche, les lèvres, la glotte, la langue, l’enclos des dents, ailleurs on en reste coi, parfois on s’en détourne car ç’est ce tout qu’on veut ce solo, mais pas indifférent. Trente minutes, on appaludit l’artiste qui animera à partir de ce soir son « Feral Choir » bordelais (j’y serai, voix de baryton me dit-il). Et voici le programme : vendredi 6 décembre au « Bootleg », 6 rue Lacornée à 21.00, le « Feral Choir » en question suivi de « Drum Noise Poetry » invite Lê Quan Ninh. Samedi 7 décembre, même lieu, même heure, Mathias Pontevia solo « Métaux Lourds », suivi du trio Joëlle Léandre, Phil Minton, André Minvielle

 

Phil Minton

             Phil Minton, hier soir à l’Abrenat

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Prélude à une semaine riche en cartes (presque) blanches, à Bordeaux. Ça durera jusqu’à dimanche, où Bruce Milpied affichera « 10 fois Joëlle Léandre » au 79 rue Bourbon, lieu de l’association qu’il manage « C dans la boîte ». Avec deux fois dans la journée des concerts de Christian Pruvost (tp) et Didier Lasserre (dm), à 15.00 et 17.00. Réservation conseillée auprès d’Einstein on the beach. Et le reste… à découvrir plus bas.

 

Phil Minton solo : Phil Minton (voix)

 

J’arrive à « l’Abrenat », estaminet situé entre St Michel et les Capuçins, alors que déjà les soupes fument dans les assiettes et que les verres se vident, et s’en plaignent. Mais j’ai la tête ailleurs. Dans ce livre étonnant, unique, incroyable, qui s’appelle « La Peur », écrit dans les années 30 du siècle bien nommé dernier (dernier de la classe oui !) par un certain Gabriel Chevallier, et qui vous rend sensible comme jamais la grande guerre, avec ses horreurs au premier plan, ses bruits affreux, ses chairs en lambeaux, ses corps mutilés, défoncés, ses chefs stupides. Pendant une bonne dizaine de minutes, les sons émis par Phil Minton s’inscrivent dans mon imaginaire sonore de la chose : sifflements de bombes et grenades, éclatements d’obus, bruits de la chair qu’on enfonce, qu’on triture, échos des godillots dans la boue et autres amusements promis aux combattants. Pas de quoi rire. Mais c’est ainsi : le travail vocal de Phil Minton se prête admirablement à la projection. 

 

Autour de moi, on est attentif, ici on rit de le voir produire tant de sons divers avec la bouche, les lèvres, la glotte, la langue, l’enclos des dents, ailleurs on en reste coi, parfois on s’en détourne car ç’est ce tout qu’on veut ce solo, mais pas indifférent. Trente minutes, on appaludit l’artiste qui animera à partir de ce soir son « Feral Choir » bordelais (j’y serai, voix de baryton me dit-il). Et voici le programme : vendredi 6 décembre au « Bootleg », 6 rue Lacornée à 21.00, le « Feral Choir » en question suivi de « Drum Noise Poetry » invite Lê Quan Ninh. Samedi 7 décembre, même lieu, même heure, Mathias Pontevia solo « Métaux Lourds », suivi du trio Joëlle Léandre, Phil Minton, André Minvielle

 

Phil Minton

             Phil Minton, hier soir à l’Abrenat