Jazz live
Publié le 7 Mar 2013

satisfaction et sympathie pour le Devil Quartet de Paolo Fresu

Il fait plutôt bon sur Paris ce soir. Par la porte ouverte des bars et cafés pris en sandwich entre les innombrables coiffeurs africains de la rue filtrent images et commentaires du choc Manchester United-Real Madrid retransmis sur une chaine qatarie. C’est pourtant une file imposante qui marque le trottoir de la rue des Petites Ecuries. Le concert, production Sunset-Sunside Hors les murs est pratiquement sold out. Le nom de Paolo Fresu, à l’affiche avec son quartet italien, remplit le New Morning  jusqu’à  la gueule. Dailleurs lorsque le trompettiste sarde tente de gagner l’escalier menant aux coulisses en compagnie de David Linx venu le saluer, il doit jouer des coudes et se faufiler tant bien que mal le long du bar pour forcer le passage.

Paolo Fresu (tp), Bebo Ferra (g), Paolino Dalla Porta, (b), Stefano Bagnoli (dm)

New Morning, Paris, 5 mars

 

Il parle beaucoup, explicite, plaisante avec le public : Paolo Fresu est en verve question verbe: « Notre nouveau disque – Desertico, Bonsai- commence par un morceau des Rolling Stones. Mais nous avons choisi de démarrer notre concert ce soir par un thème plus cool, plus médium… » Soit. Ceci précisé le son général du quartet est immédiatement reconnaissable quel que soit le tempo soutenu, mix d’un affichage plutôt moelleux (trompette avec sourdine et basse joué en figures glissées) et de reliefs un peu plus anguleux (batterie et séquences de guitare surtout car contrairement au disque, Bebo Ferra, sur scène ne se sert pas d’une guitare acoustique) Le paradoxe veut sans doute même que dans son utilisation du bugle Paolo Fresu, contrairement à d’autres musiciens de la confrérie des trompettistes, n’hésite pas lui à tenter des passages en force, à tendre ou froisser une sonorité naturelle ample, léchée (La folla italiana), pour la transformer au besoin par des effets électroniques programmés (loops, boucles, delay) Globalement l’orchestre s’appuie sur un contexte de mélodies très chatoyantes (Ambre) On note une cohésion certaine, recherchée, voulue, entretenue. Pourtant nombre de développements, parties jouées en solo ou non, passent par un axe majeur trompette-guitare, lequel caractérise la musique fournie. S’impriment au passage des traces de chants italiens (exprimés autrefois aux côtés d’Aldo Romano), de folklores méditerranéens (Paolo Fresu a joué et enregistré avec le groupe vocal de polyphonie corse A Viletta), des couleurs d’un arc en ciel typique Miles (référence obligée du trompettiste) et de douceurs inscrites dans la lignée de Chet Baker (influence revendiquée mordicus) Ce moment de jazz de Paolo Fresu et de son Devil Quartet s’affiche pluriel, éclectique et marqué d’accentuations électriques (sur certains soli plus « hérissés » de Bebo Ferra (Satisfaction), en fermant les yeux, on entendrait presque le phrasé rageur de Pino Daniele, guitar heroe de la péninsule transalpine) Bref, voilà offerte sur scène une musique plutôt ouverte, directe et même festive dans ses atours. Un easy listening au bon sens du terme.

 

Robert Latxague

|

Il fait plutôt bon sur Paris ce soir. Par la porte ouverte des bars et cafés pris en sandwich entre les innombrables coiffeurs africains de la rue filtrent images et commentaires du choc Manchester United-Real Madrid retransmis sur une chaine qatarie. C’est pourtant une file imposante qui marque le trottoir de la rue des Petites Ecuries. Le concert, production Sunset-Sunside Hors les murs est pratiquement sold out. Le nom de Paolo Fresu, à l’affiche avec son quartet italien, remplit le New Morning  jusqu’à  la gueule. Dailleurs lorsque le trompettiste sarde tente de gagner l’escalier menant aux coulisses en compagnie de David Linx venu le saluer, il doit jouer des coudes et se faufiler tant bien que mal le long du bar pour forcer le passage.

Paolo Fresu (tp), Bebo Ferra (g), Paolino Dalla Porta, (b), Stefano Bagnoli (dm)

New Morning, Paris, 5 mars

 

Il parle beaucoup, explicite, plaisante avec le public : Paolo Fresu est en verve question verbe: « Notre nouveau disque – Desertico, Bonsai- commence par un morceau des Rolling Stones. Mais nous avons choisi de démarrer notre concert ce soir par un thème plus cool, plus médium… » Soit. Ceci précisé le son général du quartet est immédiatement reconnaissable quel que soit le tempo soutenu, mix d’un affichage plutôt moelleux (trompette avec sourdine et basse joué en figures glissées) et de reliefs un peu plus anguleux (batterie et séquences de guitare surtout car contrairement au disque, Bebo Ferra, sur scène ne se sert pas d’une guitare acoustique) Le paradoxe veut sans doute même que dans son utilisation du bugle Paolo Fresu, contrairement à d’autres musiciens de la confrérie des trompettistes, n’hésite pas lui à tenter des passages en force, à tendre ou froisser une sonorité naturelle ample, léchée (La folla italiana), pour la transformer au besoin par des effets électroniques programmés (loops, boucles, delay) Globalement l’orchestre s’appuie sur un contexte de mélodies très chatoyantes (Ambre) On note une cohésion certaine, recherchée, voulue, entretenue. Pourtant nombre de développements, parties jouées en solo ou non, passent par un axe majeur trompette-guitare, lequel caractérise la musique fournie. S’impriment au passage des traces de chants italiens (exprimés autrefois aux côtés d’Aldo Romano), de folklores méditerranéens (Paolo Fresu a joué et enregistré avec le groupe vocal de polyphonie corse A Viletta), des couleurs d’un arc en ciel typique Miles (référence obligée du trompettiste) et de douceurs inscrites dans la lignée de Chet Baker (influence revendiquée mordicus) Ce moment de jazz de Paolo Fresu et de son Devil Quartet s’affiche pluriel, éclectique et marqué d’accentuations électriques (sur certains soli plus « hérissés » de Bebo Ferra (Satisfaction), en fermant les yeux, on entendrait presque le phrasé rageur de Pino Daniele, guitar heroe de la péninsule transalpine) Bref, voilà offerte sur scène une musique plutôt ouverte, directe et même festive dans ses atours. Un easy listening au bon sens du terme.

 

Robert Latxague

|

Il fait plutôt bon sur Paris ce soir. Par la porte ouverte des bars et cafés pris en sandwich entre les innombrables coiffeurs africains de la rue filtrent images et commentaires du choc Manchester United-Real Madrid retransmis sur une chaine qatarie. C’est pourtant une file imposante qui marque le trottoir de la rue des Petites Ecuries. Le concert, production Sunset-Sunside Hors les murs est pratiquement sold out. Le nom de Paolo Fresu, à l’affiche avec son quartet italien, remplit le New Morning  jusqu’à  la gueule. Dailleurs lorsque le trompettiste sarde tente de gagner l’escalier menant aux coulisses en compagnie de David Linx venu le saluer, il doit jouer des coudes et se faufiler tant bien que mal le long du bar pour forcer le passage.

Paolo Fresu (tp), Bebo Ferra (g), Paolino Dalla Porta, (b), Stefano Bagnoli (dm)

New Morning, Paris, 5 mars

 

Il parle beaucoup, explicite, plaisante avec le public : Paolo Fresu est en verve question verbe: « Notre nouveau disque – Desertico, Bonsai- commence par un morceau des Rolling Stones. Mais nous avons choisi de démarrer notre concert ce soir par un thème plus cool, plus médium… » Soit. Ceci précisé le son général du quartet est immédiatement reconnaissable quel que soit le tempo soutenu, mix d’un affichage plutôt moelleux (trompette avec sourdine et basse joué en figures glissées) et de reliefs un peu plus anguleux (batterie et séquences de guitare surtout car contrairement au disque, Bebo Ferra, sur scène ne se sert pas d’une guitare acoustique) Le paradoxe veut sans doute même que dans son utilisation du bugle Paolo Fresu, contrairement à d’autres musiciens de la confrérie des trompettistes, n’hésite pas lui à tenter des passages en force, à tendre ou froisser une sonorité naturelle ample, léchée (La folla italiana), pour la transformer au besoin par des effets électroniques programmés (loops, boucles, delay) Globalement l’orchestre s’appuie sur un contexte de mélodies très chatoyantes (Ambre) On note une cohésion certaine, recherchée, voulue, entretenue. Pourtant nombre de développements, parties jouées en solo ou non, passent par un axe majeur trompette-guitare, lequel caractérise la musique fournie. S’impriment au passage des traces de chants italiens (exprimés autrefois aux côtés d’Aldo Romano), de folklores méditerranéens (Paolo Fresu a joué et enregistré avec le groupe vocal de polyphonie corse A Viletta), des couleurs d’un arc en ciel typique Miles (référence obligée du trompettiste) et de douceurs inscrites dans la lignée de Chet Baker (influence revendiquée mordicus) Ce moment de jazz de Paolo Fresu et de son Devil Quartet s’affiche pluriel, éclectique et marqué d’accentuations électriques (sur certains soli plus « hérissés » de Bebo Ferra (Satisfaction), en fermant les yeux, on entendrait presque le phrasé rageur de Pino Daniele, guitar heroe de la péninsule transalpine) Bref, voilà offerte sur scène une musique plutôt ouverte, directe et même festive dans ses atours. Un easy listening au bon sens du terme.

 

Robert Latxague

|

Il fait plutôt bon sur Paris ce soir. Par la porte ouverte des bars et cafés pris en sandwich entre les innombrables coiffeurs africains de la rue filtrent images et commentaires du choc Manchester United-Real Madrid retransmis sur une chaine qatarie. C’est pourtant une file imposante qui marque le trottoir de la rue des Petites Ecuries. Le concert, production Sunset-Sunside Hors les murs est pratiquement sold out. Le nom de Paolo Fresu, à l’affiche avec son quartet italien, remplit le New Morning  jusqu’à  la gueule. Dailleurs lorsque le trompettiste sarde tente de gagner l’escalier menant aux coulisses en compagnie de David Linx venu le saluer, il doit jouer des coudes et se faufiler tant bien que mal le long du bar pour forcer le passage.

Paolo Fresu (tp), Bebo Ferra (g), Paolino Dalla Porta, (b), Stefano Bagnoli (dm)

New Morning, Paris, 5 mars

 

Il parle beaucoup, explicite, plaisante avec le public : Paolo Fresu est en verve question verbe: « Notre nouveau disque – Desertico, Bonsai- commence par un morceau des Rolling Stones. Mais nous avons choisi de démarrer notre concert ce soir par un thème plus cool, plus médium… » Soit. Ceci précisé le son général du quartet est immédiatement reconnaissable quel que soit le tempo soutenu, mix d’un affichage plutôt moelleux (trompette avec sourdine et basse joué en figures glissées) et de reliefs un peu plus anguleux (batterie et séquences de guitare surtout car contrairement au disque, Bebo Ferra, sur scène ne se sert pas d’une guitare acoustique) Le paradoxe veut sans doute même que dans son utilisation du bugle Paolo Fresu, contrairement à d’autres musiciens de la confrérie des trompettistes, n’hésite pas lui à tenter des passages en force, à tendre ou froisser une sonorité naturelle ample, léchée (La folla italiana), pour la transformer au besoin par des effets électroniques programmés (loops, boucles, delay) Globalement l’orchestre s’appuie sur un contexte de mélodies très chatoyantes (Ambre) On note une cohésion certaine, recherchée, voulue, entretenue. Pourtant nombre de développements, parties jouées en solo ou non, passent par un axe majeur trompette-guitare, lequel caractérise la musique fournie. S’impriment au passage des traces de chants italiens (exprimés autrefois aux côtés d’Aldo Romano), de folklores méditerranéens (Paolo Fresu a joué et enregistré avec le groupe vocal de polyphonie corse A Viletta), des couleurs d’un arc en ciel typique Miles (référence obligée du trompettiste) et de douceurs inscrites dans la lignée de Chet Baker (influence revendiquée mordicus) Ce moment de jazz de Paolo Fresu et de son Devil Quartet s’affiche pluriel, éclectique et marqué d’accentuations électriques (sur certains soli plus « hérissés » de Bebo Ferra (Satisfaction), en fermant les yeux, on entendrait presque le phrasé rageur de Pino Daniele, guitar heroe de la péninsule transalpine) Bref, voilà offerte sur scène une musique plutôt ouverte, directe et même festive dans ses atours. Un easy listening au bon sens du terme.

 

Robert Latxague