Jazz live
Publié le 8 Juil 2015

Têtes de jazz, Avignon, Petite Vengeance, Ozma, Jodet/Ambre Oz

 

Le pari lancé il y a trois ans à l’AJMI (« Association pour le jazz et les musiques improvisées ») de programmer, sous forme de co-production avec les structures, du jazz (et des musiques improvisées donc…) pendant le festival de théâtre se poursuit. La première journée aura vu des audiences très convenables, et ce « festival » à l’intérieur du grand se poursuivra jusqu’au 16 juillet.

 

Les musiciens de « Petite Vengeance » (Raphaël Quenehen, ts, ss, as, cornemuse, voix et Jérémie Piazza (dm, g) commencent à avoir l’habitude de me voir au premier rang, puisqu’aussi bien c’est la quatrième fois en deux mois que j’ai le plaisir de les entendre. Les tournées « Jazz Migration » ne sont pas un vain mot. Le concert d’hier, qui inaugurait la série de « Têtes de Jazz », aura été l’un des plus ouverts de la série, avec même de petites folies finales dans la reprise de cette fameuse chanson brésilienne qui assure un beau succès au duo à chaque fois, au point qu’ils sont en rupture de CD’s ! On signale d’ailleurs dans cet ordre d’idées la parution du nouvel opus de Papanosh, sous le titre « Oh Yeah Ho ! », un répertoire essentiellement basé sur des compositions de Charles Mingus (label Enja).

 

IMG 1720

                   Jérémie Piazza

 

Avec Tam de Villiers (g), Édouard Séro-Guillaume (el-b), Stéphane Scharlé (dm, electronics) et Jean-François Pey pour les images, Ozma présentait sa vision musicale et en images de la grande guerre. Une série de pièces souvent assez courtes, associées à des thématiques photographiques classiques (les tranchées, l’arrière, les hôpitaux, etc.), dont l’illustration musicale est traitée de façon droite, dénotative, sans recherche excessive d’effets décalées ou autres figures de style, forcément tentantes sur le sujet. Au bout du compte, on préfère cette franchise, ce nombre limité d’images, et au final une dernière séquence en projection 3D qui ne s’imposait peut-être pas, mais qui s’inscrit bien dans le propos général. 

 

Nous attendions avec impatience d’entendre le projet produit par la Cie « L’amour du loup » autour de Purcell, avec Christophe Jodet (b, el-b, loops) et Ambre Oz (voix). C’est de cette dernière qu’est partie l’idée de chanter Purcell avec un accompagnement de contrebasse, idée soutenue par le fait que la musique de Purcell, comme tant d’autres à son époque, repose en partie sur des lignes de basse sur lesquelles on peut broder. Voire improviser. Venue plutôt du conte que du lyrique, Ambre Oz chante Purcell avec un beau timbre plutôt sombre et grainé fin, elle n’utilise aucun des effets classiques du chant baroque, et s’orienterait plutôt, au bout du compte (et du conte) vers une tessiture de « pop music ». Dans ce récital, qui à donné à Christophe Jodet beaucoup de travail d’adaptation (deux instruments à faire jouer « ensemble », superposition des lignes par l’effet des boucles, etc.), l’air fameux de la mort de Didon a constitué un sommet très émouvant et très réussi, toutes les pièces (dont Ô Solitude) ont été jouées et chantées avec une sensibilité manifeste, un bel engagement, et vers la fin Ambre Oz est revenue à son art du conte, et des espaces de liberté se sont ouverts qui ne demandent qu’à être habités davantage. Ce récital ne laisse pas de surprendre, de déranger même, il n’est en rien indifférent par l’honnêteté des interprètes.

 

Aujourd’hui à 12.30 Donkey Monkey, puis les mêmes qu’hier, en en soirée le trio Journal Intime avec le bal des Faux-frères. Holà !!!

 

Philippe Méziat

 

 

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Le pari lancé il y a trois ans à l’AJMI (« Association pour le jazz et les musiques improvisées ») de programmer, sous forme de co-production avec les structures, du jazz (et des musiques improvisées donc…) pendant le festival de théâtre se poursuit. La première journée aura vu des audiences très convenables, et ce « festival » à l’intérieur du grand se poursuivra jusqu’au 16 juillet.

 

Les musiciens de « Petite Vengeance » (Raphaël Quenehen, ts, ss, as, cornemuse, voix et Jérémie Piazza (dm, g) commencent à avoir l’habitude de me voir au premier rang, puisqu’aussi bien c’est la quatrième fois en deux mois que j’ai le plaisir de les entendre. Les tournées « Jazz Migration » ne sont pas un vain mot. Le concert d’hier, qui inaugurait la série de « Têtes de Jazz », aura été l’un des plus ouverts de la série, avec même de petites folies finales dans la reprise de cette fameuse chanson brésilienne qui assure un beau succès au duo à chaque fois, au point qu’ils sont en rupture de CD’s ! On signale d’ailleurs dans cet ordre d’idées la parution du nouvel opus de Papanosh, sous le titre « Oh Yeah Ho ! », un répertoire essentiellement basé sur des compositions de Charles Mingus (label Enja).

 

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                   Jérémie Piazza

 

Avec Tam de Villiers (g), Édouard Séro-Guillaume (el-b), Stéphane Scharlé (dm, electronics) et Jean-François Pey pour les images, Ozma présentait sa vision musicale et en images de la grande guerre. Une série de pièces souvent assez courtes, associées à des thématiques photographiques classiques (les tranchées, l’arrière, les hôpitaux, etc.), dont l’illustration musicale est traitée de façon droite, dénotative, sans recherche excessive d’effets décalées ou autres figures de style, forcément tentantes sur le sujet. Au bout du compte, on préfère cette franchise, ce nombre limité d’images, et au final une dernière séquence en projection 3D qui ne s’imposait peut-être pas, mais qui s’inscrit bien dans le propos général. 

 

Nous attendions avec impatience d’entendre le projet produit par la Cie « L’amour du loup » autour de Purcell, avec Christophe Jodet (b, el-b, loops) et Ambre Oz (voix). C’est de cette dernière qu’est partie l’idée de chanter Purcell avec un accompagnement de contrebasse, idée soutenue par le fait que la musique de Purcell, comme tant d’autres à son époque, repose en partie sur des lignes de basse sur lesquelles on peut broder. Voire improviser. Venue plutôt du conte que du lyrique, Ambre Oz chante Purcell avec un beau timbre plutôt sombre et grainé fin, elle n’utilise aucun des effets classiques du chant baroque, et s’orienterait plutôt, au bout du compte (et du conte) vers une tessiture de « pop music ». Dans ce récital, qui à donné à Christophe Jodet beaucoup de travail d’adaptation (deux instruments à faire jouer « ensemble », superposition des lignes par l’effet des boucles, etc.), l’air fameux de la mort de Didon a constitué un sommet très émouvant et très réussi, toutes les pièces (dont Ô Solitude) ont été jouées et chantées avec une sensibilité manifeste, un bel engagement, et vers la fin Ambre Oz est revenue à son art du conte, et des espaces de liberté se sont ouverts qui ne demandent qu’à être habités davantage. Ce récital ne laisse pas de surprendre, de déranger même, il n’est en rien indifférent par l’honnêteté des interprètes.

 

Aujourd’hui à 12.30 Donkey Monkey, puis les mêmes qu’hier, en en soirée le trio Journal Intime avec le bal des Faux-frères. Holà !!!

 

Philippe Méziat

 

 

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Le pari lancé il y a trois ans à l’AJMI (« Association pour le jazz et les musiques improvisées ») de programmer, sous forme de co-production avec les structures, du jazz (et des musiques improvisées donc…) pendant le festival de théâtre se poursuit. La première journée aura vu des audiences très convenables, et ce « festival » à l’intérieur du grand se poursuivra jusqu’au 16 juillet.

 

Les musiciens de « Petite Vengeance » (Raphaël Quenehen, ts, ss, as, cornemuse, voix et Jérémie Piazza (dm, g) commencent à avoir l’habitude de me voir au premier rang, puisqu’aussi bien c’est la quatrième fois en deux mois que j’ai le plaisir de les entendre. Les tournées « Jazz Migration » ne sont pas un vain mot. Le concert d’hier, qui inaugurait la série de « Têtes de Jazz », aura été l’un des plus ouverts de la série, avec même de petites folies finales dans la reprise de cette fameuse chanson brésilienne qui assure un beau succès au duo à chaque fois, au point qu’ils sont en rupture de CD’s ! On signale d’ailleurs dans cet ordre d’idées la parution du nouvel opus de Papanosh, sous le titre « Oh Yeah Ho ! », un répertoire essentiellement basé sur des compositions de Charles Mingus (label Enja).

 

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                   Jérémie Piazza

 

Avec Tam de Villiers (g), Édouard Séro-Guillaume (el-b), Stéphane Scharlé (dm, electronics) et Jean-François Pey pour les images, Ozma présentait sa vision musicale et en images de la grande guerre. Une série de pièces souvent assez courtes, associées à des thématiques photographiques classiques (les tranchées, l’arrière, les hôpitaux, etc.), dont l’illustration musicale est traitée de façon droite, dénotative, sans recherche excessive d’effets décalées ou autres figures de style, forcément tentantes sur le sujet. Au bout du compte, on préfère cette franchise, ce nombre limité d’images, et au final une dernière séquence en projection 3D qui ne s’imposait peut-être pas, mais qui s’inscrit bien dans le propos général. 

 

Nous attendions avec impatience d’entendre le projet produit par la Cie « L’amour du loup » autour de Purcell, avec Christophe Jodet (b, el-b, loops) et Ambre Oz (voix). C’est de cette dernière qu’est partie l’idée de chanter Purcell avec un accompagnement de contrebasse, idée soutenue par le fait que la musique de Purcell, comme tant d’autres à son époque, repose en partie sur des lignes de basse sur lesquelles on peut broder. Voire improviser. Venue plutôt du conte que du lyrique, Ambre Oz chante Purcell avec un beau timbre plutôt sombre et grainé fin, elle n’utilise aucun des effets classiques du chant baroque, et s’orienterait plutôt, au bout du compte (et du conte) vers une tessiture de « pop music ». Dans ce récital, qui à donné à Christophe Jodet beaucoup de travail d’adaptation (deux instruments à faire jouer « ensemble », superposition des lignes par l’effet des boucles, etc.), l’air fameux de la mort de Didon a constitué un sommet très émouvant et très réussi, toutes les pièces (dont Ô Solitude) ont été jouées et chantées avec une sensibilité manifeste, un bel engagement, et vers la fin Ambre Oz est revenue à son art du conte, et des espaces de liberté se sont ouverts qui ne demandent qu’à être habités davantage. Ce récital ne laisse pas de surprendre, de déranger même, il n’est en rien indifférent par l’honnêteté des interprètes.

 

Aujourd’hui à 12.30 Donkey Monkey, puis les mêmes qu’hier, en en soirée le trio Journal Intime avec le bal des Faux-frères. Holà !!!

 

Philippe Méziat

 

 

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Le pari lancé il y a trois ans à l’AJMI (« Association pour le jazz et les musiques improvisées ») de programmer, sous forme de co-production avec les structures, du jazz (et des musiques improvisées donc…) pendant le festival de théâtre se poursuit. La première journée aura vu des audiences très convenables, et ce « festival » à l’intérieur du grand se poursuivra jusqu’au 16 juillet.

 

Les musiciens de « Petite Vengeance » (Raphaël Quenehen, ts, ss, as, cornemuse, voix et Jérémie Piazza (dm, g) commencent à avoir l’habitude de me voir au premier rang, puisqu’aussi bien c’est la quatrième fois en deux mois que j’ai le plaisir de les entendre. Les tournées « Jazz Migration » ne sont pas un vain mot. Le concert d’hier, qui inaugurait la série de « Têtes de Jazz », aura été l’un des plus ouverts de la série, avec même de petites folies finales dans la reprise de cette fameuse chanson brésilienne qui assure un beau succès au duo à chaque fois, au point qu’ils sont en rupture de CD’s ! On signale d’ailleurs dans cet ordre d’idées la parution du nouvel opus de Papanosh, sous le titre « Oh Yeah Ho ! », un répertoire essentiellement basé sur des compositions de Charles Mingus (label Enja).

 

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                   Jérémie Piazza

 

Avec Tam de Villiers (g), Édouard Séro-Guillaume (el-b), Stéphane Scharlé (dm, electronics) et Jean-François Pey pour les images, Ozma présentait sa vision musicale et en images de la grande guerre. Une série de pièces souvent assez courtes, associées à des thématiques photographiques classiques (les tranchées, l’arrière, les hôpitaux, etc.), dont l’illustration musicale est traitée de façon droite, dénotative, sans recherche excessive d’effets décalées ou autres figures de style, forcément tentantes sur le sujet. Au bout du compte, on préfère cette franchise, ce nombre limité d’images, et au final une dernière séquence en projection 3D qui ne s’imposait peut-être pas, mais qui s’inscrit bien dans le propos général. 

 

Nous attendions avec impatience d’entendre le projet produit par la Cie « L’amour du loup » autour de Purcell, avec Christophe Jodet (b, el-b, loops) et Ambre Oz (voix). C’est de cette dernière qu’est partie l’idée de chanter Purcell avec un accompagnement de contrebasse, idée soutenue par le fait que la musique de Purcell, comme tant d’autres à son époque, repose en partie sur des lignes de basse sur lesquelles on peut broder. Voire improviser. Venue plutôt du conte que du lyrique, Ambre Oz chante Purcell avec un beau timbre plutôt sombre et grainé fin, elle n’utilise aucun des effets classiques du chant baroque, et s’orienterait plutôt, au bout du compte (et du conte) vers une tessiture de « pop music ». Dans ce récital, qui à donné à Christophe Jodet beaucoup de travail d’adaptation (deux instruments à faire jouer « ensemble », superposition des lignes par l’effet des boucles, etc.), l’air fameux de la mort de Didon a constitué un sommet très émouvant et très réussi, toutes les pièces (dont Ô Solitude) ont été jouées et chantées avec une sensibilité manifeste, un bel engagement, et vers la fin Ambre Oz est revenue à son art du conte, et des espaces de liberté se sont ouverts qui ne demandent qu’à être habités davantage. Ce récital ne laisse pas de surprendre, de déranger même, il n’est en rien indifférent par l’honnêteté des interprètes.

 

Aujourd’hui à 12.30 Donkey Monkey, puis les mêmes qu’hier, en en soirée le trio Journal Intime avec le bal des Faux-frères. Holà !!!

 

Philippe Méziat