Jazz live
Publié le 12 Sep 2015

Le zèbre jazze en zigzag : tout un programme !

La 27° édition du festival « Jazzèbre » à Perpignan, et dans toute la région, ce sera du 25 septembre au 18 octobre de cette année, mais c’était déjà d’actualité hier soir en la « Casa Musicale » de 19.00 à 23.00, pour une présentation publique de l’ensemble du festival, un moment de dégustation conviviale et un concert, autrement dit déjà une belle soirée, et un avant-goût de ce qui attend les heureux amateurs de la région dans les semaines qui suivent.

 

Jamais la formule de Michel Leiris, « Jazz : jase en zigzag » n’aura été aussi justifiée, avec le zèbre bien sûr, qui trône chaque année (version XXL ou version « light ») dans les salles de concert, mais aussi avec les parcours que Yann Causse (directeur du festival) a prévu dans le département et même au-delà pour cette 27° édition. Comme j’étais invité à participer à cette présentation – insigne honneur – j’ai plaisir à en rendre compte, d’autant que ce n’est pas banal de voir plus de 250 personnes se presser dans la salle prévue à cet effet de la « Casa Musicale », assister à cette présentation de façon fervente, faire honneur ensuite aux adhésions à l’association et à la billetterie, avant de partager les verres de l’amitié et les tartines de la fraternité, puis de se retrouver pour un concert tout à fait décoiffant !

Ma jalousie était à son comble… de seulement imaginer quelque chose de voisin dans la capitale girondine… Ne rêvons pas ! Ce n’est pas demain qu’on verra pareille fête du jazz et des musiques qui lui sont tangentielles par ici. Alors apprécions : les concerts à Céret (le 26 septembre) avec Samuel Blaser (tb) et Gerry Hemingway (dm), puis le projet « Nzimbu » de Ray Lema, la randonnée pédestre avec pique-nique du 27 septembre à l’Ermitage de St-Férreol (Fanfare du Festival sous la direction de Daniel Malavergne, qui est venu lui-même la présenter), les opérations « Jazzèbre au cinéma » (Création musiques et images de Sylvain Kassap et projection du film « Ai Weiwei : never sorry »), et « Jazzèbre à l’hôpital » (« Jewish Songs » de Pierre Luc Bensoussan), « Jazzèbre dans l’Aude » avec le duo Airelle Besson/Nelson Veras au château de Prat de Cest (06 79 92 89 49 mais c’est déjà très plein), et « Jazzèbre au Théâtre de l’Archipel » avec Mélissa Von Vepy, Stephan Oliva, Claude Tchamitchian, Ramon Lopez, Christophe Monniot sur et à partir d’une BD de Fred. Déjà tout un programme en effet…

Les cyclistes dans mon genre (on connaît ma prédilection pour ce moyen de transport) ne sont pas oubliés : le 4 octobre randonnée cycliste et pique-nique (c’est une obsession) musical à St-Cyprien (le pique-nique est « tiré du sac » comme disent les alsaciens, le vin et le café sont offerts), avec le guitariste Mathis Haug et Stephan Notari (perc), voix), puis le zèbre file à l’Université le mardi 6 avec l’un des lauréats « Jazz Migration 2015 », « Auditive Connection« . Le 8 octobre, grande soirée dans la grande et belle salle du Théâtre de l’Archipel, avec deux moments très attendus et très forts : « MEC ! » ou « Philippe Torreton dit les mots d’Alain Leprest avec Edward Perraud« , puis la fameuse « Loving Suite Pour Birdy So » de Roberto Negro avec la fine équipe constituée du compositeur au piano, Federico Casagrande (el-g), Théo Ceccaldi (violon, alto), Valentin Ceccaldi (cello), Nicolas Bianco (b) et, je la cite en dernier pour mieux la distinguer, Élise Caron (voix, flûte). J’ai déjà, ici et ailleurs, suffisamment vanté les mérites de cette belle suite pour… inciter vivement à aller voir ça de plus près.

Le 10 octobre, on ne sait plus où donner de l’oreille : « Trio Barolo » à 18.00 (Caves Écoiffier, Pôle Machado), et Brad Mehldau en solo à 20.30 au Théâtre de l’Archipel. Vous voulez pique-niquer ? C’est le dimanche 11 octobre à Port-Vendres, avec Pulcinella !!! Le zèbre revient au Conservatoire le mardi 13 octobre, avec Donkey Monkey (là aussi, j’ai un peu déjà vanté la paire…, mais je me réjouis d’avance !) puis l’ONJ avec le programme « Europa Berlin ». Le final est grandiose : au Théâtre Municipal le 15 octobre à 20.30, solo de Vincent Courtois, qui fut et est donc encore l’invité fil rouge de Jazzèbre en 2015. Trois concerts le lendemain (même lieu), avec Palomar (Patrick Vaillant, Daniel Malavergne, Frédéric Cavallin), puis « Bandes Originales », le troisième volet des aventures de Vincent Courtois avec Daniel Erdmann (ts) et Robin Fincker (ts), et enfin « Silk and Salt Melodies », Louis Sclavis en quartet avec Gilles Coronado (g), Benjamin Moussay (claviers) et Kevyan Chemirani (perc). Le samedi 17, trois concerts encore au Théâtre, Raphaël Schwab (b) et Julien Soro (as), lauréats Jazz Migration 2016 (le zèbre est toujours en avance d’un coup), puis le grand ensemble Koa et Ambrose Akinmusire pour finir. Le lendemain dimanche, devinez… pique-nique final ! Sur les allées Maillol. J’y serai.

Le concert : « Décapotable sur la corniche » : Arthur Daygue (comp, g, clavier, sampler, textes), Vladimir Vilar-Mercader (ts, bass-sax), Marc Maffiolo (ts, ss), Fabien Rimbaud (dm, textes)

Décapotable sans doute, décapant c’est sûr ! Sous la conduite d’Arthur Daygue, ce quartet passe à la moulinette la presse « people » de façon drôlatique, en propulsant de façon très énergique les deux saxophones, sous l’impulsion d’une batterie très appuyée. Une oeuvre sous forme de « work In progress » (ils sortaient d’une période de résidence) qui ne demandera qu’à se trouver mieux encore. Sur le concert de vendredi soir, peut-être encore un peu brut, on pressent de belles possibilités.

C’est dans cette ambiance vigoureuse que s’est achevée la présentation du zèbre 2015. Vivement le mois d’octobre !!!

Philippe Méziat

 

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La 27° édition du festival « Jazzèbre » à Perpignan, et dans toute la région, ce sera du 25 septembre au 18 octobre de cette année, mais c’était déjà d’actualité hier soir en la « Casa Musicale » de 19.00 à 23.00, pour une présentation publique de l’ensemble du festival, un moment de dégustation conviviale et un concert, autrement dit déjà une belle soirée, et un avant-goût de ce qui attend les heureux amateurs de la région dans les semaines qui suivent.

 

Jamais la formule de Michel Leiris, « Jazz : jase en zigzag » n’aura été aussi justifiée, avec le zèbre bien sûr, qui trône chaque année (version XXL ou version « light ») dans les salles de concert, mais aussi avec les parcours que Yann Causse (directeur du festival) a prévu dans le département et même au-delà pour cette 27° édition. Comme j’étais invité à participer à cette présentation – insigne honneur – j’ai plaisir à en rendre compte, d’autant que ce n’est pas banal de voir plus de 250 personnes se presser dans la salle prévue à cet effet de la « Casa Musicale », assister à cette présentation de façon fervente, faire honneur ensuite aux adhésions à l’association et à la billetterie, avant de partager les verres de l’amitié et les tartines de la fraternité, puis de se retrouver pour un concert tout à fait décoiffant !

Ma jalousie était à son comble… de seulement imaginer quelque chose de voisin dans la capitale girondine… Ne rêvons pas ! Ce n’est pas demain qu’on verra pareille fête du jazz et des musiques qui lui sont tangentielles par ici. Alors apprécions : les concerts à Céret (le 26 septembre) avec Samuel Blaser (tb) et Gerry Hemingway (dm), puis le projet « Nzimbu » de Ray Lema, la randonnée pédestre avec pique-nique du 27 septembre à l’Ermitage de St-Férreol (Fanfare du Festival sous la direction de Daniel Malavergne, qui est venu lui-même la présenter), les opérations « Jazzèbre au cinéma » (Création musiques et images de Sylvain Kassap et projection du film « Ai Weiwei : never sorry »), et « Jazzèbre à l’hôpital » (« Jewish Songs » de Pierre Luc Bensoussan), « Jazzèbre dans l’Aude » avec le duo Airelle Besson/Nelson Veras au château de Prat de Cest (06 79 92 89 49 mais c’est déjà très plein), et « Jazzèbre au Théâtre de l’Archipel » avec Mélissa Von Vepy, Stephan Oliva, Claude Tchamitchian, Ramon Lopez, Christophe Monniot sur et à partir d’une BD de Fred. Déjà tout un programme en effet…

Les cyclistes dans mon genre (on connaît ma prédilection pour ce moyen de transport) ne sont pas oubliés : le 4 octobre randonnée cycliste et pique-nique (c’est une obsession) musical à St-Cyprien (le pique-nique est « tiré du sac » comme disent les alsaciens, le vin et le café sont offerts), avec le guitariste Mathis Haug et Stephan Notari (perc), voix), puis le zèbre file à l’Université le mardi 6 avec l’un des lauréats « Jazz Migration 2015 », « Auditive Connection« . Le 8 octobre, grande soirée dans la grande et belle salle du Théâtre de l’Archipel, avec deux moments très attendus et très forts : « MEC ! » ou « Philippe Torreton dit les mots d’Alain Leprest avec Edward Perraud« , puis la fameuse « Loving Suite Pour Birdy So » de Roberto Negro avec la fine équipe constituée du compositeur au piano, Federico Casagrande (el-g), Théo Ceccaldi (violon, alto), Valentin Ceccaldi (cello), Nicolas Bianco (b) et, je la cite en dernier pour mieux la distinguer, Élise Caron (voix, flûte). J’ai déjà, ici et ailleurs, suffisamment vanté les mérites de cette belle suite pour… inciter vivement à aller voir ça de plus près.

Le 10 octobre, on ne sait plus où donner de l’oreille : « Trio Barolo » à 18.00 (Caves Écoiffier, Pôle Machado), et Brad Mehldau en solo à 20.30 au Théâtre de l’Archipel. Vous voulez pique-niquer ? C’est le dimanche 11 octobre à Port-Vendres, avec Pulcinella !!! Le zèbre revient au Conservatoire le mardi 13 octobre, avec Donkey Monkey (là aussi, j’ai un peu déjà vanté la paire…, mais je me réjouis d’avance !) puis l’ONJ avec le programme « Europa Berlin ». Le final est grandiose : au Théâtre Municipal le 15 octobre à 20.30, solo de Vincent Courtois, qui fut et est donc encore l’invité fil rouge de Jazzèbre en 2015. Trois concerts le lendemain (même lieu), avec Palomar (Patrick Vaillant, Daniel Malavergne, Frédéric Cavallin), puis « Bandes Originales », le troisième volet des aventures de Vincent Courtois avec Daniel Erdmann (ts) et Robin Fincker (ts), et enfin « Silk and Salt Melodies », Louis Sclavis en quartet avec Gilles Coronado (g), Benjamin Moussay (claviers) et Kevyan Chemirani (perc). Le samedi 17, trois concerts encore au Théâtre, Raphaël Schwab (b) et Julien Soro (as), lauréats Jazz Migration 2016 (le zèbre est toujours en avance d’un coup), puis le grand ensemble Koa et Ambrose Akinmusire pour finir. Le lendemain dimanche, devinez… pique-nique final ! Sur les allées Maillol. J’y serai.

Le concert : « Décapotable sur la corniche » : Arthur Daygue (comp, g, clavier, sampler, textes), Vladimir Vilar-Mercader (ts, bass-sax), Marc Maffiolo (ts, ss), Fabien Rimbaud (dm, textes)

Décapotable sans doute, décapant c’est sûr ! Sous la conduite d’Arthur Daygue, ce quartet passe à la moulinette la presse « people » de façon drôlatique, en propulsant de façon très énergique les deux saxophones, sous l’impulsion d’une batterie très appuyée. Une oeuvre sous forme de « work In progress » (ils sortaient d’une période de résidence) qui ne demandera qu’à se trouver mieux encore. Sur le concert de vendredi soir, peut-être encore un peu brut, on pressent de belles possibilités.

C’est dans cette ambiance vigoureuse que s’est achevée la présentation du zèbre 2015. Vivement le mois d’octobre !!!

Philippe Méziat

 

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La 27° édition du festival « Jazzèbre » à Perpignan, et dans toute la région, ce sera du 25 septembre au 18 octobre de cette année, mais c’était déjà d’actualité hier soir en la « Casa Musicale » de 19.00 à 23.00, pour une présentation publique de l’ensemble du festival, un moment de dégustation conviviale et un concert, autrement dit déjà une belle soirée, et un avant-goût de ce qui attend les heureux amateurs de la région dans les semaines qui suivent.

 

Jamais la formule de Michel Leiris, « Jazz : jase en zigzag » n’aura été aussi justifiée, avec le zèbre bien sûr, qui trône chaque année (version XXL ou version « light ») dans les salles de concert, mais aussi avec les parcours que Yann Causse (directeur du festival) a prévu dans le département et même au-delà pour cette 27° édition. Comme j’étais invité à participer à cette présentation – insigne honneur – j’ai plaisir à en rendre compte, d’autant que ce n’est pas banal de voir plus de 250 personnes se presser dans la salle prévue à cet effet de la « Casa Musicale », assister à cette présentation de façon fervente, faire honneur ensuite aux adhésions à l’association et à la billetterie, avant de partager les verres de l’amitié et les tartines de la fraternité, puis de se retrouver pour un concert tout à fait décoiffant !

Ma jalousie était à son comble… de seulement imaginer quelque chose de voisin dans la capitale girondine… Ne rêvons pas ! Ce n’est pas demain qu’on verra pareille fête du jazz et des musiques qui lui sont tangentielles par ici. Alors apprécions : les concerts à Céret (le 26 septembre) avec Samuel Blaser (tb) et Gerry Hemingway (dm), puis le projet « Nzimbu » de Ray Lema, la randonnée pédestre avec pique-nique du 27 septembre à l’Ermitage de St-Férreol (Fanfare du Festival sous la direction de Daniel Malavergne, qui est venu lui-même la présenter), les opérations « Jazzèbre au cinéma » (Création musiques et images de Sylvain Kassap et projection du film « Ai Weiwei : never sorry »), et « Jazzèbre à l’hôpital » (« Jewish Songs » de Pierre Luc Bensoussan), « Jazzèbre dans l’Aude » avec le duo Airelle Besson/Nelson Veras au château de Prat de Cest (06 79 92 89 49 mais c’est déjà très plein), et « Jazzèbre au Théâtre de l’Archipel » avec Mélissa Von Vepy, Stephan Oliva, Claude Tchamitchian, Ramon Lopez, Christophe Monniot sur et à partir d’une BD de Fred. Déjà tout un programme en effet…

Les cyclistes dans mon genre (on connaît ma prédilection pour ce moyen de transport) ne sont pas oubliés : le 4 octobre randonnée cycliste et pique-nique (c’est une obsession) musical à St-Cyprien (le pique-nique est « tiré du sac » comme disent les alsaciens, le vin et le café sont offerts), avec le guitariste Mathis Haug et Stephan Notari (perc), voix), puis le zèbre file à l’Université le mardi 6 avec l’un des lauréats « Jazz Migration 2015 », « Auditive Connection« . Le 8 octobre, grande soirée dans la grande et belle salle du Théâtre de l’Archipel, avec deux moments très attendus et très forts : « MEC ! » ou « Philippe Torreton dit les mots d’Alain Leprest avec Edward Perraud« , puis la fameuse « Loving Suite Pour Birdy So » de Roberto Negro avec la fine équipe constituée du compositeur au piano, Federico Casagrande (el-g), Théo Ceccaldi (violon, alto), Valentin Ceccaldi (cello), Nicolas Bianco (b) et, je la cite en dernier pour mieux la distinguer, Élise Caron (voix, flûte). J’ai déjà, ici et ailleurs, suffisamment vanté les mérites de cette belle suite pour… inciter vivement à aller voir ça de plus près.

Le 10 octobre, on ne sait plus où donner de l’oreille : « Trio Barolo » à 18.00 (Caves Écoiffier, Pôle Machado), et Brad Mehldau en solo à 20.30 au Théâtre de l’Archipel. Vous voulez pique-niquer ? C’est le dimanche 11 octobre à Port-Vendres, avec Pulcinella !!! Le zèbre revient au Conservatoire le mardi 13 octobre, avec Donkey Monkey (là aussi, j’ai un peu déjà vanté la paire…, mais je me réjouis d’avance !) puis l’ONJ avec le programme « Europa Berlin ». Le final est grandiose : au Théâtre Municipal le 15 octobre à 20.30, solo de Vincent Courtois, qui fut et est donc encore l’invité fil rouge de Jazzèbre en 2015. Trois concerts le lendemain (même lieu), avec Palomar (Patrick Vaillant, Daniel Malavergne, Frédéric Cavallin), puis « Bandes Originales », le troisième volet des aventures de Vincent Courtois avec Daniel Erdmann (ts) et Robin Fincker (ts), et enfin « Silk and Salt Melodies », Louis Sclavis en quartet avec Gilles Coronado (g), Benjamin Moussay (claviers) et Kevyan Chemirani (perc). Le samedi 17, trois concerts encore au Théâtre, Raphaël Schwab (b) et Julien Soro (as), lauréats Jazz Migration 2016 (le zèbre est toujours en avance d’un coup), puis le grand ensemble Koa et Ambrose Akinmusire pour finir. Le lendemain dimanche, devinez… pique-nique final ! Sur les allées Maillol. J’y serai.

Le concert : « Décapotable sur la corniche » : Arthur Daygue (comp, g, clavier, sampler, textes), Vladimir Vilar-Mercader (ts, bass-sax), Marc Maffiolo (ts, ss), Fabien Rimbaud (dm, textes)

Décapotable sans doute, décapant c’est sûr ! Sous la conduite d’Arthur Daygue, ce quartet passe à la moulinette la presse « people » de façon drôlatique, en propulsant de façon très énergique les deux saxophones, sous l’impulsion d’une batterie très appuyée. Une oeuvre sous forme de « work In progress » (ils sortaient d’une période de résidence) qui ne demandera qu’à se trouver mieux encore. Sur le concert de vendredi soir, peut-être encore un peu brut, on pressent de belles possibilités.

C’est dans cette ambiance vigoureuse que s’est achevée la présentation du zèbre 2015. Vivement le mois d’octobre !!!

Philippe Méziat

 

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La 27° édition du festival « Jazzèbre » à Perpignan, et dans toute la région, ce sera du 25 septembre au 18 octobre de cette année, mais c’était déjà d’actualité hier soir en la « Casa Musicale » de 19.00 à 23.00, pour une présentation publique de l’ensemble du festival, un moment de dégustation conviviale et un concert, autrement dit déjà une belle soirée, et un avant-goût de ce qui attend les heureux amateurs de la région dans les semaines qui suivent.

 

Jamais la formule de Michel Leiris, « Jazz : jase en zigzag » n’aura été aussi justifiée, avec le zèbre bien sûr, qui trône chaque année (version XXL ou version « light ») dans les salles de concert, mais aussi avec les parcours que Yann Causse (directeur du festival) a prévu dans le département et même au-delà pour cette 27° édition. Comme j’étais invité à participer à cette présentation – insigne honneur – j’ai plaisir à en rendre compte, d’autant que ce n’est pas banal de voir plus de 250 personnes se presser dans la salle prévue à cet effet de la « Casa Musicale », assister à cette présentation de façon fervente, faire honneur ensuite aux adhésions à l’association et à la billetterie, avant de partager les verres de l’amitié et les tartines de la fraternité, puis de se retrouver pour un concert tout à fait décoiffant !

Ma jalousie était à son comble… de seulement imaginer quelque chose de voisin dans la capitale girondine… Ne rêvons pas ! Ce n’est pas demain qu’on verra pareille fête du jazz et des musiques qui lui sont tangentielles par ici. Alors apprécions : les concerts à Céret (le 26 septembre) avec Samuel Blaser (tb) et Gerry Hemingway (dm), puis le projet « Nzimbu » de Ray Lema, la randonnée pédestre avec pique-nique du 27 septembre à l’Ermitage de St-Férreol (Fanfare du Festival sous la direction de Daniel Malavergne, qui est venu lui-même la présenter), les opérations « Jazzèbre au cinéma » (Création musiques et images de Sylvain Kassap et projection du film « Ai Weiwei : never sorry »), et « Jazzèbre à l’hôpital » (« Jewish Songs » de Pierre Luc Bensoussan), « Jazzèbre dans l’Aude » avec le duo Airelle Besson/Nelson Veras au château de Prat de Cest (06 79 92 89 49 mais c’est déjà très plein), et « Jazzèbre au Théâtre de l’Archipel » avec Mélissa Von Vepy, Stephan Oliva, Claude Tchamitchian, Ramon Lopez, Christophe Monniot sur et à partir d’une BD de Fred. Déjà tout un programme en effet…

Les cyclistes dans mon genre (on connaît ma prédilection pour ce moyen de transport) ne sont pas oubliés : le 4 octobre randonnée cycliste et pique-nique (c’est une obsession) musical à St-Cyprien (le pique-nique est « tiré du sac » comme disent les alsaciens, le vin et le café sont offerts), avec le guitariste Mathis Haug et Stephan Notari (perc), voix), puis le zèbre file à l’Université le mardi 6 avec l’un des lauréats « Jazz Migration 2015 », « Auditive Connection« . Le 8 octobre, grande soirée dans la grande et belle salle du Théâtre de l’Archipel, avec deux moments très attendus et très forts : « MEC ! » ou « Philippe Torreton dit les mots d’Alain Leprest avec Edward Perraud« , puis la fameuse « Loving Suite Pour Birdy So » de Roberto Negro avec la fine équipe constituée du compositeur au piano, Federico Casagrande (el-g), Théo Ceccaldi (violon, alto), Valentin Ceccaldi (cello), Nicolas Bianco (b) et, je la cite en dernier pour mieux la distinguer, Élise Caron (voix, flûte). J’ai déjà, ici et ailleurs, suffisamment vanté les mérites de cette belle suite pour… inciter vivement à aller voir ça de plus près.

Le 10 octobre, on ne sait plus où donner de l’oreille : « Trio Barolo » à 18.00 (Caves Écoiffier, Pôle Machado), et Brad Mehldau en solo à 20.30 au Théâtre de l’Archipel. Vous voulez pique-niquer ? C’est le dimanche 11 octobre à Port-Vendres, avec Pulcinella !!! Le zèbre revient au Conservatoire le mardi 13 octobre, avec Donkey Monkey (là aussi, j’ai un peu déjà vanté la paire…, mais je me réjouis d’avance !) puis l’ONJ avec le programme « Europa Berlin ». Le final est grandiose : au Théâtre Municipal le 15 octobre à 20.30, solo de Vincent Courtois, qui fut et est donc encore l’invité fil rouge de Jazzèbre en 2015. Trois concerts le lendemain (même lieu), avec Palomar (Patrick Vaillant, Daniel Malavergne, Frédéric Cavallin), puis « Bandes Originales », le troisième volet des aventures de Vincent Courtois avec Daniel Erdmann (ts) et Robin Fincker (ts), et enfin « Silk and Salt Melodies », Louis Sclavis en quartet avec Gilles Coronado (g), Benjamin Moussay (claviers) et Kevyan Chemirani (perc). Le samedi 17, trois concerts encore au Théâtre, Raphaël Schwab (b) et Julien Soro (as), lauréats Jazz Migration 2016 (le zèbre est toujours en avance d’un coup), puis le grand ensemble Koa et Ambrose Akinmusire pour finir. Le lendemain dimanche, devinez… pique-nique final ! Sur les allées Maillol. J’y serai.

Le concert : « Décapotable sur la corniche » : Arthur Daygue (comp, g, clavier, sampler, textes), Vladimir Vilar-Mercader (ts, bass-sax), Marc Maffiolo (ts, ss), Fabien Rimbaud (dm, textes)

Décapotable sans doute, décapant c’est sûr ! Sous la conduite d’Arthur Daygue, ce quartet passe à la moulinette la presse « people » de façon drôlatique, en propulsant de façon très énergique les deux saxophones, sous l’impulsion d’une batterie très appuyée. Une oeuvre sous forme de « work In progress » (ils sortaient d’une période de résidence) qui ne demandera qu’à se trouver mieux encore. Sur le concert de vendredi soir, peut-être encore un peu brut, on pressent de belles possibilités.

C’est dans cette ambiance vigoureuse que s’est achevée la présentation du zèbre 2015. Vivement le mois d’octobre !!!

Philippe Méziat