Jazzaldia San Sebastian (1) : David Murray, Azar Lawrence & Joe Lovano célèbrent Coltrane - Jazz Magazine
Jazz live
Publié le 29 Juil 2026

Jazzaldia San Sebastian (1) : David Murray, Azar Lawrence & Joe Lovano célèbrent Coltrane

Jazzaldia, le Festival de jazz de San Sebastian/Doniostia (Euskadi, Espagne) célébrait en cette fin de mois de juillet sa 61e édition. Occasion d’une dernière programmation pour Miguel Martin, Directeur du festival depuis plus de 40 ans de passer la main. Sur la scène emblématique de la Plaza de la Trinidad, au coeur de la vieille ville, il a reçu des mains du maire Jon Insausti le prix Donostiako Jazzaldia, pour son action, son engagement pour le rayonnement que cet évènement musical de renommée mondiale a constitué en faveur de la cité basque, capitale de la province de Guipuzcoa. Jazzaldia, c’est cinq jours de musiques quasi non stop de 11 heures du matin à 2 heures le lendemain, soixante dix concerts répartis sur dix scènes plein centre ville. Dont près de la moitié de concerts gratuits…Le festival basque accueille également depuis!s quelques années l’opération dite Jazzeñe, organisée sur la scène du Théâtre Victoria Eugenia, en collaboration avec la SGAE, société de droits d’auteurs espagnole équivalente à la SACEM en France. Huit groupes de musiciens ibériques sont sélectionnés par un jury de professionnels du secteur afin de se produire devant le public du festival, mais également face à une dizaine d’organisateurs-programmateurs de festivals européens susceptibles d’accueillir ces musiciens en devenir sur leurs scènes propres.

Miguel Martin, lauréat

22 jullet

Scène Fnac Gunea

Les Marco Mezquida (p), Martin Martinez (cello), Aleix Tobías (p

Marco Mezquida

« Tactil » s’égrène sous la passage fourni de goélands volant en escadrille à quelques mètres de la plage  de la Zurriola, paradis des surfeurs donostiarras locaux. Le titre éponyme du récent album offre en live de réjouissantes mélodies bercée  une rythmique singulière dans son instrumentation. Bien sûr le cadre -vision de l’océan en horizon, fraîcheur du souffle du vent d’ouest- offre un certain déterminisme à la musique, le soleil couchant dardant à l’horizontale. Chez le pianiste catalan le mouvement d’une danse n’est trouve jamais trop loin, trop caché. Il de profile déjà dans une introduction qui roule en ce sens. Un élan qui n’obère en rien la volonté parallèle de Mezquida à aller chercher le poids de notes qui parlent clairs, qui font accent (Cavalcanti)  Le kit de tambours et cymbales, mi-percussions mi-batterie transmet  rythme régulier et imprime couleurs en bonus. Le violoncelle joué comme une basse ajoute à la pulsion. On sent une cohésion évidente au bout de tant de concerts « À vrai dire on les a multiplié  depuis 10 ans dans le monde… » Entre eux, fruit de l’expérience vécue dans ce triangle transparaît une recherche d’échange, de dialogue partagé. Jusques et y compris des parties d’improvisation jubilatoires.

Alexis Tobias

Source d’une cohésion certaine du piano de Mezquida ressort un toucher tout en nuances. Mais surtout et avant toute choses un phrasé volubile facteur d’accélération en intensité ou puissance. De quoi en effet de paroxysme faire lever le pianiste de son Sète, s’arc-bouter sur le clavier. Autre climat, autre moment: il se penche sur le ventre du piano pour produire en grappes de notes grattées à même les cordes de l’instrument les notes d’une mélodie  miniature, entre chanson et plan d’hymne modélisé. Le pianiste, dans ses présentations veille à faire passer, souriant, un message volontairement humaniste «… solidarité entre les peuples, respect des différences d’origine, de genre,  de cultures, effort pour la conservation de la nature… »

Dans les contenus de sa musique Mezquida veille à aborder également des reliefs, des colorations différentes: merengue, blues, folklores méditerranéens. Langage pluriel en notes  de texture tactile.

23 juillet

Museo SanTelmo

Bruce Bart (p),  Bart Archer (b)

Bruce Bart est un musicien que l’on ne voit pas souvent sur des scènes françaises. Il joue en revanche fréquemment sur le sol espagnol. Il s’y déclare amoureux du Porgy and Bess de Georges Gerschwin. De quoi se lancer dans un Summertiime de facture plutôt mainstream.  Nolin sans un solo plutôt spectaculaire féd la part du bassiste en Archer. Les parties de piano se trouvent être jouées plutôt mode clean. Surviennent de temps à autre quelques rafales d’accords placées à dessein pour  manifester la tension. Autre référence explicitée: celle de Duke exposée fidèle, sage, mesurée. Un piano tranquille d’approche. 

Theatro Victoria Eugenia

Sélection « Jazzeñe »

Angie Obin (fl), Gorka Benitez (ts, fl), Diego Hervalajo (p), Masa Kamaguchi (b), Estefanîa Chamorro (dm)

Angie Obbin

Comment dire ? La musique du quartet défile sans relief prononcé. Des compositions  viennent bien cadrées. D’autres suivent  en séquences de tentatives de déconstruction.  volontaire. Le matériau dès lors flotte à l’évidence, dépourvu du volume nécessaire. Dommage qu’un soliste comme Gorka Benitez s’en trouve quelque peu sous utilisé.

Noa Lur ( voc), Tony Pereyra (g), David Sanchez (p, clav), Ander Garcia (b), David Fernandez (dm)

En mal d’explication a chanteuse parle beaucoup… Une voix assurée, plutôt grave naturellement. Mais dotée d’une puissance certaine lorsque il s’agit de pointer vers d’autre registre. On la sent très à l’aise, marque de « métier » question scène. Forte de  cette présence, elle  exploite au mieux le background de l’orchestre. Des sonorités plus rock (rôle de la guitare en contrechants, solos lardés de quelques plans acides ) Un set bien rempli. Question toutefois: pourquoi désormais rencontre-t-on chez nombre de  ces groupes sélectionnés par et pour Jazzeñe qui font démonstration devant d’éventuels organisateurs de concerts ou festivals étrangers, pouquoi donc ce besoin -cette obligation ?- de faire systématiquement chanter la salle sur des onomatopées forcément simplistes ?

Auditorio Kursaal

Samara Joy (voc ), Conor Roher (p), Eil Fenigold (tb), Jason Charos (tp), David Mason (as), Kendrick McCallister (ts), Marty Jaffe(b), Evan Sherman dm)

Samara Joy

La grande salle est pleine à craquer évidemment. Concert « sold out / no hay billetes » pour celle que l’on annonce comme la nouvelle diva de la soul « C’est mon premier concert en Espagne… » Il débute par un emprunt à un titre de Billy Strayhorn. Tremplin pour affirmer une voix d’or, pleine, malléable souple dans chacune des intonations. Toute de puissance et de contrôle. En façade d’un orchestre dimensionné à quatre cuivres producteur-exécuteur d’arrangements millimétrés de facture très classique. En place évidemment. Groupe clean d’allure, costard -cravate. Discipliné dans le boulot: solos pris les uns derrière les autres, clairs, bien faits. Un ordonnancement prononcé renforcé par la façon préparée de la chanteuse à veiller à se positionner sur le côté, laissant l’orchestre visible en premier plan pour les parties instrumentales.

« Minhala Saudade » du brésilien Donato. Le vocal se fait plus sucré, le développement solo du ténor révèle un son chaud, feutré. sans doute le plus personnel, original de l’orchestre. Qu’importe à Samara Joy la performance, celle d’un voyage ciblé passant d’une extrême à l’autre de la tessiture, du grave au suraigu. La nature du chant, volume de temps forts ou de basse température demeure en totale maîtrise. Le plus original dans ce traitement hors pair restera sans doute celui offert à deux titres standards de Thelonious Monk : Ruby may dear perlé d’une intro ligne de voix pure basse, syllabes déclinées en légère retenue, mode soft calqué sur les notes, effet de relief appuyé type cantatrice d’opéra. Monk s  Mood, interprété au naturel, swing libéré…Les chansons  procèdent d’un choix de standards assumés sauf une incursion nouvelle avouée un livre à la main pour lire le texte « c’est une nouveauté pour moi, une première de chanter en espagnol … » 

La voix, le chant laisse la porte ouverte à une certaine émotion. Pour le reste, le travail collectif instrumenta à proprement parler, on reste sur une impression de travail bien fait, minutieux, cadré. Me revient alors à la mémoire cette annonce du présentateur de la matinale d’Inter: « Maintenant on va écouter le titre du nouvel album d’une jeune chanteuse anglaise, on la dit probable future diva de la soul music… » Une diva en préparation, programmée, encadrée dans son parcours work in progress dans l’optique  de séduire le plus large public possible ? 

Plaza de la Trinidad

David Murr(ay (ts)., Martha Sanchez (p) Francesca Cimelli (voc ), Luke Stewart (b), Russel Carter (dm)

David Murray lauréat Prix Donostiako Jazzaldia

La race des grands soufflants, un ténor qui roule, qui charrie, qui rugit dans un courant de souffles en continu. Un son épais, dark, dense: David Murray tel qu‘en lu même depuis l’époque au siècle dernier du World Saxophone Quartet, entouré ici de jeunes musiciens..et une musiciienne: Martha Sanchez, pianiste originaire de Pamplona pas si loin dans la province de Navarre voisine. Dans la veine de ce jazz tracé d’hier à aujourd’hui en ligne continue, le saxophoniste n’oublie pas pour autant les skills la marque de l’empreinte de la tradition tel l’exposé clair, immédiatement lisible du thème fut-il notoirement transgresse par la suite.  

Marta Sanchez

Surprise: Francesca Cimelli, toute de blanc vêtue récite un texte « Oiseau de paradis »  en Français tandis que le quartet s’immerge dans le groove… Long, très, trop long le moment à pensé sensé apporter  un zeste de poésie…avec la voix bientôt recoiuverte par le flux musical. 

En revanche, la phase suivante opérée en trio, hors sax,  offre un piano en liberté non surveillée , allternamce de grapes d’accords et de notes lancées en échappée belle.

David Murray, Luke Stewart

David Murray revient pour un jeu à notes offertes pleine question son, découpe en phrases claires, sonorité légèrement saturée, plein feeling. Grande tradition du ténor pour un jazz clairement assumé. Break : Martha Samche enchaine en position solo alliant un jeu savant et attractif à la fois. Ténor rutilant, quartet mis en fonction intense. Et c’est a nouveau le furia sur un tempo très soul. Fin.

Joe Lovano (ts), Julian Lage (g),  Santi Debriano (b), Will Calhoun (dm)

Joe Lovano

Joe Lovano, un ténor dans son genre , un sax qui recherche, un jazz qui ne se contente pas de l’acquis.: ainsi choisit-il d’inclure dans son quartet Julien Lange lui même connu dans sa génération pour ambitionner sans bruit, fils prodigue de Bill Frisell son mentor, de réactiver, régénérer le sillon guitare dans le jazz.  Lovano possède sa sonorité de ténor pour sur. Son parcours témoigne également d’un rôle tenu  depuis ds années d’ empécheur de tourner en rond sur cet instrument ô combien emblématique du jazz. La scène ici encore pour Jazzaldia le révèle : attaques directes, franches sur l’anche, phrases éclairs, traits en flèches de cuivre aiguisées. Il soigne l’échange avec la guitare sur le canevas d’une rythmique (Will Calhoun, batteur expert sur les caisses)  qui oubliant  le carcan des barres de mesure se lâche à son tour de concert

Julian Lage

Dans les contours, les nuances de son jeu Joe Lovano tellement en maîtrise techniquement ne s’épargne pas d’instiller dans ses pharses une certaine dose de  finessessse. Julian Lage, en réponse directe, inspiré, facilite le  en mouvement adéquat. Souffle, c’est le cas de le dire eu égard au talent du saxophoniste,  dans cet exercice jazz très actuel un vent de liberté, une prise de risque formel assumée. Comme dans le cas de David Murray lui aussi récompensé du prix de la ville de San Sebastián, Jazzaldia ne s’est pas trompé de cible. Juste lauréat.

24 juillet

Musée San Telmo

Benito Gonzalez (p)

Benito Gonzalez

Le cloître en sa moitié, le piano toujours placé à l’équerre de la voûte, à l’angle droit. Chez le pianiste originaire du Venezuela, installé à New York et nominé deux fois au Grammys, le piano s’affiche généreux en ce qu‘il génère dans le flot de notes ininterrompu peu d’intervalle, pas de silence ou presque en point de séparation. Un tantinet bavard sinon expansif à l’extrême notre musicien jazz latino. Une musicalité certaine s’impose dans le va et vient tactile tout de même. Benito Gonzalez dit s’inspirer «  de los grandes » :  Monk -cela s’entend  direct via les brisures- Hancock, Mc Coy Tyner- le poinçonnement d’accords doublés piano forte- et Chucho Valdes bien sûr (deux de ses des compositions jouées à le suite, riches en sucs mélodiques ) autre volubile prolixe notoire du clavier…Il ajoute paradoxalement « Ici dans ce décor je retrouve une intimité semblable à celle de mon appartement de New York «  Ah bon ?

Teatro Victoria Eugenia

Sélection « Jazzeñe »

Pleto : Aba Gil Acaytuno (as, électr)

Pleto

Elle attaque au beau milieu des spectateurs, seule armée de son alto en feu continu.. Posture originale déjà. Dans son halo de lumière revenue plein centre de la scène avec comme compagnie un tambour posé sur trépied plus ses machines invisibles déclenchées par pédales interposées Aba Gil Acaytuno joue la Femme Orchestre.  Jaillissent divers éléments de musique repris en boucles via l’effet loop doublés de chorus de sax en surimpression mais enrichis également en simultané, du chant et de la percussion alternativement.  Le tout mixé, adapté en direct. Fière de ses origines la saxophoniste dédie un thème « aux pins de mon île des Canaries » 

Défilent ainsi des lignes musicales répétitives chacun des éléments sonores étant traité en numérique dans un mouvement circulaire. La voix intervient à des moments choisIs, vocal différent présent en arrière plan. Chant façon choral baroque par exemple. Ou encore un tango populaire canario. Lequel affirme-t-elle fait le lien avec « les influences de l’Afrique qui n’est pas s loin de notre île… avec l’aide du tambour »

Brillant et original à la fois.

El Gran Ra: Raul Marquez (vln), David Sancho (p), Fran Gayo (dm)

Raul Marquez

Une grande énergie dans le jeu, c’est à noter. Un violon nature plus un autre aux contours carrément rouge fluo tous deux inclus dans un background très électrique lui aussi ( 2 claviers pour David Sancho ) Le batteur reste un peu en retrait. Les thèmes sont des compositions originales. 

L’improvisation synthé et violon conjugués occupe une place centrale, chorus pris en alternance en sonorités saturées. A la suite de la saxophoniste canaria le violoniste descend lui aussi dans la salle parcourant l’allée centrale en livrant un solo rallongé au public surpris autant par la musique venue au plus près de leurs oreilles que par ce violon bizarrement illuminé rouge carmin. Avec en sus le traitement sonore électronique démultiplicateur façon symphonisation du son à partir d’un rift qui revient systématiquement.  Aspect musical bien promu et  spectacle assurés. 

Auditorío Kursaal 

Niels Petter Molvar (tp, clav), Elvind Aarset (g), Jan Bang, DJ Stanfefruit (DJ), Audun Erlien (b), Rune Armesen, , Per Linvall (dm), Sven Person, Tod Knudsen (sunthé, electro)

Sept musiciens (mercenaires ?) du jazz nordique caché dans une sombritude affirmée. Producteurs directs d’une mode sonore conséquent troué de lignes mélodiques issue d’une trompette trempé dans le corpus acide d’agent électronique. Par une base rythmique de percussions solides ( batterie en assauts binaires continus ) contiguë. Au bout du compte et de trafics sonores la trompette du musicien norvégien se trouvera rendue à son rôle naturel pour enfin éclairer l’espace. Silence. Recueillement.

La trêve ne dure pas. Les ordinateurs retrouvent leur bien, trompette et guitare capturées par l’environnement électronique. Le show de grappes ce notes saccadées reprend de plus belle, lâchées brut en raffales drues. La guitare comme la trompette dragons électrisés crachent leurs flammes à un niveau sonore assourdissant. Les coups de basses font vibrer les ceintures abdominales. Les DJ en reviennent à leur œuvre noire de découpes rituelles. Les spots evident le public pour aveuglement Sans rèmission.

Plaza de la Trinidad

Azar Lawrence (ts), Benito Gonzalez (p), Essien Essiet (b),  Brandon Lee (dm)

Azar Lawrence

Un son global plus coltranien tu meurs ! 

Surtout la batterie de super expressive, genereuse …Et cette image du saxophoniste américain entendu au sein des différentes formations montèes par Mc Coy Tyner: A love supreme… légère hésitation au départ avant les petites notes distillées magique de l’entame. Le flux de notes serrées sort du sax corrobore l’émotion de la musique créée voici 70 annèes a prèsent…Sauf qu’à cette époque lui seul jouait ainsi…Nostalgie? Pas vraiment comme si cette trace d’innovation dans l’histoire de la musique la plus inventive du XXe siècle laissait intacts les sucs de cette madeleine sonore du « Proust Coltrane » (My favorite things)

Brandon Lee

Et par exemple le pianiste Benito Gonzalez vit cet héritage jusque au find des tripes, plus dans le vrai là que dans sa séance piano solo le matin à San Telmo ( voir plus haut). Bientôt avec Afro Blue au soprano et puis et puis…Naima, le chef d’œuvre drapés des accents qui conviennent, font vrai de vrai au présent, transmis comme une spiritualité saine en fil non pas d’or mais de cuivre etc, etc.

Cecile Mc Lorin Salvant (voc), Sullivan Fortner (p) Yasushi nakamura (b), Kyle Poole (dm)

Cécile Mc Lorin Salvant

Duo vocal avec le pianiste pour commencer. Argument de séduction immédiate. « Est-ce-t-ainsi que les hommes vivent ? » Ce chant lourd fait revivre Louis Aragon via Léo  Ferré, ici avec des notes de piano avant un final en explosion vocale.

Sullivan Fortner

Justement, on connaît, beaucoup savent, son expertise vocale. Parfois cette Cécile raconte plus qu’elle ne chante -Bessie Smith le faisait déjà- Brecht, elle l’explicite jusqu’a un cri conclusif par exemple. Beaucoup de textes sont ainsi directement chantés en langue française dont un sur un air de caractère quasi liturgique daté du Moyen Âge et soutenu par les arpèges du seul piano de Sullivan Fortner…Etonnant, vraiment un tel Flux dans ce cadre. A peine le temps de digérer la formule en vient un autre de chant, un texte Chanté à cappella, una copla traditionnelle républicaine, porte  sur la guerre civile d’ Espagne de Lole y  Manoel fait exploser la « Trinii «  Bien vu, joué fin Cécile !

Robert Latxague