Le Jazz Live

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Otis Taylor, blues à Toulouse

Le Festival de guitare d’Aucamville et du Nord Toulousain, dont c’est la 23e édition, prend ses quartiers dans plusieurs communes de Haute-Garonne : Fonbeauzard, Launaguet, Fenouillet, Gagnac-sur-Garonne… C’est à Aucamville que se produit la formation du bluesman Otis Taylor.

Jazz em Agosto : MMM Quartet

On retrouve-là deux des artistes qui se produisaient la veille en trio avec Hamid Drake : Fred Frith et Joëlle Léandre. Le quartette, mis sur pied par la contrebassiste, opte pour un début astringent, coupant court aux conversations dans l’assistance et recentrant l’attention de chacun. Celle-ci ne connaîtra aucun fléchissement au cours de l’heure suivante. Place à la Mills Music Mafia…

Jazz em Agosto : Franz Hautzinger Big Rain

Une affiche fantasmatique, association étonnante de quatre explorateurs aux origines variées (Vienne, Tokyo, Philadelphie, Chicago), pour un set lorgnant du côté du Miles Davis de 1969-75 et évoquant aussi – logiquement – certains travaux de Bill Laswell avec Material ou Sacred System (avec Toshinori Kondo, Graham Haynes ou Nils Petter Molvaer à la trompette…) dans les années 90. Rien de bien neuf donc, musicalement parlant. Rien de très inspiré non plus…

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Jazz em Agosto va au cinéma

Le festival lisboète se poursuit dans la bonne humeur générale, grâce à une organisation aussi compétente que décontractée, un public bigarré (amateurs de musiques aventureuses et néophytes curieux se pressent tous les soirs à l’entrée du parc du Gulbenkian, toutes générations confondues), des musiciens locaux accueillants, et bien sûr les artistes du festival, flamboyants sur scène, disponibles et détendus à la ville.

Jazz em Agosto : Marc Ducret Real Thing # 3

Cette soirée est consacrée au projet « Tower » que Marc Ducret initia en 2009 et dont le matériau interprété par différentes formations a été documenté sur plusieurs albums. Des commentaires élogieux ont accompagné ces enregistrements comme les concerts donnés autour de ces compositions (inspirées, pour rappel, par « Ada » de Vladimir Nabokov). Cette date portugaise a permis, selon qu’on en soit déjà connaisseur ou que l’on vienne la découvrir, d’éprouver la validité de l’entreprise.

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Jazz em Agosto : Ceramic Dog

C’est un autre trio qui fait l’actualité discographique de Marc Ribot (et quel trio, avec Chad Taylor et Henry Grimes, autour de compositions d’Albert Ayler et John Coltrane, sur « Live at the Village Vanguard », Pi Recordings), mais c’est le rock atrabilaire de Ceramic Dog que le guitariste américain amène à Lisbonne.

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Jazz em Agosto : Evan Parker & Matthew Shipp

Le public lisboète est venu en nombre écouter les retrouvailles d’Evan Parker et Matthew Shipp. Plusieurs duos improvisés avec les saxophonistes Roscoe Mitchell (« 2-Z »), John Butcher (« At Oto »), Ivo Perelman (« The Art of the Duet, vol. 1 ») ou Darius Jones (« Cosmic Lieder » et « The Darkseid Recital ») émaillent le parcours discographique du New Yorkais. Quant à Parker, avec quel pianiste n’a-t-il pas joué, d’Alexander von Schlippenbach à John Escreet ? L’Américain et le Britannique ont précédemment été associés lors de sessions studio et live (immortalisées sur les albums « Abbey Road Duos » en 2006 et « Rex, Wrecks and XXX» en 2011), et au sein de grands ensembles convoqués par John Coxon et Ashley Wales au Royaume-Uni.

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Jazz em Agosto : James Blood Ulmer Memphis Blood Blues Band feat. Vernon Reid

Jazz em Agosto, ce sont pendant une dizaine de jours dix concerts et six projections de longs-métrages documentaires, sous la tutelle de la Fondation Calouste Gulbenkian, et se déroulant sur le site du musée du même nom. Rui Neves, directeur de la programmation et authentique passionné de free music (selon le terme proposé par le guitariste Joe Morris), a invité plusieurs figures-clé de ce domaine artistique : les Etats-Uniens Hamid Drake, Bill Laswell et Marc Ribot, les Britanniques Fred Frith et Evan Parker, les Français Joëlle Léandre et Marc Ducret, le Japonais Keiji Haino, l’Autrichien Frantz Hautzinger, le Suisse Urs Leimgruber, sans oublier les lumières locales en la matière. Mais c’est avec un jazzman quasi-repenti que s’ouvre cette 31e édition puisqu’il s’agit de James Blood Ulmer, lequel se voue exclusivement au blues le plus orthodoxe depuis une quinzaine années. 

La Voix est Libre, 11e édition

Devant un public nombreux, le directeur du festival Blaise Merlin et celui du théâtre Jacky Ohayon se sont livré à une présentation complémentaire et contrastée, le premier sur le contenu artistique du projet (décrit comme « zone de libre étrange »), le second sur le contexte tendu pour la culture en général et pour la tenue du festival en particulier, puisque ces représentations ont bien failli ne pas avoir lieu. Le théâtre réaffirme son soutien aux intermittents et à leurs revendications et se met en grève tout en assurant l’accueil du public et le bon déroulement des spectacles.

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Doing it to death: Fred Wesley & the New J.B.’S

C’est toujours un plaisir de retrouver Fred Wesley, le tromboniste « le plus funky de la planète » (aucune raison de lui contester ce titre) dont la décontraction ne doit pas faire oublier qu’il fut l’un des architectes essentiels du genre popularisé par James Brown, George Clinton et Maceo Parker, dans l’ombre desquels il officia longtemps…