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Le Jazz Live

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Europa Jazz Festival 2012, le final (2)

Dans ma courte liste des jeunes musiciens du « baby boom » actuel du jazz de France – et je n’emploie pas l’expression par hasard – j’ai oublié Vincent Peirani (mais aussi tant d’autres), qui fait partie avec Emile Parisien du nouveau quartet de Daniel Humair, l’un des plus fins dénicheurs de talents qui soient. Dont acte, surtout après le solo d’accordéon dont il nous a régalé hier, dans une collégiale St-Pierre-La-Cour plein à craquer, ce que nous n’avons pas tardé de faire tant la musique proposée à notre écoute était de nature à réconcilier les âges, les classes sociales, et surtout la ridicule opposition entre le « savant » et le « populaire ».  

elindio classés dans: Non classé

Europa Jazz Festival 2012, le final (1)

Un sans logis s’était réfugié dans les voitures de première classe, et il y dormait paisiblement. Impossible de le déloger, il connaissait son droit. Il fallut donc faire appel aux forces de police, qui furent d’une certaine lenteur à intervenir. Ajoutez à ce premier retard d’une heure un autre, probablement lié aux « difficultés de circulation » et vous saurez pourquoi je n’ai pas pu assister au solo de Fanny Lasfargues, hier jeudi, en la Collégiale St-Pierre-La-Cour. Déception, puisque j’avais beaucoup aimé sa prestation l’an dernier à Apt (voir sur ce même blog), et aussi, dans un genre un peu différent, ce qu’elle avait fait entendre (toujours en solo) à Cenon, il y a quelques mois.

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April in Paris N°3 : Flavio Boltro Quintet, Trio Enchant(i)er

Le vendredi 12, revu Léon le Héron alors que j’attendais mon bus, cette fois-ci bien décidé à rejoindre l’Île des Impressionnistes. Le soir, après m’être jeté à la hâte derrière la cravate une poêlée de légumes au Thaïlandais du coin en sortant du bureau, présentation au Sunset, dans le cadre de Jazz à Vienne à Paris, du Trio Enchant(i)er, lauréat du tremplin Jazz(s)RA (RA pour Rhône Alpes) et Jazz à Vienne/Le ReZZo, ce qui leur vaut de figurer à l’affiche du prochain Jazz à Vienne. Évidemment, j’ai avalé ma poêlée trop vite et j’arrive en avance. En attendant, je me faufile au Sunside où Flavio Boltro (tp) s’entend avec Rosario Giuliani (as), Pietro Lussu (p), Darryl Hall (b) et André Ceccarelli pour fiche le feu aux âmes présentes. Retour au hard bop tel que l’on jouait cette tradition dans les années 70, à la veille du bop revival.

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April in Paris N°4 : le Second Quintette de Miles par Keith Waters

Le lundi 16, à deux jours du bouclage. J’ai renoncé à me rendre à l’inauguration Jaco Van Dormael au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris où est prévu un concert en hommage au regretté guitariste Pierre Van Dormael. Je traîne au bureau, fignoler et anticiper le rush des dernières heures avant départ du prochain numéro pour l’imprimerie. Dans un métro tardif, je me plonge dans l’ouvrage du musicien et musicologue Keith Waters « Miles Davis Quintet, 1965-1968 » (Oxford University Press).

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April in Paris N°5 : Le jazz est-il de gauche ? Quel Jazz ?

Une question à la con dont pourtant, si l’on prenait le temps de l’examiner avec les outils de l’histoire (rappeler par exemple les relations de la gauche d’avant-guerre américaine avec le jazz) et de la sociologie (des chiffres, des chiffres !), ne serait pas sans intérêt. Le 24 au matin, invitée de Marc Voinchet sur France Culture, Elisabeth Levy rapporte que, depuis cinq ans, le pianiste Dominique Fillon vit l’enfer parce que du fait de son lien familial avec François Fillon, son frère Premier Ministre, il n’a plus d’engagement dans les municipalités de gauche.

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April in Paris N°6 : Alexandre Herer Trio, Olivier Laisney “Slugged”

Le 25 avril, à l’heure où la presse concentrait sa présence sur la soirée anniversaire du label allemand ACT au New Morning, il fallait bien que quelqu’un se rende à la soirée du label Onze Heures Onze qui célébrait deux parutions au studio de l’Ermitage, les disques du trio d’Alexandre Herer et  du quintette d’Olivier Laisney.

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April in Paris N° 7 : La Marmite infernale et le cauchemar d’Hector

Peut-être aurait-il fallu – comme on lit le livret d’un opéra avant d’aller l’entendre – connaître quelque peu la musique d’Hector Berlioz qui m’a toujours d’autant plus laissé indifférent que les dernières écoutes que je lui ai consacrées doivent remonter à mes cours de musique de troisième, entre deux exercices à la flûte à bec. Pourtant, si j’avais pris la peine de le lire avant l’exctinction des lumières de la salle, un programme distribué à l’entrée m’aurait confirmé avec force détails que la musique du grand compositeur y est bien revisitée. Réappropriée par l’Arfi en un folklore imaginaire.