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Le Jazz Live

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"Welcome" (Raymond Boni) & "L'Obsessionniste" (Edouard Bineau et Sébastien Texier) à Cugnaux (31)

D’abord j’ai cru que Cugnaux s’écrivait « Cugnot » et qu’on m’avait invité dans la ville natale de l’inventeur de la première voiture auto-mobile, ancêtre à la fois de tous nos véhicules terrestres mais aussi des machines à vapeur qui ont remorqué les trains de notre enfance. Je me sentais du coup, et après Graffenstaden, tout à fait dans le mouvement (voir nos chapitres précédents). Mais non. Cugnaux est situé dans la banlieue de Toulouse, ville qu’on sait plus tournée vers l’aviation que vers la locomotion terrestre. Banlieue sud pour être précis. Entre village de campagne et petite ville en plein développement, on y sent à la fois de la tradition et du mouvement, des espaces qui ne demandent qu’à être occupés, et celui qui a nom « Paul Eluard », qui porte encore la marque de ses années de naissance (entre le chalet bois et les murs en briques rouges), abrite une salle de 150 places fort agréable, et de quoi recevoir des expositions et des ateliers divers. Préfiguration de ce qui sera bientôt un vrai « Centre Culturel » avec une salle plus grande, et des possibilités de pratiquer les arts, dont la musique. Directrice des affaires culturelles de la ville de Cugnaux, Christine Martial (la maman de Leïla) travaille en collaboration depuis trois ans avec Yan Beigbeder pour la mise en place de la semaine jazz dont Ludovic Florin vous a déjà parlé. Et m’y voici.

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El Tren fantasma par le duo Momentos

Découvert à l’occasion d’un concert qu’il donna à Monterey, Ramon Lopez a été envoûté par El Tren fantasma (1927) du cinéaste mexicain Gabriel Garcia Moreno. Il a décidé de souligner les images de ce film muet en duo avec Christine Wodrascka. C’est ce projet de ciné-concert que la « Semaine jazz » de Cugnaux proposait pour sa deuxième journée.  

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Trotignon… compositeur classique

« Grosse actu » (comme disent les chargés de com dans leur impayable jargon) pour Baptiste Trotignon. Après son étonnant album « Song, song, song » (avec Melody Gardot, Miossec, Jeanne Added, Monica Passos…), une création mondiale de son « Different Spaces » (concerto pour piano et orchestre symphonique) vient d’être donnée à Bordeaux et à Marciac. 

Sclavis Rabbia 1 classés dans: Non classé

Ouverture de la semaine jazz à Cugnaux

La ville de Cugnaux continue son travail d’ouverture culturelle en proposant à sa population la 3e édition de sa « Semaine jazz ». Située dans la banlieue toulousaine, son service culturel a su habilement construire un programme capable d’attirer un public curieux en invitant des artistes dont les esthétiques vont de l’improvisation libre jusqu’à la soul. Cette année, la thématique tourne autour de la « dolce vita », histoire d’échapper à la grisaille ambiante. C’est le duo Louis Sclavis – Michele Rabbia qui a ouvert les festivités.On n’a pas souvent la chance d’entendre Michele Rabbia en France. Il est pourtant un artisan reconnu de la très active scène italienne. Belle opportunité donc de l’apprécier dans un concert totalement improvisé.

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Antoine Hervé PMT Quaktet à l'Ermitage

Teinté d’une légère réverbération le saxophone soprano de Jean Charles Richard grimpe inexorablement dans les d’aigus. Compressé dans ce tube de cuivre le souffle découpe les notes, taille des phrases comme autant de haies harmoniques ainsi rafraîchies. L’intensité de l’action, la force brute du discours n’empêche pas pour autant Philippe « Pipon » Garcia d’en rester à une sage utilisation des balais caressant cymbales et caisse claire. Au lieu de forcer le trait, de catapulter les notes le batteur souligne, colorise les rythmes en franges pastels. Drumming résolument subtil jusque dans la tempête, contre vents et marées,  .

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Soirées québecoises de l’Improviste

Le contrebassiste Alain Bédard présentait hier sur la péniche L’Improviste tout à la fois la scène Québecoise, telle qu’il la défend sur son label Effendi, et son Auguste Quartet qui se produisait en première partie du quartette du pianiste Yves Léveillé. Même programme ce soir sur la même péniche, mais avec, en invité de l’Auguste Quartet, le saxophoniste François Théberge.

Corea Pleyel 1 classés dans: Non classé

Chick Corea trio à Pleyel

  Quelles étaient les couleurs des baskets de Chick Corea ? Après le concert – et un pot entre potes –, en attendant le métro à la station Ternes, je me disais que les lecteurs du blog de Jazz Magazine/Jazzman seraient sans doute intéressés de l’apprendre. Car après tout, comment rendre compte de la musique par des mots, d’exprimer l’ineffable, de saisir l’immanence ? Certainement pas avec ce vocabulaire de technique musicale dont la grande majorité des Français ne soupçonne pas l’existence. Fi donc de la description nécessairement insatisfaisante – et de surcroit frustrante pour les quelques visiteurs du site aptes à saisir le sens de formules a priori porteuses d’ennui. Absorbé par cette réflexion, ne voyant plus vraiment les rues de Paris défiler à travers les vitres du métro, j’eus soudain la conviction que la réponse à cette lancinante question était en réalité la clé propre à rendre compte du concert donné par le trio de Corea dans la prestigieuse salle Pleyel.  

Jacques Coursil II classés dans: Non classé

Jacques Coursil, François Corneloup/Mark Solborg, Strasbourg, Jazzdor

Jacques Coursil s’échauffe. Philippe Ochem vient à sa rencontre, exprime sa joie de pouvoir enfin le recevoir dans le cadre de « Jazzdor ». Les responsables du lieu (la médiathèque Olympe de Gouges à Strasbourg) viennent voir si tout va bien pour le concert. Jacques souhaiterait un micro, mais rien n’est disponible en ce samedi après-midi. Aucune importance, on fera sans micro. D’ailleurs la voix de Coursil est de celles qui portent. On lui propose par contre de mettre à sa disposition sur scène une chauffeuse. « Une chauffeuse ? » interroge-t’il l’air hilare, et comme semblant donner une légère dimension érotique à cette proposition. On lui apportera en effet une chauffeuse de cuir rouge, du plus bel effet, sur scène.

Nevers Ping 1 classés dans: Non classé

D'jazz Nevers : Ping festival et musique d'Iyer (sans oublier d'ouïr la Grande campagnie)

Ping Machine, la Grande campagnie des musiques à ouïr et le trio de Vijay Iyer : il fallait vraiment être bégueule l’autre soir à Nevers pour ne pas trouver son compte. Le public ne s’y est pas trompé qui a fait salles combles. Au final, une très belle performance du grand ensemble de Fred Maurin et une prestation étourdissante du pianiste américain. Quant à la Compagnie des musiques à ouïr, les avis furent partagés.