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Le Jazz Live

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Europa Jazz Festival 2012, le final (3)

Je pourrais reprendre, à propos du solo de Vincent Courtois (violoncelle), quasiment les mêmes termes utilisés hier à vanter les mérites du solo de Vincent Peirani (accordéon), sans oublier de souligner la présence du public, de plus en plus insistante dans le lieu (Collégiale St-Pierre-La-Cour), comme dans la Fonderie pour les concerts d’après-midi. Même si, pour les musiciens, ce n’est pas toujours évident, les concerts de midi ou de cinq heures sont pour les auditeurs une respiration, un bol d’art, accompagné du sentiment de partager quelque chose de rare. Cela dit, le violoncelle plaît, et il se situe sur un versant naturel de noblesse plus facilement que l’accordéon. La performance de Vincent Courtois n’en est que plus impressionnante dans la mesure où il n’a recours qu’à des thèmes de sa composition (ou exceptionnellement de Louis Sclavis), qu’il déplie dans un lyrisme exigeant, une technique sans faille, et un recours plus que minimal à des effets de manche ou d’archet. « Sensuel et perdu » dit un des titres de ce beau récital, à retrouver sur CD « L’Imprévu », Label La Buissonne/Harmonia Mundi. Perdu peut-être, mais pas pour tout le monde…

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Yves Rousseau Quartet à Enghien-les-Bains

Le 5 mai 2012, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains accueillait la dernière création d’une résidence de trois ans du contrebassiste Yves Rousseau, “Akasha”, suite audio-vidéo pour quartette, mise en image par Patrick Volve sur le thème des quatre éléments. Soit quatre mouvements plus un épilogue plus ancien, ce dernier laissant à penser que ce  nouveau programme, prétexte à faire sonner la somme de quatre personnalités aux gestes et aux sonorités sublimes, n’a pas encore dit son dernier mot.

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Yves Rousseau Quartet à Enghien-les-Bains

Une première, une création – il faut la juger comme telle –, et un prétexte : l’Eau, le Feu, l’Air, la Terre, pour une suite en quatre mouvements accompagnée d’une création vidéo. Je retiens en premier lieu que cet orchestre sonne, j’y reviendrais parce que c’est là le plus important. Le vrai prétexte est là. Pour ce qui est de la thématique, pourquoi pas ? Pour ce qui est de la vidéo, disons que ça n’est pas ma tasse de thé. Les prouesses techniques qui président à sa mise en place avec ses « pêches » et « tutti » musique-image m’auront au moins distrait, peut-être hélas de la musique.

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Europa Jazz Festival 2012, le final (2)

Dans ma courte liste des jeunes musiciens du « baby boom » actuel du jazz de France – et je n’emploie pas l’expression par hasard – j’ai oublié Vincent Peirani (mais aussi tant d’autres), qui fait partie avec Emile Parisien du nouveau quartet de Daniel Humair, l’un des plus fins dénicheurs de talents qui soient. Dont acte, surtout après le solo d’accordéon dont il nous a régalé hier, dans une collégiale St-Pierre-La-Cour plein à craquer, ce que nous n’avons pas tardé de faire tant la musique proposée à notre écoute était de nature à réconcilier les âges, les classes sociales, et surtout la ridicule opposition entre le « savant » et le « populaire ».  

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Europa Jazz Festival 2012, le final (1)

Un sans logis s’était réfugié dans les voitures de première classe, et il y dormait paisiblement. Impossible de le déloger, il connaissait son droit. Il fallut donc faire appel aux forces de police, qui furent d’une certaine lenteur à intervenir. Ajoutez à ce premier retard d’une heure un autre, probablement lié aux « difficultés de circulation » et vous saurez pourquoi je n’ai pas pu assister au solo de Fanny Lasfargues, hier jeudi, en la Collégiale St-Pierre-La-Cour. Déception, puisque j’avais beaucoup aimé sa prestation l’an dernier à Apt (voir sur ce même blog), et aussi, dans un genre un peu différent, ce qu’elle avait fait entendre (toujours en solo) à Cenon, il y a quelques mois.

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April in Paris N°3 : Flavio Boltro Quintet, Trio Enchant(i)er

Le vendredi 12, revu Léon le Héron alors que j’attendais mon bus, cette fois-ci bien décidé à rejoindre l’Île des Impressionnistes. Le soir, après m’être jeté à la hâte derrière la cravate une poêlée de légumes au Thaïlandais du coin en sortant du bureau, présentation au Sunset, dans le cadre de Jazz à Vienne à Paris, du Trio Enchant(i)er, lauréat du tremplin Jazz(s)RA (RA pour Rhône Alpes) et Jazz à Vienne/Le ReZZo, ce qui leur vaut de figurer à l’affiche du prochain Jazz à Vienne. Évidemment, j’ai avalé ma poêlée trop vite et j’arrive en avance. En attendant, je me faufile au Sunside où Flavio Boltro (tp) s’entend avec Rosario Giuliani (as), Pietro Lussu (p), Darryl Hall (b) et André Ceccarelli pour fiche le feu aux âmes présentes. Retour au hard bop tel que l’on jouait cette tradition dans les années 70, à la veille du bop revival.