Flavio Boltro

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Europa Jazz, le final (3), Maaï Trio, Barre Phillips/John Surman/Tony Buck, Dave Douglas/Uri Caine

C’est la première fois de la semaine que je vois Armand Meignan, directeur de l’Europa, passer l’intégralité d’un concert sur sa chaise côté cour, dans les coulisses, avec en permanence le sourire, et le corps remué de mouvements exprimant la satisfaction et le plaisir. D’habitude, vêtu de noir, il est plutôt inexpressif, vaguement grognon, dissimulant ses émotions sous une attitude légèrement hostile. C’est ainsi que vont les grands timides, dont la pudeur n’a d’égale que l’intensité des passions intimes. Mais là… devant Barre Phillips, John Surman et Tony Buck, ces rescapés du free, qui faisaient monter la sauce avec un art consommé et sans avoir l’air, il s’est laissé aller. C’est bon signe, évidemment.  

April in Paris N°3 : Flavio Boltro Quintet, Trio Enchant(i)er

Le vendredi 12, revu Léon le Héron alors que j’attendais mon bus, cette fois-ci bien décidé à rejoindre l’Île des Impressionnistes. Le soir, après m’être jeté à la hâte derrière la cravate une poêlée de légumes au Thaïlandais du coin en sortant du bureau, présentation au Sunset, dans le cadre de Jazz à Vienne à Paris, du Trio Enchant(i)er, lauréat du tremplin Jazz(s)RA (RA pour Rhône Alpes) et Jazz à Vienne/Le ReZZo, ce qui leur vaut de figurer à l’affiche du prochain Jazz à Vienne. Évidemment, j’ai avalé ma poêlée trop vite et j’arrive en avance. En attendant, je me faufile au Sunside où Flavio Boltro (tp) s’entend avec Rosario Giuliani (as), Pietro Lussu (p), Darryl Hall (b) et André Ceccarelli pour fiche le feu aux âmes présentes. Retour au hard bop tel que l’on jouait cette tradition dans les années 70, à la veille du bop revival.